Titre : Tome II - Cerridwen Snape et l'Héritier de Slytherin.
Rating : K+.
Pairing : Aucun.
Warning : Léger langage vulgaire, purisme, angoisse.
Summary : Cerridwen fait sa deuxième année à Hogwarts, mais celle-ci sera bien différente de la précédente, car l'Héritier de Slytherin fait soudainement parler de lui. Sauf qu'il ne le fait que pour une raison; purifier le collège sorcier des Mudbloods...
Disclaimer : Cerridwen et d'autres OCs secondaires sont à moi. Le reste n'est qu'à JKR.
Personnage(s) : Severus Snape || Cerridwen Snape || Le Baron Sanglant || Daphne Greengrass || Miss Norris || Argus Filch || Pomona Sprout || Pansy Parkinson || Blaise Zabini || Gregory Goyle. Mention de Oliver Wood || Nick Quasi-Sans-Tête || Sir Patrick Delaney-Podmore || Vincent Crabbe || Harry Potter || Ron Weasley || Hermione Granger || Poppy Pomfrey || Thetys Greengrass || Oliver Snape || Tobias Snape || Narcissa Malfoy.
M/A : Vous voulez apprendre quelque chose? Après ma page blanche pour le chapitre trois, j'ai terminé le quatrième en à peine deux jours! Je suis donc à trois chapitres écrits en une semaine! Enfin... si je termine celui-ci d'ici dimanche. Sinon... pas grave! Ça me fait juste penser que je devrais peut-être penser à m'acheter le quatrième tome.
Dans tous les cas, je vous annonce que l'action commence dans ce chapitre! De toute façon, vu le titre du chapitre, vous vous en doutiez, non?
Je remercies d'ailleurs Zeugma412, Karozthor the Necromangus, noor13 et mangas-addict pour avoir mis en favori/mis en suivi/commenté.
Je vous souhaite une bonne lecture! On se retrouve en bas!
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Traduction anglais/français
Miss Noris = Miss Teigne.
Argus Filch = Argus Rusard.
Pomona Sprout = Pomona Chourave.
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Tome II - Cerridwen Snape et l'Héritier de Slytherin
Chapitre cinq : L'Héritier de Slytherin
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24 octobre 1992
Accoudée à une fenêtre, Cerridwen observe la pluie torrentielle tombant sur la région. Les gouttes d'eau s'échouent sur la vitre avec fracas, comme des morceaux de verre sur de la pierre, et brouille tout ce qui, en temps normal, est visible depuis cette fenêtre. Mais la jeune sorcière ne bouge pas, fixant sans bouger le mauvais temps qui dure depuis bientôt un mois.
Elle aurait pu rester avec ses camarades de promotion, dans la salle commune des Slytherins, mais elle aurait dû supporter Draco, et ça, en ce moment, c'est impossible. Car contrairement à ce qu'elle avait prévu, son cousin n'a absolument pas compris sa leçon. Dès que les effets de la Goutte Baillon ont disparus, il a repris ses mauvaises habitudes, même si désormais il se retient d'utiliser « Mudblood » en public. Pour lui, c'était Granger la coupable -même si personne, chez les Vert et Argent, n'a vu la Lionne s'approcher de leur table au moment des faits.
Pour la première fois depuis un temps indéfini, peut-être une heure, la Serpent laisse échapper un soupir exaspéré. À chaque fois que le blond utilise « Mudblood », ce qui arrive très souvent, elle a envie de lui hurler d'arrêter, de se taire. Mais elle se retient -de peine et de misère, cependant.
S'il savait... Mais personne ne doit le savoir, songe-t-elle, déprimée -et pas à cause de la pluie.
Son regard est alors attiré par des tâches d'un rouge détrempé, qui se dirigent vers le château. Pendant quelques secondes, Cerridwen se demande ce que c'est, avant de se souvenir que l'équipe de Quidditch des Gryffindors est sortie s'entraîner ce matin, malgré la température mauvaise des derniers jours. Leur capitaine est visiblement déterminé à gagner la Coupe de Quidditch, au point d'ignorer les contraintes de la météo.
« Vous semblez soucieuse, gente dame, fait la voix de basse du Baron Sanglant, le fantôme de leur maison. Surprise, Cerridwen tourne la tête, pour voir le spectre à quelques centimètres d'elle.
-Oh, bon après-midi Baron, le salue-t-elle. Quel bon vent vous emmène?
-Rien, si ce n'est que je fuis Sir Nicholas, réponds dans un soupir à glacer le sang l'ancien noble. La Slytherin fronce les sourcils. Sir Nicholas?
-Vous parlez du fantôme des Gryffindors?
-En effet. Il est déterminé à organiser une soirée pour son cinq centième anniversaire de mort, confirme avec aigreur le Baron Sanglant.
-Anniversaire de mort? , répète Cerridwen. Est-ce courant, parmi les fantômes?
-Pas le moins du monde! , s'écrie le fantôme. Il ne le fait que parce que Sir Delaney-Podmore a refusé de le faire rentrer dans le club des Chasseurs sans Tête!
-Les lions sont le signe de l'orgueil, compatit-elle. Une fois qu'on oublie ses vêtements couverts de sang et ses chaînes, le Baron Sanglant se révèle être quelqu'un d'assez agréable à cotôyer, bien qu'il soit parfois aigri et très tourmenté. Et bien que les élèves sous son égide l'apprécient et n'hésitent pas à lui demander de l'aide, seul Cerridwen prends la peine de converser avec lui.
-Si j'étais vous, reprends-t-il d'une voix plus calme, je resterais loin de cette aile pendant quelques temps. Il pourrait vous inviter à cette soirée des plus inconvenantes et il sera fort regrettable de vous faire manquer le banquet de Samhuinn.
-Merci de votre attention, Baron, remercie la Vert et Argent.
-D'ailleurs... n'est-ce pas l'heure de votre rendez-vous hebomadaire avec monsieur votre oncle?
-Déjà? , s'étonne-t-elle.
-Il me semble. Me permettez-vous de vous donner un conseil?
-Lequel?
-Avant de rejoindre le Grand Hall, prenez la première porte à votre droite, indique le fantôme. Derrière se trouve un escalier qui vous emmèneras directement dans les cachots. Vous retrouverez vite votre chemin à partir de là.
-Je vous remercies de nouveau, monsieur le Baron.
-Rien n'est plus naturel que d'aider une gente dame de ma Maison. », déclare humblement le spectre. Il soulève son chapeau et la salue, puis s'éloigne. La jeune sorcière attends qu'il ait disparu de son champ de vision pour partir en sens inverse.
Qu'est-ce qu'elle a hâte d'utiliser ce passage secret!
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31 octobre 1992
Tout élève de Hogwarts qui se respecte a hâte à certains évènements spécifiques; les matchs Gryffindor/Slytherin, les vacances d'hiver... et les banquets. Dans le collège anglais, il y en a trois -celui de la rentrée, celui de fin d'année et celui de Samhuinn, ou Halloween comme disent les Nés-moldus. L'an dernier, à cause d'un troll - et pas au sens figuré -, le festin de la Fête des Morts avait été reporté, ce qui avait décu tous les élèves, et en particulier les Premières Années de l'époque.
Mais cette année, aucun troll à signaler -si on occulte les garçons, bien sûr. Même si les festivités se rapprochent d'avantage des Moldus que des sorciers, la soirée est franchement agréable. Et jamais Cerridwen n'a vu autant de friandises, pas même l'an dernier. À croire que les elfes de maison se sont surpassés pour faire oublier le Samhuinn précédent! Elle s'est amusée comme jamais, que ce soit à faire des concours de Dragées Surprises avec Vincent et Daphne (curieusement, l'Héritier des Crabbe est très chanceux), à se goinfrer de Patacitrouilles ou à rire des pitreries de Blaise avec des Couinesouris en sucre.
« Je ne t'ai jamais vu sourire autant, commente Draco, lorsqu'ils quittent la Grande Salle pour rejoindre leur salle commune.
-Parfois il est bon de se laisser aller. », réponds la Serpent, en ramenant une boucle derrière son oreille, lorsqu'un brouhaha horrifié se fait entendre en provenance du couloir permettant aux Ravenclaws et aux Gryffindors de rejoindre leurs tours. Étonnées, les deux autres maisons, toutes deux situées dans les cachots[1], s'arrêtent un instant, avant de se précipiter vers la source du boucan de plus en plus étouffé.
Ils arrivent ainsi à un couloir sûrement désert il y a maintenant quelques minutes et qui, désormais, grouille d'élèves encerclant quelque chose. Draco lui saisit machinalement la manche de sa robe et l'entraîne vers le premier, se frayant un chemin à travers les Slytherins, les Hufflepuffs et les Aigles. Et lorsqu'ils arrivent là où il le veut, Cerridwen sent l'air quitter ses poumons.
Accroché à une torchère par la queue, aussi raide qu'une statue, se trouve Miss Norris, l'horrible chatte du concierge. Ses yeux rouges grands ouverts sont fixés sur un point invisible. Et au-dessus, en lettres brillantes et d'un rouge poisseux, est écrit;
LA CHAMBRE DES SECRETS A ÉTÉ OUVERTE.
ENNEMIS DE L'HÉRITIER, PRENEZ-GARDE.
« Ennemis de l'Héritier, prenez-garde! Bientôt, ce sera le tour des Mudbloods! , s'écrie le blond. Le silence des élèves rends sa voix plus forte, alors que son visage se fends d'un sourire arrogant. À ces paroles, Cerridwen a l'impression que son coeur cesse de battre. Et la seconde d'après, son coeur se remets à pomper, mais trop vite -elle a presque l'impression qu'il va sauter hors de sa cage thoracique. Ses doigts tremblent, et elle porte ses mains glacées et frissonnantes à sa poitrine, soudainement étouffée et nauséeuse.
-Qu'est-ce qui se passe, ici? , ordonne la voix du concierge. Il est si loin..., songe-t-elle, alors que le Squib se faufile à son tour parmi les élèves.
-Ma chatte! Ma chatte! Qu'est-il arrivé à ma chatte? », gueule Filch, les yeux presque sortis des orbites, avant de se tourner vers les trois élèves se tenant tout près de l'horrible scène. Distraitement, la Vert et Argent s'aperçoit qu'il s'agit de Harry, de la Je-Sais-Tout et de Weasley sixième du nom. Le pourquoi du comment, elle s'en moque. Même quand le concierge s'avance vers le Lion aux yeux verts en l'accusant d'avoir tuer son familier et en le menaçant de mort, elle n'arrive pas à se concentrer sur ce qui se passe; les mots de Draco tournent dans sa tête, revenant avec plus de force à chaque fois.
Bientôt, ce sera le tour des Mudbloods... L'Héritier va tous nous tuer... Je vais finir comme Miss Norris...
« Allez dans vos dortoirs! Immédiatement! , retentit la voix d'un professeur, probablement celle de Sprout. De nouveau, comme trop souvent, elle sent la main de son cousin prendre la sienne et la guider. Elle ne prête aucune attention à ce qui se passe autour d'elle; les voix de la Cour des Serpents lui viennent étouffées, entre chaque battement de coeur.
-Draco, Cerridwen a l'air bizarre... », fait Pansy.
Boum. Boum.
« Elle a l'air malade. », ajoute Blaise.
Boum. Boum.
« Elle doit pas avoir l'habitude de manger autant de sucre. », commente Gregory.
Boum. Boum.
« Je vais l'emmener à l'infirmerie, déclare Daphne. Madame Pomfrey va sûrement avoir un truc pour les indigestions. Vous le direz au professeur Snape, s'il vient à la salle commune. »
Boum. Boum. Boum.
La main légèrement rêche du blond est remplacé par une autre, plus délicate et plus douce, qui la tire doucement, alors qu'une autre se pose sur une de ses épaules. Si Cerridwen n'était pas autant déconnecté du monde présent, elle aurait pu remarquer qu'au lieu de l'aile hospitalière du château, la Slytherin l'entraînait vers les profondeurs des cachots, vers le bureau de leur directeur de Maison. Mais son esprit est trop loin pour faire la moindre remarque, trop angoissé par celle de l'Héritier Malfoy.
Elle entends vaguement sa compagne de dortoir ouvrir une porte, puis celle-ci la force à s'asseoir -sur le plancher? Sur une chaise? Qu'importe! -, avant de se mettre à fouiller dans ce qui doit être des armoires et des tiroirs.
« Où est-ce qu'il mets ça...? , entends-t-elle marmonner. Un Maître des Potions, ça cache bien ce genre de potions dans son bureau! Ah, en voilà une! »
On lui colle le goulot d'une fiole contre les lèvres, et par réflexe Cerridwen avale la potion, manquant une seconde de s'étouffer avec. Rapidement, les effets commencent à se faire ressentir; elle sent son coeur revenir à un rythme normal, ses pensées s'apaisent et s'éclaircissent.
Potion calmante...? , identifie-t-elle vaguement, avant de relever les yeux, pour s'apercevoir qu'elle est dans le bureau de son oncle, sans trop savoir pourquoi et comment, assise à même le plancher.
« Ça va mieux? , lui demande Daphne. Surprise, la jeune sorcière se retourne, pour fixer l'Héritière Greengrass.
-Qu'est-ce...
-Tu as fait une crise de panique, raconte la Slytherin. Ma tante Thetys en fait souvent, alors j'ai l'habitude. Je t'ai emmené au bureau de Snape, car je sais que les Maîtres de Potions se stressent facilement et gardent une ou deux fioles de potion calmante avec eux.
-... Merci, souffle Cerridwen, véritablement touchée. Elle sent parfaitement sa camarade sincère, sans arrière-pensée. Et que quelqu'un ait simplement pensé à lui faire prendre ce remède est incroyable; Draco n'aurait rien remarqué, ses deux gorilles non plus, et les autres... Elle préfère ne pas y penser.
-Pas de quoi. Tu peux me dire pourquoi tu as paniqué autant? , demande la brune, en s'assoyant à côté d'elle. Cerridwen hésite; elle ramène ses genoux contre sa poitrine, qu'elle entoure de ses bras. Doit-elle le lui dire? Les Greengrass ne sont pas aussi extrêmes que les Malfoy, ils sont assez modérés... et Daphne semble se passionner pour le monde moldu, de ce qu'elle a pût voir.
-Je ne dirais rien, je te le promets.
-J'ai des doutes, réplique-t-elle doucement.
-Et si je le jure? , continue la Serpent.
-... Pourquoi? , s'enquit Cerridwen, ne sachant pas quoi dire d'autre. Jurer, c'est invoquer la Magie; ce n'est pas comme un Serment inviolable, mais pas loin.
-Car la raison qui t'a fait paniquer est clairement un des nombreux secrets des Snape, et il est préférable de le garder si je ne veux pas être empoissonné, s'explique Daphne, très sérieuse. Cerridwen reste silencieuse quelques secondes, réfléchissant à la situation.
-Jure-le. »
Sans même le voir, la brune sait que sa camarade de dortoir sourit. Elle lui tends alors une main.
« Je jure de garder ton secret. »
Une douce vague de chaleur, identique à celle qui les ont parcourues quand elles ont trouvées leur baguette, les traverse. Aussitôt, la nièce de la Terreur des Cachots serre la main de sa désormais confidente. Elles se relâchent, plus calmes. Cerridwen ferme les yeux, respire un bon coup, puis chuchote, sans la regarder;
« Mon père... n'est pas un sorcier, avoue-t-elle.
-C'est un Squib? , demande doucement Daphne, comprenant que le sujet est délicat.
-Non plus.
-... Je suis perdue.
-Qu'est-ce qui n'est pas sorcier?
-... Est-ce que tu es en train de dire... que ton père est un Moldu? C'est impossible! , s'écrie-t-elle. Le professeur Snape est Sang-mêlé, non? C'est ce que dit Père.
-Lui l'est, mais pas mon père, explique Cerridwen. Il n'a pas une goutte de magie dans les veines. Et il la déteste.
-... Alors... tu es une...
-Une Née-moldue, oui... »
Un lourd silence s'installe entre les deux jeunes sorcières. Cerridwen prends une seconde respiration, soudainement plus légère. Avant cette horrible soirée, personne sauf son oncle n'était au courant de son véritable Statut de Sang. Les Malfoy n'auraient jamais accepté qu'une fille de Moldus, même si elle était la nièce de leur grand ami, fréquente d'une façon ou d'une autre leur fils héritier. Et de toute façon, Severus a toujours fait croire à tout le monde que son frère avait fait ses études à Durmstrang, puis avait fui et renié le Monde Magique durant la Guerre. Personne ne savait que Oliver Snape était en fait un Moldu -le pire des Moldus, mais il avait eu un bon modèle durant son enfance en la personne de grand-père Tobias. Mieux vaut parfois vivre dans le mensonge que dans la vérité, dit-on.
Soudain, Daphne éclate de rire.
« Qu'est-ce qu'il y a?
-Tu te rends compte que tu es la première Née-moldue à Slytherin depuis... depuis soixante ans, au moins? , s'essoufle l'Héritière Greengrass, incapable de ne pas rire.
-Si...
-Et que tu es la première Née-Moldue de l'histoire magique britannique à connaître parfaitement les préceptes de la bonne société sorcière?
-... Maintenant que tu le dis, c'est vrai... », réalise-t-elle. Narcissa lui a bien appris comment se comporter en société, elle lui a enseigné les rouages de la mondanité... Elle lui a montré comment être une Sang-pure, au sens moderne du terme. Elles se regardent, puis se mettent à rire. Toute la tension de l'agression de l'horrible Miss Norris a disparue, remplacée par le soulagement d'avoir révélé son secret à quelqu'un.
Tu va devoir la garder près de toi, maintenant..., lui souffle alors une voix sifflante comme celle d'un serpent dans son esprit -sa partie slytherin, sûrement. Et à son grand malheur, la brune sait que cette voix a raison. Daphne a beau avoir juré, rien ne dit qu'elle ne se servira pas de cette information pour se jouer d'elle. Mieux vaut avoir des amis que des ennemis, disent les moldus. Et pour une fois, elle va les écouter.
« Qu'est-ce que vous faites ici? »
En entendant la voix du Maître des Potions, les deux Vert et Argent se retournent, pour s'apercevoir qu'entre-temps, leur directeur de maison est revenu, se tenant sur le seuil de son bureau, les fixant avec un mélange d'étonnement et de colère. Dès qu'elle le voit, sa nièce se relève et se précipite vers lui, s'accrochant à ses robes épaisses de potionniste, y enfouissant même son visage. L'odeur âcreuse des ingrédients de potions se mêle à celle humide des cachots, la réconfortant mieux qu'un Philtre de Paix. Perplexe, son oncle reste quelques secondes immobiles, avant de l'enlacer, ignorant le regard amusé de Daphne.
« Que faites-vous hors du dortoir? , demande-t-il en sa direction, ce qui la surprends.
-Cerridwen a fait une crise de panique, et votre bureau m'a semblé plus approprié que l'infirmerie, explique la Deuxième Année, pas plus gênée que ça.
-Pour quelle raison? , s'inquiète Severus.
-Draco a dit que bientôt, ce sera le tour des Nés-moldus. »
Il la dévisage, et Daphne soutient sans mal le regard froid et réprobateur de l'ex-Death Eater. Ils échangent un regard, puis poliment, elle hoche légèrement la tête.
Oui, je suis au courant. Et je ne dirais rien, disent les yeux noisettes. Ce qui, étrangement, le rassure.
« Cinq points pour avoir aidé une camarade, miss Greengrass, dit la Terreur des Cachots, en repoussant doucement Cerridwen. Maintenant, retournez à la salle commune. Profitez-en, Filch est sûrement en train de pleurer son familier.
-Au fait, que lui est-il arrivé, professeur? , s'enquit Daphne.
-Elle a été pétrifié, mais par quoi, nous l'ignorons encore, réponds le Maîte des Potions. Et gardez cela pour vous; les élèves ne sont sensés le savoir.
-Si c'est un secret, alors tout Hogwarts est au courant[2], réplique calmement Cerridwen. Sa pique fait sourire Severus; sa nièce est de retour, à son plus grand bonheur. Il préfère de loin la Cerridwen silencieuse mais vivante à la fillette amorphe et quasi-traumatisée qu'il a « hérité », presque dix ans plus tôt. D'un geste de la main, il les invite à sortir, et les jeunes étudiantes obéissent aussitôt. Il ferme la porte derrière elles, les laissant sans regret seules dans les couloirs sombres des cachots.
-... Il t'aime beaucoup, je crois, déclare Daphne, en fixant d'un oeil éberlué la porte sèchement refermée.
-En effet, confirme-t-elle, un petit sourire au coin des lèvres. Elles se regardent de nouveau, puis se sourient.
-Mieux vaut rejoindre les autres. On ne craint peut-être pas Filch, mais les préfèts, par contre...
-Je vous suis, chère amie. », se moque Cerridwen, en désignant d'un grand geste théâtral des bras le chemin. L'aînée des Greengrass cache son rire sous sa main, puis prends la direction indiquée par sa camarade. Celle-ci s'empresses de la suivre.
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[1] La salle commune des Hufflepuffs est situé tout juste à côté des cuisines.
[2] C'est ce que dit Dumbledore à Harry, à la fin du premier film.
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M/A : Et... j'ai réussi mon pari! Trois chapitres en une semaine! I'm the best! Ça rattrape mes deux mois de retard suite à ma page blanche et mon insatisfaction naturelle. Car je suis une perfectionnisme, en ce qui a trait à mes histoires. Je suis toujours en train de vérifier si les faits concordent avec ma chronologie, si j'ai pas fait de fautes de frappe (car c'est surtout ce genre de fautes que je fais. Je lis depuis l'âge de trois ans, donc les règles de français sont inscrites dans ma tête...)... Bref, vous voyez le topo?
J'ai écrit ce chapitre en écoutant les trames sonores ET les Let's Play de Siphano sur les jeux American McGee's Alice et Alice : Retour au Pays de la Folie. Ce sont les jeux vidéo les plus géniaux que j'ai vu de ma vie! Ces trames sonores sont magnifiques, horrifiantes et angoissantes à souhait, et les décors sont à couper le souffle, surtout pour le Pays de la Folie! J'adore le mélange horreur/Alice au pays des merveilles. C'est pas pour rien que Aliss de Patrick Sénécal (dont une pièce de théâtre va être faite en France!) est mon roman préféré, après Geisha de Arthur Golden. Et que malgré ma certaine répulsion des YouTubeurs (dixit la fan du ChefOtaku...), je ne me lasses pas d'écouter les Let's Play de Siphano sur ces jeux...
Bref! Mettons de côté Alice et revenons à Harry! Ce chapitre vous a-t-il plût? Perso', j'avais hâte de l'écrire. J'ai l'impression aussi d'avoir étiré la fin, mais bon... Ça arrive, non?
J'espères quand même que ça vous a plu, j'ai hâte d'avoir vos commentaires et je vous dis à la prochaine!
