Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas (heureusement pour mon petit Stiles d'amour et Derek), mais sont à Jeff Davis. Seuls certains personnages comme les Alphas, Clarisse et Genim Prince sont à moi.

Rating: Présence d'un couple H/H donc ceux qui n'aiment pas passent leur chemin.

Note de l'auteur: Coucou bonjour! Voici la suite tant attendue!

Bonne lecture!


Stiles passa une bonne heure à sécher entièrement ses ailes contre lesquelles il pesta un certain temps. Ensuite il prit les premiers vêtements qu'il trouva et les enfila avant de prendre une veste et de sortir. Il envoya un message à Scott pour lui donner rendez-vous à leur coin à eux depuis qu'ils se connaissaient et s'y rendit en flânant le long des rues inanimées de Beacon Hills. C'est vraiment mort comme ville ici.

-Bonjour Stiles! S'exclama une voix qu'il reconnut comme étant celle de son ancienne nounou.

-Bonjour madame Peterson! Comment allez-vous aujourd'hui? Le vieux Mouta va bien?

-Oh mon pauvre est tout patraque en ce moment, dit la veille femme avec peine. Je crois qu'il a mangé de mauvaises choses. C'est sûr qu'à force de grignoter tout ce qu'il trouve c'était prévisible qu'il lui arrive des bricoles un jour ou l'autre...

Je sens que ça va durer des plombes. J'aurais mieux fait de passer par un autre chemin.

OoO

-Alors? Demanda Lydia en mettant une bonne dose de gel sur ses mains avant de les plonger dans la masse de cheveux de son Alpha.

-C'est un pressentiment, mentit Derek à moitié. Un truc d'Alpha. Faites-moi juste confiance.

Même si ça peut paraître difficile dans ces conditions. Je suis un très mauvais Alpha.

Boyd entra dans la chambre surpeuplée et posa son plateau rempli de sandwich sur le lit du plus jeune Hale qui grogna. Jackson, qui somnolait sur le matelas moelleux, en piqua un qu'il engloutit en deux bouchées.

-Si je trouve une seule miette sur mes draps je te coupe la tête, menaça Derek en le regardant du coin de l'œil.

-Baif j'ai vrien faiche!

Les yeux carmin le firent déglutir et il ramassa les miettes qui lui avaient échappé.

-Amour? Appela Lydia qui s'occupait encore des cheveux de Derek, tu as trouvé une tenue correcte?

-J'ai trouvé une paire de jeans qui pourrait faire l'affaire, répondit Erica qui farfouillait dans le tas de vêtements tous plus sombres les uns de les autres. T'as pas un pull de couleur? Il n'y a que des vêtements sombres là-dedans. C'est triste tout ça.

-Je lui ai offert un t-shirt rose il y a peu, intervint Peter en souriant, mais il ne l'a jamais mis. Je me demande s'il l'a encore.

Derek grogna en repensant au vêtement ridicule et refusa catégoriquement de révéler son emplacement malgré l'insistance de ses bêtas.

-Allez! Je suis sûre que ça t'ira super bien!

-Jamais de la vie.

-Et puis s'il ne te plaisait vraiment pas, rétorqua Boyd, tu l'aurais jeté depuis longtemps, non?

-Grillé, ricana Jackson qui se prit un oreiller dans la figure. Ah!

-Bataille d'oreillers? Demanda Erica d'une voix pleine d'espoir.

-Non!

-Pas drôle...

OoO

-...et que la vie est devenu chère! S'exclama Nicole Peterson en levant les bras au ciel. Tu te rends compte du prix des légumes? Mais ils nous escroquent! Ce sont des voleurs. Des voleurs je te dis. Tu as vu le prix des fruits aussi? Dans le temps ce n'était pas...

Stiles acquiesçait de temps en temps en souriant pour que la femme sache qu'il l'écoutait. Même si c'était d'une oreille très -très- distraite.

S'il y avait bien une personne qui pouvait l'égaler voire le battre à un concours de bavardage incessant c'était bien elle. Il regarda l'heure sur son portable et se rendit compte qu'ils 'discutaient' depuis une vingtaine de minutes.

Elle est vraiment forte pour son âge. Même moi je serais fatigué à sa place.

-Et comment va le petit Scott? Je ne le croise plus depuis un moment celui-là! Il fait encore son fripon avec sa petite-amie?

-Non, ils ne sont plus ensemble depuis le début des vacances d'été.

-Oh comme c'est dommage! Elle était si mignonne. Une vraie poupée de porcelaine. Et toi? Tu coures encore après la petite Martin?

Stiles se frotta la nuque avec sa main et répondit d'une voix embarrassée en rougissant légèrement.

-N-non. Plus vraiment.

-Oh! Je t'ai toujours dit qu'elle n'était pas faite pour toi. Elle n'a jamais su ce qu'elle ratait en t'ignorant ainsi. Alors raconte-moi tout. Qui est cette jeune et jolie fleur qui fait battre ton cœur d'artichaut? Comment s'appelle-t-elle?

-Je ne crois pas que vous la connaissiez.

-Mais dis-moi son nom et je te dirais si je la connais ou non.

-Je vous assure que vous ne la connaissez pas.

-Tu ne veux pas me le dire en fait, c'est ça? Comprit Nicole en souriant malicieusement. Je ne dirais rien à personne si c'est ce qui t'inquiète.

-Je vous fais confiance pour ça mais...C'est assez compliqué. Il ne faut pas que mon père l'apprenne où il le prendra mal...Je pense...

-Oh!

L'air de compréhension de la vieille femme inquiéta Stiles qui se méfiait toujours de l'instinct féminin. J'en ai trop dit. Non, c'est impossible qu'elle devine avec seulement ça, enfin je pense...

OoO

Clarisse ferma les yeux et se concentra sur ses sens. Elle sentit l'énergie de la ville et de ses habitants affluer en elle et chercha celle de son petit-fils. La sexagénaire le trouva et retint le lien qui les unissait pour le suivre jusqu'à Stiles.

J'arrive enfin.

OoO

-C'est un garçon? Demanda Nicole en regardant Stiles malicieusement.

L'adolescent hoqueta et se frappa la poitrine en essayant de retrouver son souffle. La vieille femme le frappa doucement dans le dos en riant alors que les joues de Stiles prenaient une teinte de coquelicot.

-Je crois avoir 'tapé dans le mille', non? Ne t'inquiète pas, je garderais ton secret jusqu'à la tombe.

-Mais comment...?

-Je te connais comme si je t'avais fait, répliqua la femme en souriant tendrement. Et tu tombes si facilement amoureux d'une personnalité que ça ne m'étonne pas que ton choix se soit arrêté sur un garçon. Dis-moi, comment est-il? Il est dans ta classe?

-Euh...Non pas vraiment.

-Oh, non. Il est plus âgé c'est ça?

Elle est redoutable.

-Oui. Mais pas de beaucoup, s'empressa d'ajouter Stiles.

-Et comment est-il? J'imagine que c'est un beau garçon, non? Tu as plutôt bon goût d'habitude.

-Bien sûr qu'il est beau, répliqua l'adolescent. Même s'il fait toujours la tête.

-Pourquoi as-tu l'air si triste lorsque tu parles de lui? Demanda Nicole.

Stiles haussa les épaules pour éviter de répondre.

-Et il est au courant de tes sentiments?

L'hyperactif rougit et balbutia un petit oui en repensant à leur baiser.

-Je crois que vous avez des fait les polissons tous les deux, je me trompe? Vous vous protégés au moins j'espère?

J'y crois pas. Je parle de ma vie sexuelle avec Nicole. J'ai vraiment atteint le fond.

-Oh mais j'y pense! Tu allais peut-être le rejoindre, n'est-ce pas? Je vais te laisser alors. Prends soin de toi mon petit.

Elle l'embrassa sur le front et s'en alla, laissant un Stiles pantois et effrayé par le talent de cette femme. C'est effrayant.

OoO

Quelqu'un sonna à la porte de l'appartement de Derek et il se libéra de ses tortionnaires pour aller ouvrir.

-Madame Smith? Vous avez besoin de quelque chose? Encore du sucre ou tu veux juste me faire chier comme d'habitude? Ou alors tu vas de nouveau faire ta couguar et essayer de me draguer? Désolé mais avec tes 90 ans tu n'as pas vraiment de chance avec moi.

-Oh non, non, non. Je voulais juste voir si ce n'était pas les jeunes délinquants qui étaient revenus jouer dans la cage d'escaliers. J'ai cru un moment qu'ils avaient réussi à entrer chez vous. Mais comme je peux le voir ce n'est pas le cas. Je suis rassurée.

Derek acquiesça en espérant de tout cœur qu'elle allait s'en aller rapidement.

-Je croyais que vous aviez emménagé en dehors de la ville, non?

-J'ai eu un souci et j'ai dû venir ici en attendant. Désolé si nous vous avons dérangé. Je vais demander aux autres de faire moins de bruit.

La petite vieille partit après avoir tenu une conversation ennuyante au possible avec l'Alpha qui était de plus en plus exaspéré par cette matinée. Il avait presque hâte d'être en face à face avec Stiles pour éviter tous les autres. Presque.

OoO

Stiles arriva au parc désert de Beacon Hills et s'assit sur un banc recouvert de graffitis. Il posa ses bras sur le dossier et jeta sa tête en arrière pour observer le ciel pendant qu'il patientait. Il remarqua un couple d'oiseaux qui se poursuivait à travers le feuillage de l'arbre qui était derrière lui et sourit lorsqu'il les entendit chanter au-dessus de sa tête.

Le temps était légèrement nuageux et quelques petites rafales de vent faisaient tomber les fleurs fanées de l'arbre sur ses genoux et ses cheveux.

Ce temps le rendait nostalgique.

Soudain il sentit son portable vibrer dans la poche intérieure de sa veste et il se précipita pour lire son nouveau message. Au fur et à mesure de sa lecture son visage se décomposa. Bientôt il sentit une boule douloureuse se coincer dans sa gorge alors qu'il tentait de ne pas pleurer.

Il peut pas me dire ça par sms! Quel lâche... Il aurait pu me dire ça en face au moins.

Il sentit bientôt les premières larmes tomber sur ses genoux alors qu'il s'était recroquevillé sur son banc.

J'arrive pas à y croire. Quel crétin!

Il ne fit pas attention aux feuilles mortes qui tombaient par dizaines autour de lui alors que le printemps venait à peine de commencer.

Un bruit léger sur le gravier attira vaguement son attention mais il ne releva pas la tête pour voir qui approchait. Une main se posa sur son épaule et il tourna son regard embué de larme vers l'inconnue. Stiles écarquilla les yeux face à l'apparition qui s'était assise près de lui.

-Whaou...

La femme rit et rien qu'entendre ce son remonta un peu le moral bien bas de l'adolescent.

-Pourquoi tant de chagrin? Demanda Clarisse en essuyant une larme sur la joue de son petit-fils.

Stiles ne comprit pas réellement pourquoi, mais il faisait confiance à cette superbe femme. C'était vraiment un sentiment étrange et indomptable. Il avait tellement envie de se confier à elle.

-Je viens de perdre un ami très cher, confia-t-il en reniflant.

-C'est vrai? Que s'est-il passé?

-Il a décidé que je n'étais plus assez bien pour lui. Et le pire c'est qu'il m'a dit ça par sms.

-Il ne te méritait pas alors.

-Je crois que c'est plutôt l'inverse...Il a raison, je suis nul et en plus je ne sers à rien. Je ne peux rien faire pour l'aider.

-Il ne faut pas dire ça. Je suis sûre que tu as tort.

-Je ne peux même pas le comprendre! Et s'il a des problèmes c'est uniquement ma faute si seulement je- je n'avais pas...si seulement je ne l'avais pas emmené avec moi cette nuit-là. Je suis complètement inutile.

-Je ne te crois pas. Je suis certaine que des gens tiennent à toi, affirma Clarisse en pensant au shérif et à Derek. Tu devrais te concentrer sur ces personnes et laisser les autres de côté. Tu auras certainement d'autres amitiés dans ta vie. Certaines ne dureront qu'un temps et d'autres toute ta vie. Il ne faut pas que tu t'encombres de celles qui n'en valent pas la peine.

-Mais Scott en vaut la peine!

-Peut-être...Mais moins que ce que tu ne le crois.

-Vous avez sûrement raison..., répondit Stiles après avoir repensé à toutes les fois où il avait eu besoin de Scott et que celui-ci avait préféré rester avec Allison.

Un silence paisible s'installa entre les deux anges. Clarisse observa son petit-fils sous toutes les coutures et grava son visage dans sa mémoire.

Il ressemble tellement à Claudia... Le même visage, les mêmes yeux innocents... J'aimerais tellement voir son sourire.

-C'est quoi votre nom? Demanda le garçon surprit de voir qu'elle était pieds nus.

-Clarisse.

-Moi c'est Stiles, se présenta l'adolescent en tendant sa main avec un sourire timide.

Lorsque leurs paumes entrèrent en contact, ils sentirent un frisson courir le long de leur colonne vertébrale. Le sourire de l'hyperactif se fit plus grand et illumina son visage. Clarisse lui sourit en retour et sentit une boule de chaleur se former dans son ventre et se diffuser dans tout son corps.

OoO

-J'ai terminé! S'exclama Peter en brandissant une feuille au-dessus de sa tête. Si avec ça il ne te pardonne pas alors je mange un balai.

Lydia lui prit le papier des mains et le lut attentivement.

-C'est assez fleur bleue comme excuse, non? Commenta-t-elle. Tu crois que Stiles le prendra bien? Pour une fille ça passe mais pour un garçon?

-Mais si! Allez Derek, apprends ça par cœur pour ce soir.

-J'ai mon mot à dire ou pas? Demanda l'Alpha alors qu'Erica le lui faisait passer.

-Pas avec eux, dirent Jackson et Boyd d'une même voix blasée.

-C'est bon à savoir...

Il parcourut le texte des yeux et releva un sourcil.

-Je suis le plus grand imbécile du monde et je te supplie à genoux de me laisser une dernière chance? Vous vous foutez de ma gueule?

-Non, répondirent Peter et Lydia à l'unisson.

-Je ne vais me mettre à genoux devant personne.

-Pourtant il faudra bien que tu le fasses un jour. Bon, pas forcément dans les mêmes conditions et pour les mêmes raisons mais ça revient au même, dit Erica.

-De quoi tu parles?

La blonde eu un sourire en coin et lui fit un clin d'œil sans rien dire d'autre.

-Je rêve ou tu viens de faire le sous-entendu le plus dégueu de tous ceux que j'ai jamais entendu? Demanda Jackson en devenant vert. Rien que de les imaginer s'embrasser est répugnant alors ça...

Il frissonna de la tête aux pieds alors que les autres se moquaient de lui.

OoO

Le Gardien sourit depuis son poste d'observation dans un buisson à quelques mètres de sa cible et de la traîtresse. En la dénonçant à son patron il était certain de remonter dans son estime. Il sortit son mobile et composa le numéro de Genim Prince en souriant toujours.

-«...et n'oubliez pas ce que j'ai dit. Allô? Que se passe-t-il Gardien?»

-J'ai trouvé votre épouse.

-«Je vous avais ordonné de ne pas quitter Genim une seule second-»

-Justement. Ils sont ensemble.

-«Quoi?»

-Votre épouse est entrée en contact avec Genim. Elle a engagé une conversation avec lui.

-«A-t-elle le grimoire?»

Le Gardien examina Clarisse et vit le sac qui reposait à ses pieds.

-Oui.

-«Ne faites rien pour l'instant. Je vais faire venir les renforts.»

-Bien monsieur.

OoO

Lorsque la main délicate de Clarisse quitta la sienne, Stiles sentit un grand froid s'emparer de lui. Il avait l'impression de passer à côté d'une chose extrêmement importante sans savoir laquelle. Cette oppression lui renvoya tous ses doutes et ses tristesses en pleine face. Il sentit ses yeux redevenir humides puis des larmes dévalèrent ses joues glacées.

Blessée par cette détresse, Clarisse écouta son instinct maternel et prit l'adolescent dans ses bras. Elle le serra tendrement contre son sein en le berçant lentement.

-Oublies ton chagrin, surtout ne crains rien... Chut... Ne pleure plus.

Stiles hoqueta en pleurant à chaudes larmes. Ça lui faisait tellement de bien de pouvoir pleurer sans être jugé pour se libérer de toute sa peine.

Les feuilles mortes qui s'étaient déposées sur les genoux de l'adolescent gelèrent comme celles restées sur leur arbre d'origine derrière les deux anges. Elles se couvrirent de givres et tombèrent toutes de leurs branches en laissant leur arbre dépouillé.

Clarisse leva son visage vers le ciel et ferma les yeux en gardant le plus jeune contre elle.

Mon fils, je n'ai rien à te donner, sauf cette chance de vivre. Elle se concentra sur le grimoire à ses pieds et puisa toute son énergie qu'elle influa doucement dans l'aura de son petit-fils qui s'arrêta progressivement de pleurer.

Stiles rouvrit les yeux et il se sentit...changé. Tout lui paraissait plus clair. Plus simple. Le poids qu'il traînait sur son cœur depuis le début de cette nouvelle aventure surnaturelle avait disparu. Il avait envie de rire, chanter, danser, voler. Il était tellement bien.

Clarisse se détacha de lui et lui offrit un sourire chaleureux.

-Rien de mieux qu'une étreinte pour se réconforter, n'est-ce pas?

-Je suis bien d'accord avec vous.

-Je vais te laisser alors. Je suis sûre qu'un jeune homme comme toi a des choses plus intéressantes à faire que de discuter avec une vieille femme comme moi.

Ce n'est qu'à cet instant que Stiles remarqua le changement opéré chez cette mystérieuse inconnue. Elle qui semblait si vive et rayonnante à son arrivée paraissait maintenant avoir pris dix ans en quelques minutes.

-Au revoir Stiles, dit-elle en se levant.

-Au- au revoir, Clarisse, hésita Stiles.

Elle ramassa son sac et le serra contre elle en partant vers la sortie du parc. Elle partit sans jeter un seul regard en arrière et sourit en entendant l'exclamation de surprise de l'adolescent lorsqu'il vit les magnifiques fleurs qui couvraient entièrement l'arbre derrière leur banc.

-J'espère te retrouver, murmura-t-elle quand elle fut hors de vue de son petit-fils. Si Dieu le désire.

Mais j'ai des choses à faire avant de tout te dévoiler. Avant il faut que je me trouve une cachette. Je sais où aller. J'espère que je retrouverais cet endroit.

OoO

-Vas-y Derek! Tu vas y arriver!

Cela faisait déjà une trentaine de minutes que ses bêtas l'encourageaient, en vain, pour qu'il dégage enfin le pas de la porte d'entrée.

-Bon, t'es un Alpha ou pas? Là t'es une espèce de moucherons lâche. Une vraie fillette, ricana Jackson.

-Même pas une fillette, t'es pire, renchérit Lydia.

-Ça sert à rien. Il n'a rien dans le pantalon de toute façon, ajouta Erica en regardant ses ongles.

-On sait déjà qui portera la culotte dans le couple, asséna Boyd qui obtint un semblant de réaction.

-Un vrai SOUMIS, conclu Peter.

La seule réponse qu'ils reçurent fut le claquement sonore de la porte d'entrée.

OoO

Clarisse savait que les hommes de son mari ne tarderaient pas à la retrouver suite à sa rencontre avec Stiles à laquelle le Gardien avait dû assister du début à la fin.

Elle bifurqua dans une ruelle qui menait à un endroit où elle pourrait se cacher un petit moment mais elle sentit bientôt une présence néfaste derrière elle.

Trop tard. J'aurais dû être plus prudente.

Elle serra son sac si précieux contre sa poitrine et accéléra l'allure. Ses poursuivants continuèrent à marcher tranquillement et deux nouvelles personnes arrivèrent devant elle.

-La biche est prise au piège on dirait, dit l'un d'eux en souriant sadiquement.

Deux hommes s'avancèrent dans le dos de la femme et se préparèrent à l'attraper avant qu'elle ne tombe à terre suite au coup que lui lança le troisième inconnu.

Clarisse sentit une douleur atroce à la tempe et sa vision se brouilla avant qu'elle ne se sente tomber en arrière. Stiles...

-Occupe-toi de la porter. Et toi, prend le bouquin.

OoO

Stiles se leva et quitta le banc. Cette étrange femme l'intriguait vraiment. Elle devait être vraiment magnifique quand elle était jeune et c'est encore une belle femme. Et ses yeux... Elle avait l'air si triste et heureuse à la fois. Je me demande pourquoi elle semblait si malheureuse lorsqu'elle est partit.

L'adolescent réfléchit à la question pendant tout son trajet jusqu'à chez lui. Il était comme sur un nuage suite à cette rencontre inattendue. L'esprit ailleurs, il ne pensait plus à Scott, ou Derek. C'est pour cette raison qu'il ne fit pas attention à la Camaro garée près de chez lui et qu'il rentra comme si de rien n'était. Il secoua ses pieds pour enlever ses converses sans se baisser et accrocha sa veste à la patère de l'entrée.

L'adolescent bailla largement et alla dans la cuisine se servir un verre de jus de fruit qu'il descendit d'une traite.

-Pff... Quelle galère...Je suis complètement naze.

Il monta les escaliers en marmonnant des choses pour lui-même et entra dans sa chambre où il trouva Derek qui se tenait debout près de sa fenêtre. Stiles sentit son cœur rater un battement sous la surprise et un brin d'excitation. Whaou! Il est...Whaou. Mais ça ne change rien au fait que je lui fais la gueule. Il ferma la porte derrière lui et s'y adossa en fixant l'Alpha avec ressentiment.

Il se racla la gorge et attendit que le loup ait une réaction quelconque.

-Pourquoi t'es ici?

Les mains du loup-garou se mirent à trembler et il les fourra dans ses poches pour les cacher à la vue de la cause de son trouble. MERDE! Je me rappelle plus mon texte! Je fais quoi?

-Je répète, que fais-tu ICI?

Derek souffla fébrilement en s'éloignant de l'énergumène qui continuait son discours.

Je vais jamais y arriver. Mais dis quelque chose bordel! Reste pas muet. Vas-y!

-Parce que j'ai d'autres choses plus intéressantes à faire que d'être harcelé toute la nuit par un Alpha désagréable et lâche. Eh ouais t'es un gros lâche. Et j'en ai marre qu'on se foute de ma gueule alors maintenant je veux plus voir ta tronche par ici à moins que tu me fasses des excuses potables, puis que tu te prosternes devant moi et que tu me baises les pieds et-HUM?!

Merde c'était pas prévu dans cet ordre. Pensa le lycanthrope figé dans son geste qui résultait du pur instinct animal.

OH MON DIEU! DEREK HALE ME ROULE UN PATIN! Quand Stiles prit conscience de la situation il décida de laisser tomber ses -bonnes- résolutions et d'en profiter.

Je suis vraiment trop faible face à lui.

Il enroula ses bras autour du cou de son peut-être petit-ami pour le rapprocher de lui. Il avait tellement besoin de le sentir contre lui.

Le cœur de Derek fit un bond monstrueux quand son Compagnon répondit activement à son baiser. Il posa ses mains sur la taille de l'adolescent. Et profita de l'instant.

Son loup hurlait de plaisir intérieurement alors qu'il était enfin comblé.

Le fracas des livres tombant sur le sol résonna dans toute la maison quand le loup-garou plaqua Stiles sur ses étagères murales en approfondissant le baiser.

-Espèce de brute, marmonna l'adolescent contre les lèvres de Derek.

L'Alpha ne répondit pas et préféra embrasser la gorge offerte de Stiles qui sentait sa chaleur corporelle augmenter de façon alarmante.

J'ai l'impression d'être un volcan en érect- euh...éruption.

La bouche de Derek remonta lentement le long du cou de sa victime jusqu'à atteindre ses lèvres qu'il embrassa avec ferveur. Au bout d'un trop court moment pour eux deux, le loup-garou se recula pour qu'ils puissent reprendre leur souffle.

Stiles resserra encore un peu sa prise sur la nuque du loup et posa son front sur son épaule.

Soudain, quelque chose de dur se pressa contre le haut de sa cuisse et il recula son visage en rougissant.

-Euh...Whaou! T'es si heureux que ça de me voir?

Derek leva les yeux au ciel et frappa la tête de l'hyperactif avec sa paume.

-C'est mon portable, crétin.

-Oh... Je te crois pas.

- Tais-toi.

Le loup entreprit de reprendre la bouche du plus jeune d'assaut pour l'empêcher de raconter des idioties mais il fut interrompu par la sonnerie de son portable. Il soupira contre le cou de Stiles qui se mit à rire.

-Je te crois maintenant.

Derek extirpa son portable de sa poche et décrocha en restant collé serré à son petit-ami.

-Quoi?

-«Comment va la vie mon cher neveu? Tout roule avec Stiles? Ou alors tu lui fais déjà subir les derniers outrages?»

-Va crever au fin fond des Enfers.

Et il lui raccrocha au nez.

-T'as l'air encore plus grognon que d'habitude. Je devrais peut-être fuir au cas où tu voudrais m'arracher la gorge, non? Dit Stiles en faisant mine de détacher ses bras.

-Ne bouge pas ou ça risquerait d'arriver.

-Quelle belle déclaration d'amour. Pleine de douceur, de tendresse et mots sentimentaux dégoulinants de miel, rétorqua l'hyperactif sarcastiquement. Bien que saupoudrée d'un peu de passion et d'un brin d'ardeur torride. Tu te rends compte que l'on est en train de créer une histoire sentimentale digne des plus beaux films hollywoodiens? D'ailleurs t'es déjà allé là-bas?

-Où ça?

-Bah à Hollywood.

Derek frappa son front contre la porte sur laquelle Stiles était adossé.

-Ne peux-tu donc jamais te concentrer?

-Non. Dommage pour toi, à partir de maintenant tu pourras plus jamais te défaire de mon emprise digne d'un poulpe couvert de glu extra forte doublé d'un bavard incorruptible et incorrigible.

-Je n'y comptais pas, répondit Derek dans un sourire. Es-ce que je peux t'embrasser, là tout de suite, ou tu préfères continuer à parler pour ne rien dire?

-Vas-y. Embrasse-moi grand fou!

-Franchement...Ferme-la.

OoO

Peter envoya un SMS aux autres pour les prévenir de la fin de leur calvaire dû aux deux frustrés. Il reçut des réponses à la fois enthousiastes et soulagées de la part des bêtas.

-On va enfin avoir la paix. Ils commençaient sérieusement à me chauffer ces deux-là.

Ça s'arrange enfin. J'aurais pas supporté ça plus longtemps. Espérons que c'est la bonne cette fois.

OoO

Le Gardien avait perdu son sang-froid depuis déjà un long moment. Son patron ne répondait pas et il ne savait pas quoi faire pour contrer le destin sans se faire démasquer.

J'y vais? J'y vais pas? Il faut absolument qu'ils arrêtent là avant de commettre l'irréparable. Que dois-je faire?

Un éclair d'illumination lui vint et il se concentra sur son corps. Il sentit bientôt son physique se métamorphoser et bientôt le processus s'acheva. La créature mi-homme mi- reptile déploya ses ailes écailleuses et prit son envol.

Je sais quoi faire.

OoO

L'hyperactif poussa le loup sur son lit tout en continuant à l'embrasser sauvagement. Ils rattrapaient ces nombreux jours perdus en une seule fois et ne savaient plus où donner de la tête. Cette fois c'est la bonne, pensèrent ils alors que l'Alpha passait une main tendre sur la joue de Stiles encore humide des larmes qu'il avait versé un peu plus tôt.

Derek brisa leur baiser et lança un regard interrogatif à son Compagnon qui lui répondit par un sourire contrit en haussant les épaules.

-Tout va bien maintenant, chuchota l'ange contre les lèvres du loup.

Derek les fit rouler sur la couette pour reprendre le contrôle de la situation pendant que Stiles passait une de ses jambes entre celles du lycanthrope qui sentit ses yeux virer au rouge sous l'excitation.

-Stiles...

-Oui?

-Tu cherches les ennuis?

-Je vois pas de quoi tu parles, répondit innocemment Stiles en fermant sa main sur la fesse droite de Derek. Allez, mange-moi tout cru grand méchant loup!

L'hyperactif vola un baiser à son amoureux en se blottissant contre le torse chaud qui lui faisait face. Il était au paradis. Mauvais choix d'expression. Franchement là je me blase moi-même tellement c'était nul comme idée. L'aîné leva les yeux au ciel mais décida quand même d'obtempérer.

Il revint mordiller les lèvres rougies de Stiles et ils s'embrassèrent passionnément quand soudain la porte de la chambre s'ouvrit en fracas.

-Stiles tu es là-AH!

Le shérif comprit la situation en moins de deux secondes. Il prit aussitôt son arme de service qu'il n'avait pas encore rangé au rez-de-chaussée et la braqua sur Derek.


Verdict? Bon? Pas bon? Comment va se passer la discussion entre les trois? Comment va s'en sortir Clarisse? Va-t-elle s'en sortir?

Et voilà, le sterek est bel et bien commencé. :D Plus d'interruption, promis!

Il y a trois références dans ce chapitre. :D Qui les trouvera?

Vraiment un grand merci à tous pour votre soutien et votre fidélité!

A bientôt et la bonneuh nuit!