Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas (heureusement pour mon petit Stiles d'amour et Derek), mais sont à Jeff Davis (qui fait vraiment vivre des choses pas cool à ses personnages soit-dit en passant).
Rating: Pas plus que K+ (sauf si je change d'avis pour les dernier chapitres)
Avertissement: Présence de couple H/H donc que ceux qui n'aiment pas passent leur chemin. (Même si ce ne sera soft tout gentil tout beau)
Note de l'auteur: Et voici un peu d'action. :D Ce chapitre va marquer un tournant dans l'histoire...
Bonne lecture!
O Mercredi 09 avril O
J-6
Je ne me sens pas très différent de d'habitude. Qu'est-ce que je pourrais être? J'espère que je suis pas un truc minable, genre une licorne ou une fée... Quoi qu'être un abominable homme des neiges puisse être pire. En plus j'aime pas l'hiver, c'est trop froid et mouillé. Non je suis autre chose. Si seulement je pouvais savoir ce que signifie ce symbole. Derek a probablement déniché l'adresse du chauffeur maintenant.
Stiles consulta sa montre et vit qu'en effet l'Alpha devait déjà avoir trouvé l'homme qu'ils cherchaient. Je me demande si le chauffeur était un complice de mes vieux et qu'il a témoigné pour affirmer que c'était bien ma mère qui était à bord. Ils l'ont peut-être payé?
Le portable de l'adolescent vibra dans sa poche. Il le sortit impatiemment juste au moment où le professeur de chimie passait à côté de sa table, lui attirant un regard mauvais.
-Eh bien, on peut dire que je vous ai pris la main dans le sac, Monsieur Stilinski. Donnez-moi votre téléphone.
-Mais attendez s'il-vous-plaît je le range tout de suite et on n'en parle plus, d'accord?
-Donnez-le moi. Maintenant.
Stiles tendit son portable avec réticence vers son tortionnaire qui ouvrit le message de Derek et le lut à voix haute:
-'N'existe pas', qu'est-ce qui n'existe pas Monsieur Stilinski? Questionna M. Harris en le regardant par-dessus ses lunettes.
-Bah la cuillère, répondit l'élève en souriant malicieusement alors que Scott riait silencieusement.
Le professeur lui lança un regard interrogatif, inquiet de la santé mentale de son élève. Mais de quoi parle-t-il encore?
-Il est certain que raconter des idioties est tellement plus important que de réviser pour vos examens de fin de semestre. Si seulement ce couvre-feu n'existait pas lui non plus, de cette manière je pourrais vous coller une retenue tous les soirs pour vous faire entrer un peu de plomb dans la cervelle. Pour que la tentation ne vous empêche pas de suivre vos cours je vais me voir dans l'obligation de confisquer votre précieux téléphone jusqu'à la fin de la journée.
-Quoi?! Mais j'en ai besoin!
-Ce n'est pas négociable. Vous me retrouverez en salle des professeurs à la fin de la journée.
Pas juste. Et je fais comment pour avoir des nouvelles de Derek moi?
OoO
L'enquête menée par le shérif fit un énorme bond en avant quand les deux agents qu'il avait envoyés en renfort pour chercher les individus suspects trouvèrent une piste sérieuse.
Il semblerait selon plusieurs témoignages et plaintes de riverains qu'une troupe d'hommes et de femmes étranges -dont certains correspondaient aux descriptions données par les parents des victimes- se seraient installés dans l'ancienne zone industrielle.
Le shérif Stilinski décida d'y aller accompagné de deux subordonnés pour vérifier l'authenticité de ces renseignements inespérés. Les deux véhicules quittèrent le parking en fin d'après-midi.
OoO
-Psst, Scott! Chuchota Stiles en se tournant vers le loup. Tu peux me filer ton portable? C'est hyper important!
Le professeur d'histoire leva à peine les yeux de son pc quand le portable vola d'un rang à l'autre et il n'émit aucune objection quand son meilleur élève demanda la permission d'aller aux toilettes.
L'hyperactif se dépêcha de s'enfermer dans la cabine du fond et d'appeler Derek.
-«Allô? Scott?»
-Non c'est Stiles, le prof de chimie m'a pris mon portable quand tu m'as envoyé le message ce matin. Alors comme ça le chauffeur n'existe pas?
-«Tu n'as eu que mon premier message?»
-Ouais Harris m'a chopé tout de suite.
-«Je t'ai envoyé toutes les infos que j'avais et j'ai pas envie de répéter.»
-En fait t'aimes juste me faire chier c'est ça?
-«Oui, alors récupère ton portable»
-Tu peux pas me faire ça!
-«Oh que si. A ce soir à l'entraînement.»
Je te déteste Derek Hale! Espèce de sadique. Et Harris veut me pourrir la vie jusqu'à la fin, ce sale type.
OoO
-Dwayne, des humains sont entrés sur notre territoire.
-Qui sont-ils?
-Les trois portent des uniformes de police, le shérif est parmi eux.
-Le shérif? Ne lui faîtes rien et laissez-les passer. Je ne veux pas de grabuge alors gardez forme humaine et faîtes comme si vous n'étiez que de passage. Je veux qu'ils partent le plus vite possible.
-Bien.
-Vous croyez vraiment qu'il y a quelqu'un ici, Chef? Demanda le plus jeune en voyant les bâtiments détruits. C'est vraiment dangereux comme endroit pour vivre.
-C'est notre seule piste. Alors avancez tous les deux.
Les trois humains sursautèrent lorsqu'une jeune femme apparut devant eux au coin d'un vieux bâtiment.
-Mademoiselle? La héla le shérif. Que faîtes-vous dans cet endroit?
L'Alpha avança jusqu'à lui en souriant aimablement. Elle rejeta sa longue chevelure brune en arrière et présenta sa main à l'homme.
-Bonjour monsieur le shérif, je m'appelle Eileen et je suis la 'porte-parole' de mon groupe. Que me vaut l'honneur de votre présence?
-Je viens pour les riverains qui se plaignent de votre présence.
-Oh nous sommes désolés pour le dérangement ce n'était pas dans nos intentions. Voyez-vous, nous sommes une communauté de nomades. Nous changeons de ville régulièrement pour vivre, malheureusement il y a eu des complications et nous avons été contraints de rester ici plus longtemps.
-Cette zone est dangereuse, vous ne pouvez pas vous installer là.
-Nous avons connu pire ce n'est pas un problème. Affirma la louve en ignorant l'ordre implicite. Ce sera tout?
-Je dois encore vous parler d'autre chose. Connaissez-vous l'un de ces adolescents?
Le shérif prit trois photos dans une poche de sa veste et les tendit à l'Alpha qui se retint de rire devant les trois policiers. Oh que oui je les connais, j'ai adoré les torturer jusqu'à ce qu'ils me supplient de les achever. Ces pauvres misérables humains sans cervelle.
-Alors?
-Pas vraiment, mais je les ai déjà croisé dans la rue. Enfin je crois. Mentit la brune.
-Des témoins disent avoir vu des membres de votre groupe leur parler à plusieurs reprises. Peut-être pourrions-nous aller tous les quatre discuter avec vos amis, n'est-ce pas mademoiselle?
Merde, quel fouineur! Il va ruiner notre plan de ce soir.
-Bien sûr, monsieur le shérif.
Elle tourna les talons et les invita à la suivre. Ils traversèrent la friche puis entrèrent dans une bâtisse qui tenait debout par on ne sait quel miracle. Les poutres sortaient des ouvertures béantes qui crevaient les murs et le sol était couvert de clous rouillés et d'éclats de verre brisé. Harris devrait bientôt être de retour au lycée. On a plus assez de temps. Il faut que j'en envoie au moins un là-bas avant que le lycée ferme.
Les trois humains se demandaient comment des personnes censées pouvaient habiter ici sans que cela ne les dérangent et qu'ils ne se blessent.
Ils descendirent un escalier qui les mena dans le sous-sol insalubre et longèrent un couloir, bientôt ils entendirent des voix provenant d'une pièce sur leur droite. Eileen se tourna vers eux toujours en souriant et ouvrit la porte.
John compta quatorze personnes exactement. La plupart se prélassait sur de vieux sièges comme si leur situation était tout à fait normale. Celui qu'on leur présenta comme le chef se leva pour les accueillir. Pendant qu'il faisait diversion, Eileen ordonna discrètement à deux Alphas de sortir par la porte de derrière pour aller au lycée.
Le chef, Dwayne, était très charismatique et les deux subordonnés du shérif faillirent se faire prendre au piège par son charme dévastateur. D'ailleurs ils semblaient tous avoir beaucoup d'assurance ce qui inquiéta John quant au résultat de l'interrogatoire. Ils savent ce qu'ils font. Si je dis quoi que ce soit de travers ils s'occuperont de nous sans hésitation. Aucun d'eux n'a de nom de famille? Peut-être cachent-ils leur identité pour une bonne raison. Il est fort probable qu'ils soient recherchés dans un ou deux autres États.
Il remarqua que plusieurs adolescents faisaient partie du groupe. Il attendit que ses agents partent faire le tour des personnes présentes pour monter les photos des trois victimes et s'approcha de Dwayne.
Il prit la parole à voix basse sans savoir que tous les occupants de la pièce pouvaient l'entendre distinctement.
-J'ai remarqué la présence de deux adolescents dans votre troupe. Êtes-vous certain que vivre dans ces conditions est une bonne chose pour eux?
-Ils sont nés nomades, ils mourront de la même manière. C'est leur choix.
-Sont-ils scolarisés?
-Nous les éduquons nous-même.
-En Californie la scolarisation des enfants est obligatoire jusqu'à seize ans. Fit remarquer le shérif.
-Ils ont tous dix-sept ans et plus, mentit l'Alpha imperturbable.
-Avez-vous des papiers d'identité?
Dwayne retint un grognement de frustration. La question qui fâche avait été posé. Comment faire pour sortir de cette situation délicate?
-C'est justement le problème qui nous retient ici, intervint Eileen, il y a eu une tempête et nos affaire ont été emportées dans l'inondation qui a suivi.
-Dans quelle ville était-ce?
Conn*rd de m*rde!
-Redwood City. Il y a trois jours. Répondit la jeune femme en se rappelant qu'une tempête y avait récemment eut lieu.
Le shérif s'en souvint également et sera les dents. Impossible de les coincer. Ils sont bien trop rusés. Il chercha une autre question piège mais n'en trouvant pas il adopta une autre approche:
-Ce doit être rude comme vie, non?
-Pas quand on y est habitué.
-Vous n'avez pas de problème pour vous nourrir?
-Nous travaillons pour gagner notre pain. Certains font des petits boulots de saison ou travaillent sur des chantiers et nous partageons les revenus entre nous.
-C'est une belle communauté. Un vrai esprit d'équipe.
-On nous le dit souvent.
-Il n'y a jamais de conflits entre vous? Je vois que vous êtes assez nombreux et certains ne doivent pas toujours approuver vos décisions, non?
-Ils m'ont choisi pour être leur dirigeant.
Dwayne perdait patience et cela s'entendait à son ton pressé.
-Ah bon? Mais comment s'est formé votre groupe? Vous étiez amis de longue date ou quelque chose comme ça?
-J'ai commencé avec Eileen et de ville en ville des membres se sont ajouté.
-De leur plein gré?
-Bien sûr.
-Ce sont eux qui venaient vers vous?
-Oui. S'irrita le loup.
Le shérif retint un sourire satisfait.
-Voulez-vous que je vous donne un avis tout à fait personnel? Fit-il sans attendre de réponse, Je crois que Miranda Lewis, Ian Richardson et Dorothy Clark sont venus vous voir pour appartenir à votre communauté et que vous avez refusé.
Dwayne éclata de rire. Il n'a rien compris. Tant mieux.
-Vous croyez vraiment que je les aurais déchiquetés juste parce que je ne voulais pas d'eux avec nous? Votre imagination va un peu trop vite!
-Et la vôtre est extrêmement morbide et surdéveloppée.
-Pourquoi dites-vous cela? Demanda le lycanthrope en fronçant les sourcils.
-Les circonstances de la mort des victimes n'ont pas été divulguées au public. Je savais déjà que cette théorie était tire par les cheveux et je ne pensais pas réussir à vous piéger si facilement. Je me demande comment vous pouvez savoir autant de détails.
Toutes les têtes se tournèrent dans leur direction. Les deux agents de police se figèrent et retinrent leur respiration. L'un d'eux pensa immédiatement qu'ils ne sortiraient pas vivants de cet endroit. Personne ne pourra leur venir en aide avant qu'ils soient tous les trois démembrés.
-Sûrement une rumeur quelconque que j'ai entendue dans un magasin. Ou alors votre système contre les fuites d'informations n'est pas au point. Vous devriez le revoir. On ne sait jamais ce que des personnes malintentionnées pourraient en faire.
Son sourire affable revint sur ses lèvres. Son regard semblait dire «Bien joué mon vieux, mais je suis plus fort que toi». Cependant le shérif n'en avait pas fini. J'ai encore une carte à jouer.
-Je ne vous ai jamais croisé au commissariat pour faire refaire vos papiers. Qu'avez-vous perdu? Cartes d'identité, permis de conduire?
-Nos cartes d'identité seulement.
-Vous n'avez pas de voiture? Mais alors vous devez voyager en bus ou en auto-stop. Quoique vous êtes trop nombreux pour ça.
-Nous marchons. Rétorqua Dwayne. On aime beaucoup la randonnée alors nous voyageons à pied en passant par les forêts.
Il avait une folle envie de ricaner face à la tentative ratée du shérif. Eh oui, la réserve de Beacon Hills s'aligne avec plusieurs forêts qui au bout du compte rejoignent celle de Redwood City. Dommage pour toi le vieux.
-Intéressant. Très intéressant.
Qu'est-ce qu'il a encore trouvé? Paniqua l'Alpha intérieurement. Non c'est un coup de bluff.
-Je suis allé assister à une conférence à Foster City, juste à côté de Redwood City, il y a trois semaines et le trajet a duré trois jours en voiture. Un guide m'a dit qu'en période sèche il était possible de rejoindre Beacon Hills en huit jours à pied. Mais nous sommes en période très humide. Vous devez être de sacrés bons marcheurs pour ne prendre que trois jours au lieu de onze pour faire ce trajet. Je me demande même si vous dormez la nuit pour aller aussi vite.
Pitié shérif arrêtez ou ils vont nous tuer! Telles furent les pensées désespérées des deux autres policiers.
OoO
-A tout à l'heure Stiles. Se moqua Scott à la fin de leur dernier cours. Et bonne chance avec Harris.
-Faux frère, tu pourrais rester avec moi. J'ai pas envie d'attendre l'autre tyran pendant une heure tout seul.
-Non, faut que je m'entraîne.
-Espèce de lâche poilu du-
-Salut! A tout à l'heure au hangar.
Un message de son professeur de chimie lui était parvenu le prévenant qu'il avait une urgence et qu'il lui faudrait attendre une heure de plus avant de pouvoir récupérer son bien.
Stiles s'installa alors dans un coin pour ne pas déranger le personnel d'entretien qui nettoyait les couloirs. N'ayant aucun divertissement autre que se tourner les pouces pendant soixante minutes, il s'ennuya ferme.
Quand l'heure fut passée, Stiles soupira et se dirigea en traînant les pieds vers la salle des professeurs. Il toqua et n'obtenant pas de réponse au bout de cinq minutes, il décida d'entrer. Tout ce qu'il vit fut une pièce saccagée et du sang. En grande quantité.
.DIEU! S'affola-t-il en avançant prudemment dans la salle. Ne me dîtes pas que je suis sur une nouvelle scène de crime... Y a quelqu'un?
-Stilinski... souffla une voix avec difficulté.
L'adolescent accourut vers son professeur qui gisait dans une mare de sang. Une longue griffure marquait son flan. Adrian Harris tentait d'endiguer le flot de sang qui s'échappait de sa plaie grâce à sa main valide.
-Appelez les secours.
-C'est malin de dire ça alors que vous m'avez pris mon portable, rétorqua l'élève en paniquant.
Comme d'habitude il s'était senti obligé de sortir un sarcasme malgré la situation plus que critique.
Soudain un hurlement résonna dans tout le lycée. Un hurlement de loup. Stiles s'empressa de passer le bras droit de l'adulte autour de son cou et de le relever pour l'emmener à l'extérieur où ils pourraient fuir mais il entendit bientôt des bruits de griffes rayant les casiers dans le couloir d'à côté.
L'hyperactif se mordit la lèvre en signe d'intense réflexion. Merde, ils sont déjà à l'intérieur, faut trouver une issue. Vite. L'issue de secours mène dans la salle de littérature, si j'y vais je serais exactement dans la même situation que maintenant. Sauf si...Je peux faire le même parcours que la dernière fois et j'arriverai dans la salle de chimie! Je vais faire comme pour Peter avec le cocktail Molotov.
-Accrochez-vous bien à moi, murmura-t-il le plus bas possible, on va dans votre salle. Vous avez les clés?
-Dans la poche de ma veste.
Les clés dans sa main libre, Stiles les conduisit jusqu'à la porte de secours, ils passèrent plusieurs salles de cours puis le réfectoire et enfin ils atteignirent le labo. Adrian s'assit lourdement sur une chaise avec l'aide du plus jeune qui condamna immédiatement la porte principale qui donnait sur le couloir. Il ouvrit l'armoire à ingrédients grâce au trousseau de clé personnel de Harris et se servit rapidement. En faisant sa mixture il demanda son portable à l'aîné qui le lui tendit avec peine.
-Qu'est-ce que vous allez faire avec ces ingrédients?
-J'ai un petit creux alors je me fais un chocolat chaud. Non mais c'est vous le prof de chimie ou c'est moi?
L'aîné observa les ingrédients utilisés avec plus d'attention:
-Oh non...Vous êtes complètement malade.
-Merci.
Le visage du blessé était de plus en plus blême et il avait perdu beaucoup trop de sang pour tenir encore très longtemps. Fébrile, l'adolescent chercha le numéro de son Alpha et l'appela.
-«Allô?»
-Derek, les Alphas sont dans le lycée, Harris est blessé et il va me claquer entre les bras d'une minute à l'autre alors ramène ton cul poilu ici!
Il ne laissa pas le loup ajouter quoi que ce soit et lui raccrocha au nez avec brusquerie, sans remarquer la lueur bleue en-dessous de son sweat.
OoO
Au même moment, le shérif repartait de la friche industrielle plus découragé que jamais. Ses subordonnés avaient interrogé tous les membres de cette étrange assemblée et aucun ne connaissait les jeunes. Ou le prétendait. Son duel avec Dwayne l'avait exténué moralement. Il y avait mis toute son énergie et cela avait payé. Désormais il était certain qu'ils étaient coupables.
Bien sûr il aurait pu les arrêter pour un interrogatoire plus poussé mais il savait quand la situation ne le lui permettait pas. Il était en terrain ennemi, entouré d'une dizaine de suspects qui ne se laisseraient pas faire et qui au vu leur musculature réussiraient très bien à se défendre contre trois employés de bureau. Au moins je suis fixé. Ces gens sont très suspects et je suis sûr qu'ils m'ont menti. Ils ne sont pas clairs.
Avant de quitter cet endroit lugubre il se souvint d'un détail. Ils étaient quatorze à son arrivée et ils n'étaient plus que douze à son départ. Le shérif se demanda où avaient bien pu passer deux des leurs. J'enverrai une troupe plus entraînée et conséquente la prochaine fois.
Le plus intrigant pour les humains avait été de voir comment ces personnes agissaient entre elles et avec leur 'chef'. On aurait dit une meute de loups. Pff je suis vraiment fatigué je commence à avoir des idées comme Stiles.
Le portable du shérif sonna dans sa poche lorsqu'il fut derrière son volant. Il décrocha en espérant qu'il recevrait une bonne nouvelle pour une fois.
-Shérif Stilinski à l'appareil.
-«Chef une urgence au lycée, un professeur a été agressé et un élève l'a retrouvé mais ils sont poursuivis par le tueur. Les renforts sont en route.»
-Pourquoi les agents de vadrouille ne font rien? S'énerva l'homme en grillant un feu rouge.
-«Personne ne sait. Ils ne répondent pas. Monsieur, il faut que vous sachiez que l'élève c'est... c'est votre fils.»
OoO
La meute Hale était au grand complet, dispatchée dans les véhicules qu'ils avaient à leur disposition. Derek transportait les quatre bêtas qui n'avaient pas de voiture, alors que Jackson, Lydia et Peter les suivaient de près dans la Porsche du plus jeune.
La transformation déformait leurs traits. Derek était fou de colère que les Alphas s'en prennent à Stiles. Cette nuit l'effet de meute était amplifié par l'agression de l'un des leurs.
Dès que Stiles avait raccroché, l'Alpha avait donné l'ordre à Lydia de prévenir une ambulance alors que Scott s'occupait de la police.
Ils arrivèrent au lycée trop lentement à leur goût malgré les nombreuses infractions qu'ils firent.
Les deux voitures de sport s'arrêtèrent sur le parking du lycée dans un dérapage contrôlé et un assourdissant crissement de pneus. Jackson demanda à sa petite-amie de rester dans la voiture pour ne pas se mettre en danger. Derek prit à peine le temps de fermer sa portière et courrait déjà vers l'entrée du bâtiment.
La porte principale était détruite et marquée de coup de griffes. L'Alpha et Scott marchaient en tête, cherchant l'odeur de l'humain.
-Je l'ai! Allons-y.
Ils marchaient sans chercher à cacher leur présence. Ils ne distinguaient pas le nombre exact d'Alphas qui avaient pu passer ici. Après un tournant ils sentirent une odeur désagréable de chair brûlée. Chacun se demandait quel drame avait encore pu se passer ici. Seul restaient d'infimes tâches de sang et de cendres. La victime de l'incendie semblait s'être enfuie. A partir de cet endroit ils bifurquèrent à droite et tombèrent sur les cadavres des agents de police déchiquetés en plusieurs morceaux. Les cinq lycéens lâchèrent des hoquets d'écœurement. L'odeur de Stiles était partout dans cette zone et continuait plus loin vers le gymnase.
Erica poussa une exclamation d'horreur en pointant les murs du couloir. Des empreintes de main ensanglantées tâchaient la peinture autrefois blanche. Cette fois la peur prit le dessus et les amena directement devant les portes couvertes de liquide carmin.
Derek poussa la porte et la scène qu'il avait sous les yeux l'horrifia.
OoO
Après avoir prévenu la meute à la rescousse, Stiles alla s'asseoir près de son professeur.
-Les secours vont bientôt arriver, il faut qu'on vous sorte d'ici. Vous avez encore assez de force pour marcher?
Adrian n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche pour répondre qu'une voix se fit entendre de l'autre côté de la porte:
-C'est pas la peine, mon chaton. Je vous attraperai avant que vous n'atteignez la porte. Alors rends-toi et nous ne te ferons aucun mal.
-Bien sûr et mon cul c'est du poulet!
Un grognement mécontent lui répondit et le professeur s'énerva:
-Vous ne pouviez pas fermer votre grande gueule pour une fois?
-Je peux pas m'en empêcher. C'est plus fort que moi.
L'hyperactif sourit d'un air contrit en se grattant la nuque d'embarras.
Il attrapa à nouveau l'aîné pour le soutenir. Ils utilisèrent les issues de secours sans que leur poursuivant ne tente de les devancer pour les stopper. Au lieu de ça il marchait tranquillement dans le couloir à quelques mètres d'eux en leur parlant comme si de rien n'était:
-Tu verras petit vermisseau ce qu'il va t'arriver quand les autres vont arriver.
Il n'y a qu'un seul Alpha pour l'instant? Les deux fugitifs atteignirent la dernière issue qui menait à un cul de sac. La seule sortie était la porte principale menant directement à l'Alpha dans le couloir. C'était ça son plan? Nous emmener jusqu'ici? Si j'ouvre la porte rapidement je pourrais lui lancer le cocktail et m'enfuir en courant. Allez courage!
Il mit aussitôt son plan en action. L'Alpha ne s'y attendant pas fut prise par surprise et hurla de douleur quand son corps se mit à brûler.
Oh non ils étaient deux! Un autre Alpha les accompagnait depuis tout à l'heure sans dire un mot pour les surprendre. Il donna un coup de griffe violent juste à côté de la tête d'Harris qui la pencha à la dernière seconde.
L'adolescent courut le plus vite possible sans se retourner et Adrian faisait de son mieux pour alléger le fardeau de son élève.
Ils bifurquèrent à droite et trébuchèrent sur le cadavre d'un policier démembré. Pataugeant dans le sang des agents de sécurité, les deux fuyards n'arrivaient plus à se relever sans glisser.
Les griffes en avant, le lycanthrope fou attaqua le plus jeune humain et l'entailla de la gorge jusqu'au ventre en criant de rage. Stiles recula en vacillant et se cogna contre un extincteur. Un éclair de génie le traversa et il le décrocha du mur pour asperger son assaillant avec la mousse. La substance chimique gicla dans les yeux sensibles de l'Alpha qui gémit de douleur au sol.
L'hyperactif reprit son aîné et le traîna dans le gymnase en se soutenant aux murs. Merde, merde, merde! On va se vider de notre sang avant que les secours ne nous trouvent. Il s'appuya de tout son poids contre la porte à double battant de la salle de sport et réussit à l'ouvrir. Ils chancelèrent mais Stiles tint bon.
A bout de force les deux humains tombèrent à terre, côte à côte, au milieu de l'immense pièce.
-J'aurais jamais pensé que je mourrais aux côtés d'un imbécile comme vous, monsieur Stilinski. Souffla l'homme avec difficulté en crachant un peu de sang.
-Je vous retourne le compliment professeur.
-Qu'est-ce que c'est depuis tout à l'heure? Demanda Adrian en regardant dans la direction de l'élève.
-De quoi?
-A votre cou.
Stiles baissa le regard vers son torse et vit son pendentif émettre une lueur bleue comme l'avaient prévenu ses grands-parents. Maintenant? Si seulement je pouvais recevoir un pouvoir incroyable pour nous éviter de mourir... Une minute s'écoula et rien ne se produisit. Les sangs mélangés des victimes formaient un lac écarlate autour des deux corps.
Adrian fut le premier à fermer les yeux puis Stiles le suivit. Tout devint noir.
MWAHAHAHA je suis diabolique!
Verdict? Bon? Pas bon? Que va devenir notre pauvre Stiles adoré? A partir d'ici le déroulement de l'histoire sera assez différents et vous en apprendrez plus sur le shérif et la famille Prince. Et dans le chapitre 5 vous connaîtrez enfin le nom de code du complot de Lydia et Erica. :D
Personne ne trouve mes références xD Cette fois elle est facilement distinguable même s'il faut quand même savoir de quel film ça vient ;D
A samedi prochain!
