Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas (heureusement pour mon petit Stiles d'amour et Derek), mais sont à Jeff Davis (qui fait vraiment vivre des choses pas cool à ses personnages soit-dit en passant).
Rating: Pas plus que K+ (sauf si je change d'avis pour les dernier chapitres)
Avertissement: Présence de couple H/H donc que ceux qui n'aiment pas passent leur chemin. (Même si ce ne sera soft tout gentil tout beau)
Note de l'auteur: Coucou bonjour! Voici le nouveau chapitre du mercredi!
Bonne lecture et la bonneuh journée!
-B-bon alors euh..., bégaya Mike déstabilisé, est-ce que tu as déjà vu une de ces personnes?
Il prit l'enveloppe qui contenait toutes leurs photos et leurs portraits robot et voulut l'ouvrir mais elle lui glissa des mains et déversa son contenu à terre.
Je lui fais si peur que ça? Boyd ramassa les papiers et les observa. Il reconnut Eileen et Russell qu'il avait tenté d'arrêter avec Erica deux jours plus tôt mais n'en dit rien.
-Oui.
-Ah c'est vrai? Où ça? Demanda Mike plein d'espoir.
-En ville. Placardés sur tous les murs.
-Tu te fiches de nous? S'énerva l'agent Collins vexé de la mauvaise blague.
Boyd se retenait de toutes ses forces pour ne pas leur éclater de rire à la figure.
-Non.
J'y crois pas. Il se fiche de nous ouvertement.
Avant que son collègue ne fasse une bourde monumentale, l'agent Evans reprit les rennes de l'interrogatoire.
-Sinon, est-ce que tu connais Miranda Lewis? Ou Ian Richardson? Ou Dorothy Clark?
-Non.
-Bon. Tu avais le professeur Harris en chimie, n'est-ce pas? Est-ce que tu connais quelqu'un qui lui voudrait du mal?
-Beaucoup.
Matthew serra les poings alors qu'une veine commençait à pulser contre sa tempe.
-Bon mon petit gars. Si tu pouvais te montrer plus coopératif et faire des phrases plus longues qu'un mot d'une syllabe ça arrangerait nos affaires. Donc maintenant tu vas me faire de jolies phrases avec sujet, verbe, complément, OK? Sinon je t'embarque pour entrave à la justice et tu passeras ta journée en cellule.
-OK.
Je vais le trucider.
OoO
Dans le salon du manoir Hale, Derek et John s'étaient figés. Le shérif n'avait pas du tout prévu les choses dans cet ordre-là mais la question était sortie toute seule sans qu'il puisse s'en empêcher.
De son côté, Derek était un état de panique intérieur. Il sait tout ! Il sait tout ! Il sait tout ! Il va me tuer pour avoir ne serait-ce que reluquer son fils de loin et enterrer mon corps mutilé au fin fond de la forêt. Ou il va m'interdire d'approcher son fils sous peine d'aller en prison. Que dois-je faire?
Le shérif trouva louche que son suspect ne réponde pas et ses pires craintes revinrent à la charge. La théorie du maître-chanteur lui semblait de plus en plus plausible.
-Nous sommes amis.
-Amis? Alors pourquoi a-t-il tenté de vous envoyer en prison?
-Il ne me connaissait pas à l'époque et pensait à tort que j'étais coupable.
-Je trouve quand même étonnant qu'il ait changé d'opinion aussi rapidement. Au début il vous accuse de meurtre et quelques semaines plus tard il me fait un discours pour me convaincre du fait que vous êtes innocent et une bonne personne.
-Il a appris à me connaître.
-Mais c'est étrange quand même, vous ne trouvez pas?
Derek soupira. Il ne comprenait pas l'acharnement du shérif et son entêtement commençait à le lasser.
-Pourriez-vous me précisez votre pensée au lieu de tourner autour du pot s'il vous plaît?
-Bien. Je vais être franc avec vous monsieur Hale. Je crois que d'une manière ou d'une autre vous avez contraint mon fils à réviser son point de vue sur vous.
-Vous croyez que je le...menace?
-C'est mon idée en effet.
C'est pas gagné. S'il est comme ça avant que je sorte avec son fils qu'est-ce que ce sera quand on sera effectivement ensemble?
-Et je pense qu'il en est de même pour Scott McCall.
-Je vous assure que non.
Ils se fixèrent en chien de faïence pendant un long moment avant que le shérif ne reprenne la parole.
-Pourquoi étiez-vous au lycée mercredi soir après l'attaque?
-Stiles m'a appelé à l'aide et nous sommes venus aussi vite que possible après avoir prévenu les secours.
-Qui ça 'nous'?
-Les amis que Stiles et moi avons en commun.
-Et qui sont-ils?
-Scott, Isaac Lahey, Erica Reyes, Vernon Boyd, Lydia Martin et Jackson Whittemore.
Le shérif haussa un sourcil suspicieux en entendant les noms de cette étrange bande. Deux suspects dans des affaires de meurtres, deux fugueurs et deux victimes des attaques de l'année précédente.
-Mon fils est ami avec toutes ces personnes?
-Oui. Toutes.
-Je veux bien vous croire pour Scott et miss Martin mais pour les autres cela me paraît suspect.
-Vous n'aurez qu'à le demander à Stiles aujourd'hui.
-Comment pouvez-vous savoir que Stiles s'est réveillé?
-Melissa McCall, improvisa Derek rapidement.
-Parce qu'elle est aussi amie avec vous? Le défia-t-il sans croire à ce que l'autre disait. Je trouve que vous vous êtes fait beaucoup d'amis cette année. Bizarre, on ne croirait pas ça de vous au premier abord.
-Il ne faut jamais se fier aux apparences, monsieur Stilinski.
-Il ne faut jamais dire jamais, monsieur Hale.
Un nouveau silence s'installa et Derek pensa à Stiles. Il aurait certainement sortit encore une bêtise comme 'T'as vu le nombre de trous qu'il y a dans vos conversations? On dirait du gruyère. C'est hallucinant, mec.' Il secoua la tête pour se concentrer sur le moment présent.
Depuis que l'hyperactif était inconscient il lui arrivait de plus en plus fréquemment d'entendre des remarques qu'aurait pu dire Stiles. Il croyait devenir fou. T'entends des voix? C'est pas normal ça.
-Tu devrais abréger avec ton beau-père. J'ai une faim de loup. Sans mauvais jeu de mot. Et le p'tit va pas tarder à arriver.
Oh mon dieu j'entends aussi la voix de Peter! L'Alpha se rendit compte qu'en fait son oncle était juste dans la pièce d'à côté et qu'il n'avait pas d'hallucinations. L'aîné des Hale avait parlé si bas que seule l'ouïe surdéveloppée de Derek avait capté ses paroles.
-Vu que vous avez autant d'amis, est-ce qu'une de ces personnes ferait partie de votre entourage?
John sortit les portraits robots de la poche intérieure de sa veste et les présenta au loup qui les observa attentivement afin de graver le visage de chaque Alpha dans sa mémoire. Il n'était pas près de les oublier de sitôt après ce qu'ils avaient fait à son Compagnon.
-Je ne les ai jamais rencontrés.
-Vous en êtes sûr?
-Certain.
-Je crois que ce sera tout dans ce cas. Merci d'avoir répondu à mes questions.
John se leva et son hôte le raccompagna jusqu'à la porte d'entrée où ils se serrèrent la main durement. Le shérif partit vers sa voiture après avoir salué Derek d'un hochement de tête sec.
-Oh et j'allais oublier, dit-il en se retournant vers le loup-garou. Pourquoi êtes-vous venu à l'hôpital jeudi soir?
C'est pas vrai, il est toujours au courant de tout?
-Pour rendre visite à Stiles.
-Parce que c'est ton ami, marmonna John dans sa barbe mécontent, ça va je crois que j'ai pigé maintenant que t'es ami avec toute la ville, p'tit con.
Derek fit semblant de n'avoir rien entendu comme il était censé être un humain tout ce qu'il y a de plus sourd comme son interlocuteur.
Durant cette entrevue il était resté aussi calme que possible et les remarques désagréables du shérif ne l'y avaient pas aidé mais maintenant il en avait ras le bol.
Heureusement pour eux deux, John s'en alla pour de bon.
-Eh ben, vous nous faites un peu 'Roméo et Juliette' Stiles et toi, fit remarquer Peter avec un sourire en coin. C'est gagné avec ton beau-papa.
Galèèèère... Comment je pourrais le faire changer d'avis par rapport à moi?
OoO
Erica termina d'appliquer consciencieusement de l'eye-liner au bord de ses yeux puis se passa un peu de gloss sur les lèvres. Elle vérifia l'heure sur son portable et se rendit compte qu'elle était en retard de dix minutes à son rendez-vous avec son petit-ami prévu à 10h30.
-Mince.
La blonde envoya un texto au bêta pour le prévenir avant qu'il ne s'inquiète inutilement pour elle. Les récents événements concernant les Alphas rendait Boyd très nerveux, il était constamment sur son dos et vérifiait sans arrêt comment elle allait à toute heure de jour comme de la nuit. Et elle commençait sérieusement à être sur les nerfs à force d'être harcelée par le loup-garou à longueur de temps.
Pourtant le silence radio qu'il maintenait depuis ce matin l'angoissait de plus en plus, elle se demandait pourquoi il ne lui envoyait plus de nouvelles à la manière des derniers jours.
-Il lui est arrivé quelque chose?
OoO
Au même instant dans un immeuble des vieux quartiers en périphérie de Beacon Hills, Boyd s'était follement amusé à faire tourner en bourrique les deux pauvres agents de police venus l'interroger un peu plus tôt.
Peu de gens savaient que c'était son passe-temps favori. Étant sa petite-amie, Erica le connaissait le mieux et avait compris depuis longtemps son petit jeu dont elle s'amusait elle aussi désormais.
La seconde personne à bien le connaître était bien entendu Derek, son Alpha. C'était son devoir que de connaître ses bêtas.
Étonnamment, la dernière personne à le comprendre était Stiles. Il avait su le cerner très précisément. C'était un vrai don chez lui de discerner la personnalité des gens qu'il côtoyait.
Boyd avait toujours été réservé, pas qu'il était timide, loin de là. Il préférait seulement observer ceux qui l'entouraient pour les comprendre, pour apprendre à les connaître au mieux. Lors des réunions de la meute il restait en arrière et regardait tout ce petit monde s'agiter et discuter de tout et de rien. Surtout de rien la plupart du temps quand Stiles était dans les parages.
Il n'avait eu qu'une seule vraie conversation avec Stiles. Ce jour-là il avait enfin compris qu'il n'était pas le seul à tenter de comprendre les autres membres de la meute et que quelqu'un d'autre qu'Erica ou Derek s'intéressait à lui.
Il se rappelait de ce matin-là, un samedi. Ils n'avaient pas cours donc Lydia avait kidnappé Erica pour une séance shopping et pendant ce temps Boyd s'était retrouvé seul. N'ayant aucune envie de rester enfermé chez lui avec sa famille il était allé flâner en ville pour s'occuper un peu. Plongé dans ses pensées il n'avait pas fait attention à la route qu'il prenait et bientôt il percuta quelqu'un.
Ce quelqu'un était Stiles qui marchait lui aussi le nez en l'air sans se soucier du monde qui l'entourait. Avec son talent naturel de pipelette professionnelle, Boyd crut d'abord qu'il allait parler pendant des heures jusqu'à ce que mort s'en suive mais il n'en fit rien. Il l'observa droit dans les yeux pendant au moins cinq minutes puis l'emmena sans un mot sur un banc plus loin.
Et ils avaient parlé. Stiles s'était rendu compte quelques jours plus tôt de l'état moral plus que précaire de son ami et il l'avait fait se confier à lui. Et Boyd l'avait fait comme jamais. A cœur ouvert.
Les seules fois qu'il avait ressenti un sentiment comme celui de ce moment c'était quand il se retrouvait avec Derek. Ce jour-là il comprit. Avant même de connaître l'histoire de Peter concernant les Compagnons ou il ne savait quoi d'autre, il avait su que Stiles était son Alpha lui aussi.
L'humain avait brisé sa bulle de solitude et l'avait touché droit au cœur. Maintenant le bêta savait qu'il le suivrait jusqu'à la mort. Il voulait le protéger.
Il n'avait parlé à personne de cet intermède et Stiles en avait fait de même sans qu'ils ne se concertent. C'était leur secret et il le gardait précieusement. Il se savait incapable de quitter la meute maintenant que ce lien s'était formé.
Il espérait de tout son cœur que ses amis fassent, eux aussi, un jour, la même expérience que lui.
Plongé dans ses pensées il n'avait pas remarqué qu'il avait plus de vingt minutes de retard à son rendez-vous avec Erica.
-Elle va m'étriper.
OoO
Isaac sauta de son scooter et ôta son casque de sécurité qu'il coinça sous son bras. Peter vint lui ouvrir et l'invita à s'attabler pendant qu'il finissait de cuisiner.
-Ça a l'air comestible pour une fois, dit l'Alpha à l'attention de son jeune bêta.
-Nous sommes sauvés.
-Si ça vous plaît pas vous n'avez qu'à aller manger ailleurs. Bande d'ingrats.
L'oncle Hale s'était tourné vers ses deux cobayes en brandissant sa spatule de manière menaçante.
-Ouais, ouais.
-J'ai croisé une voiture de patrouille en arrivant dans la forêt, c'est normal?
-Le shérif est venu m'interroger à propos des meurtres et de Stiles.
-Il pense que Derek menace Stiles et Scott, précisa Peter en posant un plat contenant une mixture étrange au centre de la table.
-C'est ça ta définition de comestible? Demanda Isaac à Derek.
-Ça n'avait pas cet aspect il y a cinq minutes, fit l'Alpha en examinant la chose gluante en face de lui.
-Mangez en fermant les yeux si ma présentation ne vous plaît pas.
-Parce qu'il y a une présentation là-dedans? Le railla le jeune Hale.
-Ce n'est pas parce que tu as posé un brin de persil au sommet de ton truc comme dans les pubs que c'est bien présenté.
-Va te faire cuire un œuf si ça te plaît pas, s'irrita l'ancien Alpha en se servant. Au sens propre comme au figuré. Un jour quelqu'un appréciera ma cuisine et mon talent à leur juste valeur.
-L'espoir fait vivre, répliqua Derek.
-C'est beau, continua Isaac en essuyant une larme imaginaire au coin de son œil.
L'incompris s'enferma dans un silence vexé. C'était toujours la même chose avec ces deux-là.
Isaac venait tous les week-ends ou jours fériés au manoir pour déjeuner avec les Hale au lieu de rester seul à s'ennuyer dans son coin. Il s'était beaucoup rapproché des deux loups-garous depuis la fin de l'affaire Kanima démoniaque qui tue tout ce qui bouge et il avait reçu l'insigne honneur -selon Peter- d'être le goûteur second en chef des essaies culinaires -la plupart du temps catastrophiques- de l'ancien tueur en série.
Derek était la figure paternelle qu'il souhaitait depuis des années et il profitait du lien spécial qui les unissait. Il était sans conteste le plus fidèle à l'Alpha de toute la meute. Le seul qui pouvait rivaliser avec lui était Stiles. Mais lui c'est autre chose. Et puis il est fidèle à tout le monde de toute façon. Enfin surtout Scott.
Isaac était jaloux de la relation qu'entretenaient les deux meilleurs amis. En vérité il était jaloux de Stiles. Comment un humain tout à fait banal et insupportable que lui pouvait être l'ami de Scott? C'était insensé! Il ne comprenait pas et ça le tuait. Il avait tellement besoin d'un ami. D'un vrai ami. Aussi fort et loyal que Scott. Il l'aurait, il savait au plus profond de lui-même qu'il arriverait à prendre la place de l'hyperactif.
C'était son tour d'être heureux. Il n'avait jamais eu de vrais amis. Tout au plus avait-il eu des camarades mais jamais plus. Personne ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait. Toutes ces années à souffrir en silence aux côtés d'un père violent et tyrannique et en l'absence d'une mère qui l'avait lâchement abandonné à son triste sort.
Elle aurait pu se soucier de lui. Elle aurait dû. C'était son devoir de mère. Mais elle avait préféré s'enfuir loin de cet homme qu'elle avait un jour aimé avant qu'il ne montre son véritable visage. Un visage horrifiant et monstrueux.
Lorsque son père était mort, il avait cru un instant qu'il irait mieux, que tout serait plus simple. Pourtant il était allé en prison, avait failli être tué à plusieurs reprises et il vivait maintenant dans un foyer miteux pour jeunes en difficulté.
Au moins j'ai des amis maintenant. C'est quand même ça de gagné.
-Réveille-toi p'tit. Ton portable sonne dans le vide depuis tout à l'heure.
Isaac rejoignit le présent et prit son portable pour vérifier qui l'appelait avec autant d'insistance. Il alla dans le salon afin d'être tranquille et décrocha.
Plusieurs minutes plus tard il revint dans la cuisine.
-C'était qui?
-Le directeur du foyer.
-Il y a un problème? Demanda Derek en fronçant les sourcils.
-Des policiers veulent m'interroger.
-Ne t'inquiète pas. Ils vont rendre visite à toute la meute... Tu ne risques rien.
-Mouais. On verra bien. J'appelle les autres pour les pré-
-Non surtout pas. Si la police décide de vérifier nos appels ils vont croire que l'on a quelque chose à cacher par rapport à l'attaque de Stiles.
-Bon bah okay. A plus tard.
Le frisé s'en alla rapidement.
OoO
-On a du nouveau chef, annonça l'agent Turner au téléphone.
-«Vous avez fini les interrogatoires?»
-Pas tout à fait, il nous reste un appartement. Nous avons un individu qui correspond très précisément aux critères que vous nous avez donné. Il est dans la même classe que Stiles et il est même ami avec lui. Et cerise sur le gâteau il est aussi un proche de Derek Hale.
-«C'est Reyes ou Boyd?»
-Boyd. Comment avez-vous su?
-«Je viens d'interroger Derek Hale. Vous avez appris quelque chose de spécial?»
-Il faisait partie des jeunes qui ont trouvé les deux victimes au gymnase. Il a donné les noms des autres personnes qui étaient présentes sur les lieux cette nuit-là.
-«Scott McCall, Erica Reyes, Isaac Lahey, Lydia Martin, Jackson Whittemore et Derek Hale. »
-Exactement. Hale et lui ont la même version apparemment. Il nous a raconté que Derek avait reçu un coup de fil de Stiles qui lui demandait de l'aide.
-«J'ai exactement la même version de mon côté. Écoutez, laissez tomber les interrogatoires de l'immeuble pour l'instant et allez prendre les dépositions des quatre jeunes qui restent avant qu'ils n'aient le temps de se faire passer le mot.»
-Bien chef. On y va directement.
-«Appelez-moi s'il y a le moindre problème.»
Les deux agents quittèrent l'immeuble sans savoir que le seul appartement qu'ils n'avaient pas visité était celui qu'ils cherchaient depuis plusieurs heures.
OoO
Melissa toqua à la porte hautement surveillée de la chambre de Stiles en portant son plateau repas à bout de bras.
-Entrez!
En voyant son déjeuner tant attendu arriver, l'adolescent sourit avec reconnaissance à l'infirmière. Sourire de gratitude qui s'enfuit en courant lorsque Stiles vit son assiette.
-Désolée, c'est tout ce que tu as le droit de manger. Ton père règle quelque chose à l'accueil, il sera là d'une minute à l'autre, d'accord?
-Oui, M'dame.
Melissa sourit et ouvrit la porte juste au moment où le shérif arriva. Il se précipita vers son fils et le prit dans ses bras.
-Oh Stiles... Comment te sens-tu? Tu as mal quelque part? Tu as besoin de quelque chose? Tu m'as fait une de ces frayeurs! J'ai cru que tu ne te réveillerais jamais!
-Stop, stop stop! Laisse-moi respirer un peu! Je vais très bien.
-Tu en es sûr? S'enquit John en lâchant enfin le blessé.
-Mais oui. Te bile pas, tiens, prends une frite!
-C'est un bâtonnet de céleri.
-Ah bon? Dit Stiles en haussant les épaules, c'est pas grave de toute façon ça ferait moins stylé de dire ''prends un bâtonnet de céleri particulièrement peu ragoûtant qu'aucune personne saine d'esprit ne mangerait si elle en avait le choix''. Parce qu'avoue-le ça n'a pas l'air très bon.
-Stiles... soupira le paternel en levant les yeux au ciel.
-Je sais, toi aussi tu m'as manqué. Quoique je ne me souviens pas de ces quatre derniers jours. D'ailleurs quand je me suis réveillé je croyais que j'étais seulement tombé dans les pommes et l'infirmière a dû m'expliquer pendant une demi-heure que c'était pas une blague et puis-
-C'est bon, j'ai compris l'idée. Tu m'as l'air en forme.
-Je me sens comme un yéti qui sort d'hibernation. C'est le bonheur total. A part pour la nourriture. Y a pas moyen que tu me trouves un truc comestible à me mettre sous la dent? Des bonnes vieilles frites bien huileuses avec un steak et un soda truffé de colorants et de sucre très mauvais pour la santé mais magnifiquement délicieux pour les papilles?
-Non, tu n'auras rien d'autre. Mange.
Stiles lança un regard de reproche et de profond mépris à son assiette et remua un morceau de céleri du bout de sa fourchette sous le regard bienveillant de son père qui était accoudé à la table de chevet du patient.
-Tu vas bien? T'as l'air contrarié, fit Stiles la bouche pleine. L'enquête avance?
-Il s'est passé beaucoup de choses pendant ton...absence.
Ça je veux bien le croire vu mon réveil plus qu'inhabituel. Mais mieux vaut que je garde les détails pour moi.
-Comment va Harris?
-Il est vivant. Ça fait trois jours qu'il est réveillé.
-Vous l'avez déjà interrogé? Demanda Stiles d'une petite voix.
Il espérait que le professeur n'ait rien dit de compromettant pour la meute ou la communauté lycanthropique de Beacon Hills -bien qu'il ne souciait pas du sort des Alphas.
-Oui, d'après lui c'est grâce à toi s'il est toujours parmi nous. Je suis fier de toi.
-Ah. Ouais, c'est rien... Vraiment rien...
Puisque c'est de ma faute en partie.
-Il a dit quoi d'autre?
-Il a pu identifier vos deux agresseurs mais nous avons perdu leur trace ainsi que celle de leur groupe.
Ils savent pour la meute d'Alphas? Ce n'est pas une bonne idée qu'ils les recherchent. Ils vont se faire massacrer.
-Un groupe? Fit-il semblant d'être surprit.
-Oui, ils vivaient dans l'ancienne zone industrielle mais ils ont disparu comme par enchantement vendredi. Deux d'entre eux ont refait surface avant-hier.
-C'est eux qui t'ont fait ça? Questionna l'adolescent en pointant le sparadrap sur le front de l'aîné. Tu t'es encore mis en danger.
-Dixit celui qui a fait son héro peine cinq jours...
Sachant que le débat pouvait continuer encore des jours, Stiles décida de changer de sujet.
-Tu n'as toujours pas répondu à ma question.
-Oui ce sont eux qui m'ont fait ça.
-Non pas celle-là. Pourquoi t'es contrarié?
-Je ressors d'un interrogatoire frustrant dont je n'ai rien tiré de concluant.
-Whoua un suspect a résisté à ton regard effrayant de shérif autoritaire et vachement flippant? Il est balèze ton mec, un vrai dur à cuire.
-C'est le cas de le dire, fit John en pensant à son suspect numéro un.
Un silence paisible s'installa confortablement dans la petite pièce alors que Stiles finissait son plat de résistance et s'attaquait à son dessert qui paraissait plus appétissant que le reste de son plateau. Paraissait seulement. Au plus grand regret du patient.
Quelqu'un toqua à la porte et une infirmière demanda au shérif de laisser le blessé se reposer.
-Quand est-ce que je pourrais sortir? Je me sens en super forme et j'ai pas envie de moisir ici pendant je sais pas combien de temps.
-Tu viens à peine de te réveiller! Tu ne sortiras pas d'ici avant un bon bout de temps.
-Mais je me sens super bien! Regarde, je peux même te faire un marathon sans problème, rétorqua Stiles en se levant comme si de rien n'était.
- Recouche-toi immédiatement si tu ne veux pas que je t'attache au lit.
-Pour ça faudra m'attraper. Le railla l'hyperactif en faisant le tour de la chambre.
-Stiles! Ne fais pas l'enfant et viens par là.
L'adolescent lui tira la langue sans lui obéir.
-Tu l'auras voulu! Prévint le shérif en se levant.
-AAH!
OoO
-...et ensuite elle a couché avec Donald, non mais tu te rends compte? Emily a couché avec Donald alors qu'elle sortait avec Steven! Quand il l'a appris le pauvre il est devenu fou, fou je te dis. Et il a dit...
Adrian Harris aimait sa sœur. Vraiment. Mais elle était un véritable moulin à parole. Intarissable sur tous les sujets. Enfin surtout sur les sujets futiles et inintéressants. Elle lui faisait énormément penser à l'insupportable Stilinski. C'était sûrement une des nombreuses raisons qui faisaient qu'il détestait ce gosse depuis la première fois qu'il l'avait rencontré.
Pourtant, les récents événements avaient contribué à légèrement changer son point de vue concernant son élève. Durant les deux jours suivant son réveil, il avait beaucoup réfléchit à l'affaire Stilinski. Pourquoi reporter le mépris profond qu'il avait pour John Stilinski sur son fils? Bien sûr il ne le détestait pas qu'à cause du shérif mais une grande partie de sa rancœur provenait de son passif avec celui-ci.
Ses intentions d'enterrer la hache de guerre avec l'hyperactif s'étaient volatilisées dès que le proviseur du lycée où il enseignait l'avait appelé pour lui signifier son renvoi immédiat du corps enseignant malgré l'heureux dénouement de ce fâcheux accident de parcours. Sa rancune ne s'en était faite que plus grande encore qu'avant.
-...Tu te rends compte? C'est incroyable! Phénoménale. Le loup gris qu'ils l'ont appelé après. A cause de ses cheveux et de son célibat. Ha ha...
Les loups. Il s'était fait attaquer par des loups-garous. C'était incroyable. Inconcevable. Qui pourrait croire que de telles créatures pouvaient exister? En tout cas pas la police. C'était certain. Cette nuit-là il avait vu la mort de près. Très près. Ce n'était pas la première fois qu'il risquait de mourir, loin de là. Mais les autres fois il n'avait été victime que d'accidents mineurs et il était assez débrouillard, il savait se défendre par lui-même sans recevoir aucune aide extérieur.
-...Phyllis a fait une tarte pour toi. Si jamais tu as un petit creux.
-Merci Lillian. Ça m'a fait plaisir de te voir.
-Moi aussi petit frère. Je repasserai demain après-midi peut-être.
-Oh, tu n'es pas obligée. Franchement ouais, t'es pas obligée.
-Mais si! Allez, bye! Prends soin de toi.
-Comme d'habitude.
Il était un homme après tout. Il n'avait pas besoin d'aide. Et encore moins de celle d'un adolescent stupide. Rien que de savoir que l'hyperactif l'avait sauvé et qu'il avait une dette envers lui le révulsait.
Je te hais Stiles Stilinski.
Verdict? Bon? Pas bon? Que va faire Isaac pour prendre la place de Stiles auprès de Scott? Le shérif va-t-il changé d'avis concernant Derek? Harris va-t-il poser des problèmes à notre hyperactif préféré?
Dans ce chapitre on commence à voir deux clans se former autour de Stiles. Ceux qui sont avec lui et ceux qui sont contre. Le pauvre ce fait beaucoup d'ennemis.
Dans le prochain chapitre la confrontation entre Derek et Stiles sera...euh...je n'ai aucun mot pour décrire cette chose mais vous verrez bien. xD *en général quand je suis morte de rire c'est qu'il faut s'inquiéter*
Personne n'a trouvé la référence du dernier chapitre. Il y a trois références dans celui-ci dont deux qui ont la même origine :D Quelqu'un les trouvera-t-il?
A bientôt pour la suite et la bonneuh journée!
