- Tu vas gentiment nous suivre, il y a beaucoup de place à l'auberge pour faire connaissance, fit-il un bras la ceinturant, l'autre la gardant sous la menace de la lame.
Elle était écœurée. Elle sentait l'haleine putride de l'ivrogne. Elle le sentait proche... Beaucoup trop.
- Et si je refuse ?
- Je t'emmène quand même, ria son assaillant.
Hitomi lança un coups d'œil par dessus son épaule. Elle était assez proche de la tente pour que son époux réagisse rapidement... Il n'aurait pas le temps de la tuer... de la...
- AU SECOURS ! A MOI ! VAAAAAAAAN ! Hurla-t-elle soudain, la force de son cri réveillant tout le campement qui dégainant, qui bondissant, qui ruant...
- LA GARCE ! Hurla son assaillant en la jetant à terre, lui écrasant les côtes d'un coups de pieds.
Elle hurla de douleur... Ce fut le seul coups qu'il put lui mettre. Le sifflement d'une épée hors de son fourreau le força à se retourner pour bloquer... Il faisait face à un homme à la chevelure sombre et au regard marron à l'éclat écarlate...
Il fut repoussé par un second coups d'épée de son assaillant, finissant quelques mètres plus loin, fulminant. Il lança un regard par dessus son épaule pour constater avec horreur que tous ses hommes étaient à terre, vaincus par des soldats à moitiés réveillés mais fulminants et prêts à en découdre.
Un coups d'œil à terre lui apprit que la jeune femme était déjà prise en charge par quelques individus... Sans otage, il était mort...
Dans un élan de rage, il fonça vers le roi, tentant d'au moins le blesser. Il fut assommé par le plat de la lame de ce dernier, finissant inconscient sur le sol.
- Majesté, vous allez bien, demandait le Général Kaze à Hitomi qui se tenait le côté, tête baissée, grognant de douleur.
Van se hâta à ses côtés, inquiet. Il tâta la hanche de la jeune femme, le visage crispé par l'inquiétude, lui arrachant un cri de douleur.
Dans le campement, autour d'eux, tous retenaient leur souffle et fixaient la reine. Allait-elle bien ? Avaient-ils trop tardé à réagir ? Était- elle en état de chevaucher ?
- Je crains qu'elle n'ait une côte cassée, commenta le Général Din.
- Il faut appliquer des soins et bander, appuya le Général Hak.
Van la souleva avec délicatesse, la portant à leur tente où il la déposa sur le lit de camp qu'ils partageaient.
Les Généraux et Seigneurs s'occupaient des brigands, ordonnant qu'ils soient ligotés solidement et surveillés.
Les soldats obéirent avec zèle, la rage au cœur. Puis, un attroupement se forma devant la tente royale, silencieux et calme, dans l'attente de nouvelle de l'état de leur reine. ( On voit que ce ne sont pas des français ! #HumourNoir 3 ).
Van lui banda les côtes, en silence, quittant la tente pour la laisser dormir.
Il fut amusé de voir une quinzaine des hommes des l'escorte face à la ente, patients et inquiets.
- Majesté, comment va nôtre reine, demanda un soldat.
- Elle a une côte ou deux cassées. Elle se remettra avec du repos.
- Majesté, les soldats de garde ont été retrouvés, annonça un autre.
- Sont-ils en vie ? Demanda gravement le roi de Fanélia.
- Oui, ils ont pris un coups sur la tête mais la plaie ne semble pas profonde.
- Tant mieux alors.
S'en allant discuter des conditions du départ avec ses vassaux, Van laissa aux Généraux le soin veiller sur Hitomi.
Engourdie par la douleur, elle dut se batailler un instant avant de ne pouvoir ouvrir les yeux et se redresser. Une main sur son côté douloureux, elle lança un regard circulaire à la tente pour constater l'absence de son époux. Elle se leva, marchant péniblement vers la sortie.
La lumière du jour l'aveugla un instant lorsqu'elle écarta le pan de tissu faisant office de porte. Elle cilla à plusieurs reprises, plissant des paupières pour mieux voir.
Son regard tomba sur une douzaine de soldats de l'escorte, assis autour de quelques feux éparpillés à moins de cinq mètres de la tente. Elle hésita à s'avancer, se demandant quelle était la cause de ce rassemblement.
- Oh ! Sa majesté est revenue à elle ! S'exclama une voix.
- Vite ! Vite ! Informez le roi !
- Où sont les Généraux ? Que font-ils ?
Hitomi fut troublée par ces éclats de voix. Elle demanda :
- Excusez-moi, que fait Van ?
-Sa majesté attend votre réveil pour savoir si le départ sera possible, annonça un soldat.
- Nous pouvons vous escorter à lui, chère reine, proposa un autre.
- Ce serait gentil, fit-elle en souriant.
Ainsi donc, encadrée d'une demi-douzaine des soldats de l'escorte, elle traversait le campement pour rejoindre son époux.
Il était assis autour d'un feu, la mine sombre, aux côtés de ses Généraux et vassaux. Ils semblaient discuter avec animation avec les messagers du Nord qui étaient revenus vers le campement
- Ma reine, ne voulez vous pas rejoindre votre tente et y attendre le retour de sa Majesté ?lança sur le ton de la conversation un soldat un peu mal à l'aise.
- Pourquoi cela, demanda Hitomi, sourcils froncés.
- Ils discutent du sort qui fut attribué aux brigands... Certains Généraux ne sont pas ravis des pratiques des gens du Nord, sa majesté ne s'est pas prononcée même si elle ne valide pas les peines de mort sans jugement.
- Ils... Ils sont morts ?
- Oui.
- Comment ?
- Majesté...
- Comment ?
- Pendus.
Hitomi vacilla. Dans son mouvement, elle fut rattrapée par les soldats inquiets. Glissant sur ses genoux, sous le regard inquiet de sa petite escorte .
- C'est horrible comme mort, souffla-t-elle.
- Ma reine, voulez-vous regagner vote tente, s'il vous plaît, vous y serez mieux...
- Hitomi ! S'exclama une voix qu'ils reconnurent. Les soldats levèrent les yeux vers leur roi qui arrivait à grand pas, la mine tirée par l'inquiétude. La jeune femme leva les yeux pour croiser son regard brillant d'un éclat qu'elle n'aimait pas... La culpabilité.
- Hitomi, tu aurais du rester dans la tente, grogna-t-il en arrivant à ses côtés.
- J'aimerai participer à la discussion...
- Pardon ?
- J'aimerai entendre ce qui est dit...
- Bon... De toute façon tu finiras le voyage dans une voiture. Je ne te laisserai pas chevaucher avec deux côtes fichues.
- Enfin ! Je ne vais pas m'enfermer dans une voiture où je ne saurai rien de ce qu'il se passe ! Je reste en selle ! Je n'ai pas pris des leçons pour finalement voyager comme une snobinarde !
- Hitomi...
- Van, s'il te plait...
Il grogna quelque chose et lui offrit son bras pour l'escorter près du feu.
Les Généraux accueillirent la jeune femme d'un sourire alors que les vassaux inclinaient respectueusement la tête comme les messagers.
- Concluons cette discussion stérile, lança le Seigneur Néra au messager du Nord qui était assis en face, de l'autre côté du feu.
- Mieux vaudrait afin que l'on se remette en route, grogna le Messager que Hitomi reconnut comme celui qui avait fait irruption dans leur chambre à Fanélia.
- La prochaine fois que nous faisons des prisonniers, nous jugerons s'ils méritent ou pas la peine capitale. Agir comme vous l'avez fait ne fera que perturber notre voyage.
- Vous croyez qu'ils pensaient à leur paix sur les routes lorsqu'ils se sont trouvé face à la reine, siffla le messager.
- Ils se sont juste dit : tiens ! Une petite dame ! Et si on faisait mumuse !
- Tais ton humour déplacé, Wind, ordonna un des cinq messager, un grand à la crinière bleu.
- J'ai pas raison, Neige ? lança le sus-nommé Wind.
- Tu aurais beau avoir raison sur les pensées de ces pendus : tu manques de respect à la reine, commenta un autre messager, bien bâti, ses cheveux blond ramenés en une tresse sur le côté.
- Toujours autant de tact, Wall, grogna Wind.
- Je suis Ed, navré pour l'impolitesse de cet idiot de Wind chère reine, lança un autre messager à la crinière sombre en faisant un baise-main à Hitomi qui était troublée par ces messagers atypiques. Ils ressemblaient à des informateurs qu'utilisaient les Yakuzas pour infiltrer leurs quartiers. .
Ce genre de lascars qu'elle n'avait jamais pu apprécier dans le monde qu'elle dénonçait à travers ses écrits.
- Nous pouvons donc reprendre le route, la capitale est encore loin.
- Le camps sera levé à l'aube demain, annonça Van.
- Mais... tenta d'intervenir le dénommé Wind.
- J'ai dit : à l'aube, coupa Van d'un ton sans réplique.
Et il regagna sa tente, Hitomi à ses côtés.
PARCE QUE JE NE VEUX PAS PASSER CES FOUTUS EXAMENS ! JE STRESSE ET JE STRESSE ! Soso est triste...