Hi !
Nouvelle semaine, nouvel acte ^-^ Je vous laisse apprécier les péripéties de la vie trépidante de Rin Matsuoka.
Enjoy.
Acte 4 : Baiser sucré.
Il pleut et le temps n'est pas près de s'arranger au plus grand damne des uns et des autres.
Pourtant ce temps ne chagrine aucunement un violet qui aime se balader sous ce bruit de –flic, flac, floc– apaisant et régulier.
Dans les rues vides, il déambule au gré des allées mais et surtout au gré des boutiques.
Rin à une mission, pas des plus plaisantes et encore moins avec son accord mais il doit récupérer les imprimer pour son équipe que l'autre rouge a commandé.
D'ailleurs, il doit même le rejoindre dans la « repro » en question, pourquoi !? Parce que Seijuurou a trouvé l'excuse d'un trop plein de sac pour pouvoir tout porter.
Alors une capuche sur la tête, les mains dans les poches, il arrive tranquillement dans la petite boutique où le vermillon lui sourit déjà de toutes ses dents.
Une petite « clochette » sonne, le violet salut poliment l'employé et s'approchant de son capitaine, il demande son travail à effectuer.
_ Prend ce sac-là, moi je m'occupe des deux autres.
_ Et t'aurais pas pu le faire seul !? …Fainéant.
Le rouge ne répond pas, se contente de lui adresser un sourire faux et calculé. Un sourire moqueur en vrai. Rin pousse un soupir, se dirige vers l'endroit indiqué et s'abaisse légèrement pour attraper son colis et repartir près de la porte.
_ Et ça va nous servir à quoi ça !?
_ C'est pour le festival des lanternes, le lycée organise une série de stand au lycée et on pourra promouvoir notre club !
_ On est en nombre suffisant.
_ Je sais mais on sèche une journée entière pis tu pourras rester toute la journée avec moi.
_ Même pas en rêve ! …On y va !?
Acquiesçant, Seijuurou remercie le reprographiste et sort de la petite enseigne.
L'un à côté de l'autre, la pluie tombe toujours et ils sont les seuls à emprunter ce trottoir gris.
Le rouge reprend la parole, énerve inconsciemment le mauve qui ne dit rien cependant et ils continuent leur marche jusqu'au lycée.
Les voitures éblouissent à l'aide de leurs phares, les flaques s'agrandissent aux files des minutes et Mikoshiba continue de parler.
Rin consent à répondre de temps à autre, de sourire à certaines conneries lancées et de pousser de profond soupir à d'autres moments.
Le long du trottoir, Rin mentirait s'il disait qu'il préférerait être ailleurs. A ses côtés, le cendré taquine légèrement le lilas et rabats à l'aide de sa main devenue libre, la capuche de son ami qui risque de céder au vent, à tout moment.
Ce petit geste fait inconsciemment plaisir à l'autre et alors que Matsuoka ouvre la bouche, Seijuurou agrippe son bras et le colle contre son torse. L'enveloppant pratiquement et le faisant valser sur le milieu du trottoir sans raison apparentes.
Comme toujours des sourcils se froncent malgré le fait qu'un peu de chaleur fasse du bien au corps froid du cadet et s'éloignant une fois qu'il le peut, un rire se fait entendre.
Et pour cause, Seijuurou Mikoshiba se retrouve trempé des pieds à la tête, en plein milieu d'une rue sans aucunes explications.
Rare était les occasions ou on pouvait voir Rin rire et sourire et c'est sans doute pour cette seule chose que le vermillon ne se vexe pas immédiatement. Parce qu'il préfère profiter d'un spectacle rare avant de casser ce « petit rêve ».
Ayant arrêté de marcher, le violet a du mal à reprendre son souffle tandis que Sei' essaie de « s'essorer » tant bien que mal.
_ Qu'est-ce que t'as fait abruti !? T'as l'air bien comme ça !
_ La ferme ! Normalement c'est toi qui devrais être dans cet état. Alors soit reconnaissant et Aide-moi…, j'ai rien pour m'essuyer le visage.
Continuant de sourire largement, Rin se calme quand même un peu et cherchant un mouchoir ou autre, il répond dans le même temps.
_ Je t'ai rien demandé que je sache, tu peux t'en prendre qu'à toi-même. …Tiens, je n'ai que ça.
Le violet tend son écharpe que l'autre met du temps accepté ne voulant pas « abimer » le présent de son ami mais après un regard noir et une bosse sur la tête, il accepte et s'éponge du mieux qu'il peut.
_ Comme si j'aurais laissé quelqu'un te toucher.
_ T'insinue quoi là !? …T'sais de l'eau n'a jamais fait de mal à personne, à moi encore moins mais, c'est gentil.
Gêné de ses paroles qui le surprenne également, Matsuoka sent ses joues s'échauffer et pour que l'autre ne remarque rien, il se détourne et reprend sa marche.
Seijuurou le rattrape très vite, le bouscule de son épaule et après ce petit incident imprévu, il retourne sur la trace de leur lycée. …Une petite anecdote en plus. Un sourire en plus.
Pourtant de l'autre côté de la rue, ce n'est pas un sourire qui se dessine sur un visage mais bel et bien une moue indécise, presque étonnée.
Là, sur le trottoir d'en face, sous un parapluie se tient Haruka et c'est peut-être bien, que Rin ne l'ait pas vu. Surement mieux d'ailleurs.
L'ébène continue de fixer les deux personnes, essaie de comprendre ce sentiment à l'intérieur de lui mais surtout, il essaie de comprendre pourquoi ce rouge a « protégé » Rin.
Il ne s'agissait que d'une flaque d'eau, personne ne protège un autre de ça, il en est sûr !
Les suivants du regard, il scrute le visage de Mikoshiba devenu bien triste sous l'eau, pourtant sur ses lèvres se dessine un impeccable sourire.
A ces côtés se tient ce violet et certes ils se chamaillent mais quelque chose d'autre reflète. Quelque chose qu'il avait connu avec Rin. …S'étonnant de nouveau, Haru se pose d'autres questions mais perd de vue les deux amis.
Le reste du trajet se fera s'en encombre et c'est toujours à deux qu'ils commenceront le début des préparatifs.
Ensuite et parce que Rin a besoin de se retrouver dans l'eau au moins une fois par jour, l'heure de l'entrainement sonnera et ça sera l'occasion pour le rouge de prendre une douche salvatrice et bien chaude !
… .
Les dortoirs sont des lieux « intimes ». Ce sont les seuls endroits où les élèves peuvent se sentir eux-mêmes, où ils peuvent ranger des choses sans que celles-ci ne disparaissent.
Mais c'est pourtant bien là qu'on retrouve Mikoshiba assis à-même le sol une manette à la main avec un Rin sur le lit, une manette également à la main, occupé de jouer à une partie quelconque. De jouer à Diablo 3 en réalité, pourquoi !?
Peut-être parce que Matsuoka essayait d'échapper une fois de plus à Nitori, peut-être parce que la porte de ce maudit rouge était la plus proche.
Quoiqu'il en soit la partie continue et les deux protagonistes ne se laissent pas distraire par l'autre, du moins en apparence.
Seijuurou avait imaginé son mercredi après-midi sous tous les angles possibles et il n'avait pas envisagé de le passer avec ce violet. Pas qu'il était contre son apparition au contraire, il avait émis un tas de stratagème les plus farfelues les uns que les autres mais jamais il n'aurait pensé qu'un simple « gnome » du nom de Nitori aurait pu exaucer son souhait !
D'ailleurs, à cet instant, il se dit qu'il devrait le remercier pour ça !
_ Avance ! On va se faire tuer à cause de toi !
Secouant ses pensées mélangées, Miko' reprend la partie en main et s'avance vers une nouvelle crypte. Le chargement se fait long et pendant ce petit temps, il se permet d'observer son partenaire.
Il le trouve toujours aussi mignon, toujours aussi énervé et ces lèvres pincées le rende tout chose.
Il aurait aimé en profiter maintenant qu'ils se retrouvaient tous les deux enfermés mais à chaque fois il s'était fait repousser.
Il aimait ce jeu, il n'était même pas contre en vrai mais aujourd'hui, il avait peur de « mal faire ».
Puis et parce qu'il se dit qu'il n'a rien à perdre avec tout ce qu'il a déjà essayé sur sa personne, il lâche sa manette et s'approche de sa proie.
Rin fait semblant de rien alors qu'il le voit approcher.
En vérité, il ne sait pas ce que l'autre Vermillon prépare alors il hésite sur la conduite à adopter.
Puis le temps s'accélère ou se stoppe. La manette se retire des doigts du mauve, ces jambes se font écarter pour accueillir un corps entre et Matsuoka se fait basculer à l'arrière.
Sa tête percute un matelas et rouvrant les yeux après le choc, il sent des lèvres sur les siennes. Des lèvres qui cherchent à approfondir cet échange à peine débuté, comme si…, il était pressé.
Ne voulant pas, il sourit tout de même dans sa tête et se contente de refermer ces paupières et d'ouvrir la bouche pour accueillir cette intruse qu'il avait déjà eu l'occasion de gouter.
C'est au tour de Seijuurou d'être surpris et ses prunelles s'ouvrent quand il sent une langue participer et lui répondre.
Il scrute et aperçoit alors les paupières fermées de Rin sous lui, il sent aussi la non-pression de ces mains sur son corps pour le rejeter et à ces gestes, un sourire se trace sur la bouche du rouge.
Heureux de cette chose occupée de se produire, Sei' passe l'une de ses mains sur la nuque du violet pour laisser ce baiser perdurer tandis que l'autre accroche la taille du mauve qui devient fine sous sa prise, sous sa grande main.
Matsuoka, participe doucement, suit ce baiser et sans réfléchir, sans contrôler ses gestes, il sent ses bras entourer la nuque de son compagnon.
Passant l'une de ses mains dans les cheveux écarlate, il les caresse doucement presque tendrement et laisse échapper un soupir. Tout petit…, mais pourtant bien là.
_ Hm…, T'as pas l'intention de me mordre, n'est-ce pas !?
Les lèvres de Rin s'étire dans un doux rictus à cette remarque et pour répondre à sa question, il vient de lui-même poser sa bouche sur celle de son ami.
_ …Super… .
Le mot soufflé, des yeux se lèvent vers le ciel et un autre baiser voit le jour. Plus entreprenant encore, plus langoureux et beaucoup plus assuré.
Seijuurou en profite pour passer ses doigts sous le sweat de son « invité » et caressant cette peau particulièrement douce, il laisse échapper un soupir entre leurs deux lèvres.
Le rouge frissonne, profite de ce moment que l'autre lui accorde et continue d'explorer la bouche et cet épiderme nouveau pour lui. Nouveau mais déjà bien ancrée.
Rin à la tête vide et si on l'avait un peu observé avant cette scène, on aurait pu voir un violet déconcentré et en proie à ces maux à cause de la proximité trop grande et en même temps trop petite d'avec ce vermillon.
On aurait compris pourquoi il laissait tant de liberté à son ainé à ce moment précis. Parce que lui aussi, au même instant que l'autre, probablement avant, avait eu envie de jouer à un tout autre jeu. On aurait pu voir son regard enflammé détailler sans relâche le corps de l'autre.
Relâchant les lèvres charnues et observant un instant le visage de Rin, une idée germe dans le petit cervelet du rouge et il retire un objet de sa poche.
Les cheveux en pagaille jouant parfois avec une joue, le regard embrumé, les lèvres entrouvertes et ce nez mutin, voilà ce qu'on peut apercevoir quand on observe Rin et quand on fixe le fond d'écran d'un i-phone.
Tout sourire, il rejette son bien sur le matelas et repart à l'attaque d'un cou et d'une mâchoire alors que le violet essaie d'agripper l'objet près de lui.
Réussissant, une veine pulse sur sa tempe, comme habituellement et laissant l'autre profiter de son corps, il cherche le moyen d'effacer cette photo de lui.
_ Lâche ça…, hum Rin !?
Un coup de genoux arrive dans le bas ventre du rouge qui tombe sur le côté.
_ Comment on efface cette merde !
Seijuurou continue de se plaindre mais apercevant l'autre avec son cellulaire, il réussit à oublier la douleur pour quelques secondes et reprendre son bien le plus précieux à cet instant.
_ Ça s'efface pas.
Les sourcils froncés, le mauve revient à la charge et les voilà occupé de se battre à coup de pied et de main. Sur le lit, une bagarre s'engage et aucun des deux ne veut lâcher.
Le lit est dérangé, ressemble à un amas de couette décousue et les deux amis n'arrêtent pas la bagarre pour la conquête d'un petit appareil électronique.
Le bruit augmente, des coups sont donnés dans les parois fragiles de la chambre et des positions étranges arrivent même si Rin n'y fait pas attention pour le moment.
Sur le ventre, face contre son lit, le rouge à un poids dans son dos. Assis sur les reins de son assaillant, les bras tendus vers ceux de son provocateur, Rin stoppe ses mouvements quand il entend un –toc toc toc– significatif à une planche de bois.
A ce moment d'inattention, Seijuurou en profite pour se retourner et un sourire vicieux se dessine sur ses lèvres. Maintenant, il peut voir sans problème ce Matsuoka à califourchon sur lui et cela ne le gêne aucunement.
_ Oi, capitaine Mikoshiba !
Le violet pose ses mains sur le torse magnifiquement sculpté de son ami et apercevant la situation, ses joues prennent une teinte rose et son bassin n'ose plus bouger.
_ Donne-moi ça ! Qu'on ef-face cette photo abruti !
_ Hors de question mais si tu veux, vient le chercher. Je t'attends, Rin-chan.
Gonflant ses joues, le plus jeune boude et à cet instant, Seijuurou ne le trouve pas mignon, n'y même adorable. Ses pensées n'ont qu'un mot pour décrire ce visage face à lui : Beau. Il est beau et Seijuurou ne peut faire autrement que de sourire davantage.
A cette vision, l'autre se frustre et sent encore plus sa veine contre sa tempe sensible.
Frappant de son poing le ventre tendu de Mikoshiba, il le fait se plier en deux et après ça, il se retire de dessus lui et revient sur ses jambes alors que de nouveau la voix derrière la porte apparait.
_ Capitaine !? La réunion va bientôt commencer.
Victorieux malgré les coups reçus, Seijuurou range avec précaution son téléphone portable dans la poche arrière de son jeans et s'en va ouvrir la porte sous le regard noir de sa victime.
_ Je suis là, j'arrive.
Se relevant et allant vers sa porte, il ouvre et offre un large sourire à son camarade. La réunion de tous les capitaines de clubs était quelque chose qu'il ne devait pas louper et une chose que le règlement imposait.
_ Bien. …Vous étiez occupé de vous battre !? On entend du bruit depuis le bout du couloir.
_ Yeh ! …J'ai gagné.
Derrière lui, Rin passe une main pour remettre ses quelques mèches de cheveux frivoles et frappe de nouveau son capitaine à l'épaule sans retenue.
_ La prochaine fois, tu n't'en sortiras pas vivant !
La menace lancée, le mauve sort de la chambre de laquelle il était prisonnier ou presque et alors que Mikoshiba verrouille son domaine, il poursuit son ami et lui-même se fait poursuivre par son subordonné.
_ Tu pouvais rester, tu sais.
_ Pis quoi encore !? Plutôt mourir que de rester là-dedans.
Misaki* informe alors son Senpai du retard et pressant le pas, le rouge est bien obligé de prendre une direction opposé à celle du violet.
Cependant, un sourire subsistera toute la journée restante sur le visage de Seijuurou Mikoshiba et de nombreuses fois, on le surprendra à fixer son écran de cellulaire plus que nécessaire.
De son côté, Rin rencontrera sa petite sœur au détour d'une rue et le reste de son après-midi, il la passera avec elle, dans un petit café douillet. Parlant et racontant leurs mésaventures… ou pas.
[…]
(*) Misaki est un nom pêché au hasard, je ne connais bien évidemment pas tous les étudiants de Samezuka. ;)
Terminé.
Eh oui, Rin n'est plus tout à fait contre..., par contre ça ne veut pas dire qu'il accepte à 100% les perversités de son capitaine.
J'espère que vous avez aimé! Au plaisir :)
L.
