Disclamer : Tout l'univers d'Harry Potter appartiens à J,K Rowling – à mon grand regret...-, et seuls Riley et sa famille sont mes bébés !

Résumé : Riley Lewis n'a jamais eu beaucoup de chance. Si vous voulez mon avis, elle n'en a même pas eu du tout. Les seize années qu'elle a passé sur terre -pour l'instant- ne sont qu'une longue suite de pas de bol à répétitions. Alors je me demande bien ce que Poudlard pourrait changer... On verra. Riley Lewis, c'est moi. Et c'est mon histoire.

Fiction Terminée en cours de réécriture. Nombre de chapitres réécrits : 8/12

Salut les enfants !

Je sais ça fait longtemps Sorry. Pour une fois en plus ce n'est même pas par manque de motivation ! Je vous explique, en fait le soucis c'est que j'ai eu ENORMEMENT de mal à accoucher de ce chapitre. Mais vraiment ENORMEMENT. Genre puissance mille.

Je n'arrivais pas à écrire la fin. Alors ça m'a gavé et j'ai décidé de juste zappé la fin. De la changer complètement. Alors pour le coup ça fait un chapitre plus court, MAIS cohérent avec mon idée de la suite ! Ce qui est mieux nous en conviendrons.

Enfin bref, je n'en dis pas plus, si ce n'est que j'espère que vous apprécierez.

Sans plus attendre, les réponses aux reviews !

noour : merci ! Je suis contente que ça te plaise ! N'arrête pas de lire surtout tu ne vas pas tarder a en apprendre beaucoup sur Riley et Ryan ! Oui, bien sûr que Remus va apprendre pour son petit souci de fourrure ! Ce ne serais pas drôle autrement ! Ceci étant… le « couple » hein ? Attention tu n'emballe pas comme je l'ai dit j'ai fait quelques petits changements… désolée ! Mais je me demande si je vais faire en sorte que Severus sache pour le bisou dans la cabane… ça pourrait être drôle ! J'espère que la suite te plaira !

S2aa : merci ^^. Je suis vraiment contente que ça te plaise, surtout le personnage de Riley ! J'y tiens beaucoup et je fais tout pour en faire une personne dont on souhaiterait connaître l'histoire ! Merci de tes encouragements !

Hanna-Lyne : Hey ! Merci beaucoup pour tous ces compliments ça me fait énormément plaisir ! Hé oui ! Le rapprochement ! Cependant prudence ! Prudeeeeeennnce. J'ai changé ma trame comme je l'ai déjà dit ! Mais ils vont tout de même être plus proches maintenant ^^. J'espère que la suite va te plaire !

: Merci. Je suis ravie que ça te plaise. Cependant… permet moi de préciser quelques petites choses avec toi. Je ne m'acharne pas à chaque chapitre pour avoir des reviews. Jusqu'à preuve du contraire je n'ai jamais pointé de couteau sous la gorge de mes lecteurs en menaçant de ne plus publier si je ne recevais pas tant de reviews. Je me contente d'expliquer pourquoi j'ai tant de mal à écrire. Si ça ne te plait pas, ne lit pas. Qu'on ne me fasse pas croire que personne ne zappe les blablas de début de chapitr. Ensuite, tu dis qu'il te semble qu'il n'y a que les reviews qui m'intéressent, j'ai envie de te dire... OUI il n'y a que ça qui m'intéresse. Pas que je me fiche de ceux et celles qui me fav ou qui suivent l'histore mais je ne peux pas savoir ce que les gens pensent de mon histoire si on ne me le dit pas. Il ne faut pas oublier non plus que les reivew sont mon seul revenu. Un commentaire non seulement ça fait toujours plaisir mais en plus ça peut me permettre de m'améliorer. Je suis seulement amatrice comme auteur, je fais des erreurs. Si je demande tant de reviews c'est parce que je veux m'améliorer. Enfin bref, j'espère que tu me comprends et si ce n'est pas le cas, j'en suis navrée. J'espère que la suite te plaira quand même.

Watcha : Hey ! Ravie de t'avoir fait marrer ! Ce fut un plaisir ! J'espère que la suite sera aussi drôle pour toi ! Oui ça va définitivement être bordélique XD Bonne lecture !

Nosferapti : Houlah ! Merci beaucoup ça me fait très plaisir ! Evidemment que je fais ressortir la sexitude sauvage de mumus ! Pour qui me prends tu enfin voyons ! J'ai toujours été persuadée que le mignon gentil mumus cachait quelquechose de beaucoup moins… hm catholique. Pour la suite eh bien… je n'ai qu'a te dire de la lire ^^. On verra bien ce que tu en penseras.

XxPetitPandaxX :Hey ! Je suis contente de savoir que tu apprécies ça me fait plaisir. Encore plus de savoir que je te fait rêver ! Ça me va droit au cœur ! J'espère que la suite te plaira !

Voilà ! Maintenant je vous laisse lire ^^

Comme d'habitude on se retrouve en bas !

Bonne lecture !

Chapitre VIII : Loup-Garou

C'est comme si quelqu'un avait soudain envoyé boulé la trappe du passage secret. Ce bruit est suivi d'une cavalcade fracassante contrele plancherainsi que d'une voix s'égosillant et me faisant perdre tout le sang de mon visage.

« AAAAAAAAAAAH !LACHEMOI !LACHEMOI SALECLEBARDLACHEMOIIIII !HARRYYYY !HERMIOOOONE !LAACHEMOI ! »

Oh Oh...

Oh Merlin...

Pourquoi je me suis embarqué là-dedans, moidéjà !?

Pourquoi, pourquoi, pourquoi, POURQUOI MOI !?

Remus et moi échangeons un regard presque paniqué, tandis que je bondis de mon perchoir. Je suis pratiquement certaine que c'est la voix de Ronald. Et si j'en crois le bruit de griffes contre le bois, le « clébard » c'est Sirius. Ceci étant je ne vois pas très bien qui ça pourrait être d'autre...

Putain mais qu'est-ce qu'il a foutu ce con !?

Nous n'avons même pas le temps de faire un seul mouvement -outre celui de se décoller parce que bon... ça le fait genre pas du tout comme impression là- que la porte de la chambre s'ouvre en fracas sur un gros chien noir traînant un Ron hurlant à la mort par la jambe.

Il le jette presque contre le vieux lit miteux et commence à lui grogner dessus. Aucun des deux ne semblent nous avoir vu. Ron est complètement obnubilé par ce -putain d'enfoiré de merde- clébard qui lui, nous tourne carrément le dos.

Remus est figé près de moi, mais je n'y fais pas attention. Là tout de suite il peut bien faire une crise cardiaque je m'en tape ! J'ai une putain d'immense envie de meurtre là.

« PUTAIN MAIS CE N'EST PAS VRAI ! »

Sirius sursaute et tourne une grosse tête pleine de nyeux brillants vers moi, avec un air de chiot malheureux. A n'importe quel autre moment ça aurait pu peut-être marcher... Mais là j'ai juste envie de le déchiqueter avec les dents. Très violemment. Pour une fois je pense d'ailleurs que ce n'est même pas la pleine lune imminente qui agit sur mes désirs de meurtres grandissant. Un exploit le la part de ce cher Sirius tête à claque Black.

Ron me regarde aussi.

« Riley ! Professeur ! S'il vous plaît ! A-aidez-moi, i-il m'a bouffé la jambe ! »

Le clébard couine et se ratatine sur lui-même. J'essaie quant à moi d'étriper par la seule force de mon regard l'enfant de crétin pour lequel je risque ma putain de cul depuis le début de l'année ou presque. Je suis pratiquement certaine qu'avec de la patience je peux le tuer par la seule force de mon esprit. Oui c'est possible ! J'ai la foi !

La porte s'ouvre à nouveau sur Harry et Hermione qui se précipitent tous les deux sur leur ami. Harry me regarde avec ces putains de grands yeux verts, imité par sa copine.

« Riley ? »

« Que faites-vous ici !? »

Il y a comme un truc dans la voix de Granger qui me fait pressentir une énorme connerie. Je ne sais pas... une intuition. Cette gamine est bien mignonne -si si je vous jure ! Je ne peux pas la piffer mais elle est mignonne... quand elle veut- mais elle a parfois -OK souvent- du mal à voir autre chose que sa propre opinion ou celle de ses bouquins. Et là tout de suite je n'ai pas particulièrement hâte qu'elle ait un de ces merveilleux traits de génie qui la caractérisent. Et non je ne me fous pas du tout de sa gueule.

« Ne me dites pas que vous- »

« Tais-toi Granger je te reprends après. »

Elle a un genre de glapissement outré qui m'aurait presque fait rire dans d'autres circonstances. Meh. M'en fou. Tant pis si elle est vexée la pisseuse.

Sans lui laisser le temps d'enchaîner quoi que ce soit, je prends des mains de Remus le panier de bouffe -depuis quand il l'a ressorti d'ailleurs ? - et le balance à la tronche du clébard qui couine en se ratatinant sur lui-même.

« Riley ! » fait Harry visiblement scandalisé, en écho avec Remus bien que cela soit certainement pour des raisons différentes.

Sont y pas meugnons.

Bien, les choses sérieuses maintenant.

« SOMBRE CRETIN PAS FINI ! Je te jure qu'un jour je vais vraiment te transformer en descente de lit ! Mais Non de dieu de bordel de merde ça t'arrive d'utiliser ton PUTAIN de cerveau !? Il t'a fait quoi ce gosse à la fin c'est plus possible ! DANS NE FAIT PAS DE CONNERIES C'EST QUELLE PARTIE QUE T'AS PAS IMPRIMEE !? CRETIN D' ABRUTIS AU CERVEAU ATROPHIE ! TU CHERCHES QUOI A LA FIN !? A LE TRAUMATISER OU A LUI CROQUER UN MORCEAU !? MERDE ! ON NE MANGE PAS LES ENFANTS NON D'UNE PIPE ! »

« Calme toi Riley… »

« Avec tout le respect que je vous dois professeur, ta gueule ! »

Remus se la boucle, l'air estomaqué. Soi choqué si tu veux mon mignon mais là j'en ai un peu trop plein le cul pour que ça m'atteigne ! Merde quoi ! Je pousse le plus gros soupire de toute ma putain de vie. Il a fallu qu'il choisisse aujourd'hui bordel. Entre tous les autres jours de l'année. Aujourd'hui !

« Retransforme-toi foutue carpette ou je te jure que je t'éclate la tronche par terre et je m'essuie les pieds sur ta putain de carcasse. »

Harry cligne des yeux, comme s'il venait d'avaler une mouche tandis que Granger nous regarde Remus, moi et le chien les uns après les autres d'un air perplexe. Comme si elle suivait des yeux une balle rebondissante. Encore une fois dans un autre contexte ça aurait son petit côté comique. Ron quant à lui à oublier de respirer. C'est peut-être dangereux d'ailleurs… entre le manque d'oxygène et le sang qu'il perd je ne suis pas certaine qu'on le récupère entier le gosse à la fin de tout ce merdier. Si tant est que ledit merdier ai une fin. C'est mal parti ouais…

Devant les yeux ébahis des trois gamins, le chien penaud prend lentement la forme de Sirius-j'ai-pas-de-cerveau Black. Maintenant plus grand que moi, il me regarde avec des grands yeux tout mouillés. Ça aurait sûrement marché s'il m'avait demandé un morceau de poulet ou un bisou qui guérit avec une tête pareille. Mais là, il peut faire la tête qu'il veut je vais quand même lui voler dans les plumes. Méchamment même.

« Est-ce qu'on t'a seulement livré avec le cerveau à la naissance ou bien tu n'es pas foutu d'avoir le minimum syndical ?! Sombre crétin ! Ou bien tu prends un malin plaisir à te faire chasser dans tout le pays comme la peste ! »

« Mais qu'est-ce que tu voulais que je fasse ! » couine-t-il d'une petite voix pathétique.

« UTILISER L'ERZATS DE BON SENS QUE TU POSSEDE ENCORE POUR UNE FOIS BORDEL DE PUTAIN DE CRETIN DE FOUTU PRINONNIER EN FUITE A LA CON ! » Je vais vraiment péter un câble. « Remus la bouffe. »

« Quoi ? » glapit l'interpellé -tout aussi pathétiquement que son pote, avouons-le-

« Héééé ! Tu ne vas pas encore me balancer de la bouffe à la figure quand même ! » gémit Sirius en protégeant sa tête.

« C'est soit ça toi ton pote que je te balance à la gueule ! »

« Mais tu viens juste de manquer de m'assommer avec le panier ! » sa voix à un arrière-goût de gamin de cinq ans qui se fait gronder. Ce n'est pas pour calmer mes nerfs ça. « Et puis tu ne pourras pas soulever Remus il fait une tête de plus que toi ! »

Je lui lance un regard blasé. Il est sérieux ?

« T'es sérieux là ? »

« Ben... ouais ? »

« Euh... je ne voudrais pas vous déranger mais IL A ESSAYER DE ME BOUFFER ! »

Ow. Ron.

Mouais. Pas faux.

Je foudroie Sirius du regard, et il rentre la tête un peu plus dans ses épaules. Il vient de perdre au moins dix centimètres comme ça... gentil chien qui sait quand il a déconné.

« Explications. » j'ordonne. Tant qu'à faire.

Pour toutes réponses, le regard du prisonnier s'assombrit, et prend une expression dure qui me met très mal à l'aise. Pour la première fois depuis que je le connais, il me foutrait presque les jetons. Il ressemblait vraiment à un assassin là tout de suite. Rhm… je me demande… si je lui balance un nonos est-ce qu'il va se calmer et courir après pour le machouiller ?

Riley ta gueule…

Sirius ne me répond pas, mais pointe son doigt sur Ron qui glapit.

Euh... mais encore ? Perplexe, je regarde Ron de plus près, les sourcils froncés.

Oh.

Ooh !

Ce n'est pas vrai... »

« On peut savoir ce qui se passe ici !? » s'agaça Granger en... est-ce qu'elle vient de taper du pied contre le sol ?! Sérieusement…

« Granger t'as quel âge franchement ? Tu ne vois pas qu'on discute ?! » elle me refait sa tête d'outrage à la cour. C'est définitivement marrant. Divertissante petite chose touffue.

« Calme toi Riley tout va bien. » tempère Remus sa main sur mon épaule.

Merde. Je l'avais oublié lui.

Oh… Ow. Mais que vois-je…

Nous y voilà. La raison de notre venue...

Ils sont presque mignons. Genre vraiment presque. Sirius et Remus viennent de se regarder...et j'ai genre vraiment l'impression de me retrouver dans un roman à l'eau de rose. Pour un peu j'aurais juré voir un genre de couché de soleil derrière les deux gus... Avec les violons et tout. Je commence même à avoir la crise de foie qui va avec, mon taux de glucose viens de crever le plafond, si ce n'est pas du mignon ça.

Ils se redressent, tous les deux, ils carrent leurs épaules, le dos bien droit, comme pour se jauger l'un l'autre, se montrer que, ouais, t'as vu comme j'ai changé ? Et il y a cette paire d'yeux brillants, qui hurlent à l'autre qu'ils sont contents de se voir, qu'ils se sont manqué, qu'ils sont désolés ou je ne sais quoi d'autre d'aussi mièvre. Et pour tout dire, le capital virilité/testostérone/jesuisunmâlej'aidesroubignoles est plutôt absent là tout de suite dans la pièce. Sans offenser les brouillons pré pubères présents.

Ils se rapprochent l'un de l'autre, et je vous jure que je vais me mettre à chantonner une sérénade.

Est-ce que ce sont des petits cœurs qui flottent au-dessus de leurs têtes ?

Ah non. Ma faute. Hallucinations visuelles. Pourtant on s'y croirait presque !

Et d'un coup, les voilà qui se sautent dans les bras l'un de l'autre, comme des enfants. Ils se serrent l'un l'autre comme s'il n'y avait plus de lendemain. C'est... ouais allez c'est mignon je l'avoue.

Évidemment, ça ne peut pas être parfait, ils auraient pu être seuls, genre juste tous les deux, en amoureux. Mais non, déjà y a moi. Une gêne en soi nous en conviendrons. Mais comme si ça ne suffisait pas, y a les trois gamins, et la légère nuisance complémentaires, sous la forme de cette espèce de brosse à chiottes dégarnie répondant au nom de croutard pour encore les trois prochaines minutes. Avant bien sûr que quelqu'un lui tombe sur le poil.

Si personne ne se dévoue moi je suis preneuse. Faut que je me défoule de toute façon.

Profitant que toute l'attention soit centrée sur les deux adultes présents qui a l'instant même se comportent comme des gamins de trois ans en manque de câlins, je sors discrètement ma baguette, et me rapproche de Ron. Se je gère bien mon coup, je pourrais peut-être le stupefixier sans qu'il ne fasse des siennes, genre se tirer à toutes pattes. Ce qui me ferait franchement chier. Je veux dire, je ne suis pas experte, mais ces bêtes-là doivent être une chiure à rattraper… et j'ai pas envie de me fatiguer pour rien.

« Qu'est-ce que tu veux faire Snape !? »

Évidemment. Ça ne peut pas se passer comme prévu hein ? Granger m'a vu, et viens de m'attraper par le bras. Je me crispe, et baisse les yeux vers elle. Objectivement je ne suis pas beaucoup plus grande qu'elle, mais je le suis assez pour la regarder de haut.

Nous nous affrontons du regard pendant une longue minute. Elle contre moi. Et je n'ai pas l'intention de céder. Baisse les yeux gamines sérieux. Quand on ne sait pas on fait pas. Elle devrait le savoir non ?

« Lâche moi Granger. »

« Non. Qu'est-ce que tu veux faire à Ron !? Pourquoi on vous à retrouver ici avec ce prisonnier en fuite !? Qu'est-ce qui se passe !? »

« Je répète. Lâche. Moi. Tout de suite. »

« Non ! Qu'est-ce que tu veux faire à Ron, Snape ! »

« Riley... tu veux bien nous expliquer ce qu'il se passe ? » demande Harry, les yeux luisants.

Putain, il avait besoin d'avoir cette tête de chaton triste lui aussi ! Ça me fait me sentir coupable ! Comme si je venais d'égorger son chien. Quoi qu'en y réfléchissant je n'étais pas loin...

« Restez-en dehors de ça les gosses. » mon soupire est assez pathétique. Mais faut avouer que j'en ai marre. Pourquoi rien ne se passe jamais comme prévu avec moi ?

« Le problème, Harry, c'est ça ! » rugit Sirius en pointant les bras de Ron.

Tient, il fait plus de câlins lui ? Il en a eu marre ou il se réserve pour plus tard.

...Ok mauvaise image mentale. Ou bonne... Enfin mauvaise pour l'instant mais bonne pour plus tard. Miam.

« Quoi ?! Mais qu'est- qu'est-ce que vous me voulez à la fin ?! Je- je ne vous ai rien fait ! » couine Ron en essayant de s'enfuir.

« Sirius, calme toi. » tempère Remus en lui attrapant le bras.

« Non, Remus, je ne me calmerais pas ! Ça fait 12 ans ! 12 ans Remus ! Je refuse de le laisser me faire ça ! Il n'avait pas le droit Remus ! » Sa voix se casse à la fin.

Merde... voilà qu'il va craquer. S'ils commencent à s'éparpiller ça va devenir encore plus compliqué. Genre vraiment plus que maintenant.

Je regarde à nouveau vers Ron. Le rat s'agite.

« Ok, ça suffit. Ron donne-moi ton foutu rat. »

« Quoi !? Pourquoi ? »

« Discute pas. Donne-moi ce rat. »

« Non ! Pourquoi !? Qu'est-ce que tu lui veux ? »

« C'est juste un rat ! Il a rien fait de mal ! »

« Monsieur Weasley s'il vous plaît donnez-nous votre rat. »

Ça sert à rien. Le gosse est têtu, et commence franchement à paniquer. Je ne voudrais pas être méchante -quoi que je m'en tape de l'être ou pas...- mais comment un gamin aussi con peut être le frère des jumeaux ?

…Ok les jumeaux ne sont aussi pas mal cons dans leur genre quand on y pense...

Ouais oubliez ça. Ils se valent tous les trois.

« Mais expliquez-nous ce qui se passe à la fin ! » s'énerve Hermione. « Vous êtes de mèche avec Black c'est ça !? Vous voulez f- »

« Oh pitié Granger arrête avec ta théorie du complot ! C'est un putain de rat ! »

« Alors pourquoi vous en voulez ! »

Je vais exploser.

« Ok ok, tout le monde se calme ! »

Wow. Quelle autorité professeur !

C'est efficace au moins. Plus personne ne moufle. Le silence est presque immédiat. Granger est tellement rouge que je m'attends d'une seconde à l'autre à la voir exploser. Comme une grosse citrouille. Harry à l'air d'avoir vu une scène de crime, et ne parlons même pas de la tête de poisson hors de l'eau de Ron.

« Bon. » j'aurais presque envie de baisser la tête. Vraiment très impressionnant. Je me sens comme une vilaine étudiante là maintenant. Merde ta gueule Riley c'est pas le moment de fantasmer !« Ça ne sers à rien de se hurler dessus comme des idiots, nous n'avancerons à rien et en plus ça nous fait perdre du temps. » Personne ne piffe. « En premier lieu, Ron, Sirius n'a pas voulu te tuer. »

« Quoi ?! Mais, il- »

« Ta ! Tu te tais et tu m'écoute. » l'interromps notre professeur. C'est marrant j'ai l'impression de voir une mère qu'engueule ses gosses. Moins sexy d'un coup. « Sirius n'a pas voulu te tuer. C'est un idiot, maladroit et handicapé social, mais il ne te veut pas de mal. Il souhaite simplement ce rat. Tout comme Riley et moi. »

« Mais Pourquoi ?! »

Granger gémit. Je ne le sens pas...

« Voyons Ron ne les écoute pas ! Ils sont de mèche avec Black ! » elle se tourne à nouveau vers nous. « Hein que vous l'êtes ! Vous voulez lui livrer Harry ! Et vous prenez cette histoire ridicule de rat comme prétexte pour ne pas que l'on parte prévenir le professeur Dumbledore ! Vous êtes des- »

Ça y est, j'en ai plein le cul de ces jérémiades ridicules. Mais ce n'est pas possible d'être chiante à ce point ma parole !

« Nous quoi Granger ?! Qu'est-ce qu'on va faire ? Découper Harry en petits morceaux et le faire cuire à la broche avant de le manger goulûment ? Franchement Granger tu crois vraiment que si j'avais voulu faire du mal à Harry je l'aurais pas fait plus tôt ! J'aurais eu un millier et demi d'occasions de le tuer rien que depuis le début du mois ! On vit dans la même salle commune je te rappelle ! »

« Qu'est-ce qui me prouve que tu dis la vérité !? Hein ? Dis-le-moi ? Comment on pourrait de faire confiance ! Tu pourrais nous tuer ! »

« Quoi ?! Hermione qu'est-ce que tu racontes ?! Comment tu peux dire ça ? Riley ne ferait jamais ça ! Qu'est-ce qui te prend !? » s'exclame Harry en faisant un pas vers elle, dos à nous.

Je me pose aussi la question pour tout dire. Le ton de sa voix à remué quelque chose de désagréable dans mon ventre. Je ne le sens pas trop là tout ce bazar. Ouais, je le sens même pas du tout. Je fais un gros effort pour ne pas spéculer sur ce qu'elle voulait dire. Ça ne m'a pas vraiment réussi jusqu'à maintenant les spéculations... Rien qu'à voir ma fameuse crise d'angoisse au début de l'année...Ouais non oublions ça, c'est mieux…

« Voyons Harry se sont d- »

« Eh bien eh bien eh bien... si je m'attendais à ça... quel beau bouquet nous avons là... »

Oh oh... Je n'aime pas ça du tout.

Pitié dites-moi que j'ai rêvé... la situation ne peut pas empirer non ? Pas à ce point !

« Severus ! » s'exclame Remus.

Ah. Visiblement si, c'est possible. Eh merde. Je me retourne lentement, priant pour ne pas voir Severus derrière moi, toutes baguette et cape dehors.

C'est quoi le délire ça se transforme en roman policier notre truc là ! Avec le suspens les rebondissements et tout le tintouin !

« S-Severus... »

Merlin pourquoi m'as-tu abandonné ! On n'était déjà pas assez embrouillés dans nos histoires c'est ça ? Il manquait l'emmerdeur acariâtre ?!

« Riley Anne Lewis Snape, j'espère pour toi que tu as une très bonne explication. »vSa voix est plus glaciale que jamais...ça sent vraiment pas bon pour mon cul là. Genre vraiment beaucoup.

« Severus ne commence pas à déverser ton venin... » soupire Remus.

Mauvaise pioche.

« La ferme Lupin. Vu ce que je vois tu es la dernière personne au monde qualifiée pour me donner des leçons. » il grogne presque. Génial. C'est génial.

« Severus, tu veux bien m'écouter avant de te mettre à hurler s'il te plaît ? »

« Tait toi Riley ! » Sa baguette se pointe sur Sirius, toute noire et menaçante. Son visage est tordu... une espèce de rictus satisfait le fend en deux, alors qu'il regarde Sirius. Lui par contre il me fait flipper ma race là tout de suite. Il va faire quoi après ?

Pitié pas de meurtre. Pitié pas de meurtre.

« Black... tu ne peux pas t'imaginer à quel point te voir ici me ravit ! »

« Servilus ! Ravi de te revoir aussi ! » s'exclame joyeusement Sirius n'agitant sa main.

Servi-quoi ?

Il lui manque vraiment des pages à son manuel celui-là.

Et il est content en plus. Il est con et il est content…

J'en peux plus moi…

« En plus d'être idiot tu es suicidaire... c'est ça ? »

« La ferme gamine, laisse les grands travailler. »

« Les grands !? » s'exclament les trois gamins dans le fond de la pièce. Pour tout dire je suis assez proche de réagir comme eux là tout de suite. Parce que jusqu'à présent il aurait pu s'en sortir sans moi cet ingrat ?!

Les mecs je vous jure.

« Ferme là un peu. Tu es assez dans la merde comme ça. Comme je n'aimerais pas être toi Black, surtout en ce moment. Pense donc, tous ces Détraqueurs, autour du château, qui n'ont qu'une hâte, te voir. Oh, c'est un tressaillement de peur que je viens de voir là n'est-ce pas ? Oh oui, je donnerais n'importe quoi pour être là quand ils vont t'embrasser ! »

« Severus calme-toi. Laisse-nous au moins expliquer la situation ! » tente Remus.

Malheureusement, Severus n'avait pas envie d'écouter. Quelle surprise...on ne s'y attendait absolument pas. Je vous jure quelle tête de mule.

Et dire qu'à la base on était juste censé rester tranquillement dans cette foutue cabane, les deux crétins là-bas à discuter du bon vieux temps et à, pourquoi pas, trouver un moyen de capturer ce putain de rat.

Au lieu de ça, je me retrouve au milieu d'une dispute entre trois Gryffondors idiots, un putain de rat qui flippe bien comme il faut -me faites pas croire le contraire, il tremble tellement qu'on jurerait qu'il a des convulsions- un prisonnier en fuite débile et borné, un putain de prof de DCFM qui semble-t-il à les hormones qui le travail -NON je ne suis pas de mauvaise foi !- et évidemment le tout saupoudré de mon cher représentant légal aussi hargneux qu'un chien à qui on aurait marché sur la queue. A plusieurs reprises. Frénétiquement. Une grosse colère quoi. Pour un peu on dirait le début d'une mauvaise blague.

« Aie ! Croutard ! »

Merde le rat !

Sans plus attendre je brandis ma baguette vers cette saloperie à quatre pattes.

« Stupefix ! »

« Stupefix ! » fait Remus dans mon dos.

Si mon sort le loupe d'un cheveux, -merde !- celui de Remus le fige net dans son mouvement. Je me précipite alors sur la bestiole et l'emprisonne entre mes mains. Bien qu'il soit figé, je peux voir dans ses yeux que ce fils de pute à les chocottes. Parfait.

« Non ! Qu'est-ce que tu vas lui faire !? » couine Ron d'une voix pitoyable.

« Riley qu'est-ce qui se passe ! »

« Qu'est-ce que tu es en train de faire ? »

« Tu l'as eu ? Putain gamine je t'aime ! Laisse-le-moi ! »

« Snape ! »

« Riley vas-tu finir par m'expliquer ce qui se passe ?! »

Ok, là je craque. J'en ai marre.

« MAIS VOUS AVEZ FINIS DE BRAILLER COMME DES GAMINES !? »

Mon éclat de voix ramène le silence dans la cabane. Seul le vent fait résonner les murs. Ils sont tous là à me regarder comme deux ronds de flanc, mais je m'en fiche. Tout le monde à fermer sa claque mouille et c'est le principal.

Sans leur laisser le temps de l'ouvrir à nouveau, je brandis la chose dégoutante toujours figée entre mes doigts sous leurs nez à tous.

« Ce truc, est la raison pour laquelle nous nous retrouvons tous à nous bouffer le nez dans cette fichue cabane. Et également la raison pour laquelle Sirius Black ici présent à moisit en prison douze ans. Ok ? Alors les gosses vous êtes mignons, mais vous la fermez et vous laissez les grandes personnes travailler. » Merde à la fin.

Il leur faut à tous quelques secondes pour redescendre sur terre. Ou reconnecter leur cerveau. Au choix.

Severus est le premier à se reprendre. Du moins du côté de ceux qui ne sont pas au courant.

« Explique toi Riley. Et vite, avant que je ne perde patience. »

Je n'ai pas le temps d'ouvrir la bouche que Sirius prend la parole.

« Ce foutu rat ! » crache-t-il rageusement « et Peter Pettigrew ne font qu'un ! Voilà ce qu'elle veut dire ! »

« Quoi ?! » glapit Ron pathétiquement alors qu'Harry perd mystérieusement toute ses couleurs. « Mais c'est n'importe quoi ! Croutard n'est qu'un rat ! Il est dans ma famille depuis- »

« Douze ans ! C'est long comme vie pour un rat des champs non ? » la voix de Sirius est cassante, et sèche.

Il en a beaucoup sur la patate le clébs.

Ron ne trouve rien à dire, il est tout pâle et regarde ma main comme un espèce de monstre difforme.

« As-tu seulement des preuves de ce que tu avances Black ? Ou est-ce là les divagations de ton esprit malade. »

« Severus... » soupire Remus d'un air désespéré.

« C'est nous qui lui avons enseigner la manière de devenir un Animagus, Servilus alors oui je suis sûr de ce que j'avance. »

Severus renifle, l'air franchement pas convaincu.

« Au pire on le prouve, ça marche bien aussi. »

Mon tuteur me foudroie du regard, comme s'il m'en voulait de donner cette idée. Mais c'est vrai non ? Plutôt que de rester là comme des crétins... autant faire avancer les choses, non ? Parce que franchement, entre nous, c'est que ça commence à devenir long toute cette connerie. Long et débile.

Sirius et Remus échangent un coup d'œil, et notre cher professeur sors à nouveau sa baguette de sa manche. D'un informulé, il rend son apparence normale à l'espèce d'excuse d'être humain toujours stupefixié et à l'origine de cette situation pourrie de chez pourrie. Je le lâche dès qu'il commence à grossir. Je ne veux pas me retrouver à tenir un homme adulte dans mes mains. Encore. Une fois ça suffit.

Le rat grossit et grossit pour prendre peu à peu la forme d'un petit homme rondouillard au crane sévèrement dégarnit et aux petits yeux sombres. Han, il est aussi dégueulasse en tant qu'homme qu'en tant que rat. Comment il a fait pour se faire des copains comme Sirius et Remus ? Non parce que ce n'est pas pour âtre méchante, mais tous les deux, ils ne sont pas spécialement cracra à regarder, alors que lui... Ou alors c'est ces années passées en tant que rat qui lui coûtent maintenant... je ne suis pas très calée pour ce qui est Animagus et tous ces trucs, mais à ce que je sais, c'est pas bon pour la santé de rester très longtemps sous forme animale...

Pas que je le plaigne, il à ce qu'il mérite ce petit enfant de putain. Pardon pour les dames aux horaires de travail nocturnes.

Le sort d'annulation à l'air d'avoir également fait effet sur le sort de stupefixion. L'animal se relève et regarde notre petite assemblée, recroquevillé comme le rat qu'il était encore il y a quelques secondes...Est-ce que c'est moi qui délire ou bien ce gars vient-il vraiment de frotter son visage comme un rongeur le ferait ?

Il est vraiment bon à jeter alors ? Bwarf, honnêtement sa santé mentale, ça m'en touche une sans bouger l'autre.

Oui certes je n'ai rien à faire bouger, mais l'idée est là.

« Oh ! » couine-t-il « S-Sirius... Re-Remus, mes vieux amiis ! »

Il va pour se précipiter vers la sortie -assez pourrie sa diversion en passant- mais l'ensemble des adultes responsables présents et semblant prêt à lui sauter à la gorge l'en empêchent.

« Ou tu vas comme ça Peter ?! » jubile Sirius en le repoussant violemment contre une table. « Tu veux déjà nous quitter ? »

« J'ai passé douze ans de ma vie à en vouloir à la mauvaise personne, Peter. Sirius les a passé en prison pendant que toi tu te terrais comme le sale rat que tu es...et tu crois que l'on va te laisser partir comme ça sans explications ? » renchérit Remus d'une voix grondante.

J'en ai des frissons partout. Ils feraient presque flipper comme ça les deux larrons de foire. Ils viennent de passer de la bande de gosses qui se bouffent le museau à une paire de psychopathes en puissance prêts à zigouiller bien salement leur pas innocente victime.

Je ne peux m'empêcher de noter au passage l'air estomaqué de Severus dans un coin de la pièce. Miracle il est mouché !

« Alors Peter... tu n'as rien à nous dire ? »

« V-vous ne comprenez pas ! » couine Pettigrew. « Le Le Seigneur des Ténèbres ! Il est si puissant ! Il- Il m'aurait tué ! Si je n'avais pas fait ce qu'il voulait que je fasse, il m'aurait Tué ! »

« Alors tu as préféré envoyer tes meilleurs amis à la mort ! » rugit Sirius.

Granger lâche un halètement surprit, et recule légèrement. Pour le coup je suis à peu près d'accord avec elle, il est impressionnant Sirius. C'est assez… intéressant à regarder pour tout avouer. Je ne sais pas lequel des deux capte le plus mon attention.

L'angle par lequel je vois Remus a aussi son lot d'arguments convaincants…

Couchés les hormones !

« Je n'avais pas le choix ! »

« Si ! » hurle Sirius. « Tu aurais pu mourir ! Comme nous serions tous morts pour toi ! Tu aurais dû mourir pour protéger tes amis ! »

« C'est ce que nous aurions fait sans hésiter Peter ! » crache à son tour Remus. « Chacun d'entre nous ! Pourquoi tu ne l'as pas fait toi hein ? Pourquoi tu les as sacrifiés !? »

« Nous te faisions confiance ! »

« Je ne voulais pas mourir pour ça ! »

Le rat jette un regard affolé autour de lui. Il s'arrête sur Severus. On dirait qu'il ne l'avait pas vu avant. IL se précipite vers lui et se jette sur sa robe. Severus le fait dégager d'un coup de pied dégoûté. Toujours aussi charmant. Quoi que pour le coup je le comprends.

« Severus ! Toi tu me comprends ! Tu sais comme il est fort ! »

« Lâche moi fichu rat. Et ne me fait pas l'affront de me comparer à une chose telle que toi ! »

Pour un peu je sortirais presque le popcorn. Il faut dire que je ne sers pas à grand-chose là tout de suite.

« Mais- je n'avais pas le choix ! » couina à nouveau Peter.

« Finissons-le ! » cracha Sirius.

« Attendez ! »

Tiens dont, chaton Harry se réveille.

Sérieux y a moyen de les stupefixier sans qu'ils ne s'en aperçoivent pour aller chercher du popcorn ? Mieux qu'un bon bouquin !

« Harry ! » proteste Sirius.

Ouais, Harry… C'est quoi le souci exactement ?

Qu'est-ce qui te prend gamin ? Tu n'as pas encore compris que ce mec est la dernière des raclures qui a vendu tes parents. Tu veux quoi qu'on s'installe tranquillement pour prendre un thé ?

Ouais, ça c'est ce que j'ai envie de dire. Sauf que je n'ai pas le temps de l'ouvrir -quel dommage ouais je suis bien d'accord- l'espèce de brouhaha qui monte autour de moi me coupe l'herbe sous le pied.

Tout le monde cause en même temps, en un genre de débat sur allons-nous zigouiller le rat ou pas. Le rat aussi cause, je crois entendre un couinement de remerciements destinés à Harry. Tout à fait honnêtement c'est assez flou. J'ai du mal à me concentrer sur autant de cibles.

La voix d'Harry se fait à nouveau entendre, au-dessus de celle du reste des glandus présents -ouais je me comprends dedans, allez pas croire moi aussi j'essaie de causer un peu-.

« Vous allez être jugé pour vos crimes, et vous allez être emprisonné. Comme Sirius. Parce que c'est tout ce que vous méritez ! »

Oh.

Ok. Ouais c'est tout aussi efficace.

Bizarrement le rat qui se traînait à ses pieds, tout dégoulinant de gratitude se crispe tout d'un coup.

« Harry... » couine le clébard dans un coin de la pièce.

« Alors... Sirius Black est innocent ? » demande Ron l'air de se réveiller d'un cauchemar. « Mais pourquoi avoir essayé de me tuer alors ? »

« Ron ! Ce n'est pas toi qu'il a essayé de tuer, c'est le rat ! » s'exclame Hermione comme s'il était débile.

Parce que toi tu ne nous accusais pas de faire partit d'un complot visant à tuer tout le monde y a cinq minutes peut être ?

Le rouquin rougit, puis pâlit. Il va faire tout l'arc en ciel ?

« Ça veut dire que tout ce temps... ce gars... il s'était réfugié chez nous ! Quelle horreur ! Quand ma mère va apprendre ça ! » panique-t-il.

Oh. Bon du peu que je sais sur madame Weasley -merci les jumeaux- ce n'est pas vraiment la douceur réincarnée. Ok il marque un point le petit, il peut paniquer c'est logique.

« Ron, vous ne pouviez pas savoir. » le console Remus. N'est-il pas craquant ? Argh je vais me faire vomir toute seule, laissez tomber la niaiserie ne me va vraiment pas.

« Mais... douze ans pour un rat des champs ! Ça aurait dû nous mettre la puce à l'oreille ! » continue le rouquin. Il n'a pas tort d'ailleurs, mais moi ce que j'en dis. Je ne voudrais pas l'enfoncer plus que ça. Ce serait mesquin…même venant de moi.

« Même, ça ne change rien. Le fait que ce rat vive longtemps de veux pas forcément dire qu'il est autre chose qu'un rat. » essaie de le consoler Remus.

Avouons-le, on fait mieux comme consolation. Généralement les rats qui vivent longtemps ce n'est pas des rats normaux.

Ron renifle. Ouais lui non plus il n'y croit pas trop.

« Voyons Ron, un rat peut être vieux de douze ans sans être un animangus. Cela peut tout aussi bien s'expliquer par des gènes... magiques ! Les rats magiques vivent beaucoup plus vieux que les rats normaux tu sais ! » poursuit maladroitement le prof de service autoproclamé.

Mouais. Et ils font autre chose que simplement manger et dormir. C'est tout l'intérêt d'une putain de rat magique ! Il en a de bonnes celui-là.

« Bon... qu'est-ce qu'on fait maintenant ? » demande très justement Harry, coupant court au passage à la pathétique tentative de consolation de Remus.

Le rat couine toujours dans un coin. Sympa comme bruit de fond. Pour ma part je ne prête pas vraiment toute mon attention à ce qui se passe. Je sens la bestiole gratter au fond de ma conscience depuis un moment, et c'est plutôt difficile de suivre tout ce qui se passe tout en contrôlant cette saleté. Si tant est qu'on la contrôle.

Ouais je me bats contre du vent. Super utile je suis d'accord.

« Il serait peut-être judicieux d'amener cet... individu au professeur Dumbledore. » suggère Severus.

Pas complètement idiot.

« Et pour moi ? Si ça ne te dérange pas Servillus j'aimerais éviter de retourner en taule. » grommelle Sirius.

Severus tourne son visage vers lui et fait un genre de grimage dégoûté avant de se retourner à nouveau très lentement, comme s'il avait quelque chose de coincé entre les fesses. C'est plutôt étrange à regarder pour tout dire.

« Eh bien, je suppose que nous pouvons profiter de cette... merveilleuse occasion pour mentionner ta... situation inconfortable. »

« Situation inconfortable ? Oh bien merci de ta sollicitude ça me touche beaucoup Servillo » raille Sirius en se redressant.

« Estime toi heureux que je pense à ton misérable sort. J'aurais tout aussi bien pu te laisser mariner dans ton jus comme la nuisance que tu es. »

« Ah oui ? Et tu aurais fait comment ? Avec autant de témoins autour de nous comment aurais tu pu cacher la vérité ? »

« Ne me fais pas rire, une bande d'adolescents naïfs et ton Loup de meilleur ami. Qui pourrait bien prendre au sérieux leur seule parole ? » ricane sombrement la voix de Severus.

Adolescents naïfs ? Mais je t'emmerde Severus !

Attends une minute… Loup ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire encore ?

« J'avais raison alors ! » glapit Granger en regardant Lupin. Elle me regarde aussi d'ailleurs. Quoi ?

Severus renifle en la regardant par-dessus son nez, comme un insecte nuisible. Charmant et aimable comme toujours.

Granger à la tête d'une nana qui vient de trouver la solution à la faim dans le monde. Je ne veux pas être méchante mais je suis positivement sûre que c'est pas à ça qu'elle à penser là tout de suite.

« Félicitations Miss Granger, pour prouver une fois de plus votre dévotion totale à l'absorption excessive de savoir dans l'unique but de gonfler votre petit orgueil. »

La gamine rougit et fronça les sourcils. Comme une cocotte-minute.

« Ce n'est pas un mal de vouloir connaître de telles choses ! C'est une protection ! » s'agaça la fillette.

« Dans tous les cas, il vaudrait mieux pour tout le monde de filer vite d'ici avec Peter avant la nuit. »

« Je crains qu'il ne soit trop tard pour ça Lupin. » On dirait que Severus viens d'avaler tout un paquet de ses bonbons préférés et qu'il en a encore le goût sur la langue. C'est... inquiétant.

Est-ce qu'il jubile ? Ce n'est jamais bon quand il jubile.

« Qu'est-ce que tu veux dire Severus ? » la voix de Lupin sonne agacée. Pas de patience aujourd'hui ? Je ne peux pas vraiment juger, Severus est un champion quand il s'agit de faire perdre patience aux gens.

« Quel jour sommes-nous Lupin ? »

Le visage du prof modèle vient de perdre toutes ses couleurs. C'est assez intéressant à voir. Presque autant que la face livide de Sirius. Ou celle de Granger. Mais elle ça fais déjà quelques minutes qu'elle est comme ça.

« D'accord tout le monde dehors ! »

Hein ? Attendez je suis paumée là c'est quoi le soucis ?

Qu'est ce qui se passe ?

« Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? » demande Harry. J'allais le dire, encore une fois.

« Il y a que votre cher professeur et ma pupille adorée vont bientôt se retrouver indisponible. »

« Quoi ? »

Quoi ?

Attendez, il vient de dire quoi là ?!

« Tu veux dire... Riley aussi est- c'est impossible ! »

Aussi !? Aussi quoi !? Qu'est-ce que c'est que ce bordel !? J'exige de comprendre !

Severus a un genre de sourire bien sadique. Il se fous de sa gueule.

« Et tu te dis professeur ? Tu es pitoyable Lupin. Tout ce temps à lui enseigner et tu n'as jamais rien remarqué. »

« Remarqué quoi Severus ? » glapit Remus.

« Que Riley est un loup-garou ! »

Oh putain. Oh l'enfoiré. Dites-moi qu'il ne vient pas de se passer ce que je crois qu'il vient de se passer ! Il n'a pas fait ça ?!

« Severus ! »

« Tout comme toi Lupin. » continue-t-il sans me prêter attention.

Il l'é fait ce con ! Il a-…

…Quoi ?

« Maintenant, si vous voulez bien m'excuser, la nuit est presque tombée, je vais vous laisser à votre transformation. »

« Severus ! »

« Oh, on ne te l'a sûrement pas dit Lupin. » continue Severus l'air de jubiler. « Depuis l'arrivée de notre chère Riley, un sort a été apposé sur cette maison. Ni toi ni Riley ne pourrez en sortir avant demain matin. »

Il est...

« Sur ceux, je conseille à tout le monde de sortir. La lune est levée. »

Harry et les autres se regardent et me regardent aussi.

Trop tard pour penser.

Elle explose dans mon crane. Cette voix, ces grognements sourds. Ils m'envahissent.

La lune m'aveugle.

Quelque chose craque. Ma nuque. Mes jambes me lâchent. J'essaie de me retenir, mais le mouvement rigide de mes os me fait tomber.

Mes vêtements. Je n'ai pas encore enlevé mes vêtements. Ils vont être foutus. Ça me prend un effort monumental, mais j'arrive à retirer ma robe. Mon uniforme est plus dur à enlever. Je ne pourrais pas. Mes chaussures... non plus.

Je sens le cuir blesser mes pieds. Les griffes sortent et déchirent le cuir. Le talon craque et me fait crier brièvement. Les muscles de mes mollets bougent. Elles sont trop serrées. Elles scient mes jambes. Comme des mains qui se resserrent sur mes pattes.

Mes dents. Ma bouche. J'ai le goût du sang dans ma bouche. Mon sang. Ma langue ? Non ma joue. J'ai mordu ma joue.

Mon bassin craque. Je sens que je hurle. Ma voix se casse dans ma gorge. Mon nez s'allonge. Ma mâchoire aussi, je crois. Elle craque, ça y est. Se déboite et se remboite. La peau se pince dans la manœuvre. Ça fait mal.

C'est lent et douloureux. C'est comme être écartelée. Mes membres sont poussés hors de mon corps.

Il y a du bruit aussi. Tout autour. De l'agitation. Un autre craquement. Je hurle encore. Douleur. Elle éclate dans ma tête. Dans mon corps. Mon dos. Je me sens me redresser. Je vois le plafond.

Ma colonne. Ma colonne vertébrale s'allonge. Elle déchire mon dos. La peau tombe je la sens. L'odeur. Celle du sang aussi. De la chair.

Ça fait mal. Je retombe par terre. Mes genoux craquent. Se retourne. Il y a de la peau sur mon visage. Elle tombe. Cette odeur de chair. Partout autour de moi. Ces plaques de poils durs qui sortent de moi. J'en sens la moindre fibre. Tellement mal. Comme des millions d'aiguilles.

Mes côtes se déforment. Elles font celles d'un loup. L'une après l'autre. Crack Crack Crack Crack. Je pourrais les compter. Les deux en même temps. A droite et à gauche.

Mes oreilles s'allongent aussi. Sur ma tête. Plus haut.

Je hurle encore. Je crois que je me cambre aussi.

Un cri répond au mien. Juste à côté… d'autres craquements. Pas les miens.

J'essaie de regarder. Remus. Remus se tord à côté de moi. Il craque et se déforme. Il mute. Des os. Ils bougent sous sa peau. Je peux les voir. Les pointes de sa colonne onduler sur son dos. La queue sortir de sa peau. Les bouts blancs et pointus se recouvrir de chair et de fourrure. C'est étrange. Impressionnant. Il est vraiment comme moi alors… ? Comment…

Je me sens partir. Ma conscience s'en va. Je crois.

C'est étrange. Elle part sans partir. La potion Tue-loup. Elle fait effet.

Un autre hurlement passe par ma gorge. Le loup salue la lune. Je pars avec lui. Ce souffle qui quitte sa gorge.

C'est une nuit qui n'est pas pour moi.


Chaud.

Il fait chaud. Partout autour de moi.

Quelque chose me serre. Fort. Très fort. Ce n'est pas confortable.

J'essaie de bouger.

Un grognement.

Vivant ?

Vivant... Chaleur d'un corps. Quel corps ?

Cette odeur... Tout. Partout autour de moi. Dans l'air, dans les tissus. Du tissu, sous mon corps. Vieux, usé... qui gratte. Ça sent le moisit. Mais pas fort. Cette odeur par contre... Partout. Partout.

« Hm... »

Une voix ? Une voix... Quelle voix ? De qui ?

Quelqu'un... l'odeur de quelqu'un ? Peut-être. Qui ?

Un truc qui bouge.

Un corps ? Cette odeur... impossible de réfléchir. Trop de fatigue.

« Riley ? »

Remus ? Remus... Ah oui. Remus.

« Remus... ? »

Mes yeux s'ouvrent tout seuls...

C'est flou tout autour. Je referme mes yeux. Plus agréable. Moins douloureux. Il fait tout noir. C'est bien.

Le souffle de Remus fait bouger mes cheveux dans ma nuque. Chaud... agréable. Il soupire. Ses bras se resserrent autour de moi. Son nez contre moi. Contre mon cou.

J'ai chaud.

Les bras sont chauds autour de moi. Très chauds. Et agréables. Rassurants ?

Je ne sais pas… Je n'arrive pas à réfléchir. Trop fatigué. Trop épuisant. Tellement épuisant. Pourquoi suis-je fatiguée ?

« Riley… »

Chaleur. Souffle chaud contre moi. Peau brûlante contre la mienne. Agréable. Doux. Réconfortant ?

Remus… supérieur. Plus que moi. Plus fort que moi. Au-dessus. Supérieur.

Remus…

Plus que moi… comme moi ?

Oui… plus que comme moi. Plus fort.

Ce parfum. Partout autour. Tellement entêtant. Tout autour.

Mais loin pourtant. Tellement trop loin encore.

Il faut qu'il soit plus près. Tout collé. Au plus près. Le plus près possible. A moi.

« Riley… »

Remus…

Je tire. Il se rapproche. Contre moi. Tout contre moi. Plus près encore.

« Remus... »

« Riley… »

« Remus- »

« Silence. »

Une poigne. Sur ma mâchoire. Forte. Puissante. Je tends ma gorge. Il ne faut pas le mettre en colère. Silence. Chut. Pas de mot. Silence…

Soumission ? Soumission. Soumission c'est ce qu'il faut. La loi du plus fort.

Ne pas énerver le plus fort. Le plus fort commande.

La loi du plus fort.

« Riley… excuse-moi… mais… tu sens tellement… »

« R-»

« Tais-toi. »

Plus fort.

Des mains. Non. Une main. Sur moi. Chaud.

Des bras. Confort. Maison ? Non… pas maison.

Remus… comme moi ? Comme moi. Sécurité. Compréhension. Confort.

Confort…

Confiance.

Je suis fatiguée. Dormir un peu… oui pourquoi pas. IL n'y a rien pour m'atteindre.

Remus est comme moi. Il comprend. Je savais qu'il allait comprendre…

Je savais… est-ce que je savais qu'il était comme moi ?

Peut-être…

La solitude est désagréable. Pas pour moi. Pas pour nous.

Faut pas rester toute seule. Pas bon. Je suis plus toute seule.

Réconfort…

Je serais plus toute seule maintenant. Il y a Remus.

Conneries. Tout ça c'était des conneries.

Il n'y a plus personne.

Je suis tellement fatiguée…

Tellement… fatiguée.

TBC

Alors ? Votre Verdict ? Dites-moi tout ^^.

La suite va mettre un petit peu de temps à arriver (oui encore je sais… mais au moins je préviens) parce que comme vous l'aurez peut-être remarqué je n'ai plus de chapitre en réserve… mais bon je vais tout de même faire de mon mieux !

A très bientôt j'espère !

Review ?

Rubyy.