Je tiens d'abord à remercier ceux et celles qui lisent et commentent. Djà 80 chapitres, 240 pages sur Word, un an d'idées. Bientôt l'édition, l'aboutissement d'un rêve, j'espère connaître autant de plaisir dans l'édition que dans la publication en ligne ^_^ Bonne lecture ! #SOFIA

Le Gouverneur de la ville était assis sur ce qui lui faisait office de trône avait le regard braqué sur ce roi guerrier qui lui avait « demandé audience ». Il craignait la discussion qui suivrait, sachant que ses gardes, la veille, avaient attaqué des voyageurs aux potes de la ville... Ses gardes avaient blessé l'épouse de ce roi qui l'effrayait tant... Et la lueur qui brillait dans le regard du monarque ne présageait rien de bon. Son chambellan lui avait appris au petit déjeuner que la reine avait souffert de fièvre au cours de la nuit, ce qui ne s'excusait pas par le trait qu'on lui avait mis d'office... Mais cela n'aidait pas le roi à la réputation légendaire à considérer le Gouverneur avec plus d'empathie ou de respect.

- Majesté, vous aviez quelque chose à me demander ? Hésita finalement le Gouverneur d'une petite voix.

- Demander ? Exposer plutôt... Avez vous entendu parler de l'incident d'hier soir ?

- La malheureux garde dont le doigt a glissé ?

- Le lâche qui a tiré sur une femme désarmée, le corrigea Van.

- Quel est le souci avec ce soldat ? Il a déjà subi un grand traumatisme... On me dit que son nez est cassé.

- Ce ne fut visiblement pas assez. Hier après avoir raccompagné mon épouse qui avait besoin de soin, j'ai pu constater que votre garde avait disparu.

- Il a du aller mander des soins aussi...

- Et je m'en fichais jusqu'à ce que je recroise ce garde au cours de la soirée.

- Oh ? Roi Fanel, il est venu s'excuser de...

- Il a pénétré par effraction dans la chambre où reposait mon épouse pour tenter de l'achever.

- Qu'en savez-vous ? Ses intentions pouvaient être honorables !

- Il fut maîtrisé fort heureusement par les Généraux de Fanélia qui sont protecteur de ma reine avant de n'avoir pu lui planter sa lame dans le cœur.

- Le malheureux a sûrement...

- Il a avoué œuvrer sous la bénédiction de son Dieu dont j'ai oublié le nom pour apporter la paix à sa région.

- Ceci n'est que...

- Un autre garde ce matin a demandé si les tueurs de dragons restaient longtemps, crachant que les dragons protègent votre peuple et de ce fait le meurtre de l'un des leurs est un blasphème.

- Ce ne sont que vaines croyances populaires...

- Croyance populaires ou non, nous quitterons votre domaine demain matin. Je tuerai quiconque essaie de s'en prendre à ma reine et ai donné à mes troupe l'autorisation de tuer quiconque menacera leur vie.

- C'est insensé ! Absurde !

- Il est surtout absurde de laisser son peuple dans une ignorance telle qu'il croit qu'un prédateur est une manifestation divine.

- Et comment se porte la reine ? Je n'ai pas eut l'honneur de la voir !

- Puisqu'elle est convalescente. Vous la verrez demain, avant notre départ.

- Ne dînerez vous pas à ma table ?

- Non, nous dînerons dans nos chambres, avec les Généraux et mes vassaux.

Sur ces mots, il se retira, suivi de ses vassaux. Les Seigneur Néra, Law et Valki étaient assez sceptiques quant au manque d'autorité exercé par le Gouverneur. Cet homme était trop faible pour tenir un tel poste... Il y avait sûrement quelques manigances au Nord qui expliquaient cela.

- Ce Gouverneur n'est qu'une marionnette, commenta avec amertume le Seigneur Law.

- C'est évident, répondit Van non sans surprise.

- Au plus tôt nous serons partis, au mieux cela sera, soupira le Seigneur Valki.

Van alla voir son épouse qui n'avait quasi plus de fièvre et resta à ses côtés tout au long de la soirée. Il fut bien forcé de la quitter à la nuit tombée, puisqu'on leur avait attribué des chambres séparément, à leur grand regret. Mais puisqu'ils ne voulaient pas s'éterniser dans la ville, ils ne faisaient pas montre de leur mauvaise volonté. Pas pour une nuit...

Ainsi donc, Van laissa la jeune femme endormie avant de se permettre de se retirer, laissant les Généraux veiller. Ses vassaux avaient refusé de fermer l'oeil, allant plutôt aider à ce que le nécessaire soit prêt pour le départ le lendemain. Ils pouvaient bien somnoler en selle, ils avaient l'habitude. Van rejoignit donc sa chambre pour y dormir quelques heures, se refusant à être inapte à combattre le lendemain... La route s'annonçait encore longue et périlleuse.

C'est un poids contre son matelas qui le tira du sommeil. Il tenta de se redresser mais la fraîcheur d'une lame suspendit son mouvement. Dans la claire obscurité de ces dernière heure avant l'aube, Van vit une femme à la mine déterminé et étrangement il y avait une lueur de triomphe dans son regard. Elle s'asseyait en califourcchon sur son ventre, lui intimant le silence d'un doigt sur la bouche. Van aurait bien aimé la renverser mais la lame au tranchant redoutable entaillait sa peau à cette simple pression. Elle devait être très aiguisée. S'il la renversait, il risquait la mort...

- Qui êtes vous ? Siffla le roi.

- Je suis la nièce du Gouverneur Roland qui n'ose guère éliminer les maudits étrangers qui ont tué le dragon protecteur de notre cité ! Siffla la jeune femme d'une voix méprisante.

- Que voulez vous, demanda dans un soupir Van, exaspéré par le nombre d'illuminés regroupés dans cette seule cité.

-Votre mort ! Oh je vais tuer le païen qui a offensé nos Dieux et offrir votre sang au grand Thyr , Dieu du serment et du droit afin que le règne de mon oncle reste prospère !

- Que de folie... Nous partons, alors à quoi bon me tuer ?

- Vous avez offensé les Dieux ! Je dois réparer cela !

- Mais en me tuant, vous vous condamnez et condamnez tous les soldats de la ville et votre oncle.

- Nul ne saura que je vous ai tué !

- Bah... Si, puisque vous allez offrir mon sang à vôtre Dieu Thyr ou que sais-je... Alors bon, tout le monde saura.

- Il n'y aura pas de bain de sang ! Vous serez seul à mourir, beau roi ! Hurla la jeune femme prête à enfoncer sa lame dans la gorge de Van.

Elle suspendit son geste, son regard soudain luisant de surprise. Elle lança un coups d'oeil en arrière avant de s'effondrer à terre, une dague profondément enfoncée dans le dos, entre les deux omoplates.

- Espèce de traînée... J'aurai dû te tuer avant... haleta la jeune femme ambitieuse dans son agonie, ses pupilles écarquillées par la douleur et la rage posées sur la jeune femme qui était debout près du lit.

- Comment oses-tu me tromper , s'exclama Hitomi à l'adresse de Van qui était stupéfait par l'action de son aimée.

Il la fixait avec étonnement, se levant pour s'assurer que c'était elle et qu'il ne rêvait pas. Il posa ses mains sur ses épaules, elle les chassa, s'exclamant :

- C'était qui celle là ? Pourquoi elle était assise SUR TOI ?

- Hitomi, écoutes... soupira Van.

- QUI ?

- Une illuminée qui voulait me tuer. Je te jure que je ne te trompais pas !

- Depuis quand tue-t-on en étant assis sur sa victime, siffla la jeune femme en lui adressant un regard noir.

- J'avais une lame sous la gorge, Hitomi... Je t'en prie...

- Oses me faire croire qu'elle te forçait ! Tu n'as même pas tenté de la repousser !

- A cause de la lame !

- FOUTU MENTEUR ! S'exclama avec colère la jeune femme en sortant d'un pas vif, sa longue robe de chambre blanche, tâchée de sang virevoltant dans son sillage.

Les Généraux, à la porte, lancèrent un coups d'oeil au cadavre puis à leur roi irrité.

-Elle ne sera pas fâchée longtemps, mon roi, fit le Général Kaze.

- Elle a vu la lame, je crois qu'elle vous croit à moitié, s'amusa le Général Din.

- Elle ne peut avoir tué cette inconnue pour le simple fait qu'elle ait pu être votre maîtresse d'une nuit, railla le Général Blue.

- La reine Hitomi est allée réveiller l'escorte... Je pense qu'elle a hâte de partir, fit le Général Jiyu.

- L'aube est là, nous partons dans l'heure, grogna Van en empoignant sa cape et son épée avant de sortir, suivi des Généraux.