Si j'arrive à poster une fois par semaine, c'est fun!

Cette semaine c'était nettement plus amusant d'écrire, donc je me suis fais plaisir! ^-^

Enjoy !


Acte 3 : Baiser marqué.


_ Allez tout le monde ! Suivez-moi !

Le large sourire que dessine Seijuurou ne permet pas la discussion.
Toute son équipe est invitée chez lui en l'honneur de leur bonne prestation et celle-ci n'attendait aucun refus.
Alors pressant ses co-équipiers à le suivre, une petite tribu enjouée s'active et un réticent les suit bon gré mal gré.
D'ailleurs ce « réticent » est sous haute surveillance puisqu'il se fait embarqué par le « Patron » lui-même, agrippé par le cou et tiré en avant, allant contre ces protestations.

_ Vous pourrez rester cette nuit, personne n'est chez moi ! Et toi…, tu as une place toute réservé.

_ Va tomber d'un immeuble, s'te plait. Et ne survie pas.

Poussant un soupir de profond désespoir, le rouge fait un « non » de la tête et resserre sa prise sur l'épaule de ce violet pas si combatif que ça en fin de compte.
Souriant de ce fait, il continue d'ouvrir la marche et de papoter avec les autres membres du groupe tandis que le Matsuoka maudit le dernier descendant Mikoshiba.
La route est tumultueuse et bruyante. Les cris ne sont pas rares et une bande de gars déchainée passe difficilement inaperçu.

… .

La maison est grande, plus grande que la moyenne et une pièce est occupé par des tas d'individus tonitruant et idiot.
La nourriture et les boissons sont en masses sur la grande table et autour, comme des mouches attirés par le sucre, l'équipe au grand complet.
Différentes conversations arrivent, des rires et des cris se font entendre et des nerfs sont mis à rudes épreuves. Avant, Rin aimait se mélanger aux autres maintenant, il doit se coltiner une sangsue en plus de prendre son mal en patience et de se réhabituer « au monde ».

_ J'adore ta maison, elle est super ! Tu devrais nous inviter plus souvent.

_ Dans vos rêves, vous faite trop de bordel. …Comment tu trouves ma maison, Rin !?

Un soupir, un regard vers le haut, une gorgée de bière et un nouveau soupir. Voilà ce qu'il faut au violet pour répondre.

_ Bruyante, capitaine.

Un magnifique sourire se dessine sur le visage de Seijuurou, ses yeux se plissent et son visage s'incline sur le côté, ce qui fait détourner la frimousse du mauve.
Rin est gêné et ne comprends pas la réaction de l'autre à ses côtés.
Alors faisant abstraction du grand dadais, il picore de nouveau dans les différentes assiettes face à lui et écoute d'une oreille distraite les différentes paroles des différentes personnes.

Les minutes et les heures défilent ainsi.
Un grand brouhaha permanent déferle sur la demeure et tous les acteurs en sont heureux mais, d'une façon différente.
Ensuite, la bonne idée de se poser devant le poste de télévision est lancé et un magnéto est visionné.
Un film classé humoristique pour détendre un peu plus l'atmosphère et d'autres bières s'ouvrent et se dégustent sans vergogne.
La nuit est bonne, mouvementée mais incroyablement détendue et plaisante.

C'est dans les environs d'une heure du matin que les futons sont placés et attribués.
Pour l'occasion et parce qu'il n'a pas envie de s'enfermer seul dans sa chambre, le rouge reste avec son équipe et continue de bavasser un instant.
Tous sont fatigués, tous s'étendent sur les premiers matelas venus et tous retirent le haut.
Autant dire que cette pièce était un paradis sur terre pour une jeune fille raffolant muscles et testostérones.
Rin arrive à son tour dans la salle et cherchant un lit de libre, il se fait amener à terre par un vermillon joyeux et tenace.

_ Tu dors ici toi ! Je te surveille alors t'as pas intérêt à aller ailleurs.

_ Ferme-là et lâche-moi, abruti.

Dégageant sa main de celle de son ainé, il s'assoit pourtant aux côtés de Sei' et sans dire un mot, il prend place entre les draps. Cachant son torse fin et musclé à la perfection.
Mikoshiba suit chacun des gestes du violet, sourit quand il le voit se cacher sous la couverture et demande aux autres de se dépêcher. Que sa fatigue a atteint le stade maximal.
Une lumière s'éteint, seul le reflet de la lune éclaire difficilement la pièce et doucement, le bruit se tait et laisse place à un silence bienfaiteur.

Une main passe dans les cheveux, un « dégage » se fait entendre et tout sourire, le rouge se couche à son tour et s'emmitoufle dans son futon.
Le sommeil gagne les petites troupes. Les respirations ralentissent de plus en plus et enfin, la nuit commence.
Elle sera longue et tranquille. Elle durera des heures entières et empiétera sur une matinée qui sera oubliée. Elle sera reposante et peut-être aussi un peu câline.
Enfin…, si Nitori n'avait pas exigé dormir près de son Senpai !

… .

Les cheveux en bataille, le visage caché de moitié dans l'oreiller et une chaleur bienveillante. Voilà comment est le réveil de Rin Matsuoka.
Sur le ventre, sa respiration se fait encore lente. Ses prunelles s'ouvrent difficilement à cause d'un soleil trop présent et frottant ses joues, quelque chose l'empêche de bouger correctement.
Se retournant et arrivant tant bien que mal à se mettre sur le dos, ses sourcils se fronce plus tôt que prévu.
Là, couché de moitié sur lui, une épave humaine du nom de Seijuurou encore endormit… .

_ Dégage de là, l'atrophié du cerveau !

Un poing cogne contre la tête d'un rouge et un corps se fait jeter au travers de la salle, dégagé d'un lit sans ménagement.
Une veine pulse sur la tempe de Rin, son matin venait d'être gâché et l'autre se gratte la tête comme si tout était normal.
Essayant de calmer ses nerfs mis à rudes épreuves, le violet garde les poings serrés et écoute les plaintes de son capitaine qui va mourir d'ici peu s'il n'arrête pas.

_ Aie, Aie, Tsss ! …Qu'est-ce qui se passe !?

Continuant de se réveiller douloureusement pour le rouge, il ne fait pas attention à l'aura meurtrière face à lui.
Seijuurou Mikoshiba avait agréablement dormit cette nuit alors il ne comprend pas ce réveil brutal, cependant quand il aperçoit le mauve face à lui –enfin-, il soupire.

_ Evite de me prendre pour un matelas la prochaine fois !

Se levant et préférant oublier le vermillon pour le moment, il slalome entre les différentes couches mais s'arrête quelques secondes à la porte quand une réplique arrive à ses oreilles rougissantes.

_ Tu aurais pu me réveiller autrement Rin-chan pis tu pourrais être heureux, je n'ai pas profité de toi.

Le « chan » n'est pas habituel est les derniers mots sont embarrassants.
Ne répliquant rien, Rin préfère fuir devant l'adversaire plutôt que de montrer ses joues chaudes.
Le capitaine s'étire de nouveau, roule ses muscles sous sa peau légèrement dorée et retrouvant le sourire à cause d'un souvenir de sa nuit, il se lève.
Le mauve aurait beau lui dire ce qu'il veut, il était sûr que sa présence n'avait pas été une gêne.
La matinée commence alors réellement et paisiblement, la maison s'éveille avec tous ces habitants inhabituels.

… .

Le début de semaine revient avec ces complications et ces habitudes.
Les cours reprennent, les heures défilent et chacun vaque à ces occupations.
Une heure creuse se profile à l'horizon et comme tous les lundis dans les environs de 15 heures 30, soit une demi-heure avant l'entrainement quotidien, Rin s'avance vers la piscine encore vide de monde.
Il aime cette sérénité silencieuse dans ce lieu, ce calme reposant de l'eau qui frappe aux abords du bassin.
Alors dans les vestiaires, il se change et perd pour un moment la notion du temps.

Le maillot enfilé et les cheveux en bataille, il s'étire les muscles, ferme les yeux et après un dernier petit échauffement et un claquement de casier, il décide de rejoindre le bassin… ou pas.
Puisqu'une chose attire son attention, un bout de papier, une photo dont il ne connaissait pas l'existence jusqu'à lors.
Cette photographie était une reproduction exact de lui, endormit, le soir ou il a passait sa nuit chez son capitaine.

Rougissant et regardant de chaque côté, il soupire de soulagement quand il ne voit personne à ses côtés.
Fronçant les sourcils juste après, il range cette chose dans son casier, se promettant de la déchirer après et d'engueuler un rouge pour cette chose.
Sortant des vestiaires, il marche d'un pas silencieux mais se fait attraper l'avant-bras et jeter sans brusquerie contre l'un des murs qui le réceptionne.
Continuant de froncer les sourcils, Rin s'apprête à parler mais n'a pas le temps que des lèvres se plaquent sur sa bouche délicieuse.

Surpris et en même temps hésitant, il repousse son assaillant… ou pas.
Sa force n'est pas réellement présente, il le pousse sans pour autant s'en défaire réellement. Il hésite, continue de gouter à cette bouche et sans une langue faire son apparition.
Mikoshiba, parce qu'il s'agit une fois de plus de lui, décide de s'attaquer à cette mâchoire finement dessinée de peur de se faire mordre une nouvelle fois.
Puis le cou hâlé se fait tentant…, des dents mordillent celui-ci, une langue les accompagne et une jolie marque rouge apparait.

_ …hum…, laisse-moi… …être le seul à pouvoir faire ça… mignonne petite fille.

Dans les yeux de Rin, une nouvelle lueur apparait. Ses prunelles brillent à cause d'une demande faite.
Il sent une joie envahir son corps, retrouver cette chaleur confortable et réconfortante de la nuit dernière et ses mains ne repousse plus son agresseur, elles s'accrochent seulement à ce t-shirt.
Il omet certains mots volontairement, ne gardant que ce qui l'arrange.
Il laisse Seijuurou jouer avec sa peau, remonter sur son menton et reprendre ses lèvres en otage sans plus de protestation. …Comme si…, il n'avait plus la force de combattre.

Quoique, quelques secondes après, juste au moment où il allait accepter un baiser, un bruit se fait.
Matsuoka reprend ses esprits, pousse grandement le rouge sans plus aucun ménagement et fronçant les sourcils, il fixe Mikoshiba qui se trouve légèrement déboussolé et surprit.
Le visage du Vermillon fait sourire intérieurement le violet et au même instant, les voix de leurs co-équipiers se font entendre.
Attrapant sa serviette, il s'éloigne de son capitaine et s'en va s'assoir sur l'un des bancs, essayant de retrouver son calme et effaçant toutes traces d'embarras.

Peu de temps après, l'équipe de natation fait son entrée au grand complet.
Nitori s'approche vivement de son Senpai préféré et parlant beaucoup trop comme à son habitude, une information ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd –une marque rougeâtre-.
De nouveau en colère contre le rouge, Rin s'avance, une aura d'irritation l'entourant et il pousse Seijuurou Mikoshiba dans la piscine.
L'autre remonte paniquer et essaie de comprendre ce qu'il a fait de mal.

_ Fait encore une fois ce genre de chose, ou essaie juste et je t'assure que tu peux dire adieux à ta vie, espèce d'idiot dégénéré !

[…]


Terminé.

J'espère que ça vous a plu ou que ça vous plait encore ! ...J'ai encore quelques petits actes en réserve dans mon cerveau détraqué ! ;)

Oh et petite question -comme ça, au cas ou-, pensez-vous qu'il y aura une saison 2 de Free ?!

L.