Bonjour à tous !
Je profite du fait que demain je n'ai pas cours pour updater ma fic, ce n'est plus si simple de poster un chapitre par semaine !
Si je tiens encore debout aussi tard pour écrire, c'est parce que je suis boostée par chacune de vos reviews qui me font vraiment super plaisir !
Merci beaucoup de prendre le temps de commenter, vous n'imaginez pas comme ça motive mon inspi' ! :D
J'espère n'avoir oublié aucun(e) d'entre vous, pour la RAR anonyme, c'est à la fin du chapitre cette fois encore ;)
C'est officiel, le dernier chapitre de la fic est écrit ! Je vais essayer de me retenir de le poster, histoire de ne pas ruiner toute ma fic.
• Disclaimer : Les personnages de l'univers de J.K. Rowling ne m'appartiennent pas mais tout le reste si, surtout les gros méchants gardiens de prison. Je me suis également inspirée de la série 'OZ', qui m'a suggérée notamment le titre.
Le salaire que je touche en écrivant ces lignes sera bien sûr reversé sur mon compte secret à Waïkiki, alors chut.
• Raiting : Il y a de grandes chances que ce soit un bon gros M.
• Notes : Vous l'aurez compris, cette histoire se déroule en grande partie dans une prison. C'est un Univers Alterné et comme je vais essayer de rester fidèle aux 'ambiances de prison' que j'ai pu voir dans certaines séries américaines, il se peut que le langage ou les actes soient parfois crus et/ou violents. Je ne tomberais pas dans quelque chose de trop glauque, pas d'inquiétude mais c'est juste pour prévenir les personnes susceptibles d'être choquées par ce genre de choses.
/!\ Oh et l'histoire qui suit contient toujours de très fortes allusions (le mot est faible, non?) à des rapports homosexuels.
En espérant que cette suite vous plaise.
Bonne Lecture !
• . • . •
Chapitre 2 : L'Enfer est pavé de bonnes intentions
Jeudi 22 Décembre – Aux alentours de 16h
« Je suis quelqu'un de bien. »
Quand on se répète quelque chose, chaque jour un peu plus, est-ce qu'il y a une chance que cela devienne vrai ?
Remus Lupin n'y croyait pas vraiment, ce n'était pas le genre d'homme à s'illusionner à tout va. Mais pour une fois, il espérait que ça marche. Il espérait comme jamais il n'avait espéré qu'il pouvait toujours se considérer comme quelqu'un de bien.
'Espoir'. Ou tout autre terme qui s'y rapportait. C'était comme proférer le plus abject des blasphèmes dans un lieu comme celui-ci. Un mot interdit car chaque seconde passée ici était censée absorber la moindre parcelle de ce qui restait d'optimiste en vous. Ce lieu auquel il était rattaché depuis presque huit ans maintenant. Et contrairement aux détenus, il était entré à AZ de son propre chef.
Il jeta un regard presque machinal à l'unique photo qui personnalisait son bureau au bois sec et usé, recouvert de dossiers trop nombreux et désordonnés. Le cadre fin et doré était l'unique élément qui prouvait que ce bureau était le sien et pas celui d'un autre.
La photo était simple et joyeuse, elle le représentait en compagnie de sa femme et de son unique fille, Victoria. Le jour où cette dernière avait eu trois ans et souriait avec insouciance à l'objectif en brandissant une Barbie à laquelle il manquait déjà la moitié de ses vêtements alors qu'elle venait tout juste d'être ouverte.
Sa beauté. Son trésor. La seule part de lumière qui lui parvenait à travers les épaisses cloisons renforcées de la prison.
Merde. Il avait recommencé. Il avait encore pensé à Nymphadora comme à sa femme. Ex-femme. Ex-femme ! Rentre-toi ça dans le crâne, crétin. Officiellement, le couple était seulement séparé, mais Remus vivait seul depuis suffisamment longtemps pour comprendre que si le divorce n'était qu'implicite, il s'appliquait bel et bien.
Il esquissa un sourire pitoyable en songeant aux yeux malicieux de Victoria qui ne voyait pour l'instant dans leur séparation qu'un jeu de Noël, une occasion pour elle d'avoir deux fois plus de cadeaux. Mais lui redoutait déjà le moment où elle l'appellerait « mon papa du week-end » ou pire, qu'elle ne pense même plus à l'appeler.
Mais il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même pour tout ça. Et c'était foutrement frustrant. De ne même pas pouvoir se défouler en appelant Nymphadora pour lui gueuler des reproches au téléphone. 'Tu n'avais qu'à me laisser te faire l'amour plus souvent !' ou bien 'Si tu avais su faire cuire un rôti de façon correcte, ça aurait pu durer quelques années de plus !'.
Non, même pas. Elle avait été parfaite depuis le début.
Lui, leur accordait de moins en moins de temps. Il passait parfois de longues nuits sur des dossiers, il restait pour aider à gérer des détenus en isolement et tellement d'autres choses encore. Qu'il n'avait même pas essayé de lui expliquer. A quoi bon ?
Au début, elle l'avait attendu tous les soirs, ne s'endormait que lorsqu'il était lové contre elle.
Plus tard, elle s'était contentée de laisser une veilleuse allumée dans la cuisine avec son dîner maintenu au chaud par un couvercle.
Et enfin, il n'y avait plus eu ni veilleuse, ni dîner. Juste son dos qu'elle lui présentait dans le lit et cet éternel silence plein de reproches.
Le matin, il partait trop tôt pour qu'elle puisse les lui cracher à la figure.
C'était sans doute ça qui les avait brisés, ce foutu silence.
Au point que Remus se sentait presque serein quand il entendait toute l'agitation de la prison, les rires gras et les insultes des détenus, les cris fermes des gardiens. Merde, il en était réduit au point de trouver le quotidien à AZ serein, rassurant. De quoi foutre les jetons au plus endurci des prisonniers.
La prison l'avait littéralement aspiré en elle, il était devenu un rouage du système. C'était presque comme son chez lui. Sa résidence secondaire. Ouais, ça faisait vraiment peur.
Pourtant, il n'avait jamais été destiné à finir comme ça. En fait, rien de tout ça n'était son destin. C'était le simple résultats de ses choix, de ses mauvais choix, de choix égoïstes dictés par des instincts dont il ignorait jusqu'à l'origine.
Après un brillant cursus général à la Faculté, il était rentré directement à Scotland Yard. Servir et protéger ? Ca lui parlait plutôt bien. Son grand-père avait été policier et son père fut fier de le voir poursuivre dans cette voie. Sans qu'il s'en rende compte, sa carrière monta en flèche.
Ses supérieurs louaient son intégrité et le fait qu'il ne rechignait pas au travail, ce qui compensait son manque d'ambition. Les gens semblaient attendre tellement de lui...Alors il avait continué à faire du bon travail.
La même année, il avait fait la rencontre de celle qui allait devenir sa femme, Nymphadora Tonks, et on lui avait proposé deux postes en or. Le genre d'offres qui n'arrive qu'une fois dans une vie. Le genre d'occasions où il faut montrer qu'on a les couilles de faire les bons choix quand il convient.
Le première offre émanait des services secrets anglais. Un poste discret venait de se libérer et son nom avait été retenu. Il ne savait pas exactement en quoi ça consistait mais merde, on n'a pas besoin de savoir ça quand on vous propose de devenir un agent secret !
Ou quelque chose du même genre.
L'autre poste ? On voulait de lui à Azkaban. Et la proposition émanait du Directeur en personne, qui était d'ailleurs toujours à la tête de la prison. Azkaban, la prison la plus dure du pays, la plus redoutée de toute l'Europe même à ce qu'il se racontait.
Il avait d'abord ricané en pensant qu'il ne serait pas assez stupide pour finir sa vie comme simple maton, entouré des pires raclures produites par la société. Mais ce qu'on lui offrait était bien plus ambitieux que cela.
Le Directeur voulait créer au cœur de la prison une unité pilote dans laquelle se côtoieraient les plus violents criminels et les délinquants les plus bénins. Un mélange aussi mixte que la société elle-même afin de favoriser les interactions sociales entre détenus.
Cette unité laissait entrevoir la possibilité d'une réinsertion sans danger des racailles les plus endurcies, de quoi rassurer l'opinion publique sur le sort des prisonniers très dangereux qui avaient une possible chance d'être libérés.
Réapprendre la vie dans le monde extérieur à des bêtes sanguinaires, au risque de ne pas avoir de résultats positifs. Voilà ce qu'on lui proposait, en gros. Vous voulez rire ?
Remus avait déchiré la longue missive décrivant le poste proposé, l'avait jeté dans la jolie cheminée de sa nouvelle maison conjuguale et avait caressé le ventre arrondi de sa femme. Un merveilleux avenir s'offrait à lui, il ne laisserait pas un mauvais choix gâcher tout cela.
Et puis il y avait eu cet article dans le journal.
Il s'en souvenait encore. C'était un 17 Avril.
Il lisait rarement les journaux, surtout les torchons à scandale. Mais celui-ci l'avait interpellé. Peut-être parce que la première page dénonçait le prix exagérément élevé des côtes de porc. Ou bien parce qu'il connaissait pertinemment bien le visage de celui qui s'étalait en couverture, affublé du titre « Le Jack l'Eventeur des temps modernes enfin appréhendé ! ».
Il savait parfaitement de quels crimes il s'agissait. Depuis presque deux ans, un malade s'était mis en tête de reproduire les 'exploits' du légendaire meurtrier de Londres et avait déjà perpétré douze meurtres à ce jour. Mais pas seulement sur des femmes dans ce cas-ci.
Des jeunes hommes aussi parfois. Mais tous éventrés comme dans la légende urbaine macabre du Jack.
Le fait qu'il ait été arrêté aurait du l'emplir de soulagement. Mais pas quand c'était SON visage qui était associé à tout ce merdier. Sirius Black.
Il n'eut pas la possibilité d'assister à son procès mais la sentence ne manqua pas de lui échapper. Tout d'abord, ce fut la peine de mort. Sans appel possible. Mais de divers examens sur le condamné confirmèrent qu'il était en grande partie mentalement dérangé.
A l'aide de nombreux appels et du manque cruel de preuves, il n'obtint alors que la perpétuité. Triste consolation quand on était censé la passer à Azkaban.
Azkaban...Non, jamais il ne serait assez fou pour revenir sur sa décision et accepter cette offre suicidaire rien que pour s'assurer que...Que quoi ? Que Sirius était devenu le meurtrier le plus recherché du pays ? Qu'il n'avait plus rien du jeune homme de ses souvenirs ? Qu'il l'avait oublié et avait dépensé son temps libre de façon très lucrative ces deux dernières années ?
Il avait accepté le poste à AZ.
Qu'importaient les raisons, il ne les avait toujours pas trouvées pour justifier son geste insensé.
Et le voilà, Remus Lupin. A la tête de la fameuse unité de réinsertion des détenus les plus irrécupérables de Grande Bretagne. Au cœur d'un système pourri jusqu'à la moelle. Car le principe idéaliste du Directeur s'était vite révélé désastreux.
Les prisonniers, déjà plus que dangereux, jouissaient pleinement de la liberté qui leur était offerte, même s'ils étaient toujours enfermés entre quatre murs. Les conflits étaient de plus en plus violents chaque jour, au point que des gangs s'étaient formés au sein même des détenus.
Il exhala un soupir et se massa les tempes avant de porter une main machinale à son porte-feuille dans la poche intérieure de sa veste , qui pendait sur le dossier de sa chaise. De nombreux clichés de sa fille côtoyaient sa carte de crédit et de vieux tickets de bus usagés.
Mais d'une mauvaise couture dans le cuir, il extirpa une feuille de journal jaunie par le temps. Le visage de Sirius. Tel qu'il le voyait tous les jours ici, à AZ.
Sirius qui...
Tap Tap Tap.
Remus sursauta, comme s'il avait été pris en faute, et tenta maladroitement de remettre la feuille dans son étui mais il ne parvint qu'à faire tomber le tout au sol. Il étouffa un juron, eut à peine le temps de bafouiller un 'Entrez' que son visiteur s'était déjà donné la peine d'ouvrir la porte et de pénétrer dans la pièce étroite.
« Snape ? Qu'est-ce que vous voulez ? » demanda-t-il d'un ton plus rude qu'il n'aurait voulu.
Un haussement de sourcils méprisant lui répondit tandis que les yeux sombres et attentifs glissaient sur lui, comme s'ils pouvaient deviner ce qu'il était en train de faire il y a quelques secondes à peine.
-Vous semblez nerveux. Souffle saccadé, bafouillements, mains moites. Notre chef se livrerait-il à des activités crapuleuses durant ses heures de service ?
« Ne dites pas n'importe quoi ! »
-Je ne fais que tirer des conclusions de faits plus qu'évidents. Mais ce n'est pas à un brillant inspecteur que je vais apprendre ce genre de choses. Enfin, ex-brillant inspecteur.
Lupin n'aimait pas du tout la façon que Snape avait d'appuyer sur le mot 'ex' et encore moins l'ironie doucereuse qu'il glissait en susurrant 'brillant'. Il ne l'avait jamais aimé. Le gardien en chef était déjà là quand il avait intégré son poste à AZ. Et ils s'étaient tout de suite adorés tous les deux. Snape l'avait même déjà invité à prendre le thé dans sa maison en pain d'épices, le long de la rue des Sucettes.
Ils se prouvaient cette affection réciproque dans des joutes verbales plus qu'acides, que Snape remportait le plus souvent. Il était doué pour rabaisser les gens plus bas que terre et ce même s'il s'agissait de ses supérieurs. Remus s'était souvent demandé s'il était ainsi avec le Directeur également...
« Je n'ai pas de temps à perdre alors venez en au fait de votre visite. » trancha sèchement le Chef d'unité, pas vraiment d'humeur à supporter sa présence plus longtemps.
Ce dernier ne semblait pas non plus très enchanté d'être ici car il posa rapidement-ou plutôt lança presque-le dossier qu'il avait en main sur le bureau de Remus.
-Le dossier du détenu arrivé aujourd'hui.
« Pourquoi est-ce qu'il a été affecté à UP ? J'avais pourtant dit que je ne voulais plus personne là-dedans. Ils sont particulièrement déchaînés en ce moment. » râla le Chef en manipulant les feuilles du dossier sans douceur.
-Les ordres, c'est tout. Il semblerait qu'UP manquait de simples délinquants.
« Draco Malfoy. 21 ans. Homicide volontaire répété sur trois hommes. Simple délinquant, hein ? »
-Comparé à Bernie Barge, c'est un enfant de choeur que nous avons là.
Remus se retint de frissonner de répulsion en songeant au détenu en question. C'était l'un de leurs détenus les plus tordus et il n'était là que depuis deux ans. Etre affecté dans sa cellule pour la nuit était devenu l'une des menaces les plus efficaces des gardiens pour forcer les nouveaux arrivants à marcher droit.
« Mais ce nouveau reste un... »
-Je sais, le coupa sans égard Snape. Mais je pense qu'il est différent.
« Ouais. Nous verrons ça. »
Il jeta un bref regard au gardien pour lui faire comprendre que l'entretien était terminé et celui-ci quitta son bureau avec un empressement non feint.
Attendez ! Ce qui venait de se passer était juste impossible à croire. Snape avait eu l'air d'avoir des...sentiments. Comme s'il éprouvait de la sympathie pour ce nouveau venu.
Voilà quelque chose qu'il allait vraiment falloir surveiller de près.
Le regard de Lupin accrocha la photo qui était jointe au dossier. Mignon. L'air insolent. Un petit cul vierge qui allait sans doute avec.
Il reposa les feuilles à plat sur le bureau et se baissa pour ramasser son porte-feuille et la coupure de journal qu'il rangea à leur place. Il se laissa aller en arrière sur le dossier de sa chaise, le regard perdu dans le vide.
Sa situation n'était pas si détestable finalement.
Comparée à celle d'un petit blond lâché au milieu de toutes ces bêtes en rut. Son nom allait-il lui être d'une aide quelconque ? Ou bien Remus devrait-il sortir sa cape et ses collants de super justicier ?
Il avait vraiment besoin de vacances.
• . • . •
-Hey, tu vas pas rester le cul collé sur ta couchette toute la journée. T'auras tout le temps de te familiariser avec, je te rassure.
« Qu'est-ce qu'il y a de mieux à faire ? Aller faire un tour dehors ? » ironisa Draco en se redressant en position assise, le dos fourbu.
-Exactement ! Renchérit Sherwood. Ne t'habitue pas à ces putain de cages en verre sinon tu vas finir comme ce mec qui tournait en rond dedans comme un hamster en manque.
Le manchot joignit le geste à la parole et fit un tour sur lui-même, l'air faussement hagard et parvint à arracher un sourire au blond. Ce dernier se leva et jeta un coup d'oeil à l'extérieur de la cage, regardant les détenus qui s'ébattaient librement en bas.
« On est pas censés être enfermés toute la journée ? » marmonna-t-il tandis que ses yeux s'étaient arrêtés sur un homme à l'allure imposante et plus qu'effrayante qui jouait aux cartes avec un autre, bien plus chétif.
-Font vraiment chier ces gardiens. Ils vous balancent ici sans rien vous expliquer et après, c'est moi qui me coltine l'éducation des petits bizuts.
Le grognement de Malfoy eut raison de son faux air exaspéré et il fit un pas vers la porte de la cellule, déployant son unique main en désignant le reste de la prison qui s'étendait sous eux. Il prit sa plus belle voix de présentateur télé :
-Bienvenue à AZ, nous nous retrouvons ici au Level UP en présence de notre nouveau candidat, Bizut Malfooooy !
« Arrête un peu tes conneries ! C'est quoi ce Level UP ? » demanda Draco en reportant son attention sur son compagnon de cellule, la curiosité et l'amusement perçant néanmoins dans sa voix.
-L'Unité Pilote. Le petit bijou de AZ. Nous sommes les cobayes d'un système de réinsertion sociale et du coup, on a beaucoup plus de liberté que dans les autres ailes de la prison. Entre nous, on l'appelle le Level UP, parce que c'est comme si on était la crème des crèmes des détenus. Au dessus de tous les autres.
« Système de réinsertion ? Alors ça veut dire que la majorité des détenus ne sont pas forcément dangereux ? »
Un long rire répondit à sa question et le blond se sentit à la fois vexé et stupide. Tout ça commençait déjà à lui taper sur les nerfs. Il n'avait jamais prétendu être un spécialiste en science carcérale, il n'avait même jamais imaginé y mettre un pied de sa vie. Et il avait comme l'impression que Sherwood ne lui serait pas d'une grande aide dans son intégration à la communauté.
-Fais pas la gueule. Tous les bizuts passent pour des cons, c'est la règle. T'apprendras bien assez vite, crois-moi.
La voix du manchot s'était faite plus grave mais il conserva son sourire, ce qui ne suffit pas à rassurer Draco. C'était pas bon tout ça. Il se retrouvait à partager la cellule d'un mec qui lui présentait la vie à AZ comme une promenade de santé, une minable série-télévisée.
Pourtant, il savait que la vie en prison était loin d'être réjouissante. Le souvenir de son presque codétenu Bernie était bien présent dans sa mémoire, comme la promesse d'une menace. Ils étaient plusieurs centaines dans le Level UP, comme l'appelait Sherwood. Ca voulait dire plusieurs centaines de dangers potentiels.
Dans cette proximité malsaine, tout était bon pour tirer un coup. A vrai dire, il redoutait le moment où lui aussi serait victime de cette frustration sexuelle. Est-ce qu'il finirait par avoir l'idée d'étouffer un mec avec sa queue lui aussi, un jour ? Ou plutôt, est-ce qu'il aurait tout simplement l'idée de toucher un autre mec dans le but de se soulager ?
Il n'eut pas le temps de pousser plus loin sa réflexion philosophique car une cloche sonna trois coups brefs et retentissants, bientôt suivis par un énorme brouhaha et un mouvement en masse de tous les détenus.
-A la soupe ! Fit Sherwood, pour répondre à la question muette de son codétenu.
Il sortit vivement par la porte, laissant Draco seul dans leur cellule avant de faire demi-tour au bout de quelques secondes, l'air résigné et presque bienveillant :
-Bon allez, ramène ton cul.
Il ne savait pas ce qu'il lui prenait, il avait pourtant décidé de ne pas aider ce gamin. Trop de problèmes qui se profilaient à l'horizon. Peut-être le souvenir de son premier repas à AZ qui lui revenait en mémoire ? Il savait ce que c'était de se sentir seul et vulnérable. Même si ce petit con refuserait sans doute de reconnaître qu'il se sentait ainsi en ce moment même.
Il sourit légèrement en voyant le soulagement apparent de Malfoy qui le suivit sans rechigner.
Les gardiens encadraient de toute part le couloir sinueux qui menait au réfectoire, n'hésitant pas à gratifier les détenus trop insolents de quelques coups de matraque bien placés. Ils se foutaient bien de leur laisser ou non des marques. C'était cela aussi l'avantage du Level UP. Tous les coups étaient permis.
Pour ceux qui possédaient les matraques.
• . • . •
-Les deux là, ce sont Crabbe et Goyle. Responsables de la cuisine, donc de la bouffe. Evite de te les mettre à dos si tu veux pas finir empoisonné à la mort-aux-rats. Ou même carrément par un rat mort glissé dans ta purée.
La voix de Sherwood, juste derrière lui dans la queue du réfectoire, était un faible chuchotement perceptible de lui seul et il acquiesça brièvement, faisant signe qu'il avait assimilé l'information.
Il aurait préféré avaler un rat plutôt que de l'avouer à voix haute, mais il aurait eu la trouille de venir ici seul pour son premier jour.
Même accompagné de son codétenu, il sentait tous les regards glisser sur lui et il se forçait à regarder droit devant lui pour ne rien lire de ce qui s'y reflétait. Son estomac gronda silencieusement, lui rappelant qu'il n'avait rien mangé depuis la veille au soir, dans sa cellule de garde à vue à Londres.
Mais la simple vue de ce que les détenus de corvée de service leur étalaient sur le plateau lui retournait les tripes d'avance. Merde Draco ! C'est vraiment pas le moment de faire la fine bouche. Il avait tellement faim qu'il aurait même pu grignoter un bout de son oreiller, alors pourquoi pas la bouillie infâme de la cantine ?
Il tordit un peu le cou pour voir jusqu'où s'étendait la queue devant lui et il se tendit en reconnaissant l'homme imposant qu'il avait déjà aperçu en train de jouer aux cartes. Celui-ci offrit un sourire carnassier à celui que le manchot lui avait désigné comme étant Goyle et son plateau fut rapidement rempli de hachis parmentier à l'allure très appétissante.
Il en fut de même pour les cinq hommes qui suivaient le colosse. Draco n'eut même pas le temps de se réjouir du changement de menu que déjà, la bouillie brunâtre était de retour pour les détenus suivants.
-Les privilèges, ça se gagne, bizut.
Le blond sursauta légèrement quand la voix de son codétenu résonna près de son oreille sans prévenir. Il murmura un 'Comment ?' qui lui échappa sans même qu'il s'en rende compte. Il n'était même pas sûr d'avoir vraiment envie de le savoir en fin de compte.
-Tu peux tabasser le mec. Ou faire en sorte qu'il te craigne sans avoir à le tabasser. En tabassant un d'ses potes, par exemple. Tu peux le payer. Tu peux lui offrir de la came. Des pornos, ce genre de business. Ou alors, la méthode la plus rentable et efficace, tu lui suces la queue.
La cuillère de Crabbe s'abattit brusquement sur le plateau de Draco, l'empêchant de répondre à ce qu'il venait d'entendre et qui lui avait asséché la gorge. Il se souvenait des filles au lycée qui se plaignaient sans arrêt que les mecs ne pensaient qu'avec leur queue. Eh bien, elles n'avaient rien vu de AZ.
Une fois servi, il avança de quelques pas, embrassant la pièce d'un regard circulaire en réalisant avec une légère panique que la plupart des regards étaient fixés sur lui. Il se tourna vers le manchot, comme vers une bouée de sauvetage et il se retint de faire un commentaire quand il remarqua que l'assiette de Sherwood était remplie de hachis parmentier.
Et que son sourire mutin indiquait clairement qu'il ne dirait rien sur la façon dont il avait acquis ce privilège culinaire. Il s'étonna de l'habileté avec laquelle Sherwood tenait son plateau dans son unique main, sans le faire flancher un instant.
Ils s'installèrent l'un en face de l'autre, à l'une des rares tables presque inoccupées. Draco ne pouvait s'empêcher de lorgner sur le contenu du plateau de son camarade et celui-ci, non sans un grondement faussement menaçant, consentit à lui céder une partie de son plat.
-Ooooh. Comme c'est touchant. Un joli petit couple qui mange dans le même plateau ! Vous n'avez pas de place pour une troisième personne, les gars ? Minauda un homme assez trapu qui passait tout près de Sherwood.
-Va te faire foutre, Pettigrow. Les trips à trois, c'est pas mon truc, surtout avec la gueule que tu te traînes. Le rabroua le manchot, tout en diplomatie et sans élever la voix.
Le dénommé Pettigrow gloussa et sautilla presque jusqu'à la table suivante où il interpella un autre homme avec la même délicatesse.
Draco, la bouche pleine, se contenta de hausser un sourcil interrogateur et assez méprisant.
-C'est une pute au rabais. Si t'es vraiment au bout du rouleau et que t'as réussi à tirer aucun mec, tu vas voir Pettigrow.
« Je crois que je préférerais encore me branler avec ce qu'ils m'ont servi à manger. »
-C'est que ton premier jour, bizut. Ton premier jour...
La fourchette en l'air, la voix pleine de nostalgie, Sherwood semblait perdu dans ses souvenirs. Il en fut tiré brusquement par une voix grave et profonde, teintée d'une cruauté doucereuse :
-Qu'est-ce qu'il t'arrive, Sherwood ? Besoin d'un coup d'main pour manger ?
Draco fit de son mieux pour avaler ce qu'il mastiquait sans s'étouffer quand il vit encore cet homme à l'allure effrayante mais qui, cette fois, tira la chaise près du manchot pour s'asseoir face au blond, le fixant de son regard aux éclats presque dorés, mais certainement déments.
-J'ai laissé la droite dans le cul de ta mère, Greyback, tu me la rapporteras la prochaine fois que tu lui rendras visite. C'est quand déjà ? Dans à peu près...75 ans ?
Le sourire du colosse se fit nettement moins amusé et il glissa une main dans les cheveux verts de Sherwood pour les empoigner. Draco vit son codétenu resserrer ses doigts sur sa fourchette, jusqu'à s'en faire blanchir les jointures, mais il ne broncha pas, ç'aurait été inconscient.
-Tu as de la chance, je n'suis pas là pour m'occuper de ton cul aujourd'hui. Mais je te ferais regretter ta langue de pute, tôt ou tard. J'suis pas le seul à avoir sérieusement envie de t'arracher la main qu'il te reste pour te la fourrer au fond de la gorge. Et la ressortir par l'autre côté.
Le manchot faisait son possible pour rester digne et impassible mais il déglutit légèrement à l'entente de ces paroles, son esprit lui transmettant diverses images mentales de ce à quoi pourrait ressembler la scène décrite par Greyback. C'était ça l'inconvénient quand on avait une foutue imagination florissante.
Prenant son silence pour une soumission, l'homme le relâcha et reporta son attention sur Draco qui n'avait pu avaler une bouchée durant le court intermède.
-Malfoy.
Greyback semblait jubiler rien qu'en prononçant son nom, il le répéta une nouvelle fois tout en le dévorant des yeux. Il se leva soudainement de sa chaise et avanca une main, aux ongles anormalement longs, de la joue blanche qui recula instinctivement. Ravi de son petit effet, le colosse se lécha les lèvres et dicta d'un ton qui n'appelait aucune contestation :
-Demain. Je veux te voir dans ma cellule. Ta copine la manchotte connaît le chemin.
Et il s'éloigna de leur table en émettant un rire gras, suivi de près par ses cinq acolytes qui avaient attendu sagement qu'il finisse de s'entretenir avec eux.
« Sher... » commença le blond.
-Ta gueule, Malfoy. Juste. Ta gueule.
Surpris, celui-ci ne put qu'obéir docilement tout en fronçant les sourcils d'un air contrarié. C'était pas de sa faute si le Greyback leur avait sauté à la gorge. Ou alors peut-être un peu ? Il connaissait déjà son nom. Est-ce que les gardiens faisaient publier officiellement tous les noms des petits nouveaux ? C'était soit ça, soit il avait beaucoup de souci à se faire sur son avenir proche.
Dire qu'il avait perdu son appétit, ce serait mentir. Disons qu'il n'osait plus vraiment piocher dans le plateau du manchot qui ne disait plus rien et traçait des cercles imaginaires dans son hachis. Il s'apprêtait à ouvrir la bouche pour tenter une nouvelle approche quand il réalisa qu'un homme venait de s'asseoir sur le bord de leur table, tout près de Sherwood :
-Hey, mon chou. Qu'est-ce qui t'arrive ? Ca ne te ressemble pas de te laisser abattre par les menaces de cet enculé de Greyback. Il t'en fait depuis ton premier jour. Et ta main gauche est toujours à sa place à c'que j'vois.
Draco en profita pour détailler le nouveau venu qui n'était vraiment pas désagréable à regarder. Ses cheveux auburn mi-longs étaient domptés en une élégante tresse qui reposait sur son épaule tandis que quelques mèches folles balayaient son front. Un sourire étirait ses lèvres charnues et son regard azur semblait bienveillant. Sa posture avait des allumes efféminées, tout comme le ton de sa voix.
« C'est aussi une pute au rabais ? » laissa échapper Draco, qui n'en pouvait plus de toutes ces intrusions dans son espace vital.
Sherwood et l'inconnu échangèrent un regard et éclatèrent de rire, devant le blond qui en profita pour glisser sa fourchette sur le plateau de son camarade et soulager son ventre qui se fichait bien de qui était qui ici, il voulait juste qu'on le remplisse.
-Petit con. Sache que je suis Robin, la meilleure pute qu'on puisse trouver. Le top du top. Profiter de mes talents, c'est un privilège. Le toisa l'homme avant de le détailler et qu'un sourire ne fleurisse sur ses lèvres. Et toi ? Ca t'intéresserait de devenir une pute de luxe ?
-Arrête ça, Robin. Va plutôt te trouver un Batman.
-Depuis quand tu protèges les bizuts, toi ?
-La bande des Werewolves vient déjà de lui tomber dessus. Alors j'préférerais autant que tu ne l'inities pas à tes pratiques de pétasse avant qu'il aille les voir.
Robin renifla de façon méprisante à la mention de la bande dirigée de main de maître par Greyback et se pencha vers Draco pour lui glisser sur le ton de la confidence :
-Traîne pas avec cette racaille. Greyback a peur des Vipers alors il veut de la chair à canon. Et t'es beaucoup trop canon pour finir haché. Ma proposition tient toujours, tu peux devenir l'un des nôtres et avoir tous les privilèges. Pense-y !
Il se redressa et glissa quelque chose à l'oreille de Sherwood avant de s'éloigner d'une démarche lascive, ravi de sentir la moitié des hommes encore présents le suivre du regard avec une envie non dissimulée.
« C'est quoi ce...bordel ? » lâcha Draco, sans cesser de picorer dans le plateau de son codétenu qui finit par lui céder, à sa plus grande joie.
-La guerre des gangs faire rage à AZ. J'pensais t'en parler avant que la parade ne commence mais j'ai été pris de cours. Si tu veux un conseil, reste en dehors du conflit Werewolves vs Vipers, ça sent vraiment pas bon cette histoire. Robin, c'est le chef des Intouchables, les putes volontaires quoi. T'as une sécurité assurée mais j'donne pas cher de ton cul.
Il se leva alors brusquement de sa chaise et offrit un petit clin d'oeil au blond :
-Bon, je te laisse. Rentre directement à la cellule, ça vaut mieux.
Il rajusta nonchalamment son T-shirt et se passa la main dans ses cheveux ébouriffés par la poigne du colosse de Greyback. Il s'éloigna de la table en lançant, mi-sérieux, mi amusé :
-Et si un type louche te propose des bonbons, ne les accepte pas !
Draco, la bouche à nouveau pleine de hachis parmentier, se contenta de hausser un sourcil sarcastique qui se fit moins arrogant quand il réalisa qu'il était de nouveau seul.
Manger, vite. Et rentrer à la cellule, encore plus vite.
• . • . •
Et merde.
Il avait fallu qu'il se fasse coincer par un gardien en plein milieu du couloir désert. Pourquoi ? Pour des conneries, le mec prétendait qu'il avait l'air louche. Draco s'était retenu de lui rétorquer 'T'as vu un peu la gueule de Greyback ? Ca, c'est du louche.'
Mais il avait rapidement réfréné ses ardeurs parce qu'il avait compris qu'en absence de Snape, les autres gardiens faisaient joujou comme bon leur semblait avec leurs matraques. Et il avait beau chercher autour de lui, aucune tignasse graisseuse à l'horizon.
« Je retournais juste à ma cellule. » minauda-t-il.
-Tu semblais bien pressé. Vide-moi tes poches.
Le blond s'exécuta avec agacement et lui montra ses poches vides de tout objet suspect, en fait elles étaient vides tout court.
-Vides, hein ? Moi, j'ai un paquet bien rempli pour toi.
Il prit impérieusement la main de Draco et la posa sur son entrejambe, son regard vicieux planté dans le sien et sa matraque pointant contre les côtes du détenu, le défiant de prononcer la moindre protestation.
« Connard de... »
Mais son insulte fut étouffée par la main du gardien, qui inversa leurs positions et plaqua le corps de sa 'victime' contre le mur froid et crasseux. Il s'assura d'un bref regard qu'aucun détenu ne quittait le réfectoire pour s'engager dans le couloir et il plaqua la matraque contre la gorge du blond.
-Maintenant, tu vas me suivre sans faire d'histoires et tu vas me sucer la queue. Sinon, je jure de faire de ta vie ici un enfer. Un véritable enfer. Tel que tu n'oseras même plus cligner des yeux sans t'assurer que je ne sois pas derrière toi.
Des larmes d'impuissance commencèrent à perler aux paupières de Draco mais il serrait les dents et refusait obstinément de les laisser couler, pas dès son premier jour merde ! Il se débattit légèrement pour évaluer s'il était complètement immobilisée par le poids du gardien et constata avec soulagement que son genou droit était libre de tout mouvement.
En revanche, ses bras étaient entravés et la matraque lui coupait le souffle, en plus de la main qui lui couvrait la bouche. Sa vue se troublait à chaque nouvelle inspiration. Il fit mine de hocher docilement la tête et remua son genou pour calculer son coup.
Il se redressa soudainement et, au moment où sa rotule heurtait sans douceur l'entrejambe bandée du connard qui avait essayé d'abuser de lui, il croisa un regard émeraude juste devant lui qui assommait le gardien d'un coup de matraque.
L'homme glissa pitoyablement au sol, doublement blessé, ne laissant échapper qu'un faible borborygme ridicule.
Le blond se dégagea et reprit difficilement son souffle en s'appuyant contre le mur répugnant. Sa gorge le brûlait et il s'essuya discrètement ses yeux, légèrement humides.
-Hey, ça va aller ? Demanda l'inconnu qui tenait toujours la matraque dans une main.
Draco braqua un regard méfiant sur lui, ne pouvant distinguer clairement que ses yeux verts dans la semi-obscurité du couloir.
« Ouais. » lâcha-t-il, la voix encore un peu rauque.
Il tituba sur quelques pas et commença à se diriger vers la sortie du couloir, qui menait aux cellules. Il était plus qu'impatient de rejoindre la sienne, pour s'affaler sur sa couchette et se convaincre que toute cette putain de scène n'avait été qu'un mauvais rêve. Dû au hachis parmentier empoisonné.
-Tu pourrais au moins me remercier !
Les poils de la nuque de Draco se hérissèrent et il se retourna vivement vers le mec qui lui sortait la phrase la plus conne de la journée, et dieu savait qu'il avait eu son content de répliques douteuses aujourd'hui.
« Te...remercier ? Et pourquoi ? J'lui ai flanqué un bon coup dans les couilles et il s'est écroulé. Point barre. »
-Arrête tes conneries, t'allais te faire baiser. Et je l'ai assommé. Je l'ai piquée au gardien au bout du couloir, après le dîner ils sont moins vigilants, rajouta l'homme en lui désignant la matraque dans sa main.
« J'm'en fous de tes histoires de matraques ! Je te dois rien du tout, monsieur le pseudo-sauveur. Tes remerciements, tu peux te les foutre au cul. »
Il avait mal, il voulait juste aller s'allonger. Se débarrasser de ce justicier à la noix et oublier pendant quelques heures qu'il était ici.
L'autre ne sembla pas apprécier sa répartie car il balança la matraque par terre et plaqua le corps du blond contre le mur, lui arrachant un gémissement de douleur. Les yeux verts semblaient lancer des éclairs de colère et de fierté blessée, ce qui amena un sourire ironique aux lèvres de Draco.
« Qu'est-ce que tu comptes faire ? Me baiser à sa place après m'avoir « sauvé » ? »
C'était sûr maintenant, il allait avoir un putain d'hématome dans le dos à ce rythme-là.
-Ouais. C'est exactement ce que je compte faire.
Et le sourire qui fleurit sur les lèvres de l'inconnu aux yeux verts semblait sérieux.
Très sérieux.
• . • . •
A suivre.
Fiou ! Ce chapitre m'aura pompé toute mon énergie mais je l'ai fini !
Il est encore plus bordélique et lourd que le précédent mais j'espère que vous avez réussi à en venir à bout !
Qu'est-ce que vous en pensez ?
J'attends vos avis, positifs comme négatifs ! ;)
(Ou même la couleur des sous-vêtements que vous aimeriez voir Robin porter ! )
• RAR Anonyme :
Elo : Merci beaucoup d'avoir lu mes deux premiers chapitres, j'espère que cette histoire part toujours bien après ce nouveau chapitre ;) Gros bisouus !
A très vite j'espère pour la suite, si ça vous tente bien sûr.
Et uniquement si vous m'sucez la queue ! \o/
Koibi~
