Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas (heureusement pour mon petit Stiles d'amour et Derek), mais sont à Jeff Davis. Seuls certains personnages comme les Alphas, Clarisse et Genim Prince sont à moi.

Rating: Présence d'un couple H/H donc ceux qui n'aiment pas passent leur chemin.

Note de l'auteur: Coucou bonjour! Voici la suite tant attendue!

Bonne lecture!


-Sortez de ce lit immédiatement. Ordonna-t-il en pointant son arme sur Derek qui s'exécuta.

-Papa attend je-

-Tais-toi, Stiles. Que fait Derek Hale dans le lit de mon fils?

-Faudrait savoir! Tu veux que je me taise ou que je te réponde?

-Faut-il que je lui tire dans la jambe pour avoir une réponse?

-Je sors avec votre fils, monsieur Stilinski. Déclara le loup en mettant ses mains en évidence pour ne pas paraître hostile.

-Oui p'pa y a aucun problème-

-Aucun problème? C'est un pédophile!

-Mais non! Je te dis qu'on sort ensemble et je suis consentant!

-Article 261 paragraphe 5 b-d des Lois de Viol Statutaires en Californie: Toute personne qui s'engage dans une relation sexuelle illégale avec un mineur de moins de dix-huit ans et qui est de trois ans plus âgée que le mineur en question, est coupable d'un délit ou d'un crime. Tu as bien six ans de plus que Stiles, non?

Les deux garçons se regardèrent en déglutissant. Merde il est pas shérif pour rien!

-Bah justement, commença Stiles, Derek n'est pas hors-la-loi puisque l'on a rien fait ensemble.

-Mais ça va venir. Rétorqua John sans baisser son arme.

-Je ne me le permettrais pas monsieur Stilinski, tenta l'Alpha nerveux, je ne ferais rien à votre fils avant ses dix-huit ans.

Pourtant l'effet fut inverse de ce qu'il espérait. Le shérif pâlit puis tint son pistolet encore plus fermement.

-Parce que tu comptes toucher mon fils en plus?

-Papa! Tu croyais vraiment que j'allais rester puceau toute ma vie? Je vais pas faire vœux de chasteté juste parce que tu me le demandes.

Une veine pulsa contre la tempe du paternel qui semblait réfléchir à l'idée. Oh non, on s'enfonce de plus en plus...

-Sortez de cette maison. Ordonna-t-il. Avant que je ne décide de vous emmener au poste.

Derek lança un dernier regard au plus jeune avant de partir. Il lui fit un signe discret pour lui dire qu'il attendait dehors au cas où ça tournerait mal. Les deux Stilinski gardèrent le silence jusqu'à ce que la porte d'entrée claque indiquant ainsi le départ définitif du délinquant.

Le shérif rangea son arme et afficha une mine peinée.

-Je fais ça pour te protéger Stiles.

-Me protéger? Me protéger!? Derek me protège très bien tout seul!

-C'est pour ton bien.

-Pour mon bien?

L'adolescent laissa alors exploser sa colère:

-Et c'est pour mon bien aussi que tu me mens depuis toujours? Que maman mentait? Je ne sais plus qui croire ni si tu es mon vrai père!

-Qu'est-ce que tu dis? Demanda John d'une voix blanche.

-Tu t'appelles John Stilinski ou bien Rodney Bailey?

Stiles tenta difficilement de reprendre une respiration normale pour continuer plus calmement:

-Je ne sais même plus le nom de mon propre père. C'en est désespérant. J'en ai marre, je m'en vais!

L'hyperactif passa à côté de son père figé au milieu de la pièce et descendit les marches d'escalier en manquant de tomber sous l'émotion. La Camaro de Derek l'attendait devant la maison et il monta sans dire un mot. L'Alpha démarra. Plus loin, dans la chambre de son fils, le shérif se mit à pleurer pour la première fois depuis des années.

-Qu'ai-je fais?

OoO

Un reniflement brisa le silence dans la voiture de Derek qui regarda vers Stiles. Ce dernier était tourné vers la fenêtre et cachait son visage.

-Stiles? Tu pleures? S'enquit l'aîné inquiet.

Quel tact! Pensa l'adolescent en levant les yeux au ciel.

-Non.

Derek soupira et se gara sur le bord de la route avant de se détacher pour le prendre dans ses bras. J'ai jamais su consoler... Comment faire? Lorsqu'il sentit les bras de l'Alpha s'enrouler autour de lui, Stiles se mit à pleurer à chaudes larmes contre l'épaule de l'autre. Je fais quoi? Je fais quoi? Je fais quoi? Paniqua Derek inté n'eut le temps de rien faire quand les premiers coups se firent sentir contre son torse.

-T-t'as vu co-comment je lui a-ai parlé? Gémit l'adolescent en le frappant. J'ai é-été horrible avec lui! I-il ne voudra p-plus jamais m-me voir! Et j'-j'en ai m-m-marre de chialer co-comme une gamine!

-Chut calme-toi Stiles...

Derek dut lui chuchoter des paroles réconfortantes pendant un quart d'heure avant que ses pleures ne cessent.

-Je suis fatigué, se plaignit-il en s'endormant à moitié sur le loup.

-Je sais. On va rentrer et tu pourras dormir autant que tu voudras.

Il se remit sur son siège et redémarra.

OoO

Clarisse sortit doucement des brumes de l'inconscience. Elle sentit un tiraillement inconfortable sur ses poignets et le long de ses bras et ouvrit les yeux pour voir où elle se trouvait. Des anneaux de métal la tenaient accrochée à des chaînes fixées au plafond au centre d'une petite cellule à l'air froid et humide. Elle sentait ses poumons être de plus en plus douloureux sous l'effort que lui demandait sa posture debout.

Une porte métallique s'ouvrit derrière elle et la lumière qui en vint éblouit le mur du fond de la pièce exiguë un instant.

-Qui êtes-vous? Demanda-t-elle d'une voix faible.

-Votre nouvel ami pour les prochains temps.

-Les prochains temps? Vous n'allez pas me tuer?

-Mon patron n'en a pas le projet... pour l'instant.

-Que veut-il?

-Votre pouvoir pourrait lui être utile pour le rituel de votre petit-fils.

-Vous allez me vider de mon énergie vitale?

-Certainement. Profitez bien des derniers jours de votre vie, madame Prince.

OoO

-Alors là je dis bravo, fit Peter en applaudissant quand les deux tourtereaux lui eurent expliqué la raison de leur venue, Vous deviez être discret pendant un an. Juste UN an et vous vous faites prendre à peine une heure après avoir commencé à sortir ensemble. Vous êtes très doués.

Derek soupira alors que Stiles se vexa:

-C'est pas ma faute si Derek ne l'a pas entendu venir! Accusa l'humain en désignant son petit-ami du doigt.

-Q-QUOI?! S'indigna l'Alpha en faisant les yeux ronds. C'est de ma faute maintenant?

-Vais-je assister à la première scène de ménage? Murmura Peter pour lui-même. Où est mon pop-corn?

-La ferme!

-Ah, bah non finalement. C'est bien au moins vous êtes d'accord là-dessus. Vu que personne ne m'aime je vais aller me recoucher. Bonne nuit et ne faites pas des folies de vos corps. J'ai le sommeil léger.

Il les quitta et Derek guida son petit-ami jusque dans sa chambre où il se jeta sur le lit.

-Tu vas pas dormir habillé, si?

N'obtenant aucune réponse il s'approcha.

-Stiles? Tu dors?

Seul le silence lui répondit. Il entendit seulement la voix de Peter quelques pièces plus loin:

-C'est raté pour la séance de sexe torride.

OoO

O Dimanche 20 avril O

OoO

John Stilinski se réveilla avec une douloureuse gueule de bois. Plusieurs cadavres de bouteilles gisaient sur le sol du salon. Il massa son crâne qui le faisait souffrir et s'assit sur le canapé où il avait passé sa dure nuit. Son dos craqua bruyamment.

-Aoutch!

Il passa une main lasse sur son visage.

-Il manquait plus que ça. Dit-il en repensant à la dispute de la veille.

Comment a-t-il put être au courant? Depuis quand? Pourquoi ne m'en a-t-il pas parlé plus tôt? Où est-il?

-Je connais au moins la réponse à cette question. Il est sûrement chez son...son...Chez Derek Hale.

Franchement qu'il soit gay je m'en fous complètement. Mais là! On parle bien de Derek Hale qu'il a envoyé en prison deux fois! Le shérif rit à cette pensée. Leur histoire n'est pas commune je dois bien l'avouer.

Son sourire disparut. Déjà qu'elle n'a pas l'air facile à vivre et moi il faut que j'en rajoute une couche. Je suis un idiot. Non. Pas moi. C'est Hale qui est idiot. Sortir avec le fils mineur du shérif qui l'a suspecté de meurtre. C'est peut-être une espèce de vengeance de sa part. Me prendre mon fils pour se venger de moi. Ou peut-être est-il sincère? Je ne sais plus quoi penser. Je devrais dire la vérité à Stiles. Il est en âge de comprendre. C'est décidé, ce soir je raconte toute la vérité à Stiles.

Fort de cette résolution il se leva énergiquement... Un peu trop. Et retomba aussitôt sur le sofa. Je vais peut-être attendre un peu avant d'aller au poste. Quelle poisse de devoir travailler un dimanche sur deux.

OoO

Le réveil de Stiles se fit plus en douceur. Un rayon de soleil passa entre les rideaux à demi fermés et vint lui chatouiller la peau. Il se tourna dans son sommeil pour venir se blottir contre une source de chaleur près de lui. Il fronça le nez. Un radiateur dans mon lit? Pas normal. Pourtant il ne bougea pas, ni n'ouvrit un œil pour vérifier qui était à ses côtés. C'est sûrement Scott qui a fait un cauchemar. Il gigota encore une fois et un grognement résonna près de son cou. Encore dans les vapes il bougonna avec une voix pâteuse:

-Arrête Scott...

Sa couette disparut violemment et il tomba sur le parquet. La chute le réveilla en sursaut et il jeta un regard perdu autour de lui. Il avisa Derek qui paraissait furieux et comprit la situation.

-Oups?

Le sourcil de l'Alpha tressauta sous la fureur.

-C'est tout ce que tu trouves à dire?

-C'est pas ce que tu crois! S'exclama l'hyperactif en secouant ses mains devant son visage, Scott vient des fois quand il fait des cauchemars c'est tout! Y a rien de plus! Et-ET QU'EST-CE QUE JE FAIS À MOITIÉ NU!

Derek se mit à rire doucement face aux rougeurs -tout à fait charmantes selon lui- qu'arborait le visage de son vis-à-vis. Stiles lui arracha la couette des mains avec brusquerie pour s'enrouler dedans pudiquement.

-Espèce de pervers!

-Moi, pervers? Je t'ai laissé ton boxer quand même. Fit ledit pervers imperturbable.

-Encore heureux!

-Si monsieur est si gêné je vais le laisser s'habiller. Je t'attends dans la cuisine.

Il prit soin de fermer la porte derrière lui pour laisser un peu d'intimité à son invité. La curiosité maladive de l'adolescent revint au galop et il fouilla discrètement dans les placards de son petit-ami pour dénicher des éléments compromettants. J'aimerais bien trouver des idées pour le faire chanter au cas où. J'ai presque rien sur lui dans mon carnet de menaces. Zut y a rien ici!

-Stiles tu te dépêches un peu? Cria une voix depuis une pièce lointaine.

-J'ARRIVE!

Il enfila rapidement son jeans de la veille et hésita avant de piquer un t-shirt dans la penderie de l'Alpha. Il ne m'en voudra pas. Hmm il sent trop bon! Il quitta la chambre et entra dans la cuisine en fracassant presque la porte.

-Quelle énergie dès le matin, dit Peter en souriant. Tu veux du jus d'orange?

-Personne ne veut jamais de ton jus Peter, alors arrête d'en faire tous les matins. Répliqua Derek en buvant son café. C'est quoi ce que tu portes?

-A mon avis il voulait réaliser un des plus grands fantasmes d'hommes normalement constitué en portant un de tes vêtements.

-Mais qu'est-ce que tu racontes encore? Ronchonna Stiles en s'asseyant. C'est n'importe quoi.

-Ah bon? Demande à Derek si ça lui plaît et tu verras bien.

-Derek?

-Je ne répondrais pas à cette question. Déclara-t-il neutre.

-Ça veut dire oui, chuchota l'ancien Alpha à l'oreille du plus jeune qui gloussa. Tiens sers-toi. Je les ai cherché avant.

Stiles mangea plusieurs croissants frais offert généreusement par l'aîné et accepta même de goûter son fameux jus pressé qui se révéla être délicieux.

-Paf! Dans les dents! S'écria joyeusement l'oncle suite au compliment. Stiles, je t'accepte dans la famille. Viens par-là que je t'embrasse!

Derek passa un bras possessif autour de la taille de l'adolescent avant qu'il n'atteigne le bêta qui s'en amusa grandement. Complices, Peter et Stiles riaient aux éclats. L'Alpha comprit au bout d'un moment pourquoi son oncle faisait le pitre. Il est plus doué que moi pour réconforter les autres. Stiles a l'air d'aller mieux qu'hier soir. Il sourit tendrement en observant les deux zouaves faire leurs bêtises devant lui. On ressemble presque à une famille.

OoO

John appela plusieurs fois son fils mais il tomba immédiatement sur messagerie. Au bout de sept essaies il décida de ne plus rien tenter pour l'instant en espérant qu'ils pourraient quand même se réconcilier. J'ai comme l'impression que mon passé me retombe dessus.

OoO

Pour une fois les deux derniers Hale de Beacon Hills discutaient sans se prendre le bec. Ils profitaient de la tranquillité qu'avait laissé Stiles en s'endormant la tête sur les genoux de l'Alpha.

-Enfin un peu de paix, soupira l'aîné de soulagement en jetant sa tête en arrière. T'as pas choisi le Compagnon le plus calme. Mais bon, les contraires s'attirent si tu vois ce que je veux dire.

-Merci.

-Merci? Derek Hale vient de me dire merci? C'est un miracle! Et que me vaut cet honneur?

-Pour Stiles tout à l'heure. Quand tu as essayé de lui changer les idées.

-C'est le moins que je puisse faire. Après tout il appartient à la famille maintenant. Et puis je l'aime bien ce p'tit, il est marrant.

-C'est pour ça que tu lui as proposé la morsure?

-Oh ne me lance pas ce regard possessif. Il a refusé et si je lui ai proposé c'était parce que je voulais lui offrir un cadeau en échange de l'aide qu'il m'avait donné.

Puis il rajouta plus bas:

-Et pour me faire pardonner de l'avoir frappé.

-Tu l'as frappé? Grogna l'Alpha.

-Toi aussi.

Un portable sonna interrompant le début de dispute entre les deux Hale. Derek prit le mobile de son Compagnon dans la poche de son jean et vérifia le nom de la personne qui appelait.

-C'est qui?

-Son père. Je fais quoi?

-Raccroche, marmonna Stiles d'une voix pâteuse en se réveillant.

Il raccrocha et remit le téléphone à sa place initiale. Le bruit lointain de moteurs alerta les deux lycanthropes de la venue des autres membres de la meute. En fait c'est pas le manoir qui les intéresse. C'est juste pour me faire chier qu'ils viennent où que je sois.

-Les p'tits arrivent, dit Peter pour l'adolescent.

-AAAAH! Faut que je me change avant qu'ils arrivent!

-Non c'est bon ils sont au courant.

-Ah? C'est un truc de meute de raconter toute sa vie intime ou c'est juste vous? Fit Stiles irrité en s'asseyant plus loin de son ancien oreiller.

-Ils savaient avant même que nous soyons ensemble.

-Et si tu veux tout savoir, c'est même eux qui ont poussé Derek dans tes bras. Cette tête de mule ne se serait pas déclarée si on n'avait pas été là pour le convaincre.

-Le convaincre?

-Il croyait que tu étais encore amoureux de Lydia. Ricana Peter.

-On peut pas dire que tu étais à jour toi. Se moqua Stiles. C'est trop mignon!

L'adolescent tirait affectueusement la joue de son amoureux quand les deux filles de la meute entrèrent dans le salon, vite suivies de leur petit-amis respectifs et -ô surprise- d'Isaac qui affichait un air incertain lorsqu'il posait son regard sur le tout nouveau couple.

Il était tiraillé entre son bonheur de voir Derek si heureux et son sentiment de jalousie du fait que l'Alpha était sans cesse concentré sur son petit-ami.

Les bêtas en profitèrent pour se moquer de leur Alpha qui était pour une fois dans une position ridicule.

-Eh ben, ça évolue vite entre vous deux je trouve, fit Lydia en souriant, vous dormez déjà ensemble. Intéressant.

-J'aimerais bien des détails croustillants, ajouta Erica en se tournant vers Peter, tu as des choses à nous raconter?

-Malheureusement non, répondit l'oncle avec une moue déçue. La soirée a été très mouvementée mais pas dans le bon sens du terme alors il ne s'est rien passé.

-Rooh! Dommage.

Le portable de Stiles se remit à sonner. Il l'attrapa pour l'éteindre mais l'appareil lui échappa des mains et il se baissa pour le ramasser. Erica saisit sa tête et frotta ses cheveux vigoureusement.

-Nya~ Arrête Erica!

La blonde ricana en frottant plus fort.

-Désolée mais ça me faisait trop envie!

-Au s'cours Derek! Elle me martyrise! Aide-moi au lieu de te marrer comme un cachalot asthmatique!

L'Alpha vint au secours du plus jeune et l'attira contre lui sur le canapé pour le protéger des attaques enthousiastes des filles de la bande.

Trop occupé par son bonheur, il ne remarqua pas le regard mal à l'aise et triste d'Isaac qui se sentait exclu de la meute.

OoO

La journée de la meute se passa dans la bonne humeur générale -à part pour Isaac qui se força à rester le plus longtemps possible-. Lydia et Erica voulurent emprunter la carte bancaire de l'Alpha pour aller acheter du champagne afin de fêter l'événement de l'année mais Derek les en empêcha malgré les plaintes de Peter et des bêtas.

Plus tard, les comploteurs racontèrent en détail à leur cible le rôle qu'ils avaient joué dans cette aventure et Stiles s'énerva mentalement contre Scott pour avoir dit des bêtises -personne ne savait exactement quoi à part le concerné et Derek qui refusait de dire quoi que ce soit- et s'amusa de l'emballement dont faisaient preuve les trois premiers membres.

Tout le monde évita inconsciemment tout ce qui avait un rapport avec les Prince ou le changement d'odeur de Stiles.

En fin d'après-midi, les bêtas rentrèrent chez eux, raccompagnés par Peter pour la plupart, en n'oubliant pas de saluer les deux tourtereaux qui restaient tous les deux dans l'appartement.

Pendant l'absence de l'ancien Alpha, Derek en profita pour discuter avec l'adolescent de son père de ce qu'il fallait faire à son propos.

-Tu penses que je devrais lui parler des loups-garous? Demanda Stiles en se blottissant contre l'Alpha et en posant sa tête contre son épaule.

-Oui. Il est temps de le faire. Ce soir on lui dit tout.

-Absolument tout? Même sur ma mère?

-Oui.

-Je suis pas sûr d'y arriver, avoua l'hyperactif en triturant le bas du t-shirt de son petit-ami.

-Je resterais avec toi pour t'aider.

-C'est vrai? Se réjouit Stiles en levant son visage vers celui de son aîné.

Derek acquiesça et embrassa l'adolescent pour lui donner du courage.

La soirée promettait d'être épuisante pour leur morale à tous les trois.

OoO

Le shérif n'avait plus aucune énergie après cette journée de travail au poste. Il était lessivé, complètement vidé. Cependant quand il se gara devant chez lui et qu'il vit la lumière de la cuisine allumée il reprit espoir. Stiles est rentré!

Il entra, enleva sa veste, rangea soigneusement son arme et se prépara mentalement à la discussion qui suivrait. John poussa la porte de la cuisine et remarqua que Derek était aussi présent. Il se rembrunit. P'tit con. Personne ne et Stiles étaient assis côte à côte et il prit place en face d'eux.

-On doit vraiment parler de certaines choses. Dit Stiles en tentant de faire bonne figure. Qui commence?

L'Alpha leva les yeux au ciel et soupira. Personne ne répondit.

-Bon je me dévoue alors, reprit-t-il. C'est quoi?

Il déplia un papier qu'il tenait dans la main depuis tout à l'heure et le fit glisser sur la table jusque devant son paternel. Il prit l'article de journal et le reconnu aussitôt. Pourtant il ne pipa mot.

-Okay, j'adore parler aux murs c'est cool. Bah ouais ils sont sympas en plus ils me racontent plein de trucs intéressants puisqu'ils voient tout et-

-C'était un plan de ton grand-père. Des hommes dangereux voulaient éliminer ta mère.

-Pourquoi?

-C'est obligé que l'autre soit là?

-Oui, de toute façon je lui dirais tout après. Alors autant me faire gagner du temps et économiser de la salive. Il restera jusqu'à la fin.

Le shérif soupira.

-Hier soir t'avais pas l'air de vouloir économiser ta salive...

-PAPA! S'écria l'adolescent rouge de honte. S'il te plaît.

-OK.

-Cool. Reprenons. Dis-moi tout en détail.

Le shérif acquiesça et grimaça en pensant à la suite.

-Ta mère et moi on... on sortait ensemble en cachette. Comme elle faisait partie d'une famille ''noble'' elle devait épouser un homme de son rang à sa majorité. C'était un mariage forcé et elle n'était pas d'accord comme tu peux l'imaginer.

Stiles acquiesça sans dire un mot. Il était si proche de connaître toute la vérité qu'il n'osait pas ouvrir la bouche malgré le nombre grandissant de questions qui lui venaient à l'esprit.

-Une fois nous avons...hum...oublié de prendre nos précautions et ta mère est tombée enceinte.

Le regard de l'adolescent se voilà de tristesse. Alors en gros je suis une erreur. Un enfant indésiré. Sympa les nouvelles.

-Elle était obligée d'en parler à ses parents et bien entendu ils l'ont mal prit. Enfin surtout ton grand-père. Pour sauver les apparences il a étouffé l'affaire. Si quelqu'un apprenait que la fille unique d'une si grande famille était enceinte hors mariage c'était la honte assurée. Enfin... ce n'était pas vraiment hors mariage puisque nous nous étions mariés en secret mais ça ne comptait pas vraiment vu que je suis un roturier.

Ils ont une histoire digne d'un film à l'eau de rose. Tous les clichés en même temps. Un peu gros comme histoire, mais bon qu'est-ce que j'y peux?

-Il se trouve que la famille Prince a beaucoup d'ennemis et certains parmi des personnes haut-placées qui ont appris pour la grossesse. Alors un jour un commando est entré dans le manoir en pleine nuit pour kidnapper ta mère. Ils n'ont pas réussi et ton grand-père a organisé notre fuite vers Beacon Hills pour vous protéger ta mère et toi.

-Mais si maman n'était pas en sécurité dans un manoir sûrement truffé de gardes du corps et d'alarmes, pourquoi elle serait mieux à Beacon Hills?

-C'est là que le plan intervient. Genim voulait faire passer ta mère pour morte puis l'envoyer discrètement ici mais la veille du départ nous avons eu un accident de voiture et il a profité de l'occasion.

-Mais à qui est le cadavre qu'ils ont envoyé à la morgue?

-Une employée du manoir. C'est elle qui conduisait et elle est morte sur le coup.

Flash Back

O Dix-sept ans plutôt; Environs de la ville d'Atherton O

Le choc avait été assourdissant. John tourna difficilement son visage vers sa femme qu'il avait protégé durant l'impact et vit qu'elle était inconsciente.

-Clau...dia...

Aucune des deux femmes à l'intérieur de l'habitacle ne bougeaient. Il tenta de vérifier l'état de la conductrice en posant ses doigts sur sa jugulaire.

Morte.

Il entendit une voiture s'arrêter au bord du fossé où ils avaient atterrit. Une silhouette sombre ouvrit la portière du côté de sa femme et l'arracha à ses bras sans qu'il ne puisse rien faire pour le stopper.

Sa tête et sa jambe le faisaient souffrir atrocement. Il tendit les bras désespérément vers l'ouverture pour se hisser hors de la carcasse de métal.

Une sirène hurla au loin. Et tout devint noir.

Lorsqu'il se réveilla pour la première fois son corps était en mouvement. Enfin, deux hommes faisaient crisser les roues de son brancard dans les couloirs d'un hôpital. Il retomba dans l'inconscience.

La deuxième fois qu'il ouvrit les yeux une infirmière se tenait près de lui. Quand elle remarqua qu'il s'était réveillé elle se présenta à toute vitesse sans prendre son souffle et il ne comprit pas la moitié de ce qu'elle lui racontait. Il retint seulement qu'elle s'appelait Angela.

Un bruissement de tissu l'informa que l'infirmière se précipitait à son chevet.

-Comment vous sentez vous monsieur... Bailey?

-Qu...oi?

La jeune femme lui versa un verre d'eau et l'aida à s'adosser contre ses oreillers.

-Claudia. Où est Claudia?

Angela prit un air peiné, elle semblait récalcitrante à lui répondre.

-Où est-elle?!

-Elle est décédée.

-Quoi?

John ne comprenait plus rien. Elle était inconsciente quand les secours étaient arrivés alors pourquoi serait-elle morte entre-temps?

Plongé dans un brouillard dû aux calmants qu'on lui avait administré, il ne vit pas un homme entrer et faire déguerpir rapidement l'infirmière.

-...ski?

Pourquoi cet homme qu'il ne connaissait pas lui parlait-il de ski alors que sa femme venait de le quitter? Il ne comprenait plus rien. Tous ses sens étaient bloqués par le choc d'avoir perdu les deux êtres qu'il aimait le plus au monde.

L'inconnu le secoua violemment, faisant fi de toute précaution nécessaire à la santé du blessé.

-Monsieur Stilinski! Écoutez-moi! Votre femme n'est pas morte!

Cette phrase le sortit de sa léthargie et toute son attention se focalisa sur son interlocuteur.

-Elle est en sécurité et elle va bien. Votre enfant aussi. Monsieur Prince l'a mise sous bonne garde.

John poussa un soupir de soulagement et se laissa couler contre la tête de son lit.

-Personne ne doit savoir qui vous êtes, ici vous porterez le nom de Rodney Bailey. Ne parlez à personne. Si vous y êtes contraint ne dites que le strict nécessaire et rien par rapport à la famille Prince. Vous avez compris?

-Oui.

-Monsieur Prince va faire en sorte de vous faire sortir de cet endroit le plus rapidement possible.

-Qui êtes-vous?

-Au revoir monsieur Stilinski.

L'homme se leva et fit mine de quitter la chambre. Juste avant qu'il ne franchisse le pas de la porte, le brouillard qui embuait la vue de John se dissipa à moitié. Tout ce qu'il aperçut fut les yeux de son sauveur. Un serpent. Cet homme est un serpent.

Fin Flash Back

-Le soir-même plusieurs hommes m'ont fait sortir de l'hôpital et j'ai retrouvé Claudia. Nous sommes directement partit à Beacon Hills. Tout était déjà prêt pour notre arrivée. Nous avions une maison avec tout le matériel nécessaire pour vivre et ils avaient obtenu une mutation pour que je travaille au commissariat de Beacon Hills.

-Mais c'est dingue comme histoire! S'exclama Stiles qui dans le feu de l'action s'était accroupi sur sa chaise. On dirait un film digne de Hollywood!

Il a un problème avec Hollywood ou c'est juste une impression? Pensa Derek en relevant un sourcil.

Dans son enthousiasme, l'hyperactif commença à babiller en faisant de grands gestes brusques dans tous les sens.

-Calme toi Stiles, demanda Derek alors qu'il venait d'éviter un coup.

-Oups. Je me suis emporté.

-Comme d'habitude, rétorquèrent John et l'Alpha à l'unisson.

Le shérif serra les dents face à ce malheureux hasard alors que Stiles hésitait entre se vexer de leur remarque ou sourire de les voir d'accord pour une fois.

Derek, lui, se sentait vraiment perdu dans cette histoire de complots et de secrets. Beaucoup d'éléments s'imbriquaient parfaitement et l'éclairaient sur certains points, mais de nombreux mystères s'épaississaient. Il était évident que le shérif ne connaissait qu'une partie de l'histoire.

Pourquoi voulait-on du mal à la mère de Stiles? Était-ce à cause de sa nature surnaturelle? Celui qui avait sauvé la jeune femme était-il le fameux Gardien? Et si c'était cas, est-ce que le shérif pourrait le reconnaître en le croisant?

Le loup-garou ne savait pas s'il pouvait ou non prendre la parole dans cette conversation qui ne le regardait pas. Il se décida à tenter sa chance quand même:

-Est-ce que vous avez revu cet homme? Demanda-t-il, je veux dire celui qui vous a parlé à l'hôpital?

Stiles lui lança un regard interrogateur.

-Je ne sais pas vraiment, répondit le shérif d'une voix froide. Le souvenir que j'ai de lui est trop flou.

-Tu crois que c'est la Gardien? Murmura l'adolescent penché à son oreille.

-Oui, je pense que c'est lui.

Stiles se pinça les lèvres en réfléchissant à cette possibilité. Après un moment de silence pensif, il invita son père à reprendre son récit.

-Ton grand-père a mis son plan en place et il a payé des policiers et des journalistes pour qu'ils fassent croire que vous étiez morts. Nous avons fui pendant qu'ils effaçaient nos traces. Beacon Hills était la ville idéale pour disparaître alors nous avons emménagé comme un jeune couple qui cherche le calme de la campagne. Tout allait parfaitement bien jusqu'à...

Il prit inspiration difficile. La mort de sa femme était un sujet sensible. Stiles se pencha au-dessus de la table pour prendre les mains de son père entre les sienne. Le voir aussi ému l'attristait. Ils n'avaient jamais abordé le décès soudain de la femme de la maison. Derek se sentait de trop dans cette ambiance de deuil. Il posa sa main sur la cuisse de Stiles le plus discrètement possible en signe de soutien.

-Maman n'est pas vraiment morte dans un accident, c'est ça?

-Non. Ils l'ont tué. Et personne ne te l'a jamais dit mais cette nuit-là...Tu as assisté à sa mort.


Verdict? Bon? Pas bon? Que s'est il exactement passé lors de cette fameuse nuit? Le shérif pourrait il reconnaître le Gardien? La situation va-t-elle s'arranger avec Isaac?

Et voilà, la conversation des révélations. J'imagine que certains points sont plus clairs pour vous maintenant. :D

Personne n'a trouvé les -très- nombreuses références du chapitre précédent. Il y en a une dans celui-ci mais je pense que je suis la seule à la connaitre... - -''

Il ne reste plus que dix chapitre avant la fin de cette fiction, j'espère que ça vous plaira jusqu'à la fin. :D

A bientôt et la bonneuh soirée!