Eh oui, je vous ai fait attendre, mais vous savez, les examens, tout ca… Mais je vous avais promis un long chapitre.
Celui la, je le trouve pas mal comparé aux autres. On verra si je réussirai à faire mieux dans les chapitres suivants. ^^
Baconstrips, Bonjour ma chère ! Je n'aurais pas cru que tu te risquerais à lire ma fiction, qui ne parle même pas de Yaoi, je suis désolée de te l'apprendre…
Mais merci beaucoup, mon Bacon adoré, d'avoir pris cette peine !
Envy974 : Mais le voilà, Voldemort, le voilà, et tu n'as encore rien vu ! ^^ Merci !
Agent0, voilà, te voilà servi. )
Musique du chapitre : Toccata and fugue D minor, Bach.
Bonne lecture.
PS : J'aime vos Reviews !
Cela faisait trois jours à présent qu'Avery avait ramené Snowshoe et cette dernière ne c'étant plus manifestée, il avait tôt fait de la chasser de son esprit.
C'est pourquoi, alors qu'il astiquait consciencieusement sa collection de baguettes magiques –dérobées à ses victimes- il fut surpris de voir arriver Queudver, l'air ravi, ses petits yeux noirs et humides étincelants d'un air vicieux sous ses épais sourcils.
-Qu'est-ce que tu fais ici, sale rat ? Aboya Avery, qui ne supportait pas qu'une telle personne, qui passait sa journée à se traîner dans la poussière, vienne salir son beau tapis persan en pure laine de mouton Neptunien qui, toute modestie mise à part, valait une petite fortune.
Pas gêné pour deux sous par cet accueil, Queudver pénétra dans la pièce et se mit à tout observer sans la moindre gêne.
-Je ne te conseille pas de voler quoi que ce soit ici, poursuivit le sorcier aux cheveux rouges en le voyant ouvrir une vitrine contenant une multitude de pierres précieuses soigneusement rangées par taille et couleur, qui renvoyaient un éclat pareil à ceux des vitraux d'une cathédrale sur les murs zinzolin.
D'ailleurs, il en avait quelques uns plutôt petits, récupérés dans une chapelle de village et placés sur une étagère près de son lit.
-Je n'ai aucune intention de voler tes ridicules décorations, répliqua Queudver qui savait qu'Avery, collectionneur passionné, serait vexé par cette remarque, d'autant plus qu'il était constamment la proie des moqueries d'autres mangemorts qui trouvaient ridicule cette obsession pour les objets colorés ou sortant de l'ordinaire.
Voyant les poings de son interlocuteur se crisper, l'intrus eut un sourire satisfait et continua :
-Le maître t'appelle. Je pense que c'est à propos de cette fille que tu as ramené l'autre jour.
Avery sentit son cœur se compresser un court instant dans sa poitrine.
-Mais, Selwyn était avec moi... Et aujourd'hui, il n'est pas ici...
-C'est toi qu'il a demandé, pas lui. Lâcha Queudver faisant tournoyer entre ses doigts une émeraude, les yeux avides.
-Rends-moi ca immédiatement, ordonna-t-il en tendant la main vers le rat. Celui-ci sembla hésiter un instant, son regard passant de la pierre à son propriétaire. Au bout d'un instant, il haussa les épaules et laissa tomber la pierre au sol.
Avery lui lança une flopée de jurons et se jeta sur lui, mais l'animagus disparut comme par enchantement et le sorcier s'écrasa au sol, amorti dans sa chute par son précieux tapis. Le collectionneur entendit un petit cri de rat, semblable à un rire, et aperçut une queue grise qui disparaissait dans le mur.
-Sois maudit !
Il ramassa la pierre, l'épousseta du revers de sa manche et la remit à sa place avec milles précautions.
Avec la baguette de Lore Cadroix, une sorcière qu'il avait tuée un an auparavant, qu'il tenait toujours à la main, Avery protégea de plusieurs sorts ses vitrines avant de la ranger à son tour et de descendre les escaliers en spirale.
Le vieux bois sombre des marches craquait à chacun de ses pas et comme à chaque fois il craignait qu'un jour il ne cède sous son poids.
En passant près de la porte de Dolohov il entendit la voix de celui-ci et de Lucius se disputer à propos d'un jeu d'échec.
Beaucoup de Mangemorts avaient élu domicile au manoir, lieu le plus sûr lorsque l'on était un meurtrier recherché activement par une armée d'Aurors.
Il y avait encore beaucoup de place libre qui n'attendait qu'à accueillir la nouvelle génération de serviteurs du seigneur des ténèbres, une idée qui en ravissait plus d'un qui, peu appelés en mission, se voyaient déjà entrain de les former.
Est-ce que je serai encore vivant quand ce jour viendra ? Songea Avery en gravissant les escaliers qui le rapprochaient un peu plus à chaque pas du salon tant redouté.
Avery n'en était pas à sa première bévue, loin de là, et l'on disait même que c'était lui qui causait le plus de problèmes parmi tous les mangemorts. La faute à son comportement emporté et irréfléchi, mais lorsqu'il se rendait compte de l'erreur, il était toujours trop tard…
Et il ne restait plus au sorcier qu'à aller s'excuser auprès de son maître, tête basse, et attendre sa punition.
A chaque fois, désespéré, il se disait « une de plus… » Et il savait que le seigneur des ténèbres les comptait, lui aussi.
Ce n'était qu'une question de temps avant que le lord perde patience.
Ses sombres pensées en tête, il toqua, déterminé.
La porte s'ouvrit presque aussi tôt.
L'homme aux cheveux de sang se glissa dans la pièce silencieuse, toujours plongée dans une obscurité oppressante quel que soit l'heure et le temps.
De lourds rideaux pourpres masquaient la fenêtre aux volets certainement fermés. Comme s'il ne supportait pas la lumière du jour, il ne les ouvrait que la nuit venue.
L'on n'entendait que le crépitement d'un feu qui brillait en permanence dans l'âtre, et un léger sifflement venu d'un coin de la pièce où l'on devinait l'horrible serpent roulé en boule, fixant le nouveau venu de ses yeux jaunes et froids.
Avery entendit la porte se fermer derrière lui et s'arrêta au centre de la pièce, à quelques mètres d'un grand fauteuil qui lui faisait dos. Son occupant ne bougeait pas non plus et ne l'invita pas à s'avancer.
Le silence dura ainsi quelques minutes pendant lesquelles Avery rassembla tout son courage, respirant le plus lentement qu'il pouvait.
-As-tu été revoir Snowshoe, depuis que tu l'as amenée ici ? Demanda soudain la voix glacée et tranchante de Lord Voldemort.
-Une fois, Milord.
-Une seule fois ?
-Oui…
-Voilà qui est surprenant de ta part, dit le lord d'un ton égal.
-Je… Je ne vois pas où vous voulez en venir.
-Tu sais parfaitement de quoi je parle…
-Ce n'est pas encore une femme, se défendit Avery, piqué au vif.
Voyant qu'il avait répondu trop vivement, il s'excusa.
Le lord ricana.
-De toute façon, cela n'a aucune importance, ce n'est pas pour parler de tes étranges obsessions que je t'ai appelé.
-Je ferai ce que vous voudrez, Milord.
-Ne m'interrompt pas, tu ne sais même pas ce que je vais te dire, imbécile.
Avery se tut aussi tôt et Voldemort reprit :
-Avoir un sang pur dans nos geôles n'est pas bon pour nous, si quelqu'un venait à le savoir… Il faut s'en débarrasser au plus vite. Cependant, elle pourrait nous être utile, dans la mort.
Dumbledore prétend défendre la veuve et l'orphelin, ce qui n'a pas empêché un membre de l'ordre du phénix d'abattre le fils de Nott.
Depuis quand s'occupe-t-il du sort des enfants de mangemorts ? Songea fugitivement Avery, mais ce fut suffisant pour que Voldemort capte sa pensée.
-Leur sort m'importe plus que tu ne le crois.
En représailles, nous tuerons un innocent. Snowshoe en l'occurrence. Et nous leur offrirons ses membres en cadeau.
Avery ouvrit grand les yeux en entendant ses mots.
-Mais maître… Ils ne vont plus éprouver aucune pitié à notre égard après cela… L'ordre nous tuera directement au lieu de nous envoyer à Azkaban… Vous ne croyez pas que c'est imprudent ?
-C'est justement les énerver qu'il faut faire. Quand les hommes sont en colère, ils ne réfléchissent plus… Et foncent tête baissée dans les pièges. Tu es bien placé pour le savoir, n'est-ce pas ?
Le Mangemort pinça les lèvres à cette remarque, honteux.
-Tu sais ce qui te reste à faire, siffla Lord Voldemort, qui ne c'était toujours pas levé.
-Vous voulez que je la démembre ?
-couper est peut-être une des seules choses que tu fais bien…
-Quelle partie de son corps ? Demanda Avery d'une voix profonde.
-Celle que tu voudras… Mais ne tarde pas à le faire.
-Ce sera fait, mon maître, affirma Avery en s'inclinant.
Voyant que cette entrevue était terminée, il se retira et s'en fut dans le sombre couloir. Un étrange sourire retroussait ses lèvres, semblable à celui d'un collectionneur avide à l'idée d'un objet précieux bientôt en sa possession.
Le Mangemort grimpa quatre à quatre les marches qui le séparaient de sa chambre, qu'il traversa en deux enjambées.
Sans hésitation, il ouvrit son énorme armoire bourrée de vêtements de toutes sortes, même de sophistiquées et lourdes robes de femmes.
Avery les repoussa et fit coulisser le fond de l'armoire, qui s'ouvrit dans une cavité peu profonde.
Aux murs étaient épinglés une dizaine de petits carrés de chair de toutes les couleurs, avec ce seul point commun qu'ils avaient tous appartenu à la gent féminine.
Il préférait leur peau dans la trentaine. C'était vers cet âge que la peau était douce et bien solide à la fois et surtout qui sentait le meilleur.
Cette peau d'une blancheur éclatante, par exemple, fleurait bon la violette.
Tandis que celle à côté, plus dorée, dégageait une agréable odeur caramélisée. Il était peut-être le seul à sentir se odeurs, que seulement certaines femmes possédaient, et il s'en réjouissait. Jamais personne n'aurait cette chance incroyable et il pourrait garder jalousement son secret.
Si Snowshoe avait une odeur, le travail serait encore plus agréable. Mais il n'avait pas pensé à sentir sa peau, trop jeune pour qu'il y prête attention.
Avery tira d'un petit coffre en bois de cèdre un long couteau effilé tellement bien astiqué qu'il pouvait se voir dedans.
Il éclata d'un rire affreux en caressant du bout des doigts ses précieux trésors de chair.
Non, cette mission la, il ne l'échouerait pas.
Bien loin de se douter des complots dont elle faisait l'objet, Kristy grattait du bout du doigt le sol crasseux. Elle avait passé sa journée à faire de petits dessins dans la poussière, représentant sa mère ou son chat, à qui elle parlait comme s'ils avaient été présents.
Mais elle cherchait juste à ignorer la faim qui lui tailladait le ventre.
Faisait-il nuit ou jour ? Elle n'en savait rien. Peut-être était-elle morte, elle aussi, mais qu'elle ne s'en était pas rendue compte.
Kristy était tellement effrayée à l'idée de revoir des esprits qu'elle c'était obligée à rester éveillée malgré son état de faiblesse évidente.
Si elle fermait les yeux, c'était pour se réveiller en sursaut.
Sa mère n'était plus là pour courir la prendre dans ses bras lorsqu'elle était en proie à ses visions morbides.
La jeune fille était terrorisée par les lieux et en venait même à regretter son foyer et son violent père. Mais le sommeil la traquait sans relâche et il n'y avait rien pour l'en détourner.
Il y eut un bruit de ferraille dans le cachot en face. L'homme, qui s'appelait Maximilien si elle avait bien compris, était tellement silencieux qu'elle en oubliait même sa présence. Plusieurs fois elle avait tenté de prendre contact avec et à chaque fois il se mettait en colère ou ne lui répondait même pas.
Il faut que je lui parle, songea-t-elle, même s'il crie. Je le déteste et il est fou, mais cela me tiendra éveillée.
-Maximilien ?
-…
-Maximilien !
-Quoi ? Hurla-t-il. Maudite, Maudite !
-Ne criez pas ou je crie aussi, fit Kristy bien qu'elle se doutait qu'il ne la comprenait pas.
-Silence !
-Laissez-moi parler, ou alors je dis Garan…
-Non, chut ! Shhh !
- Sommes-nous le matin ou le soir ? Evidemment, vous ne pouvez pas le savoir plus que moi, ni même me répondre. Il pleut peut-être car j'ai l'impression que les murs sont plus humides que d'habitude… Kristy ne savait que raconter car c'était dur de parler sans jamais personne pour vous répondre.
Je vais vous chanter « L'âne de Merlin », fit-elle soudain, inspirée. Elle connaissait un tas de chansons, assez pour tenir une journée sans interruption, si pas plus.
-Dans un faubourg d'Angleterre,
Un âne chantait ce petit air
Oh mon maître m'a abandonné
Pour combattre des arbres ensorcelés
Il m'a vendu à un vieux ronchon
Pour moins d'un gallion
Et depuis je cherche ce Merlin méchant
En chantant Hi-han, hi-han !
-Ah ! C'est laid ! S'écria Maximilien.
-C'est faux, répliqua-t-elle, on m'a dit plusieurs fois que je chantais très bien.
Maximilien supportait de moins en moins sa voisine de cellule, qui en plus d'être caractérielle était bruyante.
Il soupira en la voyant entamer le couplet suivant et se boucha les oreilles. Mais même ainsi, il pouvait l'entendre.
Jamais il n'avait entendu quelqu'un chanter aussi mal. Et puis, avait-on idée de s'égosiller ainsi alors qu'ils étaient en prison, dans une cave noire, humide, sans nourriture ni draps pour se réchauffer. Mais l'avait-elle seulement compris ?
Ca ne m'étonnerait pas qu'elle se croie en vacances, cette fille n'a pas l'air normale.
Maximilien était sans doute mal placé pour faire une telle remarque mais il se sentait presque sain d'esprit à côté de cette casserole mélomane.
La fille se tut, pour reprendre de plus belle un nouvel air encore plus laid que le précédent.
L'homme se jeta au sol et s'écrasa le crâne sur la pierre noire dans l'espoir de s'assommer.
Mais qui lui a appris des choses pareilles ?
Au bout d'une demi-heure, Kristy se sentit la gorge sèche.
-Je n'avais pas pensé à ca, se dit-elle tout haut.
Etrangement, avoir chanté l'avait amenée dans une sorte d'état euphorique.
-Enfin ! S'écria Maximilien.
-Il est insupportable! Songea-t-elle en s'adossant au mur, cherchant un endroit plus humide où elle pourrait se désaltérer.
-Tes parents ne t'ont pas appris à être polie ?
Kristy se stoppa net.
-Cet homme parle anglais et se fout de moi depuis le début ! Gronda-t-elle intérieurement.
-Je ne parle pas Anglais, je parle dans ta tête. Je suis télépathe, Expliqua-t-il d'un ton sec.
-Et vous ne m'aviez rien dit ?
-Je n'en avais pas l'intention, mais tout compte fait, je préfère te parler ainsi plutôt que t'entendre chanter si mal !
Kristy ne sut que répondre, sous le choc. Elle avait passé son temps à lui parler, avait pleuré d'être seule et abandonnée alors que cet homme… ! Mais en même temps, un profond soulagement l'envahit.
-Vous vous appelez-bien Maximilien, n'est-ce pas ?
-Tu supposes bien.
-Moi, c'est Kristy.
-Je m'en moque.
La jeune fille soupira mais ne se découragea pas.
-Pourquoi est-ce que je vous comprends si vous ne parlez pas ma langue ?
-En vérité je ne te parle pas vraiment, je communique par impressions, gestes, et ton cerveau fait le reste du travail… Si je voulais, je pourrais même te contrôler.
A ces mots lourds de menaces, Kristy frissonna. Mais elle refusait d'abandonner toute communication.
-Vous êtes là depuis longtemps ?
-Deux ans je pense.
-Bien, tout d'abord où sommes nous exactement, qu'est-ce qu'il va m'arriver ?
-Nous sommes chez Lord Voldemort, c'est tout ce que je peux te dire. Il n'y a jamais eu aucun prisonnier à part moi dans ces cachots-ci. Ils vont sans doute te laisser ici jusqu'à ce que tu meures de faim.
-Lord Voldemort ! Répéta Kristy en écho.
Ses poils se hérissèrent sur ses bras.
Celui dont on ne doit pas prononcer le nom, l'homme le plus dangereux sur cette planète, si pas dans l'univers.
Son père était fou des idées de ce sorcier et il prétendait même l'avoir déjà aidé. Mais si c'était vrai, alors que faisait-elle ici ? Pourquoi les Mangemorts les avaient-ils attaqués ? Son père avait fait quelque chose qui n'avait pas plu au seigneur des ténèbres et il c'était vengé. C'était la seule explication.
Elle détesta encore plus son géniteur. Il ne savait jamais rien faire de bien, et visiblement ne savait pas faire le mal convenablement non plus.
Son père n'aurait jamais dû voir le jour. Sa mère aurait sans doute été plus heureuse et elle, Kristy, ne serait pas enfermée à l'heure actuelle en attendant que quelqu'un vienne en finir.
Kristy décida de poursuivre la conversation pour chasser ses idées.
-D'où venez-vous ?
-De très loin. Dans une forêt, Quelque part en écosse.
-Et vous ne parlez pas Anglais ? S'étonna la prisonnière.
-Non.
Elle n'insista pas sur ce point et lui posa une question qui lui brûlait les lèvres.
-A quoi ressemble celui dont on ne doit pas prononcer le nom ?
Il y eut une minute de silence pendant lesquelles Maximilien réfléchit
-Je n'ai vu que ses yeux, rouges, de loin. Il était grand. Je n'en sais pas plus, Déclara-t-il enfin.
Kristy lui parla encore longuement, mais ses vocalises et l'énergie demandée pour communiquer avec son voisin de cellule eurent raison de ses dernières forces et elle s'endormit sans même s'en rendre compte, accompagnée d'un petit ricanement venant des ténèbres, qui n'était pas celui de Maximilien.
-Kristy, Kristy !
La jeune fille ouvrit les yeux et eut un cri d'effroi.
Charline, seule, toujours aussi horrible et tenant son gros chat noir dans sa main coupée, la regardait. Mais elle ne souriait pas et avait l'air grave.
-Tu vas bientôt nous rejoindre. Je suis venue te chercher.
-NON !
-On va bien s'amuser, toi et moi.Certifia la gamine en sautillant sur la pointe des pieds.
-Va-t'en ! L'exhorta Kristy en se relevant. Mais une grosse main noire s'abattit sur ses épaules et la repoussa au sol.
-Ne bouge pas, ma jolie. Ricana une voix. T'auras pas mal.
Kristy comprit aussi tôt qu'elle avait à faire à un humain et se débattit comme un diable, gesticulant comme un ver et hurlant à s'en briser les cordes vocales.
L'homme avait du mal à la tenir en place et l'écrasait au sol de tout son poids.
Il dit quelque chose que Kristy ne comprenait pas et qui de toute façon n'y accordait aucune attention, mais de petites boules de lumière verdâtres s'élevèrent dans la cellule.
Elle vit alors un de celui qui avait attaqué sa famille.
Il avait de longs cheveux rouges, une peau pâle comme la sienne et des yeux d'un vert phosphorescent.
L'homme était d'une grande beauté mais son visage reflétait une folie sans égale. Ses yeux étaient écarquillés et un sourire carnassier dévoilait une rangée de dents éclatantes et pointues comme celles d'un félin. Il brandissait un long couteau au dessus de sa tête.
Avery abattit sa main sur le cou de la frêle jeune fille.
Elle avait une odeur agréable, qui lui rappelait vaguement quelque chose mais il ne parvint pas à mettre une image sur ce parfum.
Ce n'était pas la meilleure senteur qu'il avait rencontrée et de plus, sa peau était trop jeune pour pouvoir offrir tout son arôme, mais elle trouverait sa place parmi sa collection.
Il serra.
La voix de Kristy se coupa soudain, coincée par cet étau de chair.
Charline la regardait, dans un coin de la pièce, mais ne souriait pas.
-C'est comme ca que je suis morte ! Se lamenta la petite fille en agrippant ses jupes. Il va te couper, comme il a taillé en petits cubes ma Maman.
Les yeux de Kristy roulèrent dans leurs orbites. Elle ne parvenait plus à respirer.
Une grande ombre noire s'approcha d'elle et lui toucha le front.
Elle était sur une colline, il faisait nuit.
A coté d'elle, sur le sol, une petite pancarte pourrie et à moitié effacée indiquait « Bourgade de Lonvaley, Notre hospitalité est légendaire.»
Un village brûlait juste en dessous d'elle, des ombres couraient dans le brasier comme des fourmis affolées.
Des éclairs jaillissaient dans tous les sens, des silhouettes tombaient et disparaissaient dans les flammes, réduisant leur dépouille en poussière.
Une centaine d'hommes surgirent de la forêt de grands sapins qui s'étendait tout le long du bourg et bloquèrent toutes les issues.
Un homme courut vers elle en gesticulant.
Elle reconnut ses longs cheveux rouges. Du sang coulait de sa bouche et une profonde entaille masquait son torse dénudé, d'où se déversait un flot d'hémoglobine.
-Ils nous attendaient, s'étouffa-t-il, Rogue est un traître, il m'a tué… Je suis mort, mort, MORT !
-Vous… Mort… Rogue… S'entendit-elle articuler du mieux qu'elle pouvait. L'air avait totalement quitté ses poumons et alors que Kristy se sentit aspirée hors de son corps, Avery se recula.
En ayant entendu ses mots et alors qu'il s'apprêtait à lui trancher le cou, une force mystérieuse avait stoppé son geste.
Comment cette gamine pouvait-elle connaître Severus ? Il n'avait jamais aimé ce sorcier qui ne perdait pas une occasion de le ridiculiser.
-Qu'as-tu dit ?
Il tenait toujours Kristy, la voix sifflante, qui tentait d'aspirer de l'air dans ses poumons.
-J'ai vu… Tout était en flammes… Rogue va vous tuer… A Lonvaley… Prononça-t-elle d'une voix faible.
Avery tendit sa baguette vers la gamine.
Il y eut une petite explosion et Kristy, une fois encore, tomba dans les ténèbres de l'inconscience.
-Et tu me dis qu'elle était au courant pour l'attaque sur Lonvaley de demain ? Siffla Voldemort, songeur.
-Elle a dit que Rogue nous avait trahis, insista Avery, a genoux sur le sol, la tête baissée en signe de soumission.
Le silence retomba.
-Quand je vous ai dit que je suis allée la voir, c'est parce qu'elle criait… Une chose l'avait attaquée. Je… Je pense que, peut-être, a-t-elle des visions ?
A ces mots, une idée germa dans l'esprit du Seigneur des ténèbres.
Peut-être bien que, tout compte fait, elle pourrait leur être utile, si ces présages s'annonçaient véritables. Mais il devait en savoir plus à ce sujet. Il tourna sa longue baguette magique entre ses doigts, sentant une étrange excitation le gagner. Mais il ne devait pas s'emporter, non. Ce serait trop beau… Beaucoup trop.
-Je vais aller voir cette Snowshoe, dit-il plus à lui-même qu'au Mangemort. En attendant, j'interdis quiconque de l'approcher, compris ?
-Bien, maître.
-Tu as bien fait de me prévenir. Je ne l'oublierai pas. Maintenant, sors.
Avery s'exécuta prestement.
-As-tu entendu, ma Nagini ? Murmura-t-il à son serpent qui se roulait à ses pieds. Imagine que cette enfant est ce que j'attends depuis des années, enfin ! Imagine qu'elle sache… La fin de la prophétie.
Sa curiosité était piquée au vif et son excitation à son comble.
Se sentant incapable d'attendre, il sortit à son tour de la pièce et descendit vers les cachots.
Oui, mes personnages sont fous et ont d'étranges lubies, comme un amour abusif pour le sang ou la mort, je l'admets.
Mais je pars du principe que pour être Mangemort, il faut avoir une maladie mentale dérivée de la Psychopathie.
Parce que je mets ma main au feu que la moitié d'entre eux s'en foutent de ces idées de sang pur, mais qu'ils trouvent là un bon prétexte pour voir des boyaux gicler.
Maintenant, c'est ma théorie… Mais c'est tout de même plus drôle ainsi ! Enfin, plus drôle… Je me comprends )
C'est la fin de l'intro… 4 chapitres, ce n'est pas trop mal.
Au chapitre suivant, l'histoire va enfin vraiment commencer !
Reviews please !
