Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas (heureusement pour mon petit Stiles d'amour et Derek), mais sont à Jeff Davis (qui fait vraiment vivre des choses pas cool à ses personnages soit-dit en passant).
Rating: Pas plus que K+ (sauf si je change d'avis pour les dernier chapitres)
Avertissement: Présence de couple H/H donc que ceux qui n'aiment pas passent leur chemin. (Même si ce ne sera soft tout gentil tout beau)
Note de l'auteur: Coucou bonjour! Voici le nouveau chapitre du samedi!
Bonne lecture et la bonneuh journée!
Derek recula brusquement. Complètement sous le choc du soudain réveil du patient, il ne savait plus quoi faire.
-Tu n'aurais pas pu te manifester plus tôt?!
-J'étais encore dans les vapes quand tu as commencé à me parler! Et COMMENT voulais-tu que je sache que tu avais pris ma remarque sur la Belle au bois dormant au sérieux? S'essouffla Stiles en gigotant.
Un silence gênant s'abattit lourdement sur la petite pièce. Whaou, il a l'air vachement en forme pour quelqu'un qui a passé quatre jours dans le coma.
L'hyperactif joua avec ses draps en attendant une réponse qui ne venait pas. Merde je me suis un peu emporté, mais Whoua y a de quoi! Derek Hale le sex-symbol sur qui je fantasme depuis un mois et demi m'a embrassé! J'y crois pas c'est trop beau pour être vrai! J'ai bien fait de ne pas ouvrir les yeux. Je devrais tomber dans les pommes plus souvent.
Le loup se racla la gorge pour commencer ses explications mais il entendit deux infirmières qui venaient par-là.
-«Qu'est-ce qu'il se passe Béa?»
-«Le rythme cardiaque du patient de la chambre 137 a fait une brusque accélération, il s'est sûrement réveillé.»
-Des infirmières arrivent par ici, elles savent que tu t'es réveillé.
L'aîné ouvrit la fenêtre et l'enjamba prudemment.
-Derek? Appela l'adolescent.
-Quoi?
-J'en ai pas fini avec toi.
Et l'Alpha disparut dans la nuit.
OoO
Le nom d'utilisateur ou le mot de passe saisi est incorrect.
-Quoi?
Le shérif tapa à nouveau ses données.
Le nom d'utilisateur ou le mot de passe saisi est incorrect.
-Mais je suis sûr que c'était ça! Bon okay, on recommence lentement.
Le nom d'utilisateur ou le mot de passe saisi est incorrect.
-RAAAH!
OoO
-Les caméras installées par John Stilinski sont neutralisées.
-«Bien, vous avez fait du bon travail.»
-J'ai vérifié les bandes en entier et je peux vous assurer qu'aucun Alpha n'est entré pendant la mission d'hier.
-«Parfait. Continuez comme ça. Je vous recontacte- »
-Attendez! Il se passe quelque chose. Quelqu'un est entré par la fenêtre.
-«Maintenant? Qui?»
-C'est Derek Hale.
-«Est-il hostile?»
-Il parle, mais je n'ai pas de micro. Je ne sais pas ce qu'il dit. Oh!
-«Que se passe-t-il? Répondez immédiatement! Gardien!»
-Nous avons un problème monsieur Prince. Un gros problème.
OoO
Derek courut toute la nuit. Il s'enfonça de plus en plus loin dans la forêt pour pouvoir crier sa frustration sans que personne ne vienne le déranger.
De temps à autre il s'arrêtait pour se défouler sur un pauvre arbre qui n'avait rien de demander et qui ressortait de cette lutte à moitié défoncé.
M**de! J'en ai marre d'avoir la poisse comme ça! Je suis sûr qu'il a fait exprès d'attendre parce qu'il savait que j'allais faire une connerie. Ce gamin de malheur sait TOUJOURS tout. Je te hais Stiles Stilinski!
Il tentait de se convaincre de ça pour reprendre le contrôle grâce à la colère comme il en avait l'habitude, pourtant cette technique ne semblait plus fonctionner. En vérité il ne pouvait plus l'utiliser quand sa perte de contrôle concernait Stiles.
On n'est pas dans la mouise.
OoO
Le presse papier en cristal de Genim Prince vola à travers la pièce pour venir se fracasser contre le mur d'en face. L'homme bouillonnait de colère. Tout son plan pouvait tomber en miette comme son précieux bibelot et tout ça à cause de Derek Hale. Dix-sept ans de dur labeur, de manigances, de meurtres pour rien.
Non pas encore.
Genim reprit son calme et commença sa contre-attaque. Pour cela il lui faudrait contacter les bonnes personnes et ce, le plus vite possible.
Derek Hale vivant me servira plus dans un avenir proche. Mieux vaut tenter la méthode douce d'abord. S'il persiste je le tuerai.
-Tout d'abord, Richard Smith.
Richard Smith était un des contacts les moins sollicités du répertoire de Genim Prince. Il était un éminent membre du ministère de l'éducation et avait le pouvoir nécessaire pour faire rouvrir le lycée de Beacon Hills.
Il faut que Genim et Hale aient le moins de rapports possibles. Je dois les empêcher de se voir avant que n'arrive l'irréparable.
OoO
O Lundi 14 avril O
J-1
Derek rentra au manoir tôt le matin et retrouva son oncle tranquillement assis dans la cuisine à prendre son petit-déjeuner en lisant le journal:
-Bonjour Derek. Tu veux du jus d'orange? Je l'ai pressé tout à l'heure.
-Non merci.
Il s'adossa contre le plan de travail de la pièce juste à côté du frigo et prépara son café en affichant un air qu'il voulait dégagé.
-Cher neveu, veux-tu que je t'apprenne une chose intéressante? Commença Peter sans quitter des yeux l'article qu'il lisait.
-Non, mais je sens que tu vas quand même me le dire...
-J'ai presque le double de ton âge.
-Merci, je le savais déjà.
-Oui, bien sûr. Ce que je veux que tu comprennes c'est que je suis un loup-garou depuis plus longtemps que toi et que j'ai aussi été un jeune homme un jour.
-Oui et...?
-Tout ça pour dire que courir dans la forêt toute la nuit ne sert à rien pour effacer une odeur de soi. Stiles s'est réveillé.
-C'était une question?
-Non, juste une constatation logique. S'il était encore dans le coma tu serais simplement rentré comme d'habitude mais là tu as gambadé dans les bois parce que tu es en colère et il n'y a qu'un Stiles réveillé qui puisse à te mettre dans cet état.
Derek soupira en levant les yeux au ciel, il n'y avait que son oncle pour deviner autant de choses sur lui.
-Tu ne me demandes pas ce qu'il s'est passé pour que je sois en colère comme ça? Oh mais j'oubliais que tu sais toujours tout, suis-je bête! Ironisa-t-il.
-Hum... Attends laisse-moi réfléchir deux minutes.
Peter plia soigneusement son journal avec une mine de réflexion intense. A mon avis c'est Derek qui a fait une connerie cette fois. Mais quoi? Ce que j'ai dit sur l'odeur était faux bien entendu. Un passage aussi long dans la forêt efface toute trace d'une odeur inconnue, mais là il sentait encore un peu de Stiles. Ils ont donc eu un contact rapproché...Et si...? Non c'est trop gros comme cliché. J'avoue que ce serait hilarant.
-Tu l'as embrassé pendant son sommeil et il s'est réveillé en plein milieu, c'est ça?
L'Alpha cracha tout le café qu'il avait dans la bouche en plein dans la tête de Peter.
OoO
Le médecin chargé de l'hospitalisation de Stiles vint à la première heure pour faire passer toutes sortes de tests sur son patient fraîchement réveillé.
La cicatrisation de la profonde griffure causée par Aaron en était déjà à sa phase finale. Le chirurgien n'avait, dans toute sa longue carrière, jamais rien vu de tel. Une guérison aussi rapide et parfaite tenait du miracle, comme la survie des deux dernières victimes en y repensant.
Pour Adrian Harris, le miracle semblait s'être arrêté à sa survie et il mettrait le temps habituel pour se remettre de l'attaque sans aucun espoir de retrouver une peau nette et sans marques.
-AAH! Espèce de monstre sans cœur! Enlevez la moi!
-Monsieur Stilinski calmez-vous je vous en prie, supplia l'infirmière, Vous devez la garder encore aujourd'hui au moins.
-NON! Enlevez-la!
Alertées par les cris, plusieurs infirmières s'étaient stoppées devant la chambre de Stiles pour savoir quel était le problème. Inquiète, Melissa décida d'aller vérifier comment allait le meilleur ami de son fils.
-Evelyn, ne cherches pas à le convaincre c''est sans espoir. Il a toujours eu une peur bleue des seringues. Il ne se calmera pas tant qu'il aura ça dans le bras.
-Mais-
-Ça vaut mieux pour tout le monde. Et crois-moi il ne se taira pas de toute la journée si tu la lui laisses.
-Merci Melissa vous êtes ma sauveuse!
Une infirmière vint aider Stiles à se laver après qu'il ait obtenu gain de cause auprès d'Evelyn et le médecin sortit pour appeler le shérif et le prévenir qu'il pourrait l'interroger aujourd'hui en début d'après-midi.
Melissa McCall envoya un message à son fils pour lui apprendre la bonne nouvelle.
OoO
-Ne me dis pas que j'ai touché dans le mille? S'étonna Peter sous le choc. J'ai dit ça pour rire!
-Moi ça ne me fait pas rire justement. Maugréa l'Alpha en s'essuyant la bouche.
L'aîné prit une serviette pour éponger son visage sans quitter son expression de pur ahurissement.
-Tu as réellement fait CA?
-Tu vas me poser la question combien de fois? J'ai fait une connerie je suis au courant.
-Mais là c'est pas une connerie. C'est mille fois PIRE! Tu ne regardes jamais la télé? A CHAQUE fois que le héros fait un truc du genre ça finit MAL.
-Tu vas accentuer chacun de tes mots? C'est chiant à la fin.
-Mais c'est pour que tu comprennes bien ton erreur et que ça rentre dans ta petite tête chevelue.
Pour appuyer sa dernière phrase il donna un petit coup sur le crâne de son neveu qui grogna violemment en retour.
-Il a dit quoi après s'être réveillé?
-Des infirmières sont venues alors je suis parti mais avant il a dit qu'il n'en avait pas fini avec moi.
-Au moins il cherche le dialogue. C'est déjà ça de gagné. Maintenant va savoir si c'est pour te botter les fesses parce que tu lui as volé son premier baiser ou parce qu'il veut que tu recommences. Et plus si affinités. Rajouta-t-il avec un clin d'œil.
OoO
Le proviseur du lycée s'épongea le front avec un chiffon humide qu'il triturait nerveusement. Il évitait autant qu'il le pouvait le regard acéré de son interlocuteur.
-Vous pouvez répéter? Demanda le shérif incrédule.
-Je dois rouvrir l'établissement. Dit Gust, ce sont les ordres. Je ne peux rien faire pour les en empêcher.
-Les ordres de qui?
-Du ministère, chuchota le directeur en se penchant au-dessus du bureau. Le gouverneur Brown en personne m'a appelé cette nuit.
-Pourquoi voudrait-il que le lycée rouvre alors qu'une série de meurtre y a eu lieu?
-Je ne fais qu'écouter les ordres, articula Franck avec peine en suant à grosses gouttes. Je n'ai pas le choix! Monsieur Brown a été très clair là-dessus, je dois faire rouvrir le lycée.
Il tapait convulsivement du pied tout en essuyant ses mains moites sur son pantalon.
-Bien. Conclut John. Et quand est prévu le retour des élèves?
-Le plus tôt possible.
-Ce qui veut dire?
-Lundi.
-Lundi?
-Oui. La semaine prochaine.
-Eh bien, si ce sont les ordres... Je placerais une patrouille plus conséquente que la dernière fois et le couvre-feu sera également moins souple. Je souhaite que nous organisions une réunion avec le personnel enseignant pour mettre en place un règlement strict en attendant que les meurtriers soient arrêtés.
OoO
-Je vais annoncer la bonne nouvelle aux p'tits, dit Peter en prenant son portable.
Derek fronça les sourcils et lança un regard de reproche à son oncle.
-Ne fais pas cette tête de constipé. Je vais juste leur dire que Stiles est réveillé et rien d'autre. Promis, juré, craché.
-Pourrais-tu être sérieux des fois?
-Je suis toujours sérieux, s'exclama Peter en riant.
-Ouais, ouais c'est ça.
L'aîné pianota sur son mobile pendant plusieurs minutes pour envoyer des sms aux cinq adolescents sûrement encore endormis à cette heure-ci. Il fut cependant contredit car il reçut presque immédiatement des réponses enthousiastes des lycéens.
-Lydia demande s'il s'est passé quelque chose de spécial hier soir. Elle est vraiment perspicace cette gamine, non? Je ne comprends pas pourquoi elle sort avec un garçon aussi étroit d'esprit que Jackson, en plus il n'est pas très sympa, ni très futé. Il n'a que sa belle gueu- Derek? Oh non c'est pas sympa de partir quand je te parle. T'es où? Derek! C'est pas vrai, il est plus là.
Peter soupira en s'affalant dans le canapé du salon.
-Bon et je fais quoi moi?
OoO
-Bon retour parmi nous agent Collins, dit le shérif quand son subordonné entra dans la salle de repos.
-Merci monsieur.
L'agent Evans les rejoignit avec un dossier sous le bras.
-J'ai la liste que vous m'avez demandé. Aucun locataire de l'immeuble n'a de lien avec les victimes. Il y a plusieurs jeunes qui sont au lycée, peut-être connaissent-ils une des victimes.
John prit un temps de réflexion.
-Je sens qu'il faut approfondir de ce côté. Allez interroger tous les occupants de l'immeuble en insistant bien avec ces lycéens. Vérifiez s'ils ont un lien quelconque avec une victime ou un suspect.
-Bien monsieur.
-Ah et vérifiez aussi s'ils ont un lien avec Laura Hale ou n'importe quel autre membre de cette famille.
Les deux agents acquiescèrent et quittèrent le shérif rapidement pour faire leur devoir. De son côté, John retourna dans son bureau et consulta le dossier qu'il avait monté l'année précédente. Son unique piste concernant des loups était la mort de Laura Hale.
Ah oui, la fameuse affaire Derek Hale. Ce serait une bonne idée de rendre une petite visite de courtoisie à mon cher ami et en bonus je pourrais aussi le cuisiner sur sa relation avec Stiles et Scott.
-Allons nous promener dans les bois...
OoO
Les agents Collins et Evans finirent leur café en marchant dans le parc qui jouxtait le vieil immeuble où ils devaient interroger leurs témoins.
-Franchement c'est vache de nous faire faire ça. Y a six étages dans ce truc.
-Tais-toi Mike et avance. Plus vite on commencera plus vite on en aura terminé avec cette corvée.
Ils s'arrêtèrent devant la porte d'entrée en plexiglas et Matthew appuya sur la sonnette de la logeuse:
-Madame Miller? C'est la police de Beacon Hills, nous aimerions vous poser quelques questions.
A une dizaine de mètres des deux hommes, derrière une haie en buis du parc, le Gardien les observait discrètement. Il jura silencieusement face à sa malchance, il avait prévu de passer prendre certains de ses «outils» de travail pour surveiller et protéger Stiles au mieux mais ses projets se voyaient contrariés par l'acharnement du shérif Stilinski à mettre son nez curieux là où il ne fallait pas.
Tel père tel fils. Aussi têtu l'un que l'autre.
L'homme fit demi-tour après avoir décidé de passer le lendemain. Pour l'instant son objectif était de retourner à l'hôpital avant que son patron n'apprenne pour sa petite virée loin de son poste.
Il bifurqua dans une ruelle qui débouchait sur l'avenue principale et il héla un taxi.
L'homme rajusta son col afin de cacher le bas de son visage pour qu'on ne le reconnaisse pas. Il n'avait définitivement pas besoin de cela maintenant alors que son employeur lui accordait encore sa confiance malgré son récent échec pendant sa mission de protection.
C'était la première fois en dix-sept ans qu'il avait failli à son devoir. Il avait déjà tué et même pire pour sauver sa cible de ses ennemis.
Un frisson désagréable lui parcourut l'échine.
Et même pire.
L'image cauchemardesque de deux yeux emplis de larmes le hantait. Il revoyait parfaitement le regard résolu et infiniment triste de la seule femme qu'il ait jamais aimé juste avant qu'il ne la laisse mourir.
Pour le bien de la mission.
Et Genim Prince l'avait félicité d'avoir fait ce choix. Impure qu'il l'avait traité. Impure? Il n'avait jamais connu une femme plus pure qu'elle, plus généreuse, plus belle...
Le pire était peut-être qu'il ne regrettait pas d'avoir fait ce choix. Non c'est faux. Il regrettait chaque seconde mais il savait que c'était mieux ainsi. Elle en aimait un autre et rien n'aurait pu la changer d'avis.
A l'époque, la jeunesse lui avait fait croire le contraire, il pensait, malgré sa nature monstrueuse, pouvoir se faire aimer d'elle mais il fut très vite détrompé.
Dès qu'on lui apprit qu'elle était enceinte il sut ce qui allait suivre. Et ça n'avait pas raté. Le vieux Prince l'avait appelé dans son bureau et lui avait donné sa première mission au sein de l'organisation.
Protéger l'enfant à naître de la femme qu'il n'aurait jamais. Vivre dans l'ombre de leur famille sans rien dire. Souffrant en silence de son infortune.
Et l'enfant aurait pu mourir i peine cinq jours. Tout ça à cause d'une relation conflictuelle entre un élève et son professeur. Histoire stupide.
Le Gardien soupira de dépit. Dans cette guerre un petit événement parfaitement anodin pouvait prendre des proportions gigantesques en moins d'une seconde.
Oh Claudia, protéger Stiles Stilinski est la mission la plus difficile de la terre.
-Et c'est peu dire...
-Vous avez dit quelque chose? Demanda le chauffeur en jetant un regard dans son rétroviseur.
-Non, non. C'est rien.
Randy se concentra à nouveau sur sa route tout en s'interrogeant sur son étrange passager. Je n'aime pas ses yeux. On dirait un serpent vicieux.
OoO
Derek rejoignit son oncle au salon, quand il fut certain que l'autre avait terminé son monologue ennuyeux et stupide, et s'assit dans son fauteuil attitré.
-Je pense de plus en plus sérieusement à chercher un travail, fit Peter en entourant une annonce qui lui paraissait intéressante dans son journal. Pour m'occuper un peu, un truc fun.
-Et tu penses à quoi en particulier?
-Je ne sais pas encore. Un boulot où foisonnerait de jeunes et jolies fleurs peut-être...
L'aîné forma une silhouette aux formes généreuses avec ses mains devant lui.
-Mieux vaut que tu ne fasses rien dans ce cas. Je préfère éviter la casse.
-Je ne veux pas les harceler, je veux les séduire. De nous deux c'est toi le plus suspect.
-N'importe quoi.
-Dois-je te rappeler que tu stalkes jour et nuit un adolescent de dix-sept ans que tu as embrassé dans son sommeil? Dis à voix haute je trouve ça encore plus malsain.
L'Alpha grogna pour le faire taire ou au moins qu'il change de sujet. Peter barra deux annonces qui ne lui plaisaient pas et reprit la conversation initiale.
-Tu ne voudrais pas te trouver quelque chose toi aussi?
-Que veux-tu que je fasse?
-Tu pourrais être mannequin. Un beau gosse comme toi a toutes ses chances.
-Je suis trop vieux, rétorqua Derek d'emblée.
-Ah oui c'est vrai j'avais oublié que tu perdais tes dents et que tu cachais un déambulateur dans ton placard, le railla l'ancien Alpha.
-Tu sais très bien ce que je veux dire.
-Bon alors trouvons autre chose qui te conviendrait... Fleuriste? Non, c'est bon je plaisante. Banquier? Pas assez d'expérience. Prof? Je suis sûr que toutes les petites lycéennes seraient folles de toi et que ça t'exciterait de pouvoir 'punir' Stiles. Pas bonne idée. Hum... Tu voudrais bien m'aider un peu? Et arrête de soupirer dès que je parle.
-Je ne sais pas si tu te rends compte que tu enchaînes les conneries les unes après les autres.
-Je suis incompris. Stiles aurait peut-être une idée, non?
-Il sortirait des âneries encore plus grosses que lui. Genre astronaute, dresseur de tigre ou je ne sais quoi d'autre. Shérif?
-T'es peut-être un peu ambitieux là, non?
-Le shérif est devant la maison.
-Ah...Ah!? Pourquoi est-il ici?
-Aucune idée.
-Il sait peut-être pour hier soir, se moqua Peter, il fait quoi devant la porte depuis cinq minutes? Tu devrais aller ouvrir. Moi je m'éclipse. Bye! Je suis heureux de t'avoir connu.
Derek leva les yeux au ciel et marcha jusqu'au hall d'entrée.
Au même moment, le shérif -ne trouvant aucune sonnette- se décida à toquer à la porte avec fermeté. Le loup-garou lui ouvrit aussitôt et lui demanda le motif de sa visite, à la réponse vague de l'homme de loi, il l'invita à entrer et à s'installer plus confortablement au salon.
Derek voulait faire la meilleure impression possible à son peut-être-futur-beau-père, même si ce dernier ne le savait pas encore. Heureusement pour moi. Il serait capable de m'abattre puis de cacher mon corps dans la forêt. Ne jamais sous-estimé le pouvoir d'un homme qui protège son enfant.
Les bonnes manières que sa mère lui avait enseignées l'aidèrent énormément, il servit une boisson à John et s'assit en face de son visiteur inattendu.
Comment pourrait-il savoir pour hier soir? Je n'ai aucune raison de m'inquiéter. A moins que... Il serait capable de mettre des caméras dans la chambre de Stiles, non? Faites que je me trompe!
De son côté, John était on ne peut plus surprit par l'accueil de son désormais suspect numéro 1. Son statut était passé de témoin-légèrement-suspect à suspect-numéro-un-à-abattre-si-nécessaire.
Ce changement soudain était dû à la non-surprise du jeune homme quand il lui avait ouvert la porte et à son comportement un peu trop condescendant à son égard. Bien sûr ce n'était qu'une impression mais le stress de l'enquête le rendait plus méfiant et paranoïaque que d'ordinaire.
Malgré toute sa bonne volonté Derek sentait que l'humain ne lui faisait pas confiance et pire qu'il le soupçonnait avant même de l'avoir questionné.
Cet interrogatoire allait être pénible pour le pauvre loup-garou.
OoO
Mike jeta un regard en coin à sa liste de locataires et soupira en voyant qu'ils n'en étaient qu'à la moitié.
-Donna et Billy Martinez OK, dit Matthew alors qu'ils sortaient de l'appartement, les prochains sont Janet et Gary Boyd ainsi que leurs trois enfants. Vernon pour l'aîné, Julia pour la cadette et Bonnie pour la petite dernière.
-L'aîné, Vernon, c'est celui qui a fugué l'année dernière, non?
L'agent Evans acquiesça.
-Eh, mais il est dans la classe de Stiles! Enfin je crois...
-Ouais c'est ça.
-Mais c'est peut-être lui le lien!
-Ce n'est pas le seul lycéen dans cet immeuble. Il y a autant de chance que ce soit lui qu'un des quatre autres qui vivent ici.
-On est pas prêt d'avoir fini, soupira Mike en regardant sa montre.
Matthew ne répondit pas et sonna à la porte. Deux voix d'enfants résonnèrent derrière la porte alors que quelqu'un atteignait la télévision.
-Ouvre pas grand-frère! C'est sûrement de méchants monstres aux grandes dents!
-J'ai peur, grand-frère!
-Il n'y a pas de monstre derrière la porte alors lâchez mes jambes pour que je puisse ouvrir.
Les deux agents entendirent des bruits de courses puis enfin une personne vint déverrouiller la porte et l'entrebâilla prudemment.
-Bonjour.
-Tu es Vernon c'est ça?
-Oui.
-Tes parents sont là?
-Non.
On est tombé sur un causant, quelle chance.
-Peut-on entrer? Nous voudrions te poser quelques questions.
Boyd referma la porte et les deux humains crurent un instant qu'il en resterait là. Comme ça, d'un coup il nous ferme la porte au nez? Le bruit d'une chaîne contre la porte d'entrée les rassura, le bêta rouvrit la porte et les fit entrer. Ils s'installèrent dans la cuisine où les deux petites filles de la famille avaient abandonné leur goûter.
L'adolescent s'adossa à un mur en fixant ses visiteurs incommodants sans dire un mot. Son attitude et son visage stoïque angoissaient Mike qui sentait le danger entourant le lycéen.
Il déglutit difficilement en se demandant comment son collègue faisait pour rester aussi sûr de lui.
Cependant il ne savait pas que les pensées de Matthew équivalaient à peu près à la même chose que lui. Ça va pas être simple d'avoir un dialogue avec ce gosse. Enfin gosse, il n'y ressemble pas vraiment. Il pourrait m'écraser la tête entre ses orteils.
De son côté Boyd se battait en son for intérieur pour ne pas laisser les deux hommes apercevoir le sourire qui tentait de se frayer un chemin jusqu'à ses lèvres. J'adore faire ça.
OoO
Le shérif décida de prendre la parole après six longues minutes de silence pesant à se fixer dans le blanc des yeux.
-Quelle genre de relation entretenez-vous avec mon fils?
Verdict? Bon? Pas bon? Que va répondre Derek à la question...euh...du shérif? Quelle sera la réaction de Stiles lorsqu'il reverra Derek après leur baiser? Est-ce que Boyd va se trahir pendant l'interrogatoire?
Plusieurs réponses dans le prochain chapitre!
Pas de références dans ce chapitre et personne n'a trouvé celle du précédent. :D
GROS POUTOUS BIEN BAVEUX et à mercredi soir! La bonneuh journée!
