Bonjour, bonjour !

violettepoete eh oui, les ça, sa, et tous les dérivés on aura beau me dire les règles 100 fois, je pense que c'est vain. ^^ Merci beaucoup en tout cas, et non je n'ai pas de chapitres en avance... Il faudrait... ;)

Kahorie Merci merci! Je suis d'accord avec toi, mais l'épicière c'était juste pour la petite anecdote! Tu vas voir ce qui va arriver à cette petite Kristy.

La musique du chapitre: The phantom manor theme

(exactement, c'est celle qu'il y a dans la maison hantée à Disney Land Paris! Mais j'aime! ^^ )

Reviews, please!


Depuis aussi longtemps qu'il s'en souvienne, Maximilien avait toujours été seul dans son cachot. Il n'avait plus vu la lueur du jour depuis des années, ses cheveux noirs étaient sales et emmêlés, sa barbe crasseuse, ses vêtements, tâchés et déchirés, et un bain lui aurait fait le plus grand bien.

Parfois, l'une ou l'autre personne descendait voir si le fou était encore en vie, pour fuir aussi tôt à cause de l'odeur. Mais ses brefs contacts avec l'extérieur se résumaient à ça. Il se nourrissait avec ce qu'il trouvait et ses geôliers se demandaient comment il était encore en vie après deux ans, avec juste un pain de temps en temps comme seule nourriture.

C'est pourquoi, ce soir là, Maximilien avait été surpris de voir que le Mangemort qui descendait les marches glissantes du sous sol n'était pas seul, mais accompagné d'une jeune fille qui gisait, inconsciente, dans ses bras. Enfin, peut-être étais-ce un homme mais la faible lueur qui filtrait de la porte entrouverte en haut des escaliers ne lui permettait de voir que des ombres.

Il cacha sous un tas de paille une grenouille imprudente qui c'était aventurée dans sa geôle. L'homme l'avait tuée d'un seul coup du tranchant de la main et, pas peu fier de sa prise, il comptait bien faire son prochain repas. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas mangé quelque chose de si bon et ces maudits mangemorts auraient été capables de lui voler son butin pour le plaisir !

Ce fut seulement après avoir dissimulé son précieux trésor qu'il s'approcha pour mieux voir. Oui, c'était sans doute une femme.

Il eut confirmation quand, une dizaine de minutes après que le Mangemort fut parti -sans lui accorder le moindre regard- et que le calme fut revenu, des sanglots de femme s'élevèrent de la cellule en face de la sienne.

Maximilien laissa sa nouvelle voisine pleurer. De toute façon, il ne savait que lui dire pour la réconforter et ce n'était pas avec les trois mots d'anglais qu'il connaissait qu'il pourrait l'aider. Toutefois, même si Maximilien aurait dû être peiné d'entendre quelqu'un dans un tel état de détresse, il était heureux d'avoir une compagnie autre que celle des rats. Il ferma les yeux et l'écouta se lamenter, un sourire tordu aux lèvres. Une faim dévorante l'envahit, que même la grenouille dont il arracha la tête d'un coup de dent ne put pas calmer.

Quelle douce voix que celle d'une jeune fille.

L'homme fut transporté dans des souvenirs lointains, connus de lui seul. Il finit par s'endormir en même temps que Kristy se tut.

Ce n'est que bien plus tard qu'il se réveilla en sursaut. Dehors, c'était le matin. Maximilien le sentait à l'odeur d'herbe humide et de fleurs qui filtrait au travers des pierres suintantes, mais ce n'était pas cela qui venait de le tirer de son sommeil. Il étouffa un juron dans sa langue natale.

La fille hurlait à s'en décrocher la mâchoire et frappait sur ses barreaux furieusement, comme si elle était possédée.

-En voilà un voisinage, maugréa-t-il en se tirant vers la source du bruit.

Kristy tremblait. Ses jambes s'entrechoquaient et ses mains aux doigts maigres lui lacéraient les épaules. Elle avait l'impression de tomber dans un gouffre sans fond. Une main blanche, cadavérique et déjà presque décomposée, s'abattit sur son mollet. La jeune fille hurlait déjà si fort que quand cette monstruosité lui planta des ongles crasseux dans la chair sa voix resta coincée dans sa gorge. Elle ne put émettre qu'un son étouffé quand elle se sentit tirée en arrière.

Des chaînes rouges se mirent à claquer furieusement autour d'elle. Une vingtaine d'hommes et de femmes en sang, tous gravement mutilés, la tiraient chacun dans un sens opposé. Kristy comprit dans une semi conscience qu'ils voulaient l'écarteler. Bientôt, elle serait comme eux, en sang, portant sa tête sous le bras.

Devant son visage apparurent soudain de petites bottines noires et cirées. Une petite enfant blonde, vêtue d'une robe bleue en dentelle, c'était placée devant elle en ricanant. Elle portait dans une main un chaton noir, et sa main elle-même se trouvait dans sa bouche, coincée par ses petites dents pointues et noires, comme une grosse langue gangreneuse et repoussante. Son bras gauche, lui, rampait à sa suite comme un chien fidèle et boiteux.

La petite fille fit virevolter sa robe autour d'elle comme si elle dansait avec un de ses congénères invisibles.

-Kristy, rit la petite fille, Kristy ! Viens avec nous, tu finiras par mourir de toute façon. Personne n'a jamais survécu ici.

La prisonnière vit avec effroi que c'était du chaton que s'élevait cette voix aigüe d'enfant et déplaisante.

-Je m'appelle Charline, poursuivit la voix.

Elle se sentit nauséeuse et ferma les yeux, son corps secoué de pleurs tandis que ses membres se tordaient dangereusement en tout sens, lui causant une douleur indescriptible.

-Il te tuera, comme nous, renchérit un homme accroché au mur.

-Qu'a-t-il fait de mon enfant ? Pleura une femme tout près de son oreille.

- Taisez-vous… Taisez-vous… Murmura Kristy d'une voix faible, sentant son âme quitter son corps, incapable de luter.

-Kristy, ma petite Kristy chérie, fit une voix juste au dessus d'elle. Une longue main lui caressa le dos. Cette voix, elle la connaissait. La prisonnière ouvrit des yeux horrifiés. Son père se tenait juste la, souriant, la folie étincelant dans son regard brûlant.

-Viens près de Papa…

Un coup s'abattit sur elle, puis un autre. La douleur ressentie quelques instants plus tôt s'effaça, n'étant en rien comparable à celle qu'elle ressentait en cet instant. Kristy retrouva soudain sa voix et hurla une dernière fois de toutes ses forces en se débattant, frappant ses assaillants, mais ses poings passaient au travers tandis qu'ils riaient tous de plus en plus fort. A cet instant, la porte des cachots s'ouvrit à la volée et une lumière blanche, aveuglante, frappa les esprits.

Sous ses paupières à moitié clauses, elle les vit disparaître subitement. La petite fille en robe bleue cria.

-Assassins ! Fit-elle en lançant un regard révulsé vers la lumière. Son corps commença à fondre, elle vomit la main qu'elle tenait en bouche. Celle-ci explosa au sol comme un ballon d'eau.

Venge-nous, Kristy, venge-nous, s'étouffa Charline avant de disparaître complètement.

Kristy resta pantelante, étendue de tout son long au sol, les lèvres tremblantes et prise de spasmes si violents qu'elle ne cessait de se cogner la tête contre le sol glacé.

Avery, qui l'avait entendue deux étages plus haut, c'était précipité pour la faire taire. Le maître détestait être dérangé à une heure aussi matinale, et s'il apprenait que c'était cette fille, que Selwyn et lui avaient ramené, qui causait un tel raffut, le Mangemort ne préférait pas penser à ce qui leur arriverait ! Surtout que le Seigneur des ténèbres n'appréciait qu'à moitié la présence de Snowshoe dans ses cachots.

Il frappa avec force contre les barreaux.

-Vas-tu te taire, petite idiote !

Avery remarqua vite que quelque chose n'allait pas.

La prisonnière respirait difficilement, allongée sur le sol en tremblant.

Il entra dans la petite cellule et s'agenouilla auprès de la fille qui ne sembla même pas remarquer sa présence.

-Eh, Snowshoe… Fit-il, inquiet.

-S… S'il vous plaît, aidez-moi, murmura Kristy faiblement en tendant une main vers la cape du sorcier. Mais elle la laissa retomber mollement sur le sol, incapable d'un tel effort. Le Mangemort lui jeta un sort assommant, ne sachant que faire d'autre. Elle se tiendrait tranquille au moins pendant deux heures. Sa robe de nuit était remontée sur ses cuisses et ses bras. Avery n'avait pas remarqué, la veille, a quel point la jeune fille était maigre. ses bras et ses jambes étaient couverts d'ecchymoses bleues-violacées, dont certaines étaient d'une taille impressionnante.

Il était certain que si elle restait ici, elle mourrait. D'un côté, cela arrangerait bien ses affaires.

Le Mangemort se releva et s'apprêta à quitter les lieux. Pourtant, au moment de refermer les barreaux, il sentit le remords le ronger.

Que ce passait-il donc ? Depuis le temps qu'il n'avait plus éprouvé ce sentiment…

Mais ce n'est qu'une enfant, lui souffla sa conscience.

Il entendit rire derrière lui. Maximilien le regardait d'un air intéressé, ses grands yeux ronds roulant dans ses orbites.

-A manger… Supplia l'homme en lui souriant de toutes ses dents, d'une blancheur encore éclatante malgré le fait qu'il n'avait plus vu de brosse a dent depuis un certain temps.

Avery, pour toute réponse, lui shoota au visage et remonta, songeur.

Stanislas Snowshoe, le père de cette gamine, était connu pour son tempérament violent. Le Mangemort n'aurait pas été surpris qu'il frappe sa fille ou la sous alimente.

Il secoua la tête, furieux.

Cela ne me concerne en rien, songea-t-il, dans quelques heures elle sera morte.

Un doux rayon de soleil matinal filtrait au travers des fenêtres crasseuses en lui caressant le visage, tandis qu'il remontait dans l'aile des mangemorts. Un silence de mort régnait. Personne ne semblait avoir été réveillé par la crise de Snowshoe.

Avery s'assit sur la poussière de l'appui de fenêtre en marbre gris, regardant le jardin envahi de végétations sauvages juste en contre bas, le village de Little Hangleton niché entre deux collines verdoyantes, la grande forêt qui s'étendait à perte de vue dans le lointain, les champs fraîchement ensemencés des moldus, formant de petites vagues épousant les formes du paysage, le tout brillant dans la lueur irréelle du petit matin.

La région évoluait en paix, sans savoir ce qui se cachait dans « le manoir abandonné, sur la colline en face. »

Le Mangemort ferma les yeux et se laissa aller contre le mur en soupirant.

C'était une belle journée et pourtant, il lui venait un sombre pressentiment. Le Maître ne les avait toujours pas punis pour hier.


Je ne me sens à l'aise que dans le gore et sanglant, il faut croire... Et ce n'est qu'un début!

Mais qu'est-il arrivé à Kristy? Qui est Maximilien, cet étrange prisonnier fou?

Et, Avery sait-il réellement si Le Seigneur des Ténèbres n'a pas entendu Miss Snowshoe?

Surtout qu'il va bientôt être l'heure pour Nagini de déjeuner.

A vos claviers, reviews!