Narcissa Malefoy faisait les cent pas dans son vaste salon. D'ici quelques heures, sa vie allait prendre un autre tournant. D'un certain point de vue, on pourrait dire qu'elle allait enfin reprendre son cours normal, mais pourtant, ce n'était pas du tout ce qu'elle ressentait…
C'était aujourd'hui que son mari allait rentré de sa cure de sobriété. Cela impliquait qu'il allait de nouveau faire partie de sa vie de façon plus active. Depuis la fin de la guerre, il s'était éloigné d'elle de plus en plus, s'enfermant dans ses regrets. Il avait parfois eu certain moment de lucidité, des instant où elle avait cru qu'il voulait réellement passé à autre chose, mais son problème d'addiction le ramenait toujours vers le fond, emportant à chaque fois avec lui un morceaux de plus en plus grand de son espoir de guérison.
Depuis le retour de Drago, Narcissa avait réussi à se reconstruire une vie et son mari lui, avait d'avantage sombré. Durant très longtemps, elle avait souhaité qu'il guérisse de son addiction. Elle voulait revoir cet homme de qui elle était tombé amoureuse il y a de cela bien longtemps. Elle savait évidemment que son retour à la maison ne serait pas aussi idyllique que dans ses rêves, surtout que maintenant, elle travaillait activement aux côtés de gens qui avait causé sa perte en quelque sorte.
Il lui avait énormément écrit depuis son internement. Elle relisait parfois ses lettres lorsqu'elle se remettait à douter de sa volonté de véritablement se faire pardonné. Il se dégageait une telle honnêteté, voir même une certaine vulnérabilité de ses écrits qu'elle sentait que cette fois, elle pouvait lui faire confiance à nouveau. Cependant, une part de l'homme ambitieux et intolérant qu'il avait toujours été, semblait s'être un peu plus réveillé, mais elle refusait pour le moment de perdre son temps à douter de lui.
Elle-même avait longtemps partagé certain de ses pires défauts, principalement l'intolérance envers ceux qu'elle avait toujours considéré comme inférieur socialement et magiquement parlant. Le pouvoir, l'influence, l'argent, tout cela avait fait parti des valeurs qu'elle avait prônées durant un très grand nombre d'année. Aujourd'hui, elle avait appris à se contenter de moins pour vivre et à évoluer parmi une communauté diversifié et cela sans ressentir le besoin de retourner vers son ancienne vie.
Elle s'était désormais construite une vie, une vie sans Lucius et elle se demandait s'il y avait encore sa place ou plutôt, si elle avait véritablement envie qu'il revienne vivre activement auprès d'elle… Elle avait renoué avec sa sœur, elle avait trouvé un emploi qui la stimulait, elle s'était débarrassé des objets inutilement tape à l'œil dans sa maison et trouvait même que l'endroit était beaucoup trop grand pour ses véritables besoins.
Elle se souvenait encore de ce qu'elle avait ressentie le jour où elle était déménagée au manoir des Malefoy. Elle en avait été si fière. C'était pour elle, le signe incontestable de la réussite. Elle avait d'ailleurs toujours fait en sorte que les gens l'envie d'y vivre. À une certaine époque, quand son mari était encore au sommet de l'échelle sociale, elle y organisait les plus somptueuses réceptions, le genre de rassemblement qui servait uniquement à exposer leur richesse aux autres. Durant longtemps, son estime d'elle-même avait pris sa source dans la jalousie des autres, nourrissant son ego qui devenait aussi démesuré que celui de son mari.
Beaucoup de chose cependant l'avait fait évolué vers celle qu'elle était devenue. La première, la naissance de son fils. Elle l'avait aimé tout de suite, mais elle n'avait jamais véritablement su comment lui démontrer. Il était né à une époque où son mari était au sommet du monde en tant que bras droit de Voldemort lors de sa première ascension vers le pouvoir.
Un an seulement après sa naissance, l'homme qui les avait conduits tout en haut de la hiérarchie sorcier, se faisait détruire par un bébé du même âge que son fils. Ce bébé avait ensuite disparu de la communauté magique, mais il y avait laissé une trace, un arrière goût de changement qui n'avait pas du tout plus à Lucius.
Son mari avait réussi pourtant à s'en sortir par la ruse, déclarant haut et fort qu'il avait suivi Voldemort uniquement parce qu'il l'avait ensorcelé. Malgré sa chute inattendue, Lucius Malefoy avait réussi à rester debout, à garder son statu d'homme respectable, reniant en quelque sorte son passé, se cachant derrière son argent comme il l'avait toujours fait.
Narcissa elle, en avait été beaucoup plus affecté voir même ébranlée même dans ses croyances. Elle n'avait pas pour autant renié son éducation, mais le fait que le fils d'une sang de bourbe qui n'était pas plus âgé que son propre fils, avait réussi à faire disparaître le mage le plus redoutablement puissant de toute l'histoire de son monde, avait changé quelque peu ses perspectives.
Elle avait gardé pour elle ses émotions face à tout cela, se concentrant uniquement sur son propre enfant. Elle l'avait protégé, même trop et surtout gâté plus qu'elle-même ne l'avait été dans sa vie. Très jeune, elle avait été conditionnée à cacher ses émotions, mais avec son fils, elle avait du mal à se contenir.
Pendant qu'elle jouait les mères poules, son mari lui avait continué à fréquenter tout ceux qui avaient réussi à éviter de se retrouver en prison suite à la disparition du maître. Ils se préparaient secrètement à son retour, même si la plupart d'entre eux le craignaient plus qu'ils ne l'espéraient.
Narcissa n'avait jamais véritablement pris une part active à tout cela. Elle n'avait même jamais reçu la marque des ténèbres. Elle était plus une sympathisante qu'une véritable Mangemort, mais elle avait toujours été présente lors des réunions ou moment importants afin de soutenir son mari.
Durant longtemps, elle avait elle-même cru qu'elle était au sommet du monde. Elle croyait que l'argent pouvait tout acheter, même le respect. Elle avait plus concrètement compris tout cela quand Lucius était tombé en disgrâce auprès du maître lors de la dernière guerre. Les autres membres de l'organisation avaient commencé à les regarder de haut, surtout que le maître s'amusait à l'humilier à répétition. Elle et sa famille étaient donc devenu de simples esclaves aux yeux du maître et cela lui permis de réaliser qu'en fait, tout le monde, même sa sœur qui en était si proche, était ses esclaves et que s'il venait à garder le pouvoir, personne ne serait jamais à l'abris de ses saute d'humeurs égoïste et dangereux.
Narcissa n'avait ensuite eu qu'une seule idée en tête, fuir avec son fils afin de le protéger, de lui offrir une meilleure vie. Elle avait donc attendu le bon moment, le regardant subir toute cette humiliation qui le détruisait peu à peu de l'intérieur, le rendant encore plus fragile. Lucius, lui, croyait à tort qu'il avait encore sa place dans tout cela. Qu'il valait mieux être le larbin du maître plutôt que d'être du côté de ses ennemis, du côté des être au sang inférieurs. Il n'était jamais arrivé à voir la vérité en face alors elle ne lui avait pas révélé son plan de fuite, choisissant son fils plutôt que son mari.
Aujourd'hui, il semblait avoir enfin réalisé qu'il n'avait jamais été rien de plus qu'un esclave aux yeux du maître et cela depuis le début. Dans ces lettres, il lui en avait parlé que très brièvement, mais cela restait un sujet difficile à aborder pour lui. Elle était convaincue que c'était ça qui était la cause principale de son alcoolisme. Il avait d'ailleurs commencé à boire au moment même où le maître avait commencé à le dénigrer aux yeux des autres.
Drago Malefoy faisait les cent pas dans sa petite chambre à l'université. Dans quelques heures son père allait retourner vivre auprès de sa mère et il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour elle. Même si l'homme semblait être déterminé à changer, Drago savait que cela ne se fait pas aussi facilement qu'il semblait le prétendre dans ses lettres.
Malgré le fait qu'il lui avait demandé pardon un nombre incalculable de fois, Drago avait décelé autre chose dans les écrits de son père. L'homme n'avait rien perdu de son ambition, de son besoin de pouvoir et il comptait bien faire remonter sa famille vers ce qu'il appelait : sa véritable place. Il ne voulait pas vivre parmi les autres, il voulait les regarder de haut. Même s'il avait arrêter de l'accuser, lui et sa mère, d'avoir contribuer à sa chute et qu'il admettait enfin s'être placer lui-même dans cette situation dégradante, Drago restait convaincu que l'homme ne se contenterait pas de faire profil bas.
Cependant, avant de pouvoir améliorer sa situation, Lucius Malefoy allait devoir subir de nouvelles humiliations. Drago avait appris par Hermione, qu'il allait faire quelques travaux d'intérêts généraux dans la communauté. Il allait être jumelé à un partenaire pour le rééduquer en quelque sorte et lui réapprendre à vivre dans l'harmonie et la tolérance. L'homme qui avait été choisi pour le parrainé était nulle autre qu'Arthur Weasley. Il avait été le seul à accepter de le faire d'ailleurs et pourtant, il avait plus d'une raison de refuser.
Certaines mauvaise langues disaient qu'il voulait se venger de Lucius pour toutes ces années où il l'avait dénigré et intimidé, mais aussi parce qu'il n'avait jamais payé pour ses crimes envers la communauté. Hermione avait cependant expliqué à Drago qu'Arthur Weasley voulait tout simplement pouvoir le surveiller de près. Il ne croyait pas une seule seconde que Lucius Malefoy voulait véritablement changer et Drago partageait son avis. Il se demandait cependant s'il ne se disait pas la même chose à propos de lui ou de sa mère. Si c'était le cas, Hermione ne lui en avait pas parlé et il n'avait pas osé lui poser la question non plus. Déjà qu'elle lui ait fait assez confiance pour lui dire tout cela à propos de son père…
Dans l'une de ses lettres, Lucius avait mentionné qu'il voulait réunir tout les ex-Mangemort qui errait sans but et les rééduquer comme lui l'avait été durant sa cure. Apparemment, il voulait juste les aider, les guider sur le chemin de la guérison et leur permettre de redevenir des sorciers respectables. Drago n'aimait pas trop cette idée. Réunir ensemble une bande de mésadaptés sociaux aux croyances dangereuses. Il n'arrivait pas à voir le côté altruiste de la chose, il ne voyait là qu'un moyen pour son père de combler son besoin de domination. Il avait l'impression qu'il cherchait à prendre la place laissé vacante par le maître en commençant par attirer vers lui, les plus vulnérables de ses anciens adeptes…
Il ne restait plus qu'un mois avait le mariage de Ronald Weasley et Hermione Granger était déterminer à convaincre son amoureux Drago Malefoy de l'accompagner. Elle savait que cela allait être une véritable épreuve de force pour lui. Les gens allaient le juger, le regarder de haut ou carrément l'ignorer quand il essaierait de s'intégrer. Elle savait aussi que certaines personnes ne se gêneraient pas pour lui lancer quelques insultes plus directes.
Ce n'était pas parce qu'ils les craignaient que Drago avait tellement hésité à y aller, mais plutôt parce qu'il avait peur qu'Hermione ne réalise qu'elle faisait une bêtise en s'associant à lui d'aussi près. Il savait maintenant qu'elle l'aimait, mais il doutait parfois que cela soit suffisant pour les garder ensemble.
-Pourquoi tiens-tu tellement à ce que j'y aille. Le marier me déteste et je dirais même, toute la brochette d'invité, dit Drago.
-Parce que moi je te veux à mes côtés. Je veux que tout le monde voie à quel point tu as changé, à quel point tu m'as changé! Je sais que ça va être difficile à supporte pour toi…
-J'ai connu bien pire tu sais. Les insultes font bien moins mal que la torture!
-Si tu survie à cela, je crois que les autres comprendrons enfin ce que je fais avec toi. Ron te déteste toujours, mais depuis qu'il est courrant pour nous deux, depuis qu'il voit à quel point tu me rend heureuse, il commence à s'y faire. Ron est le plus méfiant et têtu de tous alors si lui commence à t'accepter, alors les autres le feront aussi, dit Hermione d'un ton rassurant.
-Et si j'échoue, si je me fâche et que je les envoie tous balader! Que vas-tu faire?
-Alors je leur dirai de te laisser tranquille, que je suis bien avec toi Drago et que peu importe ce qu'ils pensent, ce qu'ils disent ils n'y changeront rien!
-Tu serais prête à affronter ces gens pour moi?
-Tu sembles en douter.
-J'ai juste du mal à y croire. Tu les connais depuis si longtemps alors que nous, c'est si nouveau. Je ne veux pas que tu finisses par m'en vouloir si jamais tu te brouilles avec tes amis.
-Ne t'en fait pas, ça n'arrivera pas. Je suis certaine que tout ira bien. N'oublie pas que c'est un mariage, un évènement heureux.
-C'est vrai, tu as raison. Les gens ne seront pas là pour nous.
Drago avait décidé de prendre son courage à deux mains et d'accepter enfin de l'accompagner. Tôt ou tard, il savait qu'il devait les affronter. Valait donc mieux pour lui qu'il le fasse maintenant, avant d'être trop attaché à Hermione. Une part de lui cependant savait qu'il était probablement déjà trop tard pour ça. Si ça venait à se passer mal entre eux, il allait souffrir et bien au-delà de toute la souffrance qu'il avait déjà connu de son rejet passé.
Hermione l'avait aidé à combattre ses démons intérieurs, à vivre avec les morceaux de son passé qu'il n'avait jamais réussi à sortir de sa tête malgré son long exil, mais ce retour à la paix avait eu un prix. Il était tombé amoureux d'elle. Il ne se voyait plus vivre sans elle et pourtant il n'était pas encore certain d'avoir sa place auprès d'elle, ou plutôt de la mériter. Il savait que tout au long de sa vie, on lui rappellerait sans cesse ses erreurs passées. Il avait suffisamment évolué pour être capable de l'encaisser, mais parfois il doutait qu'Hermione elle puisse le faire aussi courageuse soit-elle. Elle attachait encore beaucoup trop d'importance à ce que les autres pouvaient penser et si elle n'arrivait pas à se détacher de cette mauvaise habitude, il état convaincu que cela jouerait sur l'avenir possible de leur relation.
Ici à l'université, c'était facile d'être avec elle. La majorité des gens ne savait rien de lui, de son époque plus sombre, mais lorsqu ils seront de retour au pays, cela sera différent. Cette histoire le rongeait de l'intérieur de plus en plus, mais il se gardait bien de lui en parler. Plutôt que de s'apitoyer sur son potentiel futur, Drago avait décider de profiter du moment présent, ce qui lui réussissait assez bien dans l'ensemble.
Hermione s'était rendu chez Ginny Weasley pour le week-end. Elle avait accepté d'être l'un des demoiselles d'honneur au mariage de Ron. C'était un peu bizarre comme demande, mais après quelques hésitations, elle y avait consenti. C'était une façon de prouver hors de tout doute qu'elle avait accepté finalement sa rupture avec lui et son mariage avec une autre.
-Je ne veux pas critiquer ma future belle-sœur, mais elle aurait dû choisir une autre couleur que le violet pour nos robes de demoiselles d'honneurs, s'exclama Ginny en regardant la robe de mousseline qui lui était destinée.
-Je trouve cette couleur assez jolie, répliqua Hermione.
-Pas pour une rousse! Elle devrait déjà commencer à s'entraîner à choisir des vêtements qui nous conviennent vu qu'il y a de très forte chance que ses futurs enfants le soient tous!
-Vu la force de ce gêne dans ta famille, tu dois avoir certainement raison, lui dit Hermione en éclatant de rire.
-Je ne sais pas si mon fils sera roux lui aussi!
-C'est fort probable.
-J'aurais pourtant aimé qu'il ressemble un peu plus à Harry! Je crois que j'ai eu ma dose de rouquin dans mon entourage.
-Moi je pense que dès que tu verras ton enfant, tu te ficheras éperdument de sa couleur de cheveux.
-Je le crois aussi. Parlant de cheveux, au train où vont les choses, toi tu risque de finir entourée de petit bébé trop blond, la taquina Ginny.
-Nous n'en sommes pas encore là.
-Je n'ai pas eu d'autres nouvelles de mon père depuis qu'il s'occupe de Lucius Malefoy. J'espère que tout va bien!
- Comme il ne parle pas d'incident l'impliquant dans la gazette du sorcier, j'imagine que tout va bien.
-Tu l'as vu depuis qu'il est sorti de sa cure. Est-ce qu'il sait pour Drago et toi, demanda Ginny d'un ton hésitant.
-Il est au courrant. Drago lui a écrit pour lui dire, mais il ne lui a pas encore répondu. Sincèrement, je m'attendais à ce que Drago reçoive une beuglante!
-Il est beaucoup plus subtil que cela. C'est pour cela que mon père tenait tellement à le surveiller. Est-ce que Drago va finalement t'accompagner au mariage de Ron?
-Il a accepté, mais je sais que ça l'inquiète.
-Il a peur de ce que les gens vont dire. C'est bien un Malefoy!
-En fait, il a peur que moi je me préoccupe de ce qu'ils vont dire. Il ne me l'a pas directement dit dans ces termes, mais je le connais assez maintenant savoir comment il pense. Depuis qu'il a accepté de m'accompagner, chaque fois qu'il me fait l'amour, j'ai l'impression qu'il agit comme si c'était la dernière fois.
-Cela explique pourquoi tu as l'air aussi comblée!
-Arrête de plaisanter, je suis sérieuse. Je crois qu'il manque un peu de confiance en nous. Même si je lui ai dit que je l'aime, j'ai l'impression qu'il se méfie encore.
-C'est typiquement Malefoy!
-Là-dessus, je te donne raison!
Ginny essaya sa robe qui était encore un peu trop grande pou elle. Elle avait volontairement demandé la taille au dessus, espérant avoir assez estimé sa prise de poids future.
-La couleur n'est pas si mal avec tes cheveux finalement, déclara Hermione.
-Pas si mal, mais pas si bien. De toute façon, je vais quand même ressembler à une baleine.
-Moi je te trouve radieuse.
-Merci, mais à côté d'une fille aussi mince que toi, je vais me sentir encore plus enceinte!
-Je suis certaine que plus tu grossis et plus Harry te trouve belle.
-C'est ce qu'il prétend. J'espère seulement retrouver ma taille après. Ma mère elle, n'a jamais complètement réussi.
-Elle en a eu sept tu sais, j'imagine que ça laisse des traces à long terme.
-Moi je e conterais bien de deux, peut-être trois si Harry insiste.
-Avez-vous fixé la date de votre mariage?
-Pas encore. Je ne voulais pas voler la vedette à mon frère. Je sais combien ma mère devient excessive quand il s'agit de moi. En plus Harry veut un mariage intime et sobre et moi aussi. Ma mère va certainement avoir du mal à accepter cela!
-Tout dépend de la façon dont tu vas lui annoncer.
-J'y travaille encore. De toute façon, pas question que je me marie enceinte. En plus d'être grosse, ça ne ferait que d'avantage faire jaser les gens.
-Peu importe ce que tu feras, les gens vont jaser. Vous êtes devenus trop célèbres tous les deux pour ne pas que cela arrive.
-Tout comme toi.
-J'imagine que c'est le prix à payer pour avoir combattu le mal absolu…
Hermione rentra à l'université le dimanche matin. Elle défit rapidement sa valise et alla ensuite retrouver Drago dans sa chambre afin de lui faire la surprise. Elle ne devait rentrer qu'en soirée, mais Ginny fut appelé au ministère pour régler un urgent problème à propos d'un important tournoi de Quidditch.
Elle possédait maintenant la clé de la chambre de Drago et décida de ne pas frapper afin de se faufiler sous les draps avec lui. En arrivant dans la pièce, elle fut surprise de le trouver assis sur son lit, une lettre à la main. En l'entendant entrer, il leva les yeux vers elle. Il avait son air renfermé, celui qu'il avait à chaque fois que quelque chose l'affectait un peu trop.
-Hey, tu vas bien, lui demanda la jeune femme d'un ton inquiet.
-C'est une lettre de mon père…
-Que te veut-il cette fois?
-Il désire me voir. Il veut que je me rende au manoir le week-end prochain. Il croit que c'est le moment qu'on ait une petite discussion père et fils.
-Tu vas y aller?
-Je n'en ai pas très envie, mais il faut que je le fasse. Ça m'a assez surpris qu'il ne me le demande pas plus tôt!
-Tu crois qu'il veut te parler de nous…
-Il ne m'a rien dit là dessus, mais je suis certain que oui, déclara Drago.
-Tu veux que je t'accompagne.
-Non. Je dois le faire seul. Et puis, j'aurais trop peur qu'il essaie de te faire du mal! En plus, il y a bien longtemps que je dois l'affronter seul à seul et je crois que c'est enfin le bon moment pour le faire…
