Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas (heureusement pour mon petit Stiles d'amour et Derek), mais sont à Jeff Davis (qui fait vraiment vivre des choses pas cool à ses personnages soit-dit en passant).
Rating: Pas plus que K+ (sauf si je change d'avis pour les dernier chapitres)
Avertissement: Présence de couple H/H donc que ceux qui n'aiment pas passent leur chemin. (Même si ce ne sera soft tout gentil tout beau)
Note de l'auteur: Coucou bonjour! Voici le nouveau chapitre de la semaine!
Bonne lecture et la bonneuh journée!
Charles Williams ferma vivement sa valise qui attendait son départ sur le lit de la chambre de l'avocat.
Le quarantenaire était sûrement l'homme le plus respecté de la profession en Californie et dans les États limitrophes. Il avait également énormément de succès avec la gente féminine grâce à ses beaux yeux verts et à son physique avantageux.
Charles passa devant le miroir de sa salle de bain et observa son visage fatigué depuis l'appel catastrophé du chien de garde de son amie. Une main lasse passa ébouriffer ses épais cheveux noirs et il tira les poches qu'il avait sous les yeux en grimaçant.
Une sonnerie stridente lui agressa les tympans.
-«Monsieur Williams? Votre taxi est arrivé.»
L'avocat vérifia s'il n'avait rien oublié et quitta la chambre en tirant sa valise derrière lui. Il prit l'ascenseur et rendit ses clés à l'accueil de l'hôtel où il logeait depuis une semaine.
Un taxi l'attendait devant l'entrée principale malgré l'heure tardive de son départ. Il monta à l'arrière dès que ses affaires furent à bord.
Dans quoi me suis-je encore fourré?
Le trajet jusqu'à la gare la plus proche lui prit trente minutes au bout desquelles il reçut l'appel de son tout nouveau client. Derek Hale. Qui peut-il bien être pour que Clarisse veuille le faire sortir de prison absolument? Ah cette sacrée Clarisse avec tous ses secrets.
Il paya le chauffeur et prit le billet de train que son amie avait déjà réservé à son nom afin qu'il puisse être sûr de l'avoir.
Le quarantenaire s'installa sur un banc du quai numéro 9 et patienta vingt minutes en compagnie de deux voyageurs nocturnes.
Son train était pratiquement vide à part ses deux compagnons de banc qui s'étaient installés de part et d'autre de lui.
Soudain il eut un mauvais pressentiment et se leva pour se diriger vers l'avant du train où se situaient les toilettes. Il dépassa le premier inconnu qui ne lui jeta pas un seul regard.
Charles souffla de soulagement en se disant à lui-même qu'il était trop à cran en ce moment.
Un grincement derrière lui attira son attention et il tourna la tête vers l'arrière. Les deux inconnus s'étaient levés d'un même mouvement.
Je ne suis peut-être pas si paranoïaque que ça.
OoO
L'adolescent papillonna doucement des yeux et fixa son regard droit devant lui.
Tiens mais ce serait pas Derek Hale?
-Hey le vioc, héla-t-il. Le vioc?
Derek qui était plongé dans ses pensées, ne se reconnu pas dans les interpellations du plus jeune et donc ne se tourna pas vers lui. L'adolescent vint lui tapoter le bras sous le regard dégoûté du tatoué.
-Fais gaffe petit, ce mec est un monstre.
Le jeune ne lui prêta pas attention et capta enfin le regard blasé et interrogatif de l'Alpha.
Un agent accompagné d'une femme qui semblait à peine sortie du lit, vint ouvrir la porte et aida l'ivrogne à se lever.
-Votre femme va s'occuper de vous ramener chez vous. Votre permis vous sera rendu dans six mois.
Le policier referma la cellule et repartit. L'adolescent se tourna vers Derek qui le regardait en fronçant les sourcils.
-Salut Derek Hale.
-Qui es-tu?
-Je m'appelle Oliver. Je suis ton plus grand fan, ajouta l'Alpha avec un sourire narquois en penchant la tête sur le côté.
OoO
Scott tomba pour la troisième fois sur le répondeur de Derek. Il commençait sérieusement à s'énerver du manque d'attention dont faisait preuve l'Alpha avec ses bêtas. En dernier recours, il composa le numéro de Peter qui décrocha rapidement.
-«Allô?»
-J'ai besoin d'aide, c'est urgent. Derek ne répond pas à mes appels.
-«Quel est ton problème? Où est Isaac?»
-Il a perdu le contrôle sans raison et j'ai perdu sa trace. J'ai peur qu'il attaque quelqu'un sans s'en rendre compte. Derek doit absolument venir ici!
-«Il ne peut pas. Il est en prison depuis plusieurs heures. Je vais rassembler les autres et on arrive tout de suite pour t'aider.»
-OK.
Derek est en prison? Scott ricana. Enfin une bonne nouvelle.
OoO
Charles accéléra le pas. Il savait que c'était inutile mais il tenait à la vie. L'inconnu le plus proche de lui le plaqua violemment contre le mur du fond du wagon.
-Qui êtes vous? Que me voulez-vous?
-Qui je suis? Tout dépend de vous.
-Comment ça?
-Si vous acceptez d'abandonner l'affaire Derek Hale, vous aurez la vie sauve. Sinon, je me ferais un plaisir de repeindre les rails de ce train. Avec votre sang.
-Ah... Et pourquoi tenez-vous tant à ce qu'il reste en prison?
-Tch... Votre réponse?
-Je pense qu'il y a une troisième alternative.
L'inconnu ricana en le poussant un peu plus contre le mur en métal.
-Et quelle est-elle?
-Tir au but! S'exclama Charles en donna un coup de genou entre les jambes de son agresseur.
Il fit brusquement volte-face et ouvrit la porte menant au prochain wagon. Il courut de toutes ses forces en cherchant une solution pour s'en sortir vivant.
Il longea trois wagons vides avant que les lumières ne s'éteignent d'un coup.
Désorientés, Charles et ses deux poursuivants s'arrêtèrent. L'avocat s'accroupit derrière les sièges à l'avant du wagon.
Le Gardien et sa coéquipière pestèrent silencieusement. Les renforts étaient là pour sauver leur cible.
Je dois le tuer avant qu'il ne soit retrouvé.
Les trois adversaires étaient dans le même wagon et retenaient leur respiration pour ne pas être localisé par leur ennemi. La seule femme du trio s'avança lentement, elle était certaine d'avoir entendu un grincement plus loin vers sa droite. Elle prit appui sur un siège afin de rester dans la bonne trajectoire.
La porte derrière elle et son collègue se ferma brusquement et quelqu'un la verrouilla.
Ce n'est pas l'avocat. Ils sont déjà là.
Une poigne ferme emprisonna le bras de Charles qui poussa un petit cri quand il fut tiré vers le prochain wagon et enfermé dans la pénombre. Il se releva et observa ses agresseurs par le petit hublot de la porte.
Ils étaient entourés par deux hommes lourdement armés, dont son sauveur qui portait quatre longues balafres qui partaient du côté gauche de son visage jusqu'à son menton.
On dirait des griffures.
Son deuxième sauveur n'était pas plus beau que son collègue et pointait une arme vers sa poursuivante.
Le premier coup de feu partit et la bataille débuta alors qu'ils passaient sous un tunnel.
OoO
Derek sursauta en sentant l'odeur qui se dégageait de l'adolescent. Un loup-garou? Comment j'ai fait pour ne pas le sentir plus tôt?
-Ne t'inquiète pas, tu n'as pas perdu ton odorat. Je suis juste doué pour cacher mon odeur, chuchota Oliver en s'asseyant contre Derek.
Il renifla l'air autour de l'aîné et sourit un peu plus en posant sa tête sur son épaule. Derek tenta de la déloger mais ne réussit qu'à amuser un peu plus le jeune Alpha qui planta gentiment ses griffes dans la cuisse du lycanthrope.
-Qu'est-ce que ta meute veut à Stiles?
-Ne t'inquiète pas pour ton petit protégé. Il ne nous intéresse pas. Enfin...Pas à ma meute.
-Alors pourquoi l'avoir attaqué?
-Tu tu tu, minauda l'adolescent en se lovant un peu plus contre Derek. Tu poses trop de questions beau brun. Je ne suis pas ici pour discuter avec toi. On m'a envoyé à ta rencontre pour t'avertir. Tu es en danger.
-Pourquoi voudriez-vous m'avertir d'un danger alors que je suis votre ennemi? Grogna Derek en lançant un regard au tatoué qui semblait inconscient.
-Je l'ai juste un peu paralysé, précisa l'Alpha avec un regard ennuyé à l'égard de l'humain. Et tu n'es pas notre ennemi. Juste un pion dans notre partie.
-Quel est ce danger alors? Demanda Derek qui trouvait qu'il donnait un peu trop facilement sa confiance aux inconnus aujourd'hui.
-Nous avons un ennemi en commun. Nous voulons le tuer et il veut nous tuer. Et depuis plus récemment il veut te tuer toi aussi. Tu sais qui c'est n'est-ce pas? Tu l'as compris depuis le temps, j'en suis sûr.
-Genim Prince.
-Exact. Comme quoi on peut être beau et intelligent en même temps, le railla l'Alpha. Alors nous allons faire un pacte, OK? Tu nous aides à nous débarrasser du chien de garde du vieux Prince et en échange ma meute ne fait rien à la tienne, ça marche?
-Il y a un piège?
-Non, non, non.
-Si je tue le grand-père de Stiles je pourrais avoir des problèmes avec lui.
-Il comprendra. De toute façon il ne le connaît pas. Il suffira que nous lui expliquions la véritable nature du vioc et il ne t'en voudra pas. Et c'est de la légitime défense. Prince veut te tuer alors tu le tues. Instinct de survie.
-Pourquoi veut-il me tuer? Questionna Derek encore suspicieux quant au pacte.
-A cause de ton copain. Il tuera quiconque s'approchera trop près de lui jusqu'à ce qu'il ait eu ce qu'il veut de Stiles.
-Que veut-il de lui?
Oliver soupira, irrité par les questions incessantes de son interlocuteur.
-Un héritier, entre-autre. Et avec toi c'est pas vraiment possible tu vois?
-Il veut me tuer parce que son petit-fils est...gay?
-Ce n'est pas exactement ça mais en gros -et de très très loin- ça peut être à peu près ça.
-J'ai l'impression que ce n'est pas ça du tout, rétorqua Derek après la phrase plus que vague du jeune.
-Tu n'as pas tous les éléments en main, répliqua Oliver en souriant à nouveau. Lorsque tu connaîtras la nature exacte de ton petit-copain tu auras toutes les informations qu'il faut pour comprendre le fin mot de cette histoire. Enfin si tu utilises ta petite cervelle.
L'Alpha ôta enfin ses griffes de la cuisse de Derek.
-Pourquoi t'être livré à la police pour me dire tout ça? Tu risques la sécurité de ta meute.
-Ces imbéciles de flics ne m'ont même pas reconnu alors qu'ils passent mon portrait-robot à la télé et que tout le monde peut me voir affiché sur les murs de la ville. Faut dire que je me suis un peu déguisé avant de me faire prendre. Oh! Je suis désolé, mais il semblerait que notre charmant rendez-vous arrive à sa fin.
Le même agent qu'avant arriva avec un inconnu. Ce dernier lui lança un sourire carnassier et un regard rougeoyant.
-Daniel! S'exclama joyeusement Oliver en se levant. Je suis super heureux de te voir.
-Pour une fois.
-Ne dis pas ça, grand-frère!
Le policier ouvrit la cellule pour la deuxième fois de la soirée et laissa deux de ses suspects s'en aller sans le savoir.
Et me voilà coincé avec le débile mentale.
OoO
Peter, Boyd, Erica, Jackson et Lydia arrivèrent dans la ville voisine et l'aîné se gara sur le parking du stade où avait lieu le concert des Black Lips. La rousse prit son sac qu'elle avait rempli de flacons de poudre de sorbier et fit passer la bandoulière par-dessus sa tête en prenant garde à ne pas se décoiffer. Scott vint à leur rencontre et leur expliqua la situation plus en détail. Ils décidèrent donc de se séparer en duos pour couvrir une plus grande distance.
Boyd et Erica partirent de leur côté, vers la gare alors que Lydia et Jackson partaient dans la direction opposée, vers le centre-ville. Ils furent bientôt suivit par Peter qui avait décidé de prendre Scott avec lui pour le surveiller.
Pendant plusieurs heures, les loups-garous ne trouvèrent aucune trace du fugitif. Il semblait s'être évanouit dans la nature, comme par magie.
Vers deux heures du matin se fut Boyd qui perçut une piste. Il appela les autres en renfort et à peine trois quarts d'heures plus tard ils réussirent à apercevoir Isaac qui détruisait une poutre en béton.
Scott s'approcha lentement en laissant ses paumes ouvertes bien en évidence devant lui.
-Isaac? Isaac, calme-toi maintenant.
Il se tourna brusquement vers le bêta en montrant les crocs. Il rugit et avança d'un pas pour montrer son mécontentement.
- Isaac, concentre-toi sur ma voix. Reprend le contrôle.
Le bêta regardait fixement Scott en attendant la suite.
-Tu ne voudrais pas faire de mal à un innocent, n'est-ce pas? Continua Scott en s'approchant pas à pas.
Cette fois il en était sûr, Isaac écoutait attentivement sa voix et se calmait peu à peu.
Tout à coup un craquement sinistre résonna dans la station de métro et Isaac s'effondra. Debout derrière lui, Peter se frottait les mains avec un air satisfait.
-Ça c'est fait. Tout le monde en voiture! On rentre à Beacon Hills.
-Tu l'as assommé! S'indignèrent Scott, Erica et Lydia.
-Espèce de brute, ajouta la blonde.
-La fin justifie les moyens.
OoO
O Mardi 15 avril O
J-J
OoO
Lisa Turner gara son véhicule de service devant le commissariat et le verrouilla en mâchonnant son chewing-gum matinal. Un taxi s'arrêta près d'elle et un homme qui aurait pu paraître séduisant après une douche et une bonne nuit de sommeil en sortit. Qu'est-ce qu'un homme comme lui peut bien faire dans un commissariat d'une si petite ville à cinq heures du matin?
Elle entra dans le bâtiment et salua l'agent Cox qui se chargeait de l'accueil pendant la journée.
-Comment ça va? Y a du nouveau?
-Pas vraiment, répondit l'homme. Mais le shérif est resté ici toute la nuit. Apparemment il aurait un suspect en cellule.
L'homme au taxi entra et se dirigea immédiatement vers eux.
-Bonjour, excusez-moi. Pourriez-vous m'indiquer où se trouve le shérif Stilinski? Il m'attend.
-Votre nom?
-Charles Williams.
L'agent Cox alla prévenir le shérif et le ramena avec lui quelques minutes plus tard. John invita cordialement l'avocat à le suivre et il l'emmena jusqu'à la cellule qu'occupait son suspect. Les trois hommes allèrent s'installer dans une des salles d'interrogatoire pour être tranquilles et le shérif laissa les deux plus jeunes avoir une discussion privée. Il revint vingt minutes plus tard avec un gobelet de café brûlant et s'assit face aux deux hommes.
-Bien. Monsieur Stilinski, mon client et moi-même avons pris une décision concernant cette affaire. Tout d'abord je pense que vous savez que tous les éléments sont contre vous et que monsieur Hale ici présent pourrait très bien témoigner contre vous dans un procès. Nous avons donc décidé d'un accord à l'amiable et tout à fait officieux. Vous relâchez mon client dans l'heure qui suit et arrêtez de lui attribuer tous les maux sans preuves et en échange, votre petit écart de conduite restera tout à fait officieux et personne n'en reparlera plus.
-Pourquoi feriez-vous cela? Demanda John suspicieux.
-Il n'y a pas mort d'homme, répondit Derek, alors je ne vois pas pourquoi je ferais de la peine à Stiles en vous faisant renvoyer.
Le shérif soupira. Et voilà qu'il me ressort son couplet sur l'amitié. Finalement il dit peut-être vrai. Cet accord ne lui profite pas du tout.
-Acceptez-vous cet accord?
-Oui, dit John en serrant la main de l'avocat puis celle de Derek. J'accepte.
L'Alpha retint un soupir de soulagement. Il était enfin libre!
Il laissa son avocat signer les bons papiers pour sa sortie et le contrat de confiance pendant qu'il appelait Jackson pour qu'il vienne le chercher comme il était le seul, excepté Peter qui devait rester caché, à avoir une voiture.
A six heures, tout était réglé. Charles partit en taxi alors que Jackson arrivait au commissariat de très mauvaise humeur. Derek entra dans sa Porsche comme si de rien était, mit sa ceinture de sécurité -précaution inutile pour un lycanthrope, mais mieux valait agir normalement au cas où le shérif l'observait par la fenêtre- et ferma les paupières.
Jackson, qui avait initialement prévu de lui crier dessus pour l'avoir fait se lever à 5h30 un jour de congé, décida de laisser son Alpha tranquille pour l'instant en voyant la fatigue et la lassitude peintes sur le visage de Derek. Il enclencha la première et quitta le parking en respectant le silence de l'autre.
Mieux vaut le laisser se reposer. Il ne doit pas avoir beaucoup dormit cette nuit.
Derek fut reconnaissant au blond habituellement insupportable.
Il s'endormit d'un coup, le front contre la vitre.
OoO
Les deux agents de sécurité en poste devant la chambre de Stiles saluèrent avec soulagement leur relève.
-J'ai hâte d'être dans mon lit, souffla l'un d'eux en se massant les cervicales. Je suis épuisé.
-Et moi donc, reprit l'autre. J'en peux plus de maintenir ce rythme.
-Je me demande quand est-ce que le shérif va arrêter son cinéma, fit un des nouveaux venus en grognant, je veux bien comprendre qu'il s'inquiète pour son fils mais il voit bien que personne ne l'a attaqué.
-En plus c'est légal comme manœuvre? Ajouta le dernier agent, Il n'a pas le droit de faire ça si c'est perso.
Les quatre agents râlèrent encore un peu ensemble puis se séparèrent.
OoO
John regarda le jeune Whittemore s'en aller avec Derek Hale. Il passa une main lasse sur son visage et se détourna de la fenêtre pour aller prendre un café dans la salle de repos en attendant l'arrivée de ses collègues.
Avachi contre le mur à côté de la machine à café, il n'entendit pas la personne qui s'approcha.
-Vous savez, c'est plus efficace de manger une pomme que de boire un café pour rester éveillé.
Betty sourit en tendant une pomme en direction de son supérieur.
-Oh non, tu vas pas t'y mettre aussi! Pas besoin d'un deuxième Stiles pour s'occuper de mon alimentation.
-C'était juste un conseil, répondit la secrétaire en croquant dans le fruit.
-Pourquoi es-tu ici de si bonne heure?
L'espionne soupira et s'adossant aux côtés du shérif.
-C'est à propos de Stiles.
-Oui?
-Vous ne pourrez pas le retenir à l'hôpital éternellement. Vous savez qu'il était censé sortir hier après-midi. Si vous continuez à le couver comme ça, quelqu'un se doutera de quelque chose et vous aurez des ennuis. Vos hommes commencent à douter de votre impartialité.
-...Je sais...J'ai prévenu le directeur de l'hôpital de ma décision.
-Laquelle?
-Stiles sort ce soir et sa protection rapprochée sera levée.
-Vous avez fait le bon choix, John.
-Je l'espère.
-De toute façon je trouve qu'il a été très sage pour l'instant. Il aurait très bien pu faire un scandale comme la dernière fois.
L'humain grimaça au souvenir de ce fameux scandale.
Flash-Back
O Hôpital de Beacon Hills; trois ans auparavant O
-A LA CLAIREUH FONTAINEUH~
-Qu'est-ce qu'il se passe ici? Demanda John en arrivant à l'accueil de l'hôpital pour rendre visite à son fils coincé ici depuis deux jours. C'est Stiles qui chante comme ça?
Melissa leva la tête de ses papiers et lui répondit.
-Il a d'abord tenté une grève de la faim mais il s'est ravisé quand il a compris que ça mettrait trop de temps pour lui redonner la liberté. Du coup il chante pour nous pousser à bout. On a du déplacer les patients qui étaient dans les chambres proches de la sienne pour qu'ils soient au calme mais il chante VRAIMENT fort.
-Ça dure depuis combien de temps?
-SUR LE POOONT D'AVIGNOOOOOOOON~
-Trois heures. Je ne pensais pas que c'était possible de tenir aussi longtemps. Plusieurs collègues aimeraient faire des tests sur Stiles pour expliquer le phénomène.
-Sérieusement? Rit John en pensant à une blague.
-ON Y DANSE TOUS EN ROOOOOOOOND~
Pourtant le regard de Melissa le fit déglutir.
-J-Je vais lui parler?
-Oui.
Heureusement qu'il chante bien. Sinon je sens qu'elle m'aurait arraché la tête.
Il opta pour la méthode douce et entra dans la chambre de son fils qui chantait à tue-tête une chanson idiote.
-LAISSEZ MOOOOI...MANGER MA BANANE TOUT NU SUR LA PLAGEUH~
-Stiles?
-PLUTÔT CREVER QUE DE~
-Stiles arrête de chanter deux minutes s'il te plaît.
- NON MAIS LAISSEZ-MOI! MOI!~
-Stiles...
-PLUTÔT CREVER QUE DE PAS FINIIIR MA BANANE!~
-STILES!
-Oui!
-Arrête de chanter!
-Je chante plus!
-Ah, oui. Pourquoi tu fais ça?
-Je veux sortir d'ici.
-Tu viens de te faire renverser par une voiture, Stiles.
-Je sais. Et alors? Je vais bien là. Pas besoin de me garder dans cet endroit infernal.
-Tu n'es pas en état de sortir. Et je sais très bien que si je te laisse revenir à la maison tu vas encore trouver le moyen de faire des bêtises et de te blesser encore plus.
-Mais noooon!
-C'est pour ton bien.
-OK. J'ai compris.
-Tu- Quoi?
-J'ai dit, «j'ai compris».
-Ah... C'est bien fiston. Alors tu vas rester sage maintenant?
-Oh non. Je vais juste chanter plus longtemps. LES GAMINS COMME LES LOUBARDS VONT DANSER CE GAI REFRAIN EN F'SANT COIN-COIN~
Fin Flash-Back
-Il a mûrit, non? Dit Betty.
-Stiles et mûrir dans la même phrase? Laisse-moi en douter.
OoO
-MOOON AAAAMOUUUR JE T'AI VU AU BEAUUU MIIILIIIEU D'UN RÊÊÊVE!~
Certaines choses ne changeront jamais, pensa Melissa en retenant un sourire.
La plupart de ses collègues étaient exaspérés par les vocalises de l'adolescent et le lui faisaient bien savoir. Elle était la seule avec le médecin de Stiles à avoir l'autorisation d'entrer dans la chambre pour mettre un terme à ce dérangement auditif et à cet instant cela lui pesait un peu. Mais c'était tellement agréable de savoir Stiles en bonne santé malgré le traumatisme de son agression qu'elle préférait en rire plutôt qu'en pleurer.
-Il serait peut-être temps que j'y aille.
-IF YOU WANNA BE MY LOVER! ~
Melissa se leva enfin de derrière son bureau. Elle rejoignit les gardes devant la porte 137 et leur sourit avant d'entrer sans frapper -puisque même si elle l'avait fait il ne l'aurait pas entendu-. Elle le trouva debout sur son lit, tournoyant sur lui-même et utilisant un magazine roulé comme micro.
-ROOOOOOOOOOOOOOOXANE!~
Il a quand même un répertoire assez...varié.
-Stiles?
Ne l'ayant pas vu entrer dans sa chambre, Stiles sursauta, s'emmêla les pieds dans ses draps et tomba face contre terre en hoquetant. L'infirmière rit et vint aider l'hyperactif à se libérer de sa prison.
-Vous m'avez fait peur!
-Je vois ça.
-Je vous préviens tout de suite, je n'arrêterais pas tant qu'on me gardera enfermé ici alors ne tentez même pas de me raisonner. D'ailleurs pour ça il faudrait que j'en ai une et-
-Tu pourras sortir d'ici ce soir.
-C'est vrai?
-Oui.
-Vraiment vrai de vrai?
-Oui.
-OUAAAIS! s'exclama Stiles en levant les bras au ciel. Mais c'est pas un piège, hein?
-Non Stiles. Ton père m'en a parlé hier. Tout est réglé.
-Trop cool! Au fait, est-ce que Scott vous a dit s'il allait passer aujourd'hui?
-J'étais de garde cette nuit et je n'ai pas encore pu le voir. Il passera sûrement plus tard.
-Mais je m'ennuuuuuiie! Gémit Stiles en s'aplatissant sur les genoux de Melissa qui s'était assise sur le lit. J'ai besoin de retrouver l'amour de ma vie sinon je vais déprimer!
-Tu veux que je demande à Lydia de venir ici?
-Pourquoi diable voudrais-je ça?
-Bah tu as dis-
-Je parlais de mon ordinateur, rit Stiles en roulant sur le côté.
OoO
John fut interrompu dans la lecture d'un dossier ennuyant par la sonnerie de son téléphone.
-«Frank Gust sur la ligne 3.»
-Que veut-il?
-«C'est à propos de la réouverture du lycée.»
Le shérif prit l'appel. Que me veut-il encore?
-Shérif John Stilinski à l'appareil. Que me vaut cet appel, monsieur le directeur?
-«J'ai reçu un nouvel appel du sénateur Brown cette nuit.»
-Que voulait-il cette fois?
-«Le lycée doit être rouvert plus tôt que prévu.»
-Quand?
-«Jeudi.»
-Vous vous moquez de moi? Comment voulez-vous faire rouvrir le lycée après-demain? La réunion de sécurité était prévue demain matin! Je ne peux pas mettre des mesures en place en claquant des doigts!
-«C'est votre place que vous risquez en désobéissant aux ordres. De mon côté, le personnel de mon établissement appelle les familles des élèves pour leur annoncer la nouvelle. A vous de faire votre part du travail maintenant.»
Pourquoi le sénateur se mêle-t-il des affaires d'une ville reculée comme Beacon Hills? Il n'a rien d'autre à faire que de mettre son nez là où ça ne le regarde pas? A moins que... Genim Prince. Ce ne peut être que lui. Quel intérêt a-t-il à faire rouvrir cet endroit?
OoO
Genim sourit quand Winston sortit de son bureau après lui avoir apporté les nouvelles concernant son affaire.
Mieux vaut jouer la sécurité. Si Derek Hale persiste à s'approcher de Genim, alors son sort sera scellé.
Verdict? Bon? Pas bon? Derek va-t-il accepter le pacte proposé par les Alphas? Comment va se passer le retour de Stiles chez lui? Vont-ils avoir la conversation que tout le monde attend?
Plus qu'un chapitre avant la transformation. Heureux?
J'imagine que vous avez reconnu toutes les chansons, non? Elles seront toutes dans le chapitre bonus de fin avec les autres références. :D
A bientôt et la bonneuh journée!
