Tout d'abord, je tiens à m'excuser pour ce retard... Vraiment ! J'essaye pourtant mais c'est si dur d'arriver à un texte qu'on peut publier pour de vrai car il nous plait... Enfin, voilà quand même, j'espère que ce p'tit Nofur vous plaira et je vous fais de gros bisous !

Bis repetita, les perso ne sont touuujours pas à moi (j'aimerais tant !... Mais en un sens, ils le sont quand même ! Muahaha ! ) et je ne me fais pas d'argent ni rien sur le dos de leurs "créateurs" initiaux. Promis.

Bon, bas je voulais faire un truc mimi mais je ne sais pas vraiment si ça l'est resté ou pas... J'adore ce couple mais il y en a si peu en sur eux en français ! Je me suis beaucoup amusée et j'ai beaucoup hésité sur qui serait le plus gêné des deux ! En espérant que vous aimerez !

-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-

Les rêves de Bofur

Bofur était en ce moment même perché dans un arbre, sifflotant et de bonne humeur comme d'habitude. Hors de portée de vue de quiconque, il effectuait sa cueillette du jour, même si certains, pour ne pas dire la plupart, rechignait dessus dans la troupe.

Cependant, un bruit attira bientôt son attention en bas et il cessa de bouger et de fredonner dans sa barbe sa chanson naine lorsqu'il entendit des pas s'approcher.

Qu'est-ce que ça pouvait être ?

Il se détendit lorsqu'il aperçut alors Fili et Kili qui venaient dans sa direction.

C'est bon, ce n'était qu'eux... Seulement, son soulagement ne fut que de courte durée alors qu'il comprenait ce que venaient faire les deux héritiers dans ce coin isolé.

Non, pitié... fut la seule chose que le pauvre nain parvint à penser alors que les deux autres se chuchotaient en riant des mots doux et luxurieux à l'oreille.

Non, non, je ne veux pas voir ça...

Néamoins, les deux autres, loin de se douter qu'un de leur compagnon était dans les très proches parages, commençaient déjà à s'en donner à cœur joie alors que le malheureux Bofur se bouchait les oreilles et les yeux en les maudissant tous les deux et s'apitoyant sur le pourquoi étaient-il venus juste à son arbre. La forêt n'était faite que de ça, elle n'était donc pas assez grande, ils n'auraient pas pu en trouver un autre ou quoi ?!

Je ne veux pas entendre non plus !

Seulement, on ne pouvait pas vraiment dire que les deux se cachaient, se pensant seuls et se fichant absolument désormais de tout ce qui les entourait et ce fut donc avec une patience extrême et une gêne absolue que le pauvre nain du rester perché jusqu'à ce que les deux maudits frères ne soient enfin calmés et ne repartent comme ils étaient venus, toujours riants et se collant l'un à l'autre comme s'ils ne s'étaient pas assez touchés juste à l'instant.

Le fabriquant de jouet attendit assez longtemps dans son arbre, pétrifié, choqué et préférant savoir les deux autres au loin avant de redescendre mais il du mettre très longtemps car il finit par voir débouler près de son refuge un nain qu'il n'était pas fâché de voir - contrairement aux deux autres la dernière fois - : Nori.

Soupirant de contentement en l'apercevant, celui-ci releva la tête à ce son et rit alors qu'il l'apostrophait :

- Ah, vous êtes là ! On commençait tous à s'inquiéter de ne pas vous voir revenir. Fili et Kili n'ont réussit à attraper que deux lièvres, avez-vous eu plus de chance ?

Bien sûr qu'ils ne pouvaient avoir attrapé que ça avec le peu de temps qu'ils avaient eu pour vraiment effecteur leur tache !

- Hum, on peut dire ça...

Puis il regarda autour de lui et se demanda un peu comment il avait fait pour monter jusque là et surtout, comment ferait-il pour redescendre maintenant.

- Besoin d'aide ? Fit l'autre en souriant, trouvant assez comique la situation dans laquelle s'était mis son compagnon de voyage.

- Hum... Ça devrait aller... Si j'y vais doucement et... Waaargh !

C'était alors qu'il avait trébuché et que ses mains n'avaient rencontré aucun endroit où s'accrocher. Le pauvre avait donc fait une bonne chute et seul Nori avait pu l'amortir en se faisant littéralement écraser.

Des mains avaient alors glissé sur son corps, puis, lentement, il avait senti un souffle s'aventurer tout le long de son corps alors qu'il ne se souvenait pas être sans vêtements... Des lèvres avaient alors commencé à doucement courir sur sa peu, faisant hérisser les fins poils qui le recouvraient... Et finalement, ivre de plaisir et d'impatience, il saisit cette bouche qui le taquinait tant lorsqu'elle se décida à arriver à son visage, et ce fut en soupirant qu'il quémanda :

- Nori... Plus... Je veux plus...

Lorsqu'il ouvrit d'un coup en grand ses yeux, le bavard de la compagnie ne vit alors que la tête du voleur au dessus de la sienne. Il supposa que sa dégringolade avait du le sonner quelques instants et qu'il était toujours en un seul morceau grâce à ce dernier qui arborait une figure à la fois anxieuse et quelque peu amusée. Et c'est alors qu'il se remémora le rêve qu'il venait de faire à l'instant, sentant bien évidemment son visage le brûler tout en ne désirant à l'instant que se cacher n'importe où hors de sa vue, gêné à l'extrême.

- Ça va ?

- Mhhhg...

- Tu es resté évanouit pendant à peu près cinq minutes tu sais. Il semblerait qu'en plus du fait que j'ai bien amorti ta chute, ne je ne sois un confortable matelas sur lequel tu semblait te plaire. Mais tu ferais mieux d'aller voir Oïn, on ne sais jamais. A moins que tu ne préfères que je ne m'occupe de toi...

A ces mots et aussi au tutoiement soudain du nain, le pauvre Bofur écarquilla les yeux alors que son visage redoublait de couleur et qu'il bafouillait en se remettant debout :

- Je -hum- je vais très bien, ne vous en faîtes pas pour moi, ce -hum- c'était juste une mauvaise chute et...

Cependant, à se relever trop vite et presque sans aide -l'autre n'ayant pas vraiment eu le temps de l'aider correctement -, le pauvre ne s'était pas soucié du fait qu'il était encore sonné et Nori dû donc le soutenir afin qu'il ne n'écrase pas un nouvelle fois au sol - une fois était grandement suffisant.

- Tu as besoin d'aide tu vois ! Allez, je vais t'aider, restes juste tranquille et on va te remettre d'aplomb en un rien de temps. Appuies-toi sur moi.

Ce fut de mauvaise grâce que celui-ci obtempéra et clopin-clopant, tous deux rentrèrent jusqu'au camp.

- Oh Nori, tu l'as retrouvé ! Mais... Vous êtes tous les deux dans un état !

- Ce n'est rien Dori, Bofur s'est juste dit qu'il serait drôle de jouer à l'elfe et d'aller chercher de quoi manger dans les arbres.

Cela fit rire des nains tandis que le voleur aida l'autre à rejoindre Oïn avant de se faire lui aussi ausculter par celui-ci sur ordre non-discutable de son frère aîné. Bofur en profita pour réfléchir, et surtout se remémorer ce rêve très spécial qu'il venait de faire sur son camarade et auquel il ne semblait plus pouvoir songer que le rouge aux joues.

Car celui-ci incluait des choses qu'on ne pouvait partager qu'avec une personne, et il se doutait quelque peu du fait que sa récente entrevue avec les deux frères ne lui ait inspiré quelques dépravantes pensées.

Il s'avéra finalement qu'il n'avait rien, Nori avait bien fait son travail d'amortisseur et le second nain n'avait d'ailleurs lui-même écopé que de quelques bleus... Qu'il ne sembla pas se lasser d'exhiber le soir même et le jour suivant, ainsi que celui d'après, au grand damne de Bofur qui ne pouvait alors s'empêcher de lorgner sur lui comme un merle sur un vers trèèès appétissant et ô combien sex...

Ok, là, on se calme...

Définitivement, Bofur se sentait perdu, plus personne ne pouvait faire quoi que ce soit pour lui... Car à chaque fois qu'il repensait à Nori, ses rêves -qui bien sûr s'étaient répétés et même enrichis- l'accompagnaient et il lui semblait alors que tous, et plus particulièrement le concerné, semblaient alors savoir à quoi il pensait.

- Alors, on fait de mauvais rêves ces temps-ci ?

Le nain sursauta alors que son "sauveur" s'asseyait en riant à côté de lui et s'étira de tout son long avant de passer ses bras derrière leur banc-tronc d'arbre.

- Je ne vois pas...

- Ce n'est pas à cause de moi j'espère ? J'étais si dur que ça la dernière fois ? Ajouta-t-il hilare alors que l'autre ne pouvait que bafouiller en démentissant.

- Hé bien, aurais-tu perdu ton légendaire sens de l'humour ? Tu es beaucoup plus bavard d'habitude !

- J-je... Non, pas du tout, c'est juste que, enfin... Bas... Voilà quoi.

- Un-hum... Tout ça et plus encore...

- Mais...

Alors, le gentil nain prit la seconde initiative de la conversation et lui chuchota à l'oreille :

- Tu sais, si tu me racontes tes rêves, je te raconterais les miens... Et qui sait si ça ne nous ferait pas envie...

Puis il se leva, lui fit un clin d'œil et laissa un Bofur rouge comme une écrevisse qui, après un instant où toute pensée avait déserté son cerveau, s'était levé en hâte afin de suivre son sauveur en lui criant de l'attendre.

-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-oOo-

Voilà, j'espère vraiment que l'attente a valu le coup... N'hésitez pas à me donner votre avis !

A bientôt pour le prochain, la petite surprise de la série...

Bisous mes loutres (et savourez vos chocolats de l'avent !)