Titre : Tome II - Cerridwen Snape et l'Héritier de Slytherin.
Rating : K+.
Pairing : Aucun.
Warning : Léger langage vulgaire, purisme, angoisse.
Summary : Cerridwen fait sa deuxième année à Hogwarts, mais celle-ci sera bien différente de la précédente, car l'Héritier de Slytherin fait soudainement parler de lui. Sauf qu'il ne le fait que pour une raison; purifier le collège sorcier des Mudbloods...
Disclaimer : Cerridwen et d'autres OCs secondaires sont à moi. Le reste n'est qu'à JKR.
Personnage(s) : Mention de Cerridwen Snape || Hermione Granger || Daphne Greengrass || Gregory Goyle || Draco Malfoy || Pansy Parkinson || Tracey Davis || Gilderoy Lockhart || Millicent Bulstrode || Blaise Zabini || Harry Potter || Harry Potter || Percy Weasley || Ginny Weasley || Vincent Crabbe. Mention de Ron Weasley || Minerva McGonagall || Severus Snape || Filius Flitwick || Lucius Malfoy || Sybill Trelawney || Silvanus Kettleburn || Charity Burbage || Septima Vector || Bathsheba Babblings.
M/A : Boooooonjour! C'est le neuvième chapitre aujourd'hui! C'est le dernier chapitre que je peux dire « calme » avant la fin de l'année, qui va vraiment être difficile pour notre sorcière adorée... J'en dis pas plus, désolée!
Pour ce chapitre, je me suis retrouvé face à quelques dilemmes. Le premier étant qu'en 1993, la St-Valentin tombe un dimanche. Or, il me semble que même les sorciers ont congé la fin de semaine, mais dans le livre, les élèves ont cours. Le second dilemme a été plus de l'ordre du choix de mots, pour décrire les... décorations de Lockhart, pour cette fête. Je voulais mettre « quétaine », mais en vérifiant sur Internet, j'ai pû confirmer ce que je pensais, soit que c'était un québécisme. Et comme la plupart de mes lecteurs sont Européens, je m'oblige à mettre un langage assez proche de ce qu'ils utilisent. Il faut s'adapter à sa clientèle, après tout!
Je dis ça, mais j'crois sincèrement que même Mado Lamotte aurait pas voulu fêter la St-Valentin avec Lockhart...
Bref! Je remercies Zeugma412 et Liliena pour avoir mis en suivi/commenté.
Sur ce, bonne leture! On se retrouve en bas!


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Traduction anglais/français
Sybill Trelawney = Sibylle Trelawney.
Silvanus Kettleburn = Silvanus Brûlopot.
Crup = Croup.

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Tome II - Cerridwen Snape et l'Héritier de Slytherin
Chapitre neuf : Alerte aux nains à froufrous

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1er février 1993

Dès qu'elle entre dans le cachot où se déroule leurs cours de Potions, en ce premier lundi de février, Cerridwen voit Hermione Granger, assise aux côtés de Potter et de Weasley VI. À la vue de l'horripilante Gryffindor, elle sent son sang faire un tour dans ses veines; elle pince ses lèvres, tandis qu'un goût amer lui monte à la bouche.

Un mois s'est écoulé depuis leur retour au château. Le soir-même, tous avaient remarqué l'absence du Cerveau du Trio d'Or, comme on surnomme déjà le petit groupe formé de Harry, Weasley et Granger. Des rumeurs n'ont pas tardées à circuler parmi la population étudiante; certaines disaient que la Je-Sais-Tout avait été la dernière victime en liste de l'Héritier - c'était d'ailleurs la préférée de Draco -, alors que d'autres supposaient qu'elle avait essayé un sortilège ou une potion quelconque, et qu'elle l'avait ratée. C'était la théorie que privilégiait la Vert et Argent.

Du moins, jusqu'à présent, car rien qu'à voir cette Née-moldue sourire de façon insouciante lui fait regretter de pas avoir abondé dans le même sens que son cousin. Salazar qu'elle la déteste!

« Tu as vu? , souffle Daphne, à son oreille, tout en lui enfonçant un discret coude pointu dans ses côtes, alors qu'elles se dirigent vers une table libre.

-Je ne suis pas aveugle, réponds aigrement la jeune Snape, en détournant son attention de Granger, pour regarder devant elle.

-Vraiment? », se moque l'aînée des Greengrass, récoltant à son tour un coup de coude, ce qui les fait toutes deux sourire. Depuis la première attaque de l'Héritier, elles sont devenues assez proches -autant qu'on peut l'être d'une Snape, en tout cas.

Et Cerridwen doit se l'avouer, avoir quelqu'un avec qui parler de tout et de n'importe quoi est très agréable.

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14 février 1993

« Morgane... »

L'exclamation de Gregory résume parfaitement la scène écoeurante qui a accueilli les Slytherins, lorsqu'ils sont rentrés dans la Grande Salle pour prendre le petit-déjeuner, comme plusieurs Ravenclaws.

Les murs de l'immense réfectoire sont recouverts de fleurs d'un rose immonde, tandis que des pailettes d'un bleu tout aussi enfantin tombe du ciel clair. En tendant la main, Cerridwen s'aperçoit que celles-ci sont en forme de coeur. Elle fronce le nez, devant tant de mièvrerie.

« Salazar, mais c'est quoi ça? , grince Draco, dégoûté.

-La St-Valentin, réponds sa cousine, qui n'arrive pas à cacher son mépris pour cette célébration et ces décorations des plus kitsch.

-La quoi? , répète Pansy.

-La fête des amoureux, chez les Moldus. », explique Tracey, qui en tant que Sang-mêlée connaît bien les moeurs des sans-magie. Une grimace nauséeuse apparaît sur le visage des Vert et Argent, en particulier des Sang-purs, alors qu'ils se dirigent vers leur table. Tout en essayant de ne pas regarder l'agencement de la Grande Salle, les Vert et Argent se demandent comment les professeurs, voir même le directeur, a pût permettre un tel mauvais goût. Célébrer une fête moldue ne les dérange pas totalement - uniquement les très puristes comme les Malfoy -, mais ça, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le chaudron.

Tout en écoutant Draco se plaindre des Moldus - Daphne ayant dû rester avec Pansy et les autres filles du dortoir, devoir d'Héritière oblige -, Cerridwen observe les expressions des élèves et des professeurs découvrant la décoration de la Grande Salle. À plusieurs reprises, elle doit réprimer un rire ou un sourire, devant leurs réactions -la plus notable étant celle de McGonagall, qui semble ravaler une boule de poil. Par contre, celle qui lui plait le moins est celle de Lockhart, qui affiche un air fier qui lui indique sans le moindre doute qu'il est l'investigateur de cette masquarade.

Vraiment aucun goût..., soupire-t-elle en pensée, alors que les lève-tard se précipitent vers leur table, tout en échangeant des regards perplexes à leurs amis et camarades de Maison. Quelques secondes plus tard, Lockhart demande le silence.

« Joyeuse St-Valentin! , s'exclame-t-il, avec un grand sourire idiot. Je voudrais commencer par remercier les quarante-six personnes qui m'ont envoyée une carte à cette occasion.

-Il y a vraiment des gens qui ont fait ça? , chuchote Millicent.

-Des Mudbloods, sans doute, grommelle Draco.

-Comme vous le voyez, continue l'auteur à succès sans remarquer les fins bavardages des étudiants, j'ai pris la liberté de vous faire cette petite surprise, mais ce n'est pas fini! »

Il frappe dans ses mains, et une douzaine de nains, revêtu d'ailes dorées et tenant dans leurs mains de petites harpes. Leurs airs grognons montrent clairement qu'ils n'ont aucun plaisir à être ici. En les voyant, Cerridwen se retient autant de rire que de montrer une quelconque empathie à leur égard.

« Voici les cupidons porteurs de messages, les présente le professeur de DCFM, qui ne remarque pas les regards médusés des élèves. C'est eux qui seront chargés tout au long de cette journée de vous transmettre les messages de la St-Valentin! »

Pitié, on se croirait à l'école primaire...

« Et ce n'est pas tout! »

Oh Circé, tuez-moi!

« Je suis convaincu que mes collègues auront à coeur de contribuer à l'esprit de la fête! Pourquoi ne pas demander au professeur Snape de nous montrer comment préparer un philtre d'amour! Et le professeur Flitwick en sait plus que n'importe quel sorcier sur les sortilèges de Séduction, le rusé renard!

-Ça existe, ça? , s'étonne Pansy.

-Tu crois que ton oncle va vraiment le faire? », questionne à brûle-pourpoint Blaise, en se penchant vers la jolie brune aux yeux fantomatiques. Celle-ci lui jette un regard noir, qui dit très clairement « à ton avis? » -et sans doute quelque chose d'un peu plus vulgaire.

Le voyant, le mûlatre sang-pur bat aussitôt retraite. Il est, après tout, très connu que lorsqu'un Snape vous lance un tel regard, mieux vaut abandonner sur-le-champ, ne serais-ce pour ne pas finir avec de l'essence de belladone dans sa tasse de thé.

Et Blaise Zabini n'a pas du tout envie de goûter à cette saveur.

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Quatorze.

Elle a reçu quatorze cartes de St-Valentin. Elle, Cerridwen Eileen Snape, la nièce de la Terreur des Cachots! À croire que certains sont masochistes, grogne-t-elle en pensée, alors qu'elle et les autres Deuxième Année quittent le cours de Métamorphose pour aller en Botanique. Rien que dans ce cours, deux nains ont interrompus McGonagall pour lui transmettre les déclarations d'amour maladroites d'élèves inconnus -ce qui a énervé aussi bien la professeure que la receveuse.

Par chance, aucun des « Cupidons » n'a tenté de lui chanter la pomme. Sans doute à cause des regards plus que noirs que Cerridwen leur a lancé. Ç'a du mérite, tout de même, d'être de la famille du plus effrayant des enseignants de Hogwarts.

« Arrête de te morfondre, Cerri! , s'exclame Tracey, en sautillant presque comme un pinson à ses côtés. Soudain prise d'une vilaine impulsion, la jeune sorcière au regard glacé lui saisit le poignet et la rapproche d'elle, faisant couiner l'enjouée Slytherin.

-Ne. M'appelle. Pas. Cerri. Compris? , lui souffle-t-elle, d'une voix menaçante, en sortant discrètement sa baguette. Connaissant le talent de sa camarade de dortoir pour les sortilèges, la Sang-mêlée hoche rapidement la tête. Satisfaite de sa réponse, elle la relâche, et Tracey s'empresses de rejoindre sa grande amie Millicent, qui se tient légèrement à l'écart du noyau de la Cour des Serpents.

-Tu devrais pourtant t'en réjouir, relativise Daphne.

-Et pourquoi ça, Greengrass? , se moque Draco.

-Si des garçons envoient des « lettres d'amour » à Cerridwen, ça doit sûrement dire qu'elle est jolie et qu'elle commence à être populaire. », s'explique l'aînée des filles Greengrass, en prenant soin de mettre entre guillemets les mots « lettres d'amour », au grand bonheur de son amie. Les Slytherins se mettent alors à détailler leur camarade de dortoir, qui ignore superbement leurs regards.

Les huit Vert et Argent doivent se l'avouer, Daphne a raison; Cerridwen commence à être très jolie. Avec son visage mélancolique et gracieux, sa minceur naturelle et son teint diaphane, renforcée par ses boucles ébène et ses spectaculaires yeux d'un bleu fantomatique, même eux devinent facilement que la jeune sorcière deviendra une des plus belles filles du collège d'ici deux ou trois ans. Et même la réputation de son oncle ne pourra pas changer les choses.

Il y a alors un sonore bruit de déchirure. Dans un même mouvement, les Serpents se retournent, pour apercevoir Harry Potter, son sac déchiré laissant échapper tout son bardas scolaire, qui est maintenant recouvert d'une vive encre rouge, alors qu'un nain - encore plus affreux que les autres, juge Cerridwen - se trouve pas très loin de lui. Apparemment, quelqu'un a offert une carte de St-Valentin au Survivant.

« Qu'est-ce qui se passe? , s'écrie son cousin, tandis que le Lion aux yeux verts s'est accroupi pour tout ramasser, pressé de partir comme le Lapin blanc de Carroll.

-Qu'est-ce que c'est que ce chahut? , ajoute Percy Weasley, en s'avançant au devant de la petite foule d'élèves, attirés par le bruit comme des papillons de nuit par la lumière. Encore plus paniqué qu'avant, Harry tente de se relever, mais le nain est plus rapide que lui; il lui agrippe les jambes et le plaque au sol, avant de monter sur ses chevilles.

-Et maintenant, tu te tiens tranquille, ordonne le petit Être, très vaguement menaçant. Voilà ton message chanté. »

Un message chanté? , répète bêtement Cerridwen, alors que l'horrible nain se racle la gorge et se mets à chanter avec fausseté;

« Ses yeux sont verts comme un crapaud frais du matin
Ses cheveux noirs comme un corbeau, il est divin
C'est mon héros et c'est mon roi
Je voudrais tant qu'il soit à moi
Celui qui a combattu et vaincu
Le Seigneur des Ténèbres à mains nues. »

Jamais Cerridwen n'a entendu un poème aussi mièvre et aussi ridicule. L'envie de rire est difficilement contenue -d'ailleurs, Draco, Blaise et Pansy ne se retiennent pas, comme de nombreux élèves, qui en pleurent même. Elle et Daphne s'échangent un regard, puis cachent pudiquement leurs sourires en coin derrière leurs mains. Du coin de l'oeil, la brune remarque les soudaines rougeurs s'étalant sur le visage de la benjamine Weasley, et il ne lui en faut pas plus pour comprendre que c'est elle qui a écrit cette déclaration d'amour très flatteuse.

Tandis que le préfet des Gryffindors tente de ramener le calme, la nièce du Maître des Potions donne un petit coup de coude à l'Héritière Greengrass, puis lui désigne du menton la fille Weasley, et les deux se remettent à ricaner. Visiblement, comme de nombreuses sorcières de sa génération, la petite rouquine souffre d'un béguin pour le Garçon-Qui-A-Survécu, et pas des moindres.

Brusquement, Draco se baisse, ignorant avec dédain Percy Weasley, qui lui a ordonné de retourner en classe. En regardant en sa direction, Cerridwen s'aperçoit qu'il ramasse un vieux carnet à la reliure de cuir noir, qui semble appartenir à Potter vu qu'il est couvert d'encre rouge. Pendant qu'il le montre à Vincent et Gregory, le Gryffindor, qui s'est entre-temps relevé, le remarque à son tour.

« Rends-moi ça, ordonne-t-il, d'un ton très calme. Ce qui étonne la jeune Snape; habituellement, on se montre plus angoissé, quand quelqu'un tient une de ses affaires, surtout un carnet. Qui sait après tout ce qui y a été écrit?

-Je me demande ce que Potter a écrit là-dedans, fait justement le blond, en feuillettant sans le lire le petit livre noir.

-Rends-lui ça, Malfoy, ordonne sévèrement le préfet Rouge et Or.

-Pas avant d'avoir regardé ce qu'il y a dedans. »

Weasley commence à parler, mettant comme toujours en avant son titre de préfet, quand Harry, exaspéré, sort sa baguette et lance un sortilège de Désarmement qui frappe directement la main de Draco. Aussitôt, le cahier échappe au blond, vole une seconde dans les airs avant d'être attrapé par le plus jeune des garçons Weasley. Face à ce non-respect d'un des réglements fondamentaux de l'école, le plus âgé des rouquins monte sur ses grands thestrals, menaçant le brun avec un rapport, mais comme la plupart des élèves, Harry semble s'en ficher comme de sa première chaussette.

Cerridwen n'a pas besoin de le voir pour savoir que son cousin est en colère. Sa meilleure preuve étant que lorsque la petite Ginny passe à côté, il lui siffle avec force, de façon à ce que tout le monde dans le couloir l'entendes;

« Je crois que Potter n'a pas beaucoup apprécié ton message de la St-Valentin! »

Sans réfléchir, Cerridwen le frappe à l'arrière du crâne. La claque résonne, bien qu'elle soit peu forte. Tous la fixent, en particulier Draco, choqué par le geste.

« Qu'est-ce qui t'a pris? , s'écrie-t-il, stupéfait que la nièce de son parrain ait fait ça.

-Tu avais besoin d'une leçon, réplique impassiblement Cerridwen, qui cherche à toute vitesse une réponse à donner à son geste très gryffindoresque. On ne fait pas pleurer une femme, même si c'est une enfant. Ton père ne t'a pas appris ça? , ajoute-t-elle, en souriant faiblement, voulant piquer à vif l'orgueil de Draco. Les yeux gris du fils unique des Malfoy se plissent de colère, mais il ne fait rien; à la place, il tourne les talons et s'éloigne, ses gardes du corps et Pansy sur les talons.

-Merci. », chuchote la petite Weasley, des larmes aux yeux. Cerridwen ne réponds pas; elle préfère la saluer de la tête, puis s'éloigner, ses camarades de Maison sur les talons, en direction de leur cours de Botanique.

Aucun des cinq Slytherins l'entourant n'ose poser de question sur l'étonnante réaction de la brune. Et celle-ci apprécie le geste.

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12 avril 1993

« Pourquoi on doit faire ça, déjà? , soupire Daphne, couchée sur l'un des canapés de la salle commune, un parchemin dans les mains. Son amie, étendue de travers sur le fauteuil voisin, relève les yeux vers elle, la regardant à l'envers.

-Pour prévoir nos horaires de l'an prochain, réponds-t-elle, en regardant de nouveau son propre parchemin. Comme tous les Deuxième Année, Cerridwen et Daphne sont occupées à choisir leurs options. Le choix est difficile à faire, car rares sont ceux qui savent déjà ce qu'ils vont faire, dans un futur rapproché. Par orgueil, la plupart des Slytherins n'osent pas demander de l'aide, que ce soit à leurs parents ou à leurs aînés. D'autres ont pris les options faciles. En ce qui concerne les deux amies, par contre, il est impossible de faire preuve de ce genre de paresse.

-Dis, tu as demandé des conseils, à ton oncle? , questionne soudain l'Héritière Greengrass.

-Version littéraire ou correcte? , dit plutôt Cerridwen, en se réinstallant d'avantage. Daphne ricane, devant la question. Elle a récemment découvert, via les rares anecdotes que lui raconte la brune, que Severus Snape ne se gêne jamais - en privé, bien sûr - pour dire les choses de façon anormalement directes... et parfois crues. Conséquence de vivre dans un quartier défavorisé moldu, selon elle.

-Correcte. J'aimerais ne pas mourir de rire.

-Selon lui, la professeure de Divination n'est qu'une charlatan qui a toujours un coup de trop dans le nez, conte-t-elle avec un sourire amusé aux lèvres, et celui de Soins aux Créatures magiques ne sait même pas prendre soin d'un crup...

-Vraiment?

-Il a quand même un bras et une jambe en moins[1]...

-Dis comme ça, t'a pas tord..., concède Daphne. Et les trois autres? Ils sont comment?

-Aucun commentaire. Ils doivent être compétents, eux, réfléchit à voix haute Cerridwen, en caressant la tête d'Elwë, comme toujours couché sur son ventre.

-Dans ce cas, je prends Étude des Moldus! J'ai trop envie de savoir comment ils vivent! , déclare avec enthousiasme la Sang-pur, en cochant la case associée à l'option choisie.

-Et moi, il est clair, net et précis que je ne prends pas Arithmancie, fait Cerridwen.

-Pourquoi?

-Je me suis cassé la tête avec les mathématiques au primaire, alors hors de question que je m'en tapes ici!

-Oh. Dans ce cas... Runes Anciennes? , propose l'aînée des Greengrass.

-Ça me va. Soins aux Créatures magiques? , continue la brune.

-Non merci! Les cours de Botanique me suffisent amplement! , s'exclame la Vert et Argent. Pourquoi tu veux le prendre?

-J'ai envie d'air. Et ça pourrait être marrant, s'explique neutralement la sorcière aux yeux pâles. Il y a un petit silence de réflection, puis celle-ci a une idée.

-Et si on prenait Runes Anciennes en commun? Tu pourrais alors prendre Étude des Moldus, et moi Soins aux créatures magiques.

-Excellente idée, concède Daphne. On fait comme ça. »

Elles notent leurs options, puis décident, pour se changer les idées, d'aller profiter du beau temps, qui a fait son apparition juste à temps pour les vacances pascales. Elles s'empressent donc d'aller chercher leurs capes d'école, rangent leurs parchemins de cours et quittent la salle commune, tout en bavardant avec légèreté, comme les collégiennes qu'elles sont.

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[1] Lorsqu'il est parti à sa retraite, Silvanus Kettleburn avait effectivement un bras et la moitié d'une jambe en moins, en autres choses [Wiki Harry Potter].

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M/A : Un anecdote que je dois raconter; ma grand-mère cherchait des photos de sa mère quand celle-ci était petite, et elle m'a mise à contribution. J'ai rien trouvé, sauf des photos de mon parrain (le frère de ma grand-mère), quand il était enfant.
Il ressemblait ÉNORMÈMENT à Dudley Dursley. J'ai pas osé le dire, mais je l'ai pensé. C'est trop troublant...
Par contre, je suis particulièrement fière de moi, car j'ai terminé ce chapitre en moins de deux jours! C'est une grande fierté pour moi, même si c'est un chapitre relativement léger. Le prochain sera plus lourd, plus angoissant, selon moi.
Mais comme on dit, « je dis ça, mais je dis rien ».
Dans tous les cas, j'espères qu'il va vous a plû, n'hésitez surtout pas à me laisser un commentaire, et à la prochaine!