Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas (heureusement pour mon petit Stiles d'amour et Derek), mais sont à Jeff Davis (qui fait vraiment vivre des choses pas cool à ses personnages soit-dit en passant).

Rating: Pas plus que K+ (sauf si je change d'avis pour les dernier chapitres)

Avertissement: Présence de couple H/H donc que ceux qui n'aiment pas passent leur chemin. (Même si ce ne sera soft tout gentil tout beau)

Note de l'auteur: Coucou bonjour! Voici le nouveau chapitre du samedi!

Bonne lecture et la bonneuh journée!


-Où sont mes clés? S'exaspéra Erica en fouillant son sac à main désespérément. Boyd va me faire une crise.

Son portable vibra contre sa cuisse et elle lut le texto que son petit-ami venait de lui envoyer. «Vais être en retard. Flics chez moi.» Elle leva un sourcil étonné. Il devait être sacrément pressé pour ne m'écrire que ça. C'est quoi cette histoire de flics?

-Oooh! Mon p'tit Boyd est un rebelle. J'aime ça.

Elle reposa toutes ses affaires sur son lit puisqu'elle n'avait plus de raison de se dépêcher. C'était bien la peine de courir dans tous les sens pour rien.

La blonde s'installa sur sa chaise de bureau et alluma son vieil ordinateur. Une vieillerie selon Stiles. Elle sourit en repensant à la première fois où Stiles était venu chez elle.

Pendant des années elle avait rêvé toutes les nuits de ce fantasme irréalisable. Elle imaginait que son merveilleux Stiles charmant se rendrait compte un jour de son soudain amour pour elle et qu'il grimpe une nuit à sa fenêtre pour lui faire une déclaration digne des meilleurs films à l'eau de rose. Bien sûr il ne venait jamais et le lendemain elle le croisait, l'observait sans qu'il ne la remarque. Sans qu'il ne lui jette le moindre coup d'œil.

Toutes ces années elle avait été malheureuse à attendre un peu d'attention venant de lui.

A une époque son amour s'était transformé. A la lisière de la haine tellement elle lui en voulait. Les seules fois où il la regardait c'était quand elle faisait une crise. Elle se souvenait du jour où une crise plus violente que les autres s'était déclarée. En plein cours.

Flash-Back

O Lycée de Beacon Hills; Cours de littérature de Mme Bell. O

La crise l'avait frappé. Brutale. Inattendue. Des spasmes violents la prirent et elle perdit pied. Tout était flou autour d'elle.

Mme Bell partit en courant chercher l'infirmier scolaire de toute urgence. Un attroupement s'était formé autour du corps convulsé d'Erica.

-Il ne faut pas lui mettre quelque chose dans la bouche? Paniqua une élève en cherchant un objet dur dans son sac de cours.

-C'est trop flippant! S'exclama un autre élève en sortant son portable pour filmé la scène. On dirait qu'elle est possédée.

-C'est l'exorcisme de Beacon Hills, rit un autre.

-Putain mais bougez-vous de là! S'écria une voix qu'elle reconnut comme étant celle de Stiles. Scott, aide-moi!

-Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse? Paniqua le brun.

-Cherche dans son sac s'il n'y a pas quelque chose pour arrêter ça!

-Mais je sais pas-

-Donne-moi ça!

Entre-temps une élève avait coincé un tube de colle entre les dents de la blonde à terre. Stiles fouilla dans le sac et soudain un porte-clés voyant attira son regard.

-Ça va lui casser les dents! Enlève ce truc.

Erica ne comprenait plus ce qu'il se passait. Elle avait mal. Ses muscles se contractaient et se relâchaient trop vite entre chaque spasmes et bientôt elle sentit son jean devenir humide.

-Beurk! S'exclamèrent plusieurs élèves en reculant.

-Elle s'est pissée dessus!

-Quelle grosse dégueulasse! S'exclama celui qui filmait depuis le début.

La dernière chose qu'Erica vit avant de sombrer dans l'inconscience fut Stiles qui la tenait couchée sur le côté avec l'aide d'un Scott paniqué et à la limite d'une crise d'asthme.

Fin Flash-Back

Ceux qui l'avaient filmé s'étaient amusés à poster leurs vidéos sur internet, l'exposant ainsi aux yeux de tous. Elle s'était sentit humiliée. Elle était la risée de tout le lycée. Personne ne l'approchait plus. Ils la traitaient de pisseuse, la montraient du doigt. Tous sauf Stiles. Mais cet accident n'avait rien changé entre eux. Il l'ignorait et elle en faisait de même.

Elle s'y était faite. Désormais ça n'avait plus aucune importance. Elle avait Boyd qui était merveilleux, elle se sentait bien dans sa peau et elle avait enfin des amis. Dont Stiles.

Il était le meilleur ami dont elle pouvait rêver. Attentionné, serviable, drôle.

La première fois qu'il était venu chez elle, dans sa chambre, c'était pour tenter de l'aider. Et c'est là qu'il fit la connaissance de l'objet préhistorique qui lui servait d'ordinateur et qu'il était censé réparer. Il avait pesté toute l'après-midi contre ce 'vestige de l'antiquité grecque ou romaine, je ne suis pas un expert en archéologie.' Finalement ils avaient fini leur journée à boire du soda dans son salon en discutant joyeusement.

Le plus beau jour de ma vie. Son portable vibra à nouveau. «J'en ai terminé avec eux. J'arrive devant chez toi dans dix minutes. Je t'aime.» Après tous les moments passés avec Boyd bien sûr.

OoO

Clarisse Prince s'enferma dans sa chambre pour réfléchir. La situation devenait critique. Elle venait de surprendre une conversation téléphonique de son mari sur son petit-fils. Tout échappait à Genim et dans ce genre de circonstances il était capable de tout, même du pire. Il fallait qu'elle fasse quelque chose pour éviter la catastrophe à Beacon Hills. Elle devait à tout prix empêcher que le processus mit en place par son époux ne fonctionne.

Mais comment arrêter un taureau dans sa course?

Son seul contact sur le terrain était, certes bien placé, mais inefficace pour l'action. Betty récoltait toutes les informations utiles mais il lui était impossible d'agir et c'était bien son seul point faible. L'unique service qu'elle pouvait lui apporter serait de prévenir les concernés cependant sa couverture pourrait s'en trouvé perdu.

Comment faire pour sauver Derek Hale?

La question la taraudait sans qu'elle ne trouve la moindre solution lui permettant de garder ses plans secrets. Genim sait tout, voit tout. En agissant elle risquait sa vie et celle de sa confidente et plus chère amie. Les deux femmes allaient devoir jouer cette partie très finement.

Il faut faire quelque chose pour sauver Derek avant qu'il ne soit trop tard. S'il meurt tout sera perdu.

Clarisse sortit de sa chambre et quitta discrètement le manoir.

OoO

Stiles faisait les cent pas, enfermé dans sa chambre et avec interdiction de poser ne serait-ce qu'un orteil en-dehors de la pièce minuscule.

-Même pas de télé pour m'abrutir un peu...RAAAH! Je peux même pas voir Scott... Ou Derek. Oh mon Dieu. Derek, Derek, Derek...Derek. Derek? Dereeeek...

Il se jeta sur son lit qui rebondit en grinçant sous son poids.

-C'est un joli prénom. Derek, De-rek. Enfin tous les prénoms sont bien par rapport au mien. Isaac aussi c'est joli. Par contre Vernon...euh...ouais.

Il roula sur le côté en s'enroulant dans son drap.

-Je ressemble à un saucisson. Ou un nem. Un surimi? Une crêpe roulée... J'ai faaaaim! Je vais devenir fou. Faut que je parle à quelqu'un. N'importe qui.

A force de tortillement il réussit à se dépêtrer de sa prison et il alla ouvrir la fenêtre. Il se pencha dans le vide et calcula le nombre d'étages qui le séparaient du sol.

-Trop haut. J'ai pas assez de tissu.

Il soupira en s'accoudant à la fenêtre pour observer les nuages.

-Ô Derek pourquoi es-tu Derek. Hey mais pourquoi ce serait moi Juliette? C'est pas juste ça, c'est de la discrimination. En plus c'est quoi ce délire avec les contes de fée? D'abord la Belle au bois dormant, maintenant Roméo et Juliette.

-Roméo et Juliette est une pièce de théâtre.

-Comment tu peux bien savoir ça Derek.

Il y eu un court silence.

-Derek?!

Stiles baissa vivement la tête et aperçut l'Alpha quelques mètres plus bas qui l'observait en souriant narquoisement.

-Oh non me dis pas que tu m'écoutes depuis tout à l'heure ou je me jette du haut de ces...euh...dix mètres pour mettre fin à mes jours.

-Je te rattraperais.

-Tu te prendrais 70 kilo sur le coin de la gueule. Je suis pas certain que tu y survivrais.

- Pousse-toi.

- Quoi pousse-toi?

Derek sauta sur le mur et escalada à grande vitesse. En plein jour mieux valait faire vite avant qu'un curieux ne le remarque. Stiles sursauta et recula précipitamment alors que le loup-garou pénétrait dans la chambre.

-Un ouragan est passé ici?

-Ha. Ha. Ha. Très drôle. Tu sais, tes commentaires tu peux te les mettre là où le soleil ne brille jamais, Okay?

-Très poétique. C'est pas toi qui parlais de littérature avant?

-Moi? Non t'as dû me confondre avec mon voisin de chambre. Ce matin il parlait d'éléphants avec des lunettes. C'était étrange. Et tu veux savoir ce qui est étrange aussi? Toi. Pourquoi t'es passé par la fenêtre? T'aurais pu venir normalement, comme tout le monde.

-Ton père a interdit les visites.

-Il a quoi? Pourquoi? C'est pour ça que Scott n'est pas encore venu ici? Je me disais bien que c'était bizarre. Mais il aurait pu passer par la fenêtre lui aussi. Il vient même pas voir son meilleur ami presque frère alors qu'il est au bord de la mort?

-Ce n'est pas l'impression que tu donnes.

-Ouais je sais. Je me donne un air de gros dur pour prouver que je suis un homme, un vrai. Nan, en fait je me sens super bien. C'est peut-être à cause de tu-sais-quoi.

-A propos de ça, fit Derek en espérant que l'autre ai oublié la veille, j'ai fait des recherches pour ton affaire. Et sur ce coup-là tu m'en dois une bonne parce que c'était pas facile.

-Okay. En échange je t'offrirai un blouson en cuir flambant neuf.

-Si tu crois que ça va suffire.

-Bon, on verra le payement plus tard. J'ai vraiment envie de savoir ce que tu m'as trouvé pendant ces cinq jours. Allez, aboule les news!

-D'abord, essaies de ne pas me faire le même coup que la dernière fois sur le parking.

-Euh...Je suis plus trop sûr de vouloir entendre ce que tu as à me dire finalement.

Stiles s'installa en tailleur contre sa tête de lit et il fit signe à Derek d'en faire de même devant lui. Le loup-garou ouvrit sa veste et en sortit un dossier qui semblait plus ou moins officiel.

-J'ai trouvé le nom du chauffeur. Il s'appelait Rodney Bailey.

-Euh... C'est censé me dire quelque chose? Parce que ce mec je ne le connais ni d'Ève ni d'Adam. Pas que je les connaisse non plus mais... C'est bon laisse tomber, je me comprends. Et me lance pas ce regard. Tu peux continuer.

-Tu ne connais peut-être pas son nom mais j'ai une photo de lui. Dans ce dossier. J'aimerais d'abord que tu me promettes de ne pas crier, faire une crise de nerf ou je ne sais quoi d'autre qui ameuterait du monde ici. Surtout tes gardes du corps qui sont dans le couloir, OK?

-Ouais montre-moi.

Derek lui tendit le dossier volé comme si une bombe pouvait lui exploser à la figure d'une seconde à l'autre. Stiles ouvrit le dossier.

-Oh mon Dieu, Jésus Marie Joseph!

Amen.

OoO

Le clapotement de l'eau chlorée de la piscine privée des Whittemore était le seul bruit sur le domaine. Son plus jeune habitant entamait sa douzième longueur lorsque l'interphone du sous-sol émit un son strident. Jackson se hissa hors du bassin chauffé et s'enroula dans une serviette moelleuse avant d'aller décrocher.

-Que se passe-t-il Norma?

-«Deux policiers veulent discuter avec vous. Dois-je les envoyer à vous?»

-Non, j'arrive au salon dans cinq minutes.

Il enfila un peignoir et emprunta l'ascenseur menant au rez-de-chaussée. Là-bas il traversa le hall d'entrée, entra dans le salon où Norma -la femme de ménage des Whittemore- proposait du café aux deux policiers qui refusèrent poliment. Le loup-garou se racla la gorge bruyamment pour attirer l'attention des intrus.

-Agents Lisa Turner et Jonathan Carter. Nous aimerions vous poser quelques questions.

L'adolescent haussa les épaules de désintérêt.

-Pouvez-vous nous expliquer ce qu'il s'est passé exactement mercredi soir?

-Êtes-vous autorisé à interroger un mineur en absence de ses parents?

-Quand il est question de meurtre nous pouvons interroger qui nous voulons.

-Vous m'avez parlé de mercredi, pourtant il n'y a pas eu de meurtre ce jour-là, si?

-Non, mais-

-Alors vous n'avez pas tous les droits comme vous me l'avez fait remarquer il y a moins d'une minute, n'est-ce pas?

-Si, mais-

-Je vous prierais alors de téléphoner à mon père pour qu'il vous donne son avis sur la question. S'il accepte que vous m'interrogiez revenez ici. Sinon vous n'obtiendrez rien de moi. Je vous prierais de sortir de chez moi avant que je décide de porter plainte.

Sa tirade terminée, Jackson se leva et leur montra la porte en faisant une courbette ironique.

-Au revoir, messieurs, dames.

Et il disparut dans un couloir adjacent tel l'incarnation de la Fierté. Norma les fit déguerpir -plus ou moins- courtoisement et leur claqua la porte au nez.

-C'est la première fois que je me fais remballer par un morveux, dit Jonathan éberlué.

-Je vous conseillerais de faire attention à vos paroles, monsieur, fit remarquer la voix du bêta alors qu'une fenêtre près d'eux se fermait dans un claquement.

-Partons d'ici, conseilla Lisa en tournant les talons.

OoO

Derek se précipita sous le lit de Stiles deux secondes avant que les agents de patrouille n'entrent dans la chambre en braquant leurs armes devant eux. L'adolescent cacha le dossier médical derrière son dos et sifflota innocemment.

-Que se passe-t-il monsieur Stilinski?

-Rien du tout. Pourquoi y aurait-il un problème? Je suis simplement en train de réfléchir au sens profond de la vie pour passer le temps, vous voyez? Je réfléchis par exemple à l'origine des échos. Vous saviez que le coin-coin des canards n'a pas d'écho? C'est fantastique, non? Il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Vraiment pas.

-Euh...OK.

Les deux policiers ressortirent en jetant des regards interloqués à l'énergumène qui leur souriait comme si de rien n'était. Il est pas net ce gosse. La porte refermée, Derek sortit silencieusement de sa cachette inconfortable et reprit sa place initiale en face de l'adolescent.

-Je t'avais demandé de ne surtout pas faire quelque chose du genre! Grogna-t-il le plus bas possible.

-Mais tu te rends compte de ce que tu m'as montré? S'exclama Stiles en battant des bras autour de lui. Tu peux m'expliquer pourquoi la photo de mon père est dans ce dossier? Et pourquoi le nom inscrit sur le dossier est Rodney Bailey au lieu de John Stilinski?

-Je n'en ai aucune idée.

-Et pourquoi mon père, s'il est bien mon père, a interdit les visites?

-Au début je croyais que c'était pour te protéger des Alphas mais Harris n'a pas de protection lui et je ne pense pas que ton père fasse dans le favoritisme.

-Alors pourquoi?

-Je pense qu'il... Je crois qu'il veut éviter que tes grands-parents ne te rendent visite.

-Quoi? Dit Stiles abasourdit, ça fait des années que je veux rencontrer mes grands-parents et ils ne sont jamais venus. C'est illogique comme raisonnement. Pourquoi tu penses ça?

-J'ai de bonnes raisons de le croire.

-Mon père m'a toujours dit qu'ils ne voulaient pas me voir, qu'ils n'avaient jamais tenté quoi que ce soit pour me rencontrer et maintenant j'apprends qu'il interdit les visites à l'hôpital pour empêcher ma famille de venir me voir? Mais c'est insensé! S'ils n'ont jamais rien tenté alors pourquoi tout à coup il décide de faire quelque chose comme ça?

-Calme-toi ou les gardes vont débarquer ici, l'avertit Derek qui guettait le moindre bruit suspect venant du couloir.

-Au fait, pourquoi as-tu tiré la conclusion que cette interdiction visait mes grands-parents?

Derek semblait récalcitrant à lui répondre.

-Derek, dis-moi.

-Ton grand-père est venu jeudi, marmonna-t-il.

Stiles resta bouche bée. Celui que j'attends depuis dix-sept ans est venu ici pour moi et mon père lui a interdit de m'approcher? Son père lui mentait depuis le début. Mais était-il vraiment son père en fin de compte?

Le mutisme de Stiles et son regard vide inquiétèrent l'Alpha qui posa une main réconfortante sur les genoux de l'adolescent silencieux.

-Derek, implora le plus jeune en retenant fermement la main de ce dernier. Je ne comprends plus rien... J'ai l'impression de m'être fait mener en bateau par un charlatan pendant toutes ces années... Comment il a pu me faire ça?

-Il a sûrement une raison que tu ne peux pas encore comprendre.

-Mais il m'a mentit pendant toute mon enfance! Et maintenant je ne suis même plus sûr de vraiment être son fils. Derek, dis-moi. Qui suis-je?

-Tu veux vraiment que je te le dise?

-Oui.

-Tu es un gamin fouineur qui furète partout et surtout là où il ne devrait. Un gosse insupportable qui parle toujours pour ne rien dire et qui fait des gaffes à tous les instants. Franchement un vrai casse-cou imprudent et naïf.

-Merci Derek, ironisa Stiles en posant son front contre l'épaule de son aîné. Sympa la description. T'as autre chose pour m'enfoncer ou c'est bon?

-Je crois que c'est à peu près tout. Estime-toi heureux, ça aurait pu être pire.

-Finalement je suis pas si abominable que ça, hein?

-Oh que si. J'ai jamais rencontré un mec aussi...hum...aussi toi.

L'adolescent eut un reniflement amusé face à la phrase plus qu'inhabituelle venant de l'Alpha. Derek s'approcha discrètement et posa sa main libre sur la nuque du blessé. Un silence paisible s'installa dans la pièce.

Lorsque le jeune Hale crut que l'autre s'était endormi il entendit distinctement un bruit de succion plus que suspect.

-Qu'est-ce que tu fais?

-Je m'apprêtais à mettre mon petit doigt gluant de salive droit dans ton oreille pour me venger de façon enfantine des remarques extrêmement désagréables que tu m'as faite tout à l'heure, mon cher.

Mais quel imbécile heureux. Un rire bref franchit les lèvres de Derek contre son gré et l'hyperactif ricana.

-Tu n'y arriverais pas même si tu le voulais.

-On parie?

-Un pari contre toi n'est pas un pari. C'est un investissement.

-Haaaaan! S'indigna-t-il en se redressant. C'est trop méchant.

-Y a que la vérité qui blesse. Tu as déjà oublié le dernier pari que tu as fait?

-Oh. Ouais mais ça compte pas. Les loups-garous sont tous des tricheurs de toute façon.

Il croisa les bras et prit une moue boudeuse au souvenir de ce pari inéquitable entre lui et Erica plusieurs semaines auparavant. Se faire battre par une fille c'est trop la honte.

-Ma fierté d'homme en a pris un sacré coup.

-Mais c'était très drô- Hum?

-Qu'est-ce qu'il y a?

-J'ai reçu des messages.

Derek ouvrit les sms envoyés par ses bêtas et les lu attentivement un par un.

-Ils ont quoi?

-Boyd et Isaac se sont fait interroger par la police et Jackson, lui, les a foutu à la porte. Il ne manque plus que Scott, Lydia et Erica soient interrogés.

-Pourquoi?

-Parce qu'ils étaient sur le lieu de l'attaque mercredi soir.

-Tu n'es pas venu toi? Demanda Stiles rudement.

-Je suis le premier à avoir été interrogé. Ton père est venu me voir ce matin.

-Ah! C'est toi le dur à cuire dont il m'a parlé. Qu'est-ce que tu as fait pour le contrarier à ce point?

-Rien. Il s'est fait son idée sur moi et elle est bien fixée.

-Quoi comme idée? Je croyais l'avoir convaincu de ton innocence.

-Il croit dur comme fer que je te menace. Il pense aussi que je suis ami avec la meute d'Alphas.

-Oh, c'est pire que ce que je croyais. On n'est pas sorti de l'auberge avec cette histoire. T'as d'autres nouvelles comme ça à m'apprendre?

-Maintenant que t'en parles...

Le loup-garou pensa un instant au quiproquo instauré dans la meute par Scott, la désertion de ce dernier aux entraînements lycanthropiques et au complot de Lydia et compagnie qui l'avait persuadé de se bouger sérieusement pour reprendre sa vie en main.

-Derek?

-Euh... Disons que Scott ne s'est pas vraiment bien comporté depuis que tu es là et... il a légèrement coupé les ponts avec la meute.

-Qu'est-ce qu'il a encore fait?

-Il a décidé de semer le trouble dans la meute pour le plaisir de me voir galérer. En gros.

-Je vois. Il était temps que je sois de retour.

Derek hocha la tête. Les deux garçons se turent. Stiles tentait de remettre de l'ordre dans ses pensées. Il y avait trop d'informations à traiter et celles concernant son présumé-père étaient les plus difficiles à avaler.

Profitant du manque d'attention de l'adolescent, Derek se leva sans un bruit et quitta la pièce avant que Stiles ne réalise qu'il partait par la fenêtre.

Cinq minutes après que l'Alpha se soit échappé, l'hyperactif remarqua l'absence de l'autre lorsqu'il posa une question dans le vide.

-Oh non mais quel lâche! Il s'est encore enfuit avant qu'on ait pu discuter.

OoO

Trop de confiance attire le danger.

Lydia ne savait plus d'où elle tirait cette citation mais elle aurait mieux fait de s'en souvenir avant d'ouvrir sa porte. Elle avait conscience qu'elle venait de faire un faux pas. A force de se croire plus intelligente que le commun des mortels grâce à son Q.I supérieur à la moyenne, elle s'était fait avoir.

La rousse s'en voulait énormément. Elle avait en quelque sorte tenté de reprendre la situation en main et de rattraper sa bourde mais encore une fois, son intelligence l'avait piégé.

Flash-Back

O Dix minutes plus tôt, chez les Martin O

Cela faisait déjà une vingtaine de minutes que les agents Collins et Evans interrogeaient la fille cadette des Martin, sans grands résultats puisqu'elle était très douée pour mener la conversation à son avantage.

Elle est vraiment très intelligente.

Ils l'avaient déjà questionné sur les Alphas, les victimes et sur la relation qu'elle entretenait avec Stiles et elle leur avait servi tout ce qu'ils s'attendaient à entendre. C'est quand ils parlèrent de la soirée de mercredi que la situation échappa à Lydia.

-Stiles a appelé Derek et nous avons accourut pour l'aider après que j'ai prévenu les urgences. Les agresseurs avaient déjà disparu et nous sommes allés tous les huit au gymnase où nous avons trouvé Stiles et le professeur Harris.

-Huit? Intervint Evans.

Lydia afficha un air horrifié pendant une fraction de seconde puis se reprit. Oh non, j'ai compté Peter!

-J'ai l'habitude de compter Stiles...Une petite erreur de calcul mental.

-D'après votre dossier scolaire je peux affirmer que tu nous mens, Lydia. Avec ton niveau il est peu probable que tu fasses un faute de ce genre, n'est-ce pas? Il paraît que tu es un petit génie.

Et je dois avouer que ton expression paniquée ne joue pas en ta faveur. On a enfin quelque chose. Il nous manque un témoin, peut-être même un suspect vu que tout le groupe protège ce mystérieux «huitième membre».

Fin Flash-Back

Lydia se sentait vraiment très mal.

Elle sortit son portable et chercha fébrilement le numéro de Derek dans son répertoire. Quand elle le trouva il lui fallut trois essaies avant d'arriver à appeler l'Alpha.

Son répondeur se mit en marche automatiquement.

Lydia sentit la panique affluer dans ses veines alors que son sang se glaçait.

Derek gardait TOUJOURS son mobile allumé au cas où un problème survenait avec l'un de ses bêtas. S'il ne l'avait éteint c'était que quelque chose clochait.

Oh non! Ils sont déjà allés le chercher pour lui faire passer un interrogatoire!

La rousse se laissa glisser le long de sa porte.

Tout est de ma faute.

OoO

Le shérif sortit de son bureau, furieux. Le rapport que venaient de lui faire ses deux subordonnés le mettait hors de lui. Comment se faisait-il que leurs suspects n'ai jamais mentionné le «huitième membre» de leur groupe alors qu'ils n'avaient pas eu le temps de communiquer entre les différents interrogatoires? Enfin pour les premiers en tout cas.

Qui pouvait bien être cet individu? Pourquoi n'en avaient-ils pas parlé? Avait-il à voir avec l'agression de son fils ou avec les meurtres? Mais dans ce cas, pourquoi ces jeunes qui prétendaient être les amis de Stiles n'en avaient pas parlé?

Tant de questions sans réponses. Il me manque tellement de pièces à ce puzzle pour résoudre tous ces mystères. Et si j'avais raison depuis le début avec Derek? Il y a un an, Stiles et Scott le dénoncent après qu'ils l'aient pris en flagrant délit pendant qu'il enterrait le cadavre de sa sœur. Quand il sort de prison grâce, encore une fois, aux poils de loups, il les menace et les deux gardent le silence. Stiles essai de me convaincre qu'il est innocent pour sauver leur vie et à partir de là, les meurtres ne sont plus reliés à Derek.

Peut-être que son passage derrière les barreaux l'aura rendu plus vigilant. Mais alors pourquoi Stiles se trouvait toujours à proximité des scènes de crimes avant même que la police ne soit au courant? Même sa radio volée n'aurait pas pu le conduire sur ces lieux aussi vite. Derek en a fait son complice sous la menace alors? Et il l'a obligé à tuer tous ces innocents? Non ce n'est pas le genre de Stiles de tuer, même sous la menace il n'en serait pas capable.

J'en viens même à penser que Kate Argent n'était peut-être qu'une victime accusée à tort de toutes ces atrocités.

Mais dans ce cas, que viendraient faire les loups dans cette histoire?

John se rendait compte que son histoire était un peu tirée par les cheveux, mais son imagination fertile liée au stress causée par le manque d'informations et l'absence quasi-complète de sommeil depuis plusieurs nuits, le rendait plus prompt à imaginer le pire.

Sa théorie du «méchant» Derek était la seule chose qui lui restait. La seule hypothèse qui semblait plausible.

Parce qu'après tout, comment un humain tout ce qu'il y a de plus normal pouvait ne serait-ce qu'imaginer le quart des événements surnaturels qui se déroulaient à Beacon Hills?

OoO

Derek se leva de son fauteuil quand une voiture se gara devant le manoir. Il se posta derrière une des fenêtres du salon pour voir qui venait lui rendre visite.

La police? Que me veulent-ils encore?

Il se recula afin qu'on ne puisse pas l'apercevoir en s'avançant vers le perron.

-Police! Ouvrez! Cria une voix en toquant fermement à la porte d'entrée.


Verdict? Bon? Pas bon? Combien l'erreur de Lydia coûtera-t-elle à Derek? Stiles et Derek auront-ils leur fameuse discussion un jour? (Oui ils l'auront, mais quand? Et dans quelle situation?)

Il n'y a qu'une seule référence dans ce chapitre. Qui la trouvera? (si quelqu'un la trouve bien sûr ;D) Dédicace à Melusine-chan qui a trouvé une référence du chapitre précédent :D

A bientôt pour la suite et la bonneuh journée!