Hermione avait rendez-vous avec Ginny pour une journée de magasinage entre fille. Après avoir déambulé dans toutes sortes de boutiques, principalement des magasins d'articles pour bébé, les deux amies décidèrent de prendre une petite pause dans un salon de thé.
-As-tu réussi à l'annoncer à tout le monde de ta famille?
-Ma mère s'en est chargée qu'est-ce que tu crois, lui répondit Ginny.
-Tu emménages officiellement chez Harry quand au juste?
-À la fin de la semaine. Je dois repartir pour Holyhead demain pour régler les derniers détails de ma retraite anticipée. Ça me fait encore un peu bizarre de lâcher l'équipe au beau milieu de la saison, mais le médecin m'a prévenu qu'il valait mieux que j'évite de prendre des risques inutiles.
-As-tu commencé à réfléchir à ce que tu voulais faire, je veux dire, à ta réorientation de carrière?
-Il parait qu'un poste s'est libéré au département des jeux et des sports. Je crois que je vais postuler dessus. Je n'en suis qu'à trois mois de grossesse après tout, alors je suis encore en état de travailler, expliqua Ginny.
-C'est une excellente idée. J'avoue que tu trouverais le temps long si tu devais attendre à la maison à ne rien faire!
-Parlant de ne rien faire, comment se passe tes vacances. Ron m'a dit que tu étais devenu ami avec Malefoy. Pourtant au dîner chez sa tante, j'ai plutôt eu l'impression qu'il t'ignorait, lui dit Ginny.
-C'est plutôt moi qui l'ignorait. Je n'avais pas envie qu'on se fasse de fausses idées à propos de nous tu comprends!
-Pourquoi as-tu si peur de ce que les gens pourraient penser? Je sais ce qui s'est déjà passé entre vous durant l'été. Te connaissant, j'imagine que ta relation avec lui n'est pas tout à fait aussi platonique que Ron semble le croire…
-C'est vrai, ça m'arrive encore de m'envoyer en l'air avec lui, mais il y a peu de gens qui le savent et surtout pas Ron. Il a déjà du mal à accepter qu'il soit simplement mon ami!
-Mon frère a toujours été très protecteur, ça ne date pas d'hier.
-Je sais, mais étrangement ça ne me dérange plus autant qu'avant. Je pense même que c'est rassurant de savoir qu'il y a quelqu'un prêt à nous défendre en cas de besoin, déclara Hermione.
-Sauf qu'il essaie plus souvent de nous défendre quand on n'en a pas besoin! J'aime bien avoir ses conseil parfois, mais lorsqu'il devient émotif, vaut mieux ne pas l'écouter!
Les deux amies éclatèrent de rire. Elle passèrent ensuite un long moment à se raconter des anecdotes à propos de Ron, surtout celles en rapport avec sa personnalité de père poule. Le jeune homme avait toujours reproché à sa mère de trop le surveiller, mais la vérité c'était qu'il avait hérité lui aussi de cette qualité ou de ce défaut. C'était probablement pour cela qu'il le reprochait autant à sa mère.
Ginny raconta ensuite à Hermione en détail le déroulement de sa réconciliation avec Harry. Elle lui confia aussi que depuis leur réconciliation, le jeune homme était devenu encore plus attentionné envers elle. Elle se sentait comme la chose la plus précieuse au monde, mais il ne la traitait pas non plus comme une enfant. Elle s'était d'ailleurs très vite rendu compte qu'elle avait perdu beaucoup d'années très précieuses loin de lui à vivre une vie d'indépendance.
-Peut-être que tu n'en profiterais pas autant aujourd'hui si tu n'avais pas vécu de cette façon. Parfois il faut vivre certaines expériences pour mieux en apprécier d'autres.
-Je peux te confier quelque chose que je n'ai jamais dit à personne, lui dit Ginny avec son air des plus sérieux.
-Tu peux me faire confiance, tu sais que je ne répéterai jamais.
-Quand Ron et toi vous êtes séparés il y a trois ans, Harry et moi avons pris une sorte de pause si tu vois ce que je veux dire…
-Je ne suis pas certaine de bien comprendre.
-À l'époque je venais d'être rappelée par l'équipe et j'ai eu un peu de mal à m'intégrer au début surtout parce que je refusais de suivre les filles dans les fêtes où elles se rendaient. Ron avait confié à Harry que les problèmes entre vous avaient commencé parce qu'il ne se sentait pas libre de vivre comme il le voulait, qu'il étouffait… De peur de me perdre, Harry avait décidé de me « rendre ma liberté ». Il m'avait dit qu'il m'aimait, qu'il m'attendrait, mais qu'il voulait que je vive des expériences, que je me sente libre. Au début, je trouvais cela absurde, mais une part de moi se posait tout de même la question. Je veux dire… J'ai embrassé plusieurs garçons dans ma vie, mais je n'avais jamais eu de rapports sexuelle avec personne d'autre que Harry…
-Tu veux dire qu'il t'a laissé aller t'envoyer en l'air avec d'autres hommes, lui demanda Hermione avec un ton de surprise.
-En quelque sorte. J'ai alors commencé à aller en boîte avec des filles de l'équipe et à flirter ouvertement avec d'autres hommes. Un soir, alors que j'avais bu, j'en ai entraîné un jusque dans ma chambre. J'ai été assez loin avec lui, mais je n'ai jamais pu me rendre jusqu'au bout. Je sais que toi tu arrives à avoir une vie sexuelle libre de sentiments, mais je me suis rendue compte que pour moi, c'était inconcevable. Ce soir là, je suis allée retrouver Harry et je lui ai tout raconté.
-Comment il a réagit.
-Plutôt bien à vrai dire… Nous avons fait l'amour à nous en épuiser. Je crois que c'est à partir de ce moment que j'ai compris que je n'en voudrais jamais un autre…
-Il a été voir ailleurs lui aussi, lui demanda ensuite Hermione.
-Non, il m'a dit qu'il n'en voyait pas l'intérêt. En dehors de Cho Chang avec qui il a échangé qu'un seul malheureux baisé, je suis la seule autre fille à avoir été aussi proche de lui physiquement. Je crois que c'est pour cela que je ne t'en ai pas voulu de l'avoir embrassé l'été dernier…
-Je ne suis pas certaine de bien comprendre.
-Je sais que tu es comme une sœur pour lui, mais il y a toujours eu une partie de moi qui avait un doute à propos de votre relation à tous les deux. Le fait qu'il t'ai repoussé me prouve hors de tout doute qu'il n'y a rien de plus entre vous que ce que vous avez toujours prétendu.
-Pourquoi ne jamais m'avoir dit tout cela?
-Je crois que j'avais peur de te donner l'idée de t'essayer avec lui si je te le disais…
-Sérieusement?!
-Comprend-moi, tu t'envoyais en l'air avec tout ce qui bouge et Harry, à la différence de ces autres garçons que tu fréquentais, lui il te respectait, déclara Ginny.
-Je n'ai jamais ressenti rien de tel pour Harry. Je sais que de te dire ça aujourd'hui après que j'ai essayé de l'embrasser sonne un peu faux, mais je crois que moi aussi, quelque part, j'avais besoin de clarifier cela dans ma tête!
Le choc de la révélation de Ginny passa rapidement. Hermione arrivait à prendre assez de recul pour comprendre ce que son amie avait pu ressentir, même si elle aurait aimé qu'elle lui en parle bien avant. Elle devait se dire qu'au fond, personne ne savait réellement ce qui avait pu se passer entre eux alors que Ron les avaient abandonnés durant la chasse aux horcruxes.
Les deux amies terminèrent finalement leur journée de magasinage dans le rire et la légèreté. La vie de Ginny Weasley prenait un tournant et elle avait enfin réussi à révéler un lourd secret qu'elle cachait à celle qu'elle avait toujours pourtant considéré comme sa meilleure amie. Cette barrière tombée, Hermione sentait son amie encore plus ouverte avec elle qu'avant, même un peu trop parfois face à certain détail de son intimité qu'elle ne désirait pas vraiment connaître.
Hermione, de son côté, lui cachait encore certaines choses, surtout à propos de ses rapprochements avec Malefoy. Comme elle n'arrivait même pas à s'admettre à elle-même la nature exacte de ses sentiments envers lui, il lui était donc impossible de les révéler à son amie sans se forcer à se l'avouer.
Depuis qu'elle avait compris que Drago s'était véritablement attaché à elle, elle n'avait cessé de penser à lui. Elle avait passé les deux nuits précédentes à retourner le problème dans sa tête, à se remémorer tous les moments qu'ils avaient passés ensemble pour en arriver à la simple conclusion que tout était beaucoup trop compliqué pour qu'elle s'engage dans quoi que ce soit avec lui!
En parler avec Ginny ou avec Harry pourrait peut-être l'aider à y voir plus clair, mais elle avait trop peur. Ils étaient les deux personnes, en dehors de Drago évidemment, à véritablement bien la connaître. Ils risquaient de lui dire des choses qu'elle était loin d'être prête à entendre!
Un coeur qui a déjà été brisé, pouvait-il entièrement guérir au point d'arriver de nouveau à aimer normalement et sans crainte? Hermione en doutait, elle qui pourtant avait été si romantique à une certaine époque. Peut-être avait-elle vu trop de choses mauvaises, trop de gens mauvais pour y croire encore.
Même si Drago avait des sentiments pour elle, ça ne signifiait pas qu'il était prêt à le lui avouer plus clairement ou à bâtir quelque chose de plus solide avec elle. Il avait beaucoup souffert lui aussi de son côté et son cœur avait été brisé et trahi, tout comme le sien…
Drago Malefoy venait de recevoir un hibou de Maya, sa collègue du programme de recherche. Il avait attendu cette lettre avec impatience durant les derniers jours. Il respira un bon coup et lu enfin le contenue du message de son amie.
Cher Drago, J'ai fait les derniers tests de la solution que tu as proposé pour stabiliser le champignon volcanique et je suis arrivée à la même conclusion que toi. Je sais que j'aurais dû t'en parler d'abord, mais j'ai envoyé une fiole de notre formule au département des mélanges du ministère et ils nous ont donné rendez-vous dans deux jours pour la présenter officiellement devant leur division de recherche au grand complet.
Je sais que tu es du genre timide et réservé, mais je tiens absolument à ce que ce soit toi qui présente notre projet. Même si nous avons travaillé beaucoup en équipe tous les deux sur l'élaboration de cette formule, je sais que c'est toi qui en bout de ligne, as trouvé la solution au problème et je crois que tu mérites de recevoir les éloges qui te reviennent.
Enfin bref, écris-moi si tu veux qu'on se retrouve pour peaufiner notre présentation.
Ta collègue et amie Maya.
Drago n'en revenait pas. Il avait enfin réussi à résoudre un problème qui était considéré par les gens du ministère eux-mêmes comme étant impossible à solutionner. Lui, un simple étudiant de première année de potion, avait réussi là où des gens d'expériences avaient échoués. Il avait presque du mal à y croire.
Il aurait dû être fâché contre Maya de ne pas l'avoir consulté avant de faire part de leur découverte, mais il savait au fond de lui, qu'il n'aurait pas eu le courage de le faire lui-même de peur que sa demande ne soit rejeter uniquement parce que son nom aurait été en tête de la lettre. Il doutait même qu'il soit bien vue que ce soit lui qui fasse la présentation, craignant le jugements des autres et le rejet systématique de son idée qui devait probablement à leur yeux, n'être qu'une ruse de Mangemort!
Il décida tout de même de prendre son courage à deux mains et d'accepter de présenter le projet, mais il savait qu'il aurait besoin de l'aide de Maya pour y arriver. Il lui demanda donc de la rejoindre chez lui pour qu'ils puissent travailler ensemble sur la présentation.
-Ta maison est assez impressionnante, lui dit Maya en arrivant sur place.
-Moins qu'avant, répondit Drago.
-Tu pensais que je ne voudrais pas venir chez toi j'imagine?
-Je sais que cette maison fait peur à beaucoup de gens de notre communauté. Même si tu n'es pas native d'ici, je sais que tu es au courrant de tout ce qui s'y est passé et du rôle qu'a joué ma famille durant la guerre.
-C'est vrai, je connais ton nom, mais je sais aussi que ta mère et même toi avez aidé Harry Potter à la fin, au moment où il en avait le plus besoin. C'est facile de dire que vous avez retourné votre veste parce que vous aviez senti que vous alliez perdre en restant du côté de Voldemert, mais ça n'a jamais été mon opinion et je tenais à ce que tu le saches, dit Maya en le regardant droit dans les yeux.
-Merci pour la confiance que tu m'accordes. J'avoue que c'est assez rare.
-Bon, où on s'installe pour travailler?
-La bibliothèque me semble le meilleur endroit.
-Alors, allons-y!
Les deux amis travaillèrent quelques heures sur leur présentation, révisant chaque détail avec beaucoup de minutie. Tout en travaillant, Maya lui raconta comment elle avait passé son réveillon. La jeune femme avait toujours du mal à affronter sa famille à cause de son orientation sexuelle controversée. Le fait qu'elle aime les femmes faisait en sorte que certaines personnes de sa famille l'avaient renié, dont sa sœur aînée. Drago avait fait rapidement le lien avec sa propre famille et il décida même de lui raconter l'histoire entre sa mère et sa sœur et leurs divergences d'opinion à propos des mariages de sangs.
-J'espère pour toi qu'elle ne pense plus de la même façon, dit Maya après avoir écouté son récit avec attention.
-Ma mère est plus ouverte maintenant et elle s'est même réconcilier avec sa sœur il y a peu de temps.
-Ça veut dire que tu es libre d'épouser n'importe qui, même une fille au sang jugé impur par tes ancêtres.
-Je crois qu'en dehors de mon père, il n'y a plus beaucoup de gens qui adoptent encore ces vieilles croyances de sang. Surtout depuis qu'il a été rendu publique que Voldemort était le fils d'un moldu!
-Si le sang n'a plus d'importance, alors pourquoi tu ne sors pas officiellement avec Hermione Granger, lui demanda Maya sans détour.
-Je ne comprends pas?
-Je sais que tu prétends qu'elle n'est qu'une amie pour toi, mais je crois qu'il y a plus entre vous. Premièrement, rien qu'a vous regarder, ça saute aux yeux. En plus, moi je sais que vous couchez ensemble… Le soir de ton initiation au bal en blanc, j'étais présente. J'étais en charge de vous surveiller, de m'assurer que la potion ne te faisait pas faire des choses qui tu aurais regretté. Je vous ai vu vous rapprocher sur la piste de danse et je t'ai vu aussi l'embrasser dans le petit coin sombre un peu reculé de la pièce un peu avant votre départ. Je dois avouer qu'elle a de très jolis seins…
-Hey!
-Quoi! Pour une fois que je peux parler de ça avec quelqu'un! Bref, j'ai vu comment tu la regardais et j'ai compris qu'il y a bien plus que juste du sexe ou de l'amitié entre vous et je crois que c'est pour cela que tu ne remarques pas toutes ces filles qui te regardent quand tu déambules sur le campus!
-Même si ce que tu crois avoir vu entre nous te semble plus, je ne suis pas certain qu'un avenir soit possible entre elle et moi, dit Drago avec un ton un peu plus froid.
-Pourquoi cela?
-Parce que son passé, ses choix, son type de fréquentation, tout ce qu'elle était à toujours été à l'opposé de qui j'étais.
-Pourquoi attaches-tu encore autant d'importance à ton passé ou même au sien?
-Parce que pour elle c'est encore important et que même quand j'ai essayé de fuir le mien, j'ai très vite compris qu'il allait toujours faire partie de moi.
-Et tu crois que c'est suffisant pour l'empêcher de tomber amoureuse de toi?
-Ça et le fait qu'elle refuse d'ouvrir son cœur à qui que ce soit depuis sa rupture difficile…
-Je sais qui elle fréquentait dans notre université avant toi et surtout combien y sont passé… Je l'ai beaucoup observé depuis ce fameux soir et je me suis rendue compte qu'elle ne voit plus du tout ces autres hommes. Tu as gagné en quelque sorte son exclusivité, sans même avoir eu besoin de lui demander. Selon moi, ça signifie beaucoup!
-Alors pourquoi elle me fui, dit Drago avec un ton légèrement teinté de désespoir.
-Que veux-tu dire?
Il n'était pas certain de vouloir tout lui raconter, mais en même temps, il sentait qu'il avait besoin de conseils pour y voir clair. Il décida donc de se laisser aller dans la confidence.
-Je l'ai amené chez moi il y a quelques nuits et dans un moment d'égarement, je lui ai dit quelque chose qui lui a fait peur et elle est partie. Depuis, elle ne m'a pas donné de ses nouvelles, lui expliqua Drago.
-Tu lui as dit quoi exactement?
-Que je suis fou d'elle et que je me fiche que ma mère se fasse des idées à propos de nous deux.
-Je suis fière de toi. C'est presque une proposition!
-Mais elle a fui, il n'y a pas de quoi être fière!
-Au contraire. Elle sait maintenant ce que tu attends d'elle et donc, la balle est dans son camp. Je suis certaine que tu lui manques, lui dit Maya avec un sourire sincère.
-Elle a beaucoup trop d'orgueil pour se l'avouer, je la connais trop bien!
-Vous êtes vraiment pareil tous les deux!
-Je sais et ça fait longtemps que je me tue à lui dire!
-Laisse-moi te donner un conseil alors. Ne la laisse pas te filer entre les doigts. Bats-toi pour la garder autour de toi!
-Comment, en la harcelant?
-Agit simplement comme si tout était normal entre vous. Force-là à se dévoiler en premier. Je sais exactement où on pourrait arriver à faire cela.
-Comment ça on.
-J'ai un bon plan, mais d'abord, terminons notre travail sur la potion stabilisante et ensuite, je t'explique tout!
Hermione avait reçu une lettre de l'un de ses amis de l'université qui lui dévoilait l'emplacement de l'un des rassemblements d'étudiants les plus gros du continent pour fêter la nouvelle année. Elle décida de demander à ses vieux amis de toujours de l'y accompagner afin de leur donner une chance de voir un peu comment s'amuse les étudiants de son université. Cette idée avait enthousiasmé Ginny, mais rebuté un peu Ron qui détestait toujours autant danser.
-Aller Ron, c'est un évènement qui ne se produit pas souvent, lui dit Hermione pour essayer de le convaincre.
-Je ne suis pas un bon danseur, tu le sais ça. Combien de fois je t'ai déjà marché sur les pieds?
-Ça n'a pas la moindre importance. Harry ne sait pas plus que toi comment bien bouger et il y va quand même.
-Hey, répondit Harry avec un air faussement offusqué.
-Je peux aller voir ta copine à ta place et lui demander de nous accompagner. Je suis certaine qu'elle, elle ne refusera pas et tu seras alors dans l'obligation de nous suivre sans faire d'histoire afin de pouvoir la surveiller, lui dit Ginny pour lui forcer la main.
-C'est bon, d'accord je vais y aller moi aussi, mais si je m'ennuie, je vous abandonne.
-Marché conclus!
Hermione Ron et Mandy s'étaient rendus chez Harry et Ginny pour aller se préparer pour la fête. Hermione offrit même à la fiancée de Ron de l'aider pour son maquillage et son habillement, ce qui fit plaisir à la jeune femme qui était encore un peu mal à l'aise en sa présence. Hermione en profita pour lui dire avec franchise que son histoire avec Ron appartenait bel et bien au passé et qu'elle aimerait bien qu'elle deviennent amies toutes les deux.
-Wow les filles, vous êtes super sexy, surtout toi, dit Ron en enlaçant sa copine qui venait de le rejoindre au salon.
-Alors on y va, lança Hermione d'une voix excitée malgré le léger malaise qu'elle s'était mise à ressentir parce qu'elle était la seule célibataire dans la pièce.
Le petit groupe d'ami transplanna donc jusqu'à l'endroit où avait lieu la fête. La musique était entraînante et l'ambiance générale assez festive. La décoration de la grande pièce bondée avait été créée grâce à de nombreux sorts assez spectaculaires et inusités, ce qui renforçait l'aspect magique de l'endroit.
Hermione guida ses amis jusqu'au centre de la piste de danse où ils commencèrent à s'y amuser. Tous riaient de la piètre performance de danseur de Ron dont la fiancée semblait se décoincée un peu plus avec le temps qui passait. Elle arriva même à aider Ron à avoir l'air moins maladroits dans ses mouvements, mais malgré son progrès assez visible, il manquait encore un peu de rythme.
Dans la foule, Hermione croisa beaucoup de ses connaissances de l'université et elle abandonna momentanément ses vieux amis pour aller danser un peu avec eux. Il faut dire que ça leurs permettaient ainsi de danser en couple sans qu'ils ne se sentent mal pour elle d'être toute seule.
Il était presque minuit et elle avait quelque peu perdu ses amies de vue. Elle avait accepté de danser en tête à tête avec un gars tout en muscle, un ancien joueur de l'une des équipes universitaire de qui elle avait toujours refusé de se rapprocher. Elle regrettait d'ailleurs un peu maintenant de l'avoir suivi aussi à l'écart des autres. Il devenait de plus en plus entreprenant avec elle, mais elle n'arrivait pas à le repousser de façon assez claire pour qu'il lâche prise et s'en aille.
-Tu es très sexy ce soir et pas juste ce soir… Je t'ai toujours trouvé très attirante et je suis content que les circonstances nous permettent enfin de nous rapprocher un peu, lui dit le jeune athlète d'un ton caressant.
Hermione ne savait pas quoi dire. En même temps, une partie d'elle ressentait le besoin de se faire rassurer par des bras protecteurs. Ses vieux réflexes de séductrice s'étaient d'eux même réveillés et pourtant, elle n'avait pas la moindre envie de se rapprocher de ce garçon insignifiant qui revenait sans cesse à la charge à coup de flatterie et de contacts physiques de plus en plus prolongés. Il ne lui fallut pas très longtemps pour devenir plus directe avec elle dans ses intentions…
-Ça te dirait qu'on aille visiter la salle de bain toi et moi, lui dit le jeune homme en se collant encore d'avantage à elle.
-Tu vas un peu vite en affaire, lui répondit-elle en essayant de se détacher un peu plus de lui.
-Allons, je sais qui tu aimes ce genre d'expérience imprévue et surtout je sais avec combien de gars tu as déjà fait ce genre de choses. Laisse-toi faire, je sais très bien m'y prendre. Crois-moi, tu vas adorer.
Il se mit à l'embrasser dans le coup, tout en lui caressant les fesses. Une part d'elle avait envie de se laisser aller, de s'oublier comme elle l'avait si souvent fait par le passé, mais une autre, dont la voix semble de plus en plus forte dans sa tête, ne désire qu'une chose: mettre fin à ces rapprochements non désirés. C'était cette voix qu'elle finit par écouter.
-Lâche-moi maintenant, le jeu est fini.
-Le jeu n'est jamais fini, pas tant que je n'ai pas réussi à marquer de but…
-Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans le mot non, lui dit-elle avec plus de conviction.
-Ta bouche dit non, mais ton corps dit oui. Je t'ai bien senti te frotter contre moi tout à l'heure petite allumeuse. J'ai très bien compris ton petit manège.
-Ce n'était que de la danse ni plus ni moins!
-Tu as peut-être envie que je sois plus violent avec toi, comme ce gars avec qui tu t'envois en l'air dans la bibliothèque. J'ai vu combien tu aimes quand il est brutal avec toi.
Hermione était sous le choc. Ainsi quelqu'un les avaient vue, Drago et elle, dans la bibliothèque de l'université. Sans qu'elle s'en soit vraiment rendue compte, son partenaire l'avait déjà entraînée un peu plus à l'écart et l'avait poussé contre le mur, lui relevant la jambe pour accentuer le contact de ses parties sensibles avec les siennes.
Bien que son corps réagissait instinctivement à cette caresse intime, sa tête elle, refusait de se laisser aller avec lui. Il se mit alors à lui chuchoter des choses très explicite au creux de l'oreille pour la convaincre et faire tomber ses dernières barrières défensives.
-Laisse-toi aller. Ferme les yeux. Tu n'as qu'à t'imaginer que c'est lui qui te touche, qui t'embrasse, qui te prend de cette façon…
L'image de Drago était assez forte dans sa tête pour qu'elle s'y abandonne, mais la façon dont cet homme la touchait, la texture de sa peau, son odeur, sa voix… Rien n'était comparable à ses moments passé avec son ami/amant.
Jamais auparavant elle n'avait eu de mal à ressentir des choses avec un partenaire potentielle, mais aujourd'hui, elle comprenait enfin ce que lui avait expliqué Ginny à propos du fait qu'elle n'arrivait pas à être avec un autre homme que celui qu'elle aime.
Alors qu'elle avait le cou rempli par la bave de son partenaire de danse, elle réalisa enfin qu'elle était véritablement, complètement et littéralement tombée amoureuse de Drago Malefoy. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait cessé de fréquenter d'autres hommes depuis qu'elle le connaissait. Il lui suffisait, tout simplement et dans tous les domaines. Jamais elle n'avait ressenti une telle chose auparavant, même pas avec Ron. Ça lui faisait assez peur d'ailleurs, parce qu'elle n'avait aucune idée du genre de sentiments que Drago avait pour elle. Il ressentait bien quelque chose, c'est vrai, mais étais-ce véritablement comparable à ce qu'elle elle ressentait?
Elle repoussa momentanément ses pensées dans un recoin de son esprit afin de se débarrasser de son encombrant partenaire d'un soir. Malgré le flagrant rejet de sa part, le garçon s'acharnait encore sur elle. Il revint à la charge en se collant avec plus d'intransigeance.
-C'est ça que tu aimes, allumer les hommes et faire comme si tu n'en voulais plus pour qu'il te force un peu la main. C'est ça ton truc?
-Lâche-moi, ce n'est pas un truc. Je veux juste que tu me fiche la paix maintenant. On en a fini tous les deux!
-Je connais ta réputation petite pute… Il y a des gars de l'équipe qui m'ont parlé de toi et ce soir, c'est à mon tour de profiter de ce magnifique corps si accessible à tous.
-Je ne suis plus cette fille!
-Je suis certain du contraire, lui dit-il en glissant sa main avec force dans les sous-vêtements de la jeune femme.
-Arrête, s'il te plait arrête, le supplia Hermione qui ressentait maintenant de la douleur là ou jamais elle n'en avait jamais ressenti auparavant.
-Je ne peux pas, il y a trop longtemps que je te désire et ce soir, tu es enfin venu à moi. Je n'ai pas l'intention de laisser passer ma chance, pas cette fois.
Les larmes avaient commencé à lui inonder les joues et personne ne semblait s'inquiété qu'elle ait disparu de leur vue depuis un long moment. Il la coinçait maintenant de telle façon que sa baguette lui était devenue désormais inaccessible. Elle regrettait de ne pas y avoir penser plus tôt et maintenant elle était prise au piège. Elle était donc soumise à sa volonté, sans défense et abandonnée.
C'est alors qu'elle vit une éclaire blanche frapper l'homme qui la retenait contre le mur. Il se retrouva aussitôt étendu sur le sol, pétrifié. Le coup avait été frappé en même temps que l'annonce de l'arrivée du nouvel an et passa relativement inaperçu.
Tout alla ensuite très vite. Quelqu'un l'avait attrapée et entraînée vers la sortie. Cette même personne l'avait ensuite amené avec elle quand elle avait transplannée.
Elle avait atterri ensuite dans une vaste pièce, un salon. qui lui était familier.
-Est-ce que ça va, lui dit une jeune femme brune dont le visage lui disait vaguement quelque chose.
-Oui, je crois, lui répondit Hermione qui n'arrivait toujours pas à arrêter ses larmes de lui couler sur les joues, même après qu'elle ait enfin compris qu'elle était tirée d'affaire.
-Les hommes sont tous des cons!
-Maya, cesse un peu de militer pour ta cause! Ce n'est vraiment pas le bon moment, dit alors une voix ferme derrière la jeune femme.
-Drago, dit alors Hermione en levant les yeux vers lui.
-Et bien quoi, c'est vrai que les hommes sont des cons, répliqua la jeune femme qui était loin de s'être laissée intimider par le ton de voix du jeune homme.
-Je gère maintenant Maya, tu peux rentrer chez toi si tu veux.
-Tu es sure?
Il lui répondit d'un simple hochement de tête. Alors la jeune femme lui donna une tape amicale dans le dos, avant de se diriger vers la sortie. Visiblement elle connaissait très bien les lieux, ce qui fit naître une pointe de jalousie dans le cœur d'Hermione. Drago s'approcha d'elle et la pris dans ses bras pour la consoler un peu.
-Je me sens si sale et stupide, lui dit-elle entre deux sanglots.
-Alors viens avec moi, on va te faire prendre un bon bain.
Plutôt que de l'amener dans sa chambre, Drago choisi plutôt l'une des chambres d'ami, la seule qui contenait encore un peu de décoration. Pendant qu'elle se questionnait sur la raison de ce choix, il fit s'emplir la baignoire qui était beaucoup plus petite que la sienne. Elle enleva rapidement ses vêtements qu'elle lança à l'autre bout de la pièce comme s'ils étaient la cause de son malheur.
Pas une seule fois Drago ne leva les yeux vers elle pendant qu'elle était nue. C'était probablement pour lui démontrer un peu de respect, mais elle perçut cependant la chose autrement. Son cœur s'était serré, convaincue qu'elle le dégoûtait maintenant qu'il avait vu un autre la toucher intimement. Elle se sentait encore plus misérable, ce qui n'aidait en rien son état d'esprit perturbé.
Cependant, plutôt que de quitter la pièce comme elle l'avait d'abord imaginé, il resta à ses côtés. Il attrapa un loufa et commença à la laver doucement. Elle comprit alors qu'il avait choisi précisément cette baignoire car elle lui offrait la possibilité de prendre soin d'elle sans avoir à retirer ses propres vêtements et se glisser lui-même dans le bain, ce qui aurait parut déplacé dans les circonstances. Il devait se dire que la dernière chose dont elle avait besoin en ce moment, c'était d'un autre homme qui essayait de profiter de la situation.
-Je dois prévenir mes amis que je suis partie, réalisa soudain la jeune femme en reprenant peu à peu le contact avec la réalité.
-C'est déjà fait. Je suis aller voir Potter pour lui expliquer la situation. C'est pour cela que c'est Maya qui t'a ramené ici et non moi.
-Comment il a réagit quand il a su…
-Je ne lui ai pas tout dit en détail, juste ce qu'il faut. Il ne m'a posé aucun problème, mais son chien de garde lui…
-Tu parles de Ron j'imagine.
-En effet.
-J'imagine qu'il était inquiet pour moi.
-Je crois qu'il était plus inquiet que tu sois partie avec moi. Je crois qu'il aurait préféré te voir rester là bas avec l'autre type…
-Il a réagit comme ça sur le coup, mais je suis certaine qu'avec le recul, il va comprendre, le défendit un peu la jeune femme.
Hermione soupira longuement, soudainement lasse de toutes ces histoires d'amitiés compliqués. Au bout d'un long moment de silence, Drago décida de la laisser terminer de se laver toute seule.
En sortant du bain, une grande serviette moelleuse l'attendait ainsi qu'un peignoir qu'elle enfila assez rapidement. Elle se sentait déjà beaucoup mieux, mais elle s'inquiétait un peu de l'attitude un peu refermé de Drago. Elle partie alors à sa recherche, voulant à tout prix clarifier les choses avec lui. Il était dans sa chambre, les yeux rivés sur la fenêtre, entrain de regarder au loin les feux d'artifices moldus qui célébraient la nouvelle année.
-Drago, dit Hermione timidement en s'approchant de lui.
Il ne se retourna pas, gardant son air impassible et fermé. Cet air songeur qui avait le don de faire peur à beaucoup de gens, mais dont Hermione connaissait maintenant la véritable sensibilité cachée.
-Je suis désolé d'avoir fui l'autre jour.
- On n'a pas besoin de parler de cela ce soir…
-Je crois que j'ai besoin de le faire, pas toi?
-Je ne sais pas.
-Pourquoi tu ne m'as pas dit que tu allais à cette fête. On aurait pu s'y retrouver ensemble et s'y amuser.
-Je ne voulais pas vraiment y aller en réalité. C'était une idée de Maya. En fait l'idée c'était de faire comme si j'étais allé là bas avec une autre fille et essayer de te rendre un peu jalouse. Je devais faire comme si nous n'étions, toi et moi, que de simples amis ordinaires… Mais nous ne pourrons jamais n'être que cela...
-J'ai beaucoup pensé à toi depuis que tu m'a dis ces choses… Ce soir, je me sentais particulièrement seule en compagnie de mes amis qui sont tous très heureux et en amour. Je me suis laissée piéger par un pauvre type parce que j'étais en manque d'attention, parce que j'avais trop peur pour venir te voir ou même t'écrire...
-Ce n'est pas de ta faute. Ce crétin te courrait déjà après en septembre. J'imagine qu'il a flairé ta vulnérabilité et qu'il a voulu saisir sa chance. Il n'avait pas réalisé tout simplement que tu l'avais toujours trouvé insignifiant.
-Il n'y a pas que cela. Je veux dire... avant je m'en fichais un peu qu'un homme soit insignifiant ou non quand j'avais envie de ne plus être seule… Mais ce soir, quand il me touchait… j'ai réalisé que je ne voulais plus que ce soit un autre que toi qui le fasse…
Le cœur de Drago se serra. Il ne savait pas comment réagir. Il s'était rendu à cette fête parce que Maya lui avait dit qu'elle y serait. Il devait faire semblant d'être proche de son amie pour forcer Hermione à cesser de le prendre pour acquis, pour lui faire comprendre qu'elle devait se décider avant qu'il ne lui file entre les doigts.
Jamais il ne s'était imaginé que les rôles seraient inversés. Il avait même faillit partir quand il l'avait vu s'isoler avec un autre homme que lui. Il avait cependant réussi à rester là assez longtemps pour se rendre compte qu'elle était loin d'être consentante.
Quand il l'avait vu essayer de le repousser sans succès, il était monté en lui des envies de meurtre. Jamais du temps où son père et sa tante le poussait à tenter de jeter un sortilège impardonnable, il n'avait réussi à le faire, mais ce soir, il avait dû lutter pour ne pas massacrer son rival. S'il n'y avait pas eu Maya à ses côtés pour le tempérer, s'il n'avait pas été dans cette foule de gens qui le jugeait toujours assez promptement... Il n'était pas certain qu'il aurait réussi à se contenter uniquement que de le pétrifier sur place.
Hermione était maintenant là, à ses côtés, dans sa chambre, en sécurité. Elle était même entrain de lui dire des choses qu'il rêvait depuis longtemps de l'entendre dire. Il ne savait plus comment réagir. Elle lui avouait enfin ce qu'il avait depuis longtemps deviné, ce qu'elle se bornait à lui cacher, ce qu'elle semblait fuir avec autant de frayeur. C'était la même qu'il ressentait en ce moment. Son puissant mécanisme de défense prit alors la parole pour lui, minimisant l'impact des mots qu'elle venait de prononcer.
-Tu devrais te reposer, réfléchir à tout cela et ne pas dire des choses qui dépassent ta pensée, lui dit simplement Drago sans se retourner.
-Tu crois que je te dis tout cela parce que je suis en état de choc?
-Ne me dis pas le contraire. Je te connais trop bien maintenant.
-C'est justement! Tu devrais maintenant savoir que lorsque je vie quelque chose qui m'ébranle émotionnellement, que c'est là que je suis le plus sincère, que je laisse enfin mon cœur parler en toute honnêteté.
-Je ne veux pas que tu me dises des choses que tu vas regretter demain…
Hermione s'approcha de Drago, lui mettant la main sur l'épaule pour le forcer à se retourner vers elle.
-Je sais que tu crois que j'agis ce soir sous le coup d'une impulsion, mais je crois que j'avais justement besoin de ce genre de circonstances pour me forcer à t'avouer que j'ai des sentiments pour toi. Des sentiments qui évoluent depuis qu'on a appris à véritablement se connaître tous les deux et je sais que toi aussi tu ressens la même chose que moi.
-Disons que c'est vrai... il se passe quoi ensuite? Nous continuons à vivre normalement, à vaquer à nos mêmes activités ensemble, à l'abri des regards!
-Tu crois que j'ai honte de toi, que je te cache des autres, lui demanda la jeune femme avec une légère impatience dans la voix.
-J'en suis certain, c'est pour cela que tu as peur.
-Ce n'est pas toi en tant que personne que je cache, c'est nous en tant que nous. Je me fiche que ton nom soit Drago Malefoy ou Jordan Ramsay, ce n'est pas ce que les autres pensent de toi qui m'effrayes, mais l'engagement lui-même. J'ai peur que nos vies change, que notre belle relation se gâche à cause de l'étiquette qu'elle va porter...
-Moi aussi j'ai peur figure toi, mais une des raison pour laquelle je suis revenue vivre ici, c'est justement pour affronter mes craintes! De tous les scénarios que je m'étais imaginé pour mon retour, jamais le fait de tomber en amour avec Hermione Granger n'avait fait partie de mes projets.
Drago serra les poings et les dents. Il venait lui aussi de parler sous le coup de l'impulsion, de dire des choses qu'ils n'auraient pas dû dire.
Plutôt que de fuir, Hermione s'approcha de lui et le pris dans ses bras. C'était elle qui venait de subir une quasi agression et c'était maintenant lui qui se sentait le plus fragile des deux.
Elle s'écarta de lui légèrement, juste assez pour qu'elle puisse lui relever la tête et le forcer à affronter son regard. Les yeux gris de Drago Malefoy étaient le parfait miroir de ce qu'elle-même ressentait, mais les paroles qu'il venait de prononcer, elle n'avait pas encore la force de les dire. Elle lui fit tout de même comprendre d'une autre façon.
-Drago, fait moi l'amour, lui dit-elle simplement avant de l'embrasser.
Il la connaissait suffisamment maintenant pour savoir que cette façon de qualifier l'expression de son désir, signifiait beaucoup pour elle. Même si elle n'arrivait pas encore à lui dire tout ce qu'elle ressentait pour lui, il le voyait clairement dans ses yeux, dans ses gestes. Tout cela transpirait d'elle par tous les pores de sa peau et il décida de répondre à sa requête silencieuse avec toute la force de son émotion.
Il l'embrassa tendrement, longuement, profondément. Caressa tout son corps avec toute la retenue que lui permettait son propre désir. Doucement et avec lenteur, il redécouvrit de nouveau chaque parcelle de sa peau, chaque recoin de ses replis les plus intimes. Le moment sembla durer une éternité. Tous les deux se laissèrent aspirées dans cette spirale de volupté provoquée par cet amour partagé, à peine avoué.
Le moment de plénitude qui suivit la conquête de leur plaisir, les fit ensuite sombrer dans un sommeil des plus doux, bercé par des rêves plein de promesses.
