Hi mes ami(e)s!

Enfin réussit à le finir. J'ai eu deux version pour cet acte et c'est deux version en forme une troisième, celle que je présente aujourd'hui.
Y'en avait une très "douce", une autre "bagarreuse" et donc la troisième est un mixte des deux. [J'espère que ça plaira].
Je pensais ne jamais réussir à le venir mais la chance est apparu!

Note (une petite note): Le retour du Dark Haru ! *musique de fond "star wars"*

Maintenant que j'ai terminé mon petit bavardage, je vous laisse apprécier!
Bonne Lecture.


Acte 8: Baiser Promesse.


L'un en face de l'autre, Rin serre les poings.
Observant son interlocuteur, le violet est déterminé et il se fout de son cœur battant trop fort.
Ne cillant pas, il dévisage son homologue avec fougue et sauvagerie.
Il se donne contenance pour ne pas sombrer, pour ne plus sombrer et calme ses veines pulsantes par la force d'un sourire qui n'est pas le sien.
Le mauve veut mettre de l'ordre dans ses idées, dans ses sentiments.

Là, de nouveau face à cette maison qu'il connait beaucoup trop bien, il attend.
Il n'attend pas de parler ou de trouver le bon mot, il attend de filtrer sa peur pour qu'elle ne soit plus présente. Ce n'est pas une peur normale…, c'est une peur passée. Une peur souvenir.
Avalant sa salive silencieusement, sa respiration se cale à son tapotement de doigt. Il veut être sûr de ne faire aucune erreur. De faire…, le bon choix.
Cette fois, il veut faire le bon choix. Il ne veut plus souffrir.

_ Bonjour.

Cette voix lui manque. Quoiqu'il puisse dire, quoiqu'il puisse croire. Il avait toujours connu cette voix et la perdre du jour au lendemain avait été douloureux.
Cette voix lui avait manqué. Elle ne résonnait plus comme avant en lui mais, elle était toujours dans ses souvenirs. Elle lui avait donné des jours heureux.
Cette voix a changé sans le faire. Elle a changé et donc, maintenant elle lui fait peur.

_ J'aimerais te poser une question.

Fermant la porte derrière lui, Haruka s'avance. Doucement. Tranquillement. Sans s'inquiéter.
Souriant intérieurement de cette curiosité connue, il est sûr d'obtenir ce qu'il veut. Il le sait.
Continuant sa petite avancée, il s'arrête à bonne distance de ce mauve et même s'il n'est pas d'un naturel bavard, aujourd'hui il a envie de changer. Envie d'essayer.

_ Je t'écoute. …Je suis content de te revoir.

Cette nouvelle surprend Rin. Haru n'est pas heureux normalement. Il n'est pas « content » de le voir. En vrai, il est « content » de l'embobiner de nouveau.
Ces prunelles rouges se troubles, il ne veut pas perdre ces bonnes résolutions. Il ne veut pas reperdre la face, face à cet ébène. Hors de question. Il veut des réponses. Il veut la vérité pour une fois.

_ Haru, pourquoi !? Pour es-tu revenu me voir !? C'est bien toi qui m'a jeté non !? Alors qu'est-ce qui a changé !? Parle ! Dis-moi ce que tu veux.

Un pas. Moins d'un mètre les séparent.
Les poings de Rin sont toujours serrés le long de son corps et ne bougeant pas d'un millimètre, il attend d'avoir ces réponses.

_ Tu ne veux pas rentrer !? On y serait mieux.

_ Non, je ne veux pas. Je veux que tu répondes. Je veux que tu sois franc avec moi. Pourquoi maintenant !?

Le visage du noiraud se baisse légèrement. Sa lèvre inférieure se fait mordre et pour mieux apercevoir l'expression de ce visage qu'il aimait regarder, Rin se penche. …Un petit peu.
L'ambiance est étrange. Froide et chaude à la fois. Tendue mais avec un petit quelque chose de connu, de presque rassurant.
Comme si un voyage dans le temps avait eu lieu. …Rin avait toujours couru après Haru.

_ Parce que je n'aime pas la façon que tu as de te comporter avec Mikoshiba. Tu sais, il n'est pas pour toi.

A ces mots, le palpitant du violet s'étrangle. Il fait mal. Il n'aime pas ces mots.
Nanase n'a pas à lui parler de Seijuurou. Il ne le connait pas. Il ne sait pas qui il est alors, il n'a pas à parler de lui en sa présence.

_ Qu'est-ce que tu peux en savoir ! Ne mêle pas son nom à la conversation, il n'a rien avoir avec toi.

_ Pourtant tout tourne autour de lui, non !? Je n'aime pas qu'on prenne mes affaires.

Le visage de Rin se ferme, se faire traiter ainsi le met en colère.
Il n'est pas une chose qu'on peut jeter à sa guise même si…, depuis toujours il est considéré ainsi.
Grognant et détournant le regard, il ne voit pas le Nanase avancer d'un nouveau pas.

_ Je ne t'appartiens pas, …plus en tout cas alors arrête de dire ce genre de chose.

Une main se lève, celle d'Haruka et l'a dirigeant tranquillement vers le visage de son cadet de quelques mois, il a juste le temps d'effleurer ces mèches violines qu'il se fait repousser d'une frappe bien senti.
Étonné de cette chose, un rictus ne s'empêche pas de trouver son chemin sur le visage de l'ébène.

_ Parce que tu crois que tu n'es pas un jouet pour lui !? On aime tous jouer avec toi, tu es si facile à manipuler. Il n'est pas différent de moi. …Ou peut-être que si, Mikoshiba et moi sommes différents puisque tu es là, non !?

La cage thoracique de Rin fait mal. Ça se resserre comme si…, il étouffait.
Un voile passe devant ces prunelles, une demi-seconde mais une demi-seconde est assez pour être vu. Matsuoka déteste cette conversation. Il se demande maintenant pourquoi il est ici.
Pourquoi il s'est montré !?

_ Tu n'as pas changé, tu es toujours aussi abject. Je suis là parce que bêtement j'ai cru que tu en avais quelque chose à faire de moi ! Parce que je pensais…, que j'étais important et qu'on aurait pu être ami. Est-ce qu'au moins tu m'apprécies !?

De nouveau la main de l'ébène se montre et même si elle se fait de nouveau rejeter, elle se cramponne avec hargne à cette chevelure violette.
Haruka veut toucher ce Rin là. Il n'est plus celui qu'il a connu. Avant il ne répondait pas avec tant d'engouement. Avant il se pliait à tous ces caprices. Celui-là, est différent. Il est moins « mignon ».

_ Avant, au moins tu étais docile alors oui, c'était amusant d'être en ta compagnie.

Se retirant vivement de la prise du Nanase, il y perd quelques cheveux mais il s'en fout !
Il avait aimé Haruka, de tout son être mais son cœur avait été écrabouillé par celui-ci.
Un jour, on lui avait dit d'apprendre à aimer avant de devenir un psychopathe.
S'il avait su, il aurait appris à aimer avec une autre personne. …Il aurait moins souffert.
Repoussant l'ébène loin de lui, Rin le fusille du regard et le poussant encore et encore, ils finissent par en venir aux mains.

Tombant au sol, la tête du violet se cogne contre un goudron dur et froid.
Fermant les yeux quelques longues secondes, son adversaire en profite pour prendre le dessus et poster à califourchon sur son ex-amant, Haruka accroche fermement le col du lilas.
Bloquant les mains du Matsuoka à l'aide de ses genoux, l'ébène se sent fier ainsi posé et même si l'autre s'agite sous lui, il s'en fout. Il veut reprendre la parole.
Finalement, il aime parler à Rin. …C'est amusant.

_ Tu crois vraiment que Mikoshiba en a quelque chose à faire de toi !? Je veux bien voir comment ça va se terminer. Savoir comment il va réagir quand il va savoir que tu m'as de nouveau sauté dessus.

Haruka embrasse durement son cadet et introduit sa langue en forçant le passage.
Bougeant fortement, le mauve essaie de s'extirper et dans un geste précis il mord cette langue non-désiré et l'a fait saigner. …Pour une fois, ses dents sont un atout.
Surpris de ce geste, Rin réussit à inverser les positions et en un coup franc, il frappe la mâchoire de ce noiraud. Avec force et colère.
Puis se remettant sur ses jambes, il époussète ces vêtements poussiéreux et sales.

_ Il…, peut-être qu'il me jettera mais il me traite beaucoup mieux que toi. Il me traite comme un être-humain lui au moins ! Haru…, pourquoi ne me reconnais-tu pas !?

S'essuyant le coin de la lèvre, les pupilles bleus sont à l'orage et la langue claque dans son palet.
Il ne veut plus parler. Il ne s'amuse plus.

_ Parce que tu as accepté trop facilement. Tu ne t'ais même pas battu pour rester.

_ Mais tu…, n'as jamais voulu que je reste. …Au revoir Haru.

Dans sa tête c'est le bocson, Rin à toutes sortes de sentiments contraires mais il sait qu'il doit dire « au revoir ». Il sait qu'il ne veut plus de son passé.
Leurs regards luttent encore quelques minutes puis, un sourire triste né sur les lèvres du mauve.
De dos, il commence une marche lente, régulière et maussade.
Après quelques minutes, Nanase ne voit plus qu'un point noir à l'horizon et maudissant ce jour, il retourne à l'intérieur de sa demeure.

Il est en colère mais pas tant que ça. Il est hargneux seulement parce qu'il est déçu de ne pas avoir réussi à « élever » le Matsuoka de cette façon.
Il est frustré parce qu'il n'a plus aucune prise sur ce doux violet devenu revêche.
La seule chose qui le fait sourire cependant, c'est ce nouveau baiser qu'il a réussi à lui voler.
Peut-être que oui, lui aussi doit tourner la page sur son chien subtilisé !

… .

Un tube de chocolat à la main, il attrape le chocolat coulant à l'aide de sa langue.
Dans un canapé, en week-end, dans la maison de sa mère…, ça fait deux jours qu'il a eu sa confrontation avec Haru.
Il avait voulu se ressourcer dans un endroit qu'il connaissait. Dans un endroit qu'il le rassurait quelque part.

Face à la télé, il ne regarde pas les images qui défilent, il ressasse simplement les mots qu'il a eu avec l'ébène et l'image d'un rouge lui revient sans cesse.
Il n'a pas osé se confronter à lui, pas qu'il ne croit pas aux mots de Mikoshiba seulement, Haruka à réussit à le troubler une dernière fois.
Reprenant son tube en bouche, il avale une bonne bouchée et entendant un bruit provenant de l'entrée, il saisit et se retourne dans son canapé. Il se tâte…, aller voir ou non !?

Boudant seul, déprimant seul surtout dans son grand salon, il entend de nouveau cette frappe régulière à la porte.
Soupirant et cachant son visage de son bras, il continue de gémir.
L'inconnu reprend sa mélodie sourde et étant sur que l'autre ne cèdera pas si facilement, Rin se décide à ouvrir et à renvoyer rapidement l'intrus.
Pied nu, vêtu d'un ample pantalon gris et d'un sweat noir, il s'avance vers l'entrée et ouvre la porte mollement.

_ C'est pour… …quoi !? Sei' !?

Les paupières battantes, le violet est étonné de cette visite. D'ailleurs…, comment connait-il l'adresse de cette maison !? Jamais il ne lui a dit ! Il en est sûr.
Après la surprise, le mauve laisse passer le visiteur impromptu et fermant la porte, il retourne dans son canapé bienfaiteur et réconfortant.

_ Comment tu as eu cette adresse !?

_ Dans le dossier des élèves. Je fais partie du conseil, l'aurais-tu oublié !?

Faisant une moue en guise de réponse, il reprend son « repas » en bouche et se rend compte de son accoutrement.
Gêné à présent, il saisit quand il voit ce rouge assis près de lui mais ne s'étonne pas réellement du baiser qu'il reçoit. Il l'apprécie plutôt.

_ Pourquoi tu es parti sans rien dire !? J'étais inquiet. …J'aime beaucoup le chocolat.

Souriant discrètement de cet aveu, Rin essaie de rafistolé sa tenue bien piteuse.
Il flotte dans ses vêtements et les manches cachent sans mal ses mains devenues « trop petites ».
Puis la question de son ainé lui revient en tête et il décide d'être honnête, de ne rien cacher et par la même occasion de recevoir d'autres réponses.

_ Je suis retourné voir Haru. J'en avais besoin pour être tranquille mais au final ça n'a pas réussi. Je suis tellement bête mais bon, c'est comme ça.

A cette nouvelle, le rouge fronce les sourcils et Rin le voit bien évidemment.
Se détestant un peu plus, il baisse la tête et se fait voler son chocolat.
Regardant son vermillon, il le voit prendre une gorgée de son « repas » et s'affaisser contre le dossier.
Il l'a sans doute encore déçu. Il en est sûr.

_ Pourquoi !? Pourquoi tu as tant besoin de lui !? J'comprends pas là, faut que tu m'expliques !

Rin détourne le regard et fixe un point au sol.
Il n'aime pas ça, si ce rouge s'énerve c'est de mauvais augures. Maintenant, il croit plutôt qu'il aurait dû lui mentir.
Qu'il n'aurait rien dû dire.

_ Je…, n'ai pas besoin de lui, seulement. Je devais bien tirer un trait sur lui pour avancer, non !?

_ Et pour ça, tu as besoin de le voir et de le toucher je suppose ! J'pensais que c'était un pourri qui t'avait traité comme un chien !

Les mots blessent. Seijuurou est blessant et il ne le sait pas forcément.
Remit sur ses jambes, il fait les cents pas dans le salon étrangement grand et, les mains dans les poches, il essaie de ne pas crier davantage et d'écouter les paroles de l'autre.
Il veut juste le comprendre mais c'est au-dessus de ces forces.
Il est persuadé que Rin est encore sous l'emprise de cet enfoiré d'ébène !

_ Tu peux pas comprendre.

_ Oh mais je ne demande que ça, comprendre ! Mais tu disparais pendant deux jours sans dire un mot, tu retournes voir ton ex dans mon dos pis tu fais comme si je n'existais pas. Alors vas-y, j'attends, explique-moi ! Dis-moi ce que je dois comprendre.

Debout, le rouge est impressionnant. Sa carrure est imposante et son regard est froid.
Lamentable dans le canapé, Rin se met sur ses genoux et fixant son ainé –la lèvre mordue-, il essaie de trouver les bons mots.
Ils ne sont rien, ils ne se sont rien promis pourtant le fait de « vouloir savoir » est naturel pour Sei'.
Rin ne veut pas d'une dispute. …Mais, c'est sans doute inévitable quand il s'agit d'Haru.
Prenant une profonde respiration, les doigts de ce violet s'entremêlent et jouent avec les rebords du sweat. …Il ne sait pas comment débuter la conversation.

_ Je. … …J'ai peur. Te fous pas de moi et arrête de me fixer ! Me regarde pas j'te dis ! J'veux pas ! Je l'aimais, t'imagine pas mais je n'ai toujours été qu'un jeu pour lui. Un putain de jeu ! Il n'y a qu'à moi qu'il- … . Je le déteste et c'est ce que je voulais lui dire parce qu'à cause de lui, j'ai peur de faire confiance. Pis je sais que je fais le con, que tout ce que je fais est nul mais, …je ne sais pas comment m'y prendre.

_ Qu'est-ce que t- ?!

_ La ferme, j'ai pas fini ! Laisse-moi parler. J'veux plus être un jouet qu'on remplace parce qu'on a trouvé « mieux ». J'veux pas revivre ça. J'ai été le voir pour toi… . Parce que…, tu me fais du bien. J'aime bien être avec toi et…, j'veux pas que tout soit gâché. J'veux pas que tu te débarrasse de moi.

Les mains serrées sur son sweat, il ne veut pas, ne peut pas regarder ce carmin.
Il a peur de sa réponse. Des autres questions. Peur qu'il s'énerve de nouveau. Peur qu'il parte. Pourtant, l'espoir que Mikoshiba lui donne est différent.
Le vermillon cogite, a arrêté de vagabonder dans toute la pièce et à présent, son ambre reste sur la tête de son cadet.

_ Je n'en n'ai pas l'intention. Pourquoi je me débarrasserais de toi alors que j'te réclame et te cours après !?

Rin avale difficilement et pinçant ses lèvres rougies et quelque peu meurtries, il relève la tête.
Il dévisage Mikoshiba au milieu du salon, un air plus « neutre » sur le visage et l'examinant, il essaie de trouver la moindre trace de mensonge.

Sei', lui, garde tout de même la mâchoire serrée, il n'aime pas le fait que ce noiraud est encore autant d'influence sur ce mauve. Il déteste l'idée. Déteste cette personne.
Puis dans un coin de sa tête, il se promet de ne jamais être le fautif de ce visage triste.
Il n'aime pas voir cette frimousse effronté si apeuré, si torturé, si mélancolique.

_ Peut-être que tu vas te rendre compte d'un truc qui ne te plait pas. J'en sais rien, on ne veut pas me garder de toute façon ! Je sers à rien et il dit qu'on peut me manipuler comme on veut alor- !

_ Ferme-là ! T'as un sale caractère et tu n'écoutes jamais ce qu'on te dit. La preuve, tu as oublié tout ce que je t'ai avoué. Par contre, les paroles de s't'abruti tu ne les oublies pas ! Tu veux que j'te dise un truc, Rin !?

Hochant doucement la tête, le lilas continue d'observer avec attention son ainé tandis que celui-ci s'approche du canapé et prend place sur le rebord.
En équilibre, il voit Rin approcher mais ne dit rien et il laisse son cadet lui attraper une cuisse.
Il ne veut pas être conciliant pourtant, il sait. Il sait déjà qu'il ne va pas laisser s'échapper cette tête de mule beaucoup trop bête !

_ Tout du long pendant le tournoi j'ai épié ce noiraud. J'essayais de me trouver une ressemblance quelconque avec lui, j'essayais de trouver nos points communs, juste pour que tu t'intéresses à moi et finalement, tu sais quoi !? J'me suis rendu compte qu'on était totalement opposés lui et moi. Et j'en suis bien heureux ! Parce que je suis peut-être un abruti de première mais jamais j'te ferais autant de mal. Jamais j'me permettrais une telle chose, pas avec toi.

Avalant ces paroles comme du petit-lait, le violet prend l'initiative d'entourer la taille de son capitaine de ses bras et, la tête sur les cuisses de l'autre, il cache son visage et resserre sa prise.
Caché dans le jeans de son ainé, il ne veut pas desserrer son étreinte.
Il veut y croire. Il veut le croire parce que Seijuurou est toujours sincère avec lui.

_ Ne lui ressemble jamais. Ne le copie pas parce que…, tu es tellement mieux que lui.

Une main vient se perdre dans les cheveux violines et se permettant enfin de relâcher un peu la pression, un soupir se fait entendre.
Mikoshiba accroche un micro-sourire à sa bouche et continuant de cajoler cette touffe de cheveux, il répond à ces quelques mots étouffés forts agréables.

_ Je ferais tout pour te plaire. Rin, faut que tu me croies quand j'te dis que je ne te laisserais pas tomber. …Va falloir que tu me supporte indéfiniment et c'est surement toi qui voudras me tuer le premier.

_ J'veux toujours te tuer.

_ Je mourrais donc dans tes circonstances étranges par ta faute.

Un léger rire sourd se fait entendre et d'une main, le vermillon relève le visage de son cadet bien trop chiant. Rin est en réalité peu sûr de lui et il vient de le comprendre.
Déposant ses lèvres sur celle du mauve, il l'embrasse doucement, faisant bondir son cœur quand il sent Matsuoka répondre avec ferveur à ce baiser.
Accrochant le pull du carmin, Rin se retrouve à demi sur le sofa et à demi sur son compagnon.

Le baiser prend de l'ampleur. Il s'intensifie comme pour faire passer un message caché. Un message qu'eux seuls peuvent déchiffrer.
Puis et parce que Seijuurou n'a pas terminer de parler, il s'éloigne de ces lèvres délicieuses et dépose son front contre celui de son ami.

_ Si tu veux que ça marche entre nous, ne va plus le voir. A chaque fois rien de bon n'en sort et j'aimerais te protéger de lui. Je suis égoïste, jaloux et possessif quand il s'agit de toi, je ne sais pas si tu l'as remarqué mais, je ne veux pas qu'on t'approche. …Je veux que tu ne voies que moi !

Mordant de nouveau sa lèvre, les grands yeux du violet restent à contempler le jeune homme face à lui. Il est hypnotisé, captivé par cet être.
Puis, parce qu'il aimerait autre chose, parce qu'il aimerait –sans le dire- promettre la chose demandée, il dépose ses lèvres sur la joue tannée de son ainé.

_ Tu ne m'as pas écouté toi non plus, j'ai été le voir pour toi. Pour que je suis puisse être-

_ A moi !?

_ M-m-mais je…, n-non ! C'est pas ! La ferme et ne me coupe pas ! …J'allais pas dire ça.

Le rouge aux joues, le mensonge est flagrant.
Caressant de l'une de ses mains ce visage enfantin face à lui, il pousse le corps de Rin sur le canapé et passant au-dessus de lui, il capture la bouche sucrée de son amant.
Le baiser prend très vite forme et il n'est pas chaste du tout.
Ils se dégustent sans gêne dans ce salon et enfin, le cœur de Mikoshiba va mieux. Il a entendu ce qu'il voulait. Même si les mots ont été hachés et entrecoupés.

Retrouvant sa bonne humeur et toujours perché sur le corps de son vis-à-vis, il fait vagabonder l'une de ses mains sous le sweat de ce violet tandis que l'autre lui permet de tenir en l'air.
Leurs langues se bagarrent gentiment –ou non- et leurs lèvres se séparent dans un bruit sonore.
Bruit qui fait sourire et fait disparaitre les tensions.

_ Je préfère ton gout et c'est tout ce que je dirais.

_ Ça me va, j'aime quand tu deviens timide. …Si un jour je le croise, il est mort. T'es à moi Rin Matsuoka. A moi seul. …Tiens, d'ailleurs j'ai une question pour toi, je peux !?

Continuant de sourire et de s'amuser malgré la petite remarque qui empourpre ses joues, Matsuoka peut sentir son cœur allégé et rempli de bon sentiment à l'égard de son compagnon.
Grâce aux paroles de ce rouge, il n'a plus peur. Il n'a plus de poids à supporter et il est heureux même s'il ne l'avouera jamais ouvertement devant le principal intéressé.
Même si à cet instant, il le frappe pour un adjectif dit. …Rin veut garder ce vermillon et c'est sans doute ce que ses mains veulent dire ainsi accrochées.

Ne refusant pas un autre baiser, le violet joue et entoure une nuque halée de ses bras.
Il mordille la mâchoire parfaitement dessiné du carmin et invitant sa langue dans la partie, il répond par une monosyllabe aux dires de son vis-à-vis.
L'odeur de Mikoshiba est unique, il a encore envie d'y gouter, …il veut toujours y gouter.
C'est d'ailleurs un problème pour le Matsuoka, pourquoi !? Parce qu'être dépendant d'un parfum c'est le commencement de la fin.

Seijuurou lui, garde précieusement ce violet dans ses bras.
Il respire son parfum enivrant, enserre la taille fine de sa grande main puissante et sourit tranquillement.
Il avait eu peur de voir son palpitant se faire écraser à n'importe quel moment.
Il s'était lancé dans cette relation sans en connaitre les conséquences et il ne regrette rien.
Il ne regrette pas de s'être entiché de ce requin narquois et arrogant.
Puisque Rin peut être attendrissant. Perdu. Hésitant. Gamin. Et même de ça, il en est fou !

_ Est-ce que tu voudrais bien sortir avec moi !?

L'effet escompté se produit et Rin rougit jusqu'à la pointe des oreilles.
Une demande officielle, le vermillon on avait toujours rêvé et aujourd'hui, il réalise son souhait.
Cachant son visage dans le pull du carmin, il resserre sa prise autour de la nuque de celui-ci et ne bouge plus. Rin ne s'est plus vraiment ou se mettre, ou regarder.
Il ne s'attendait pas à une telle chose. Pas maintenant. Jamais en vrai.
Il est surpris. Et comme toujours avec Rin, les surprises se terminent toujours de la même manière.
Un poing qui s'abat sur la première parcelle de peau venue. Aujourd'hui, un crâne.

_ Qu'est-ce qui te prend !? …Demande pas des trucs comme ça ! T'es qu'un malade mental, Mikoshiba de malheur !

Le sourire de Seijuurou s'élargit de plus en plus au fil des mots de son compagnon et de ces gestes.
Là, il reconnait parfaitement ce violet dont il est tombé amoureux.
Parce que c'est ça, il en est sûr à présent, il est tombé en amour pour ce sadique, lunatique, capricieux et incroyablement mignon, Rin Matsuoka.
Reprenant sa place au-dessus du corps qui essaie de se soustraire à son emprise, il dépose de petits baisers qui remontent jusqu'à la frimousse du mauve et de là, il scelle brièvement leurs lèvres avant de répondre à cette attaque gratuite.

_ Tu étais d'accord. …Par contre, j'en déduis que tu ne veux pas. Très bien, je le redemanderais encore et encore jusqu'à ce que tu m'dises oui dans ce cas.

_ Tu vas juste perdre patience.

_ Que tu crois. Quand je veux quelque chose, je l'obtiens toujours. Tu peux toujours courir pour que j'te lâche maintenant.

Bloquant pour de bon ce violet à ce canapé, Seijuurou domine la situation et très vite, il fond sur des lèvres succulentes et pleines.
Il passe ses mains sous un sweat déformé et ample, caresse la peau réceptive de son cadet avec ardeur et embrassant toujours plus ce mauve, Mikoshiba est heureux.
Rin suit avec envie et bonheur les moindres gestes de son compagnon et agitant son bassin involontairement, des gémissements apparaissent dans la pièce.

Un pouce passe sur les lèvres charnues du lilas et une phrase est soufflée.
« Je dois effacer ce qu'il t'a fait. Il n'y a que mon nom ici, Rin ». Le pouce est mordillé, des sourires se comprennent et le canapé est entièrement monopolisé.
Un tube de chocolat tombe au sol et devenu solitaire, plus personne ne s'occupe de cette gourmandise faite pour les déprimes.
Cependant rien d'autre n'arrivera dans ce salon, pourquoi !? Parce que Rin à mauvais caractère ou bien parce que quelqu'un fera son apparition dans la demeure familiale.

[…]


Terminé.

Je crois que c'est l'acte le plus long que j'ai écris jusqu'à présent, je suis contente de moi !

Sinon, je crois que l'OOC est bien présent mais je ne crois pas que ce soit si grave en soit [je parle notamment pour Haru, j'explique bien qu'il a envie de parler (c'est une excuse comme une autre non!? J'ai le droit de tricher un peu.)]
Pis Haru, comment l'avez-vous trouvé!? Bien ou pas!? J'avoue il est légèrement "garce" mais ça lui va plutôt bien, je trouve.

J'espère que tout ça vous a fait plaisir! Je vous dis à la semaine prochaine si tout va bien! Pis peut-être qu'un rating M est à prévoir, il serait temps non!?
Bisou

L.