Une pierre vola. Une autre. Anda fusilla du regard les lanceurs. Hitomi se dégagea vivement, s'exclamant, une main sur son cou meurtri :
- Vas voir tes alliés parano, ils t'aideront. Ton arrivée sur Gaia n'était pas un choix alors disparais et démerde toi !
- Je vais te tuer ! Ragea-t-il, irrité par ces propos qu'elle lui jetait à la figure.
Il ne fit pas plus d'un pas dans sa direction. Sans comprendre comment, il se retrouva plaqué à terre, immobilisé contre le pavé, à plat ventre, un pied solidement planté entre ses omoplates pour le maintenir inerte...
- Majesté, un plaisir de vous revoir, fit le nouvel arrivant en adressant un large sourire à Hitomi.
- Que fait un chevalier Céleste à Fanélia, demanda-t-elle froidement, leur dernière rencontre restant un souvenir amer.
- Je suis venu demander le pardon du roi Van de Fanel pour mon attitude exécrable. Je suis venu supplier le pardon d'une reine que j'ai blessé, une amie que j'ai trahie, fit-il solennel.
- Tu as donc vu Selena, fit Hitomi en souriant.
- A mon grand damne, je l'ai revue après ce duel honteux. Combien j'ai eut honte, Majesté, de ce que j'ai pu dire et faire...
- Un plaisir de vous retrouver, Allen Scheezar, fit Hitomi en souriant.
- Dégages de là, le blond ! Hurlait Anda.
- Puis-je faire taire cet individu avant de vous escorter au palais, Majesté, demanda le chevalier.
- Faites donc, dit-elle amusée.
Assommé, Anda fut livré à des gardes de patrouille qui accueillirent les larmes aux yeux le retour de leur reine.
Parlant de banalités, des récents faits de Gaïa, l'Alliance, Hitomi fut escortée par Allen à travers la ville pour gagner le palais.
Il était au service de Van depuis plus de deux semaines, il était arrivé dans la ville le lendemain de sa disparition. C'était donc avec sérieux que le chevalier parlait du comportement du roi qui avait face à lui un ennemi peu commun : les esclavagistes.
Les mouvements de Feru avaient été très fréquents ces derniers temps, ce qui ennuyait Van, Mylerna et Cid. L'Alliance devait tenir un sommet dans la semaine qui venait afin de prendre des mesures quant aux nouveaux faits.
Aux portes du palais, les gardes eurent un sourire béat à la vue de la jeune femme accompagnée du chevalier. Leur reine leur avait manqué...
- Allons voir si Van est libre, l'invita Allen en se dirigeant, tout sourire, vers la salle du trône.
- Ne le dérangeons pas alors qu'il a un sommet avec l'Alliance prochainement, siffla la jeune femme, sourcils froncés, le suivant malgré tout.
- Ha ha ! Voilà deux semaines qu'il rend dingue les Généraux et vassaux en répétant combien vous lui manquez, il est inquiet et nerveux !
- Oh, il exagère, soupira la jeune femme, les joues rosies.
- Il disait que si vous ne lui reveniez pas, il irait vous chercher, massacrant tous vos ennemis de Tokyo au passage.
- Il veut déclarer la guerre à Tokyo, rien que ça..
- Selon sa majesté, vous étiez en danger la dernière fois que vous êtes allée dans cette ville.
- Il n'a pas tort. Mais j'ai été prudente, il se sera inquiété pour rien.
Ils arrivèrent face aux grande portes de bois verni portant les armoiries de Fanélia. Les gardes des portes lancèrent un regard à leur reine, puis d'un commun accord, ils ouvrirent les grandes portes, l'un annonçant de sa voix de stentor :
- Majesté ! Il y a...
- On ne dérange pas le Conseil quand il a audience ! Grinça le Conseiller Duke.
- J'espère que c'est important, gardes, fit la voix de Van qui sonnait grave et assez irritée.
- Euh...
- HITOMI ! J'étais tellement, mais tellement inquiète ! Hurla Merle en se précipitant vers la porte entrebâillée, l'ouvrant d'un geste pour plonger sur son amie.
- LA REINE EST DE RETOUR ET VOUS LA FAITES ATTENDRE A LA PORTE ! Aboya un conseiller, outré.
- Sire Duke avait dit...
- Certes.. Certes...
Van, debout à l'autre bout de la salle fixait, surpris, la jeune femme qui tentait de réconforter Merle. Il avait eut si peur pour sa vie... Il l'avait vue disparaître sous ses yeux, impuissant, emportée par une colonne de lumière en même temps que ses assaillants...
Inconsciemment, il s'était retrouvé devant elle, étudiant ses traits, son corps, guettant le moindre signe de blessure, de cicatrice, de...
Elle coupa court à son examen, lui sautant au cou, soufflant :
- J'ai eut si peur de ne pouvoir revenir...
- Oh Hitomi... Si tu savais combien j'étais inquiet, souffla-t-il en l'enlaçant, la pressant contre lui avec douceur.
- Les gardes ont arrêté un homme au marché, annonça Allen que tous avaient oublié.
- Pour quels motifs, demanda Van, un bras ceinturant son aimée, comme s'il craignait de la voir disparaître.
- C'est Anda, répondit Hitomi, passant machinalement une main sur sa gorge.
Les sourcils de Van se froncèrent. Sa mâchoire se crispa. Il siffla :
- L'homme que j'aurai du tuer lorsque je t'ai retrouvée sur Tokyo..
Elle hocha la tête. Le roi soupira, ennuyé. Il demanda à la jeune femme, son regard dans le sien :
- Il ne t'a pas blessée au moins ?
- Lorsque je suis intervenu, il l'étranglait, fit Allen. Hitomi lui adressa un regard noir. Il ne pouvait pas se taire ?
Les doigts de Van coururent sur la gorge meurtrie de la jeune femme pour l'examiner avec soin. Il finit par demander :
- Hitomi, peux tu rester avec Merle et les Généraux, vas dans la chambre te reposer. Je dois m'occuper de cet homme aujourd'hui.
- Mais... Van... Si tu le tues, tu auras les puissants de Tokyo contre toi... Ils sont alliés avec les esclavagistes... Ce serait trop risqué !
- Ne t'en fais pas, il sera jugé, pas condamné à mort. Pas dans l'immédiat.
- Van...
- Bon, on va essayer de trouver un arrangement. Mais vas te reposer. Tu as une petite mine et je lis la fatigue dans tes yeux.
-Hmm... Je pense que je vais attendre ici ton retour. J'aimerai être informée de ta décision, fit-elle.
- Quoi que je dise, tu ne regagneras pas tranquillement la chambre, en conclut-il avec un soupir las.
- Hmm... Tu vois quand tu veux être compréhensif, ria-t-elle.
Finalement affalée sur un canapé, sous une fenêtre, s'endormant alors qu'elle attendait son époux, Hitomi fut retrouvée dans la salle du trône quelques heures plus tard. Un sourire niais sur les lèvres, elle avait la tête posée sur ses bras , dormant dans une position bizarre vu sa robe moulante.
Un garde avait passé une cape sur ses épaules, et ils avaient respecté son sommeil.
Les gardes de la porte n'avaient laissé personne entrer... Personne déranger la jeune reine...
Lorsque Van eut enfin mis un terme à l'interrogatoire du prénommé Anda, c'est la mine sombre qu'il se dirigea vers la salle du trône. Il avait bien des questions à poser à son aimée ... Cet interrogatoire l'avait poussé à bout... Il aurait tué l'interrogé si les Généraux ne lui avaient pas rappelé les risques encourus...
Avec un soupir, il entra dans la grande salle silencieuse. Elle dormait... Ses sourcils étaient froncés, sa mine tirée par la fatigue... Mais elle allait bien... Sans l'éveiller, il la souleva, la transportant à leur chambre, un étage au dessus...
- Rei, tu vas pas recommencer avec tes hologrammes ! On joue pas avec la mémoire des gens !
Assis derrière son bureau, étudiant les derniers rapports des troupes envoyées sur un front fragile, Van sourcilla. Rei ?
Hitomi, figée en position assise, cilla à plusieurs reprises, se souvenant peu à peu...
- Oh ! Fit-elle. Je ne rêve pas... Ce n'était pas un rêve...
- Bonjour, Hitomi, fit Van, amusé.
Les yeux de la jeune femme brillaient de larmes de joie... Elle quitta ses draps précipitamment, ne prêtant aucune attention à sa tenue, plongeant dans les bras de son époux pour s'y lover. Il était resté derrière son bureau, sur sa grande chaise de bois sculpté.
- Bienvenue chez toi, glissa-t-il à son oreille.
- J'ai cru ne jamais pouvoir revenir.
- Après trois ans de patience, quelques jours seulement t'ont découragée ? S'amusa-t-il.
- Il faut croire que je suis habituée à ta...
- MAJESTE ! Explosa une voix dans le couloir. MAJESTE !
Hitomi lança un regard à la porte, ennuyée d'être dérangée alors qu'elle retrouvait enfin son époux. Les portes de la chambre furent vivement ouvertes, deux gardes aboyaient des ordres à celui qui avait osé entrer sans se faire annoncer.
- ROI DE FANELIA ! VOILA DEUX JOURS QUE J'ATTENDS DE DELIVRER CETTE... ré... répon... réponse...Oh... Elle est... Déshab...b...
L'individu, un homme de forte carrure, portant une tenue officielle, une épée à sa ceinture, ses long cheveux d'une noir bleuté noués en une queue haute avait eut du mal à achever sa phrase à la vue de la reine, portant une simple chemise, assise sur les genoux du roi, sa tête contre son torse, ses jambes nues sur l'accoudoir.
- Malappris ! SORTEZ ! Baissez les yeux ! Aboyait un garde en tirant dehors l'intrus.
- N'avez vous pas honte ? Un peu de respect pour nôtre reine ! S'exclamait un autre garde.
- MAIS... C'EST IMPORTANT ! S'exclamait le gradé qui ne voulait pas sortir.
- Hmm... Je sens que si cet homme s'entretient avec toi, je ne te verrai pas de la journée, soupira Hitomi qui n'avait pas bougé en glissant es doigts dans la crinière de son époux.
- J'en ai peur, grogna Van en dégrafant sa cape, la passant sur les jambes nues de son épouse.
- Je vais rester avec toi dans ce cas, fit-elle en souriant.
- Ce sera sans doute ennuyeux, lui glissa-t-il en écartant de son front quelques mèches, ses lèvres suspendues à quelques centimètres des siennes pour lui voler un baiser.
- Bah, les stratèges de Tokyo peuvent se montrer bien plus ennuyeux, j'en suis certaine, s'amusa-t-elle en jouant avec quelques mèches.
- Bon, messager du Nord, pourquoi venir jusqu'ici me déranger, lança Van à l'attention de l'homme qui ne sortait pas malgré les menaces des gardes.
- Enfin, majesté, je ne vais pas parler devant la reine...
- Il va falloir pourtant. Parlez.
- Elle ne pourrait pas au moins prendre une chaise, sa position me trouble et ses jambes... Là, nues, passés sur cet accoudoir, alors que je voyais ses cui...
- Cessez de regarder la reine et délivrez votre message, siffla un garde qui était derrière lui.
- Mais...
- Baissez les yeux, maudit impertinent ! Aboya un autre garde.
- Je heurte sa sensibilité à ce point, s'enquit Hitomi à l'oreille de son époux.
- Il n'a pas les yeux en poche, voilà tout, soupira Van ennuyé.
- Bon, je vais te laisser alors, sinon il ne te laissera jamais, fit-elle en posant un léger baiser sur ses lèvres avant de se lever. Elle ajusta la cape de son époux pour paraître un minimum couverte et se dirigea vers la salle de bain où des servantes avaient déjà empli une baignoire d'eau chaude.
Le messager ne la lâcha pas des yeux jusque la porte. Les gardes, sifflant des injures, allèrent se poster devant la porte de la salle de bain, leur regard braqué sur le messager.
-Maintenant que ma reine n'est plus là pour vous « perturber », délivrez le motif de ce boucan, lança Van qui s'était levé, allant ouvrir les portes du balcon.
- Roi de Fanélia, le Nord accepte, pour combattre à vos côtés l'esclavagiste reconnu comme étant un criminel de haut niveau, de signer un pacte à Seine, la capitale de nôtre territoire, dans deux semaines. Vous devrez vous rendre là bas sans vos melefs, cette technologie ayant été bannie des Terres du Nord et par vos propres moyens, le Nord n'a pas confiance en ceux ayant détruit si facilement le redoutable Donkrick.
- Eh bien, voilà une bonne nouvelle.
- Mais vous serez escortés de cinq missionnaires nordistes. Étant donné que la plupart des zones que vous traverserez pour atteindre le cœur du Nord sont des protectorats, mieux vaut éviter que les politiques internes ne se croient envahies ou ne vous prennent pour cible.
- Bien, où sont ces missionnaires ?
- Il y a moi et mes compagnons : Neige, Wind, Wall, Ed. Nous demeurons à proximité du palais pour être informés de votre départ, avec nos servants.
- La zone du palais réservée aux invités vous est ouverte, nous partons dans une semaine, fit Van. Vous pouvez disposer.
- Euh... Puis-je poser une question, lança le messager, sourcils froncés.
Van étudia un instant l'individu mais lui fit tout de même signe de poursuivre.
- Est ce que la reine viendra ?
- Cela vous dérange peut être, fit Van dans un grognement.
- Non... Elle est vôtre faiblesse... Ce sera juste délicat, fit le messager en partant.
Van, sourcils froncés, debout au balcon, pensait à ces derniers mots. Délicat... Pourquoi ? Elle était certes sa faiblesse, mais qui chercherait à...
- Non, vraiment vous avez gardé cette porte, demanda Hitomi, mi-amusée, mi-choquée aux gardes alors qu'elle quittait la salle de bain, ses cheveux trempés.
- Bien sur, majesté, cet individu avait un comportement plus que louche, fit un garde avec sérieux.
- C'est fort aimable de votre part en tout cas, fit-elle en souriant largement.
Les gardes eurent un sourire béa et sortirent. Adossé à l'encadrement de la fenêtre, Van souriait. Il dit :
- Les gardes sont bien plus vigilants qu'avant ton départ.
- Je l'avais remarqué... Alors ce messager, il a finit par parler ?
- Oui... Oui...
Hitomi, sourcils froncés, le fixa un instant avant de lancer :
- Que t'a-t-il dit ? Rien de grave au moins...
- Il y a un traité qui sera signé avec le Nord pour qu'ils se liguent contre l'esclavagiste Feru.
- C'est une bonne nouvelle ça, fit Hitomi avec un large sourire.
- Mais il faut aller au Nord...
- Et alors ? Tu n'y es jamais allé ?
- C'est plus compliqué que ça... Je dois en discuter avec les Généraux, on se voit plus tard.
- Quoi que tu dises, je t'accompagnerai au Nord, affirma-t-elle en posant un baiser sur ses lèvres avant de partir, laissant son époux là.
Les Généraux ne tardèrent pas à arriver.
-Mon roi, il est tout à fait inconscient de laisser la reine nous accompagner alors que nous savons très bien quels dangers le Nord porte, lança aussitôt le Général Kaze.
- Elle n'écoutera rien et avoir été séparés si longtemps n'aidera pas à la convaincre. J'aimerai que l'on s'organise pour la sécurité de ce voyage plutôt, fit Van, sourcils froncés, assis à nouveau derrière son bureau.
- Commençons alors, fit le Général Hak en prenant place.
- Bien, alors... Commença Van.
Il y eut un grand bruit dans la cour. Van leva les yeux au ciel, se demandant ce qui allait encore leur tomber dessus. Il sortit sur le balcon, lançant un regard à l'animation que le bruit avait causé.
- Majesté, c'est... s'offusqua le Général Din.
- Je vais tuer ces nordistes, jurait Van avec colère en se dirigeant à grand pas vers les portes de la chambre.
- Din, Kaze, passez par le balcon, nous accompagnons le roi par la sortie principale, ordonna le Général Hak.
Deux généraux sortirent par le balcon, les autres se lançant à la suite du roi.
ILS ONT FAIT QUOIIII ? hahaha, je le sais, il va sans dire... Mais vous le saurez plus tard. Merci d'avoir lu avec ou sans attention et à la prochaine ! ! ! ! ( ou pas en fait... -_-" ) EN FAIT... Vous ne voulez pas laisser un avis? Je me sens délaissée comme jaja moi... ( tout le monde s'en fout Soso... #TaConscience... ) Bye bye ! #Soffiaaaaaaaa