Coucou!
Oui, je vis encore. Et me revoilà avec un chapitre! Plutôt calme, mais c'est pour mieux étaler ma folie dans les suivants.. Muahahah!
Kahorie: Eh bien, j'espère que celui la prendra un peu plus de temps à lire... Le prochain sera long je pense alors rassure-toi! :-)
Matsuyama: Ah oui, J'ai justement regardé ce film il n'y a pas longtemps. J'avoue que ce genre de film m'inspire assez bien!
violettepoete: Merci beaucoup! Eh oui, cela se perd comme tu dis... Mais bon, par définition, qui dit Voldemort dit gore! ^^
Bonne lecture.
Musique du chapitre: Interview with the Vampire-libera me.
Reviews, please!
Avery resta longtemps à contempler le paysage, perdu dans ses pensées, faisant de petits dessins dans la poussière et jouant avec ses longs cheveux aux reflets sanguins.
Une porte claqua derrière lui et il se retourna prestement, surpris.
Dans un claquement de talons, Bellatrix s'avança vers lui d'un air avide, ses lèvres retroussées laissant apercevoir une rangée de dents abîmées et ses yeux noirs grands ouverts comme si elle avait voulu les faire sortir de leurs orbites. Elle avait l'air d'une impératrice se promenant dans son palais. La Mangemorte eut un petit ricanement inutile qui le fit frissonner malgré-lui.
-Avery bonjour. Quelle belle matinée, n'est-ce pas ?
-Bonjour, répondit le Mangemort d'un ton prudent en lui lançant un regard interrogateur.
« Je parie qu'elle va me demander qui j'ai ramené hier. »
Imitant son geste d'il y a un instant, elle tortilla entre ses doigts une mèche fourchue de cheveux noirs, regardant autour d'elle d'un air innocent avec une petite moue qui se voulait séduisante mais qui révulsa le Mangemort.
-Dis-moi… Il paraît que toi et Selwyn vous avez ramené quelqu'un hier. Ca n'a pas fait plaisir au maître. Qui est-ce ?
« Gagné »
Avery aurait volontiers souri si la Mangemorte n'avait pas été autant dénuée de sens de l'humour et surtout si elle n'avait pas sa baguette à portée de main.
-La fille des Snowshoe.
Bellatrix ouvrit de grands yeux, s'il était possible pour elle de les agrandir plus cependant, la bouche légèrement ouverte pour marquer sa surprise.
-Snowshoe ? Stanislas Snowshoe ?
-Oui. J'imagine que tu connais bien cette famille, toi aussi. Maugréa Avery, toujours honteux d'avoir ramené cette gamine.
-Un peu plus que bien. Stanislas était un de mes cousins éloignés, c'était un de seuls que mon père acceptait à la maison. Avery, as-tu perdu la raison ? Il est contraire aux idées que nous protégeons de nous attaquer aux familles sangs purs. Que vont-elles penser maintenant ? Elles ne nous accorderont plus notre confiance si elles apprennent que c'est nous qui détenons la fille. Ca risque de compliquer beaucoup de choses par ta faute, gronda le bras droit du seigneur des ténèbres à mi-voix comme si elle craignait que quelqu'un d'autre qu'un Mangemort ne surprenne leurs propos.
-Je sais et ce n'est pas que de ma faute, répondit le Mangemort agacé. Tu penses bien que le maître nous a fait savoir son mécontentement.
La douleur du doloris qu'il avait reçu la veille, aussi petit soit-il, était toujours bien présente dans son esprit.
Bellatrix sembla sur le point de répliquer, mais elle détourna la tête en souriant cruellement.
- Je serai ravie de rencontrer ma petite cousine.
-Le maître sera furieux si tu la tues sans son consentement, prévint Avery précipitamment en sentant le danger.
-Dans ce cas, je lui demanderai. Il ne peut rien refuser à sa plus fidèle. Bellatrix tourna les talons en ricanant et disparut à l'angle du couloir.
Avery jura. Il détestait cette peste et cependant tous les mangemorts devaient lui obéir sans broncher. Bellatrix profitait allègrement de son statut de bras droit pour tout se permettre et beaucoup de mangemorts attendaient avec impatience le jour ou le maître en aurait assez de son comportement.
...
Maximilien laissa le sang couler librement de son nez, qui partait indubitablement plus sur la droite que ce que l'esthétique le voulait.
Il eut le malheur de renifler. Son hémoglobine lui coula dans la gorge et il toussa violement. Le prisonnier n'avait jamais aimé le goût de son propre sang.
Maximilien se frotta la langue tout en réfléchissant à son pauvre vocabulaire anglais. Il fallait qu'il sache ce qui avait pris à cette furie et surtout lui faire savoir qu'il n'admettait pas les colocataires bruyants, et que ceux-ci n'avaient qu'à changer de cellule s'ils voulaient absolument exécuter de telles vocalises au petit matin. Etant jeune, il avait subi assez longtemps les comptines de sa tante, qui prenait un malin plaisir à les lui crier dans les oreilles sous prétexte de l'endormir.
Mais comme il ne savait pas comment expliquer cela en Anglais et une fois que sa toux et son hémorragie se furent calmés, il lâcha avec dédain :
-Eh, ca va ?
Kristy, comateuse, tenta d'ouvrir les yeux mais n'y parvint pas plus de quelques secondes. Elle était tranquille et un sourire béat éclairait son visage. La jeune fille essaya de bouger en se tordant comme un ver et en remuant les bras et les jambes dans le vide. Tout portait à croire qu'elle avait consommé des substances illicites, mais ce n'était que le sort d'Avery qui était la cause de son état.
Elle abandonna bien vite la lute et tenta de reprendre ses esprits. Quelqu'un lui avait parlé, mais peut-être entendait-elle à nouveau des voix.
« Poisson, brocolis, rond, tournez à la gauche et aller dans le merde » récita intérieurement Maximilien en rassemblant les quelques mots de la langue qu'il connaissait.
-Qui est là ? Demanda Kristy. Elle avait voulu parler fort mais il ne sortit de sa bouche qu'un murmure.
-Tais-toi, lui répondit abruptement une voix éraillée.
Instinctivement, elle obéit.
-Je meurrrtre, ajouta le prisonnier au bout d'un instant.
Sur ces mots, Maximilien alla fièrement se replacer au fond de sa cellule. Bien sûr il n'avait pas l'intention de la tuer, comme il venait de le dire, le but étant juste de l'effrayer pour la faire taire. Il ne se débrouillait pas si mal en Anglais, finalement.
C'est ce qu'il croyait, car Kristy n'avait rien compris à ces énigmatiques paroles.
-tais toi, je meurtre. Cela n'avait aucun sens, qu'est-ce que cette voix avait voulu dire ?
Quelqu'un toussa et bien qu'elle ait du mal à réfléchir, Kristy fut rassurée. Elle n'était plus seule au cachot.
Kristy récupéra tout ses sens une heure plus tard. Elle sentait à nouveau le froid de sa prison, les odeurs nauséabondes qui flottaient dans l'air et la douleur qui se glissait pernicieusement dans tous ses muscles.
Elle s'assit pour faire le point en grimaçant. Ses muscles endoloris la lançaient.
La jeune fille n'était plus effrayée par l'expérience qu'elle avait vécue. Une autre personne aurait été traumatisée mais Kristy avait l'habitude. Oui, tristement l'habitude de ses apparitions. Sur le coup, c'était horrible et puis ca passait, comme tout le reste. Les coups, les cris, son père qui rentrait ivre à toutes les heures était un spectacle plus terrifiant pour elle que n'importe quel esprit malfaisant. La prisonnière chassa ses pensées et revint plutôt sur un point qu'elle jugeait positif en de telles circonstances.
Kristy avait un voisin de cellule.
Il voulait qu'elle se taise, c'était compréhensible. Il avait été dérangé si pas inquiété par les cris qu'elle avait poussés quelques heures auparavant.
Toutefois, il y avait quelqu'un ici.
Mais il fallait qu'elle lui explique. La jeune fille avait besoin de parler, de lui demander ce qui allait se passer, depuis combien de temps était-il la, était-elle bien chez celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom? Et surtout…
« Va-t-on me tuer, me torturer ? »
Kristy se racla la gorge.
-Je sais que vous êtes la, fit-elle d'une voix enrouée.
-…
-Répondez-moi.
-…
-S'il vous plaît !
-…
-Je vous en prie, monsieur. Dites-quelque chose, ne m'ignorez pas comme ca. Vous n'avez pas le droit ! Continua-t-elle sur un ton suppliant.
Maximilien grogna. Le prisonnier comprenait plus ou moins ce qu'elle voulait mais ce qu'il désirait, lui, c'était le silence. La voix de cette enfant était insupportable. Il ne pouvait pas la laisser se lamenter comme cela pendant des heures ou il perdrait le peu d'esprit qu'il lui restait. Il hésita un peu, puis se décida à lui répondre.
-Quoi ?
Kristy soupira de soulagement en portant une main frêle à son front. Elle n'avait pas rêvé, il y avait bien un homme avec elle dans les cachots.
-êtes-vous seul ?
« Si je suis quoi ? Je ne comprends rien ! »
-Non, dit-il à tout hasard.
-Qui d'autre est la ? Pourquoi ne parlent-ils pas eux aussi ?
« Allons bon, elle ne se tait pas. Les femmes sont assommantes et ne savent pas fermer leur clapet. »
-Oui.
Kristy tiqua. Oui ?
-Quoi, oui ?
-Mais non.
-Hein ? Vous vous moquez de moi. Oui, non, vous ne savez dire que ca ? Je ne trouve pas ça amusant ! S'exclama la jeune fille très mécontente. Elle détestait que l'on se moque d'elle, surtout dans un endroit pareil.
« Malheur, elle crie maintenant. En voilà des façons. Où donc a été élevée cette créature ! » Depuis le temps qu'il n'avait plus parlé avec quelqu'un. Que pouvait bien vouloir cette intruse ?
-Taisez-vous madame. Clama-t-il avec force.
-Me taire ? Mais enfin…
La jeune fille ne saisissait pas bien la psychologie du personnage. Peut-être l'avait-on tellement torturé qu'il en avait perdu l'esprit.
-Stop. Trrop brruit.
Kristy comprit. Elle n'avait pas saisi avant l'accent de son interlocuteur. Il n'avait pas compris la moitié de ce qu'elle lui avait raconté.
-vous êtes bulgare ? Russe ?
« Bulgare, Russe ? Cela me dit quelque chose. »
Kristy entendit un soupir profond. Même si son voisin était anglais il n'aurait sans doute pas conversé avec elle.
-Eh bien, ca va être dur, ca c'est garanti, maugréa-t-elle en se laissant tomber sur son « matelas » de paille.
-Garanti ? Murmura la voix. Garance…
Le prisonnier eut soudain un hurlement de loup blessé.
-Ne dites plus ! Plus jamais !
Kristy recula malgré les barreaux qui les séparaient. Elle ne c'était pas attendue à une telle réaction. Qu'avait-elle dit ? Qu'avait-il compris ? Et ce mot qu'il avait dit, Garance, elle ne l'avait jamais entendu… Kristy en était sûre à présent. Cet homme était fou et certainement très dangereux. La jeune fille ne voulait même plus lui parler.
-Je… Je ne le dirai plus.
- Je veux la morrt. Qu'elle vienne ! Qu'elle tue Maximilien… Pauvrre Maximilien…
Il se roula en boule en gémissant.
Le silence revint. La prisonnière serra instinctivement sa robe contre elle. Kristy sentit un profond malaise l'envahir…
Hum, Maximilien n'est pas quelqu'un de normal, vous l'aurez remarqué...
Un petit Voldemort au chapitre suivant?
Il me manque déjà!
A vos Reviews!
Padrig-Llio.
