Bonjour !
J'y suis arrivé, je pensais ne jamais terminé cet acte! J'ai bloqué de nombreuses fois mais finalement, me voilà !
C'est le plus long que j'ai jamais écrit, y'a pas loin de 7.500 mots! Incroyable quand même.
Je ne sais pas si c'est ce que vous attendiez mais ça me plait pas mal. [Heureusement me direz-vous x)]
Oh pis autre chose, on a dépassé les 1.000 views ! C'est vraiment formidable! Merci à vous tout(e)s de lire, de passer, de donner votre avis, de faire vivre cette petite fiction !
Note: Le rating M est pour aujourd'hui ! [même si je le pense un peu court, 5 pages sur word]
Bonne Lecture !
Acte 9 : Baiser Attendu.
Flashback.
Dans le salon, un verre à la main, Rin s'est enfuit à l'arrivé de sa sœur.
En compagnie de l'adorable petite sœur du violet, ils discutent tranquillement lui et elle.
Ses avant-bras appuyés sur ces cuisses, il sourit gentiment à Kou et répète une nouvelle fois le mensonge de sa venue, il essaie de voir apparaitre une silhouette mais apparemment le Matsuoka a envie de se cacher.
Reposant son verre sur la table, il croque dans les biscuits apportés et voyant la vitesse à laquelle la cadette papote, il tente sa chance.
Il veut connaitre certaine chose.
_ Dis…, est-ce que tu sais ce qui s'est passé entre Rin et Nanase !?
_ Pourquoi ils se sont disputé !? C'est de la faute de mon frère, comme toujours.
Interloqué par les dires de la jeune sœur, Seijuurou fronce les sourcils. De la faute de Rin !? Réellement ! C'est impossible, c'est l'autre qui… !
_ Comment ça !?
_ Je ne sais pas bien ce qui s'est passé mais, Rin a toujours « un caractère spécial » dirons-nous donc bon, ça ne m'étonne pas. Il en fait toujours qu'à sa tête et à mon avis Haru ne l'a plus supporté ! J'ai toujours cru qu'ils allaient se réconcilier pourtant. …Parfois Haru me demande encore des nouvelles de mon frère, je suis sûr qu'il lui manque ! Tu pourrais lui en parler, t'en pense quoi !? Ça serait génial !
Les poings serrés, Mikoshiba essaie de ne rien montrer de sa colère.
Les mots de Kou lui font mal et le mettent dans une colère noire. L'autre n'a aucun droit de demander une chose pareille !
Oubliant de répondre, son cœur palpite d'énervement !
_ Ne t'approche pas de lui, Gou ! Eloigne-toi de ce pervers.
La jeune fille lève les yeux au ciel alors que le rouge relève ses prunelles et aperçoit ce visage contrarié. Ce visage qu'il connait et qu'il déteste voir triste.
_ C'est Kou, crétin. …Rah, faudrait vraiment que je te donne des cours particuliers.
Le regard noir de Rin répond silencieusement à sa jeune sœur et reprenant sa place près du vermillon, c'est à cet instant que le Mikoshiba remarque le changement de tenue de son presque « petit-ami ».
Fulminant dans son coin, Kou reprend la parole même si personne ne l'écoute et semblant de rien, le mauve retrouve une place qu'il a abandonnée quelques minutes plus tôt et qu'il ne veut pas céder.
De son côté, Sei' garde sa colère intérieur et frôlant de ces doigts la peau douce de son ami, il commence à mieux respirer.
Fin Flashback.
Alors c'est peut-être normal si aujourd'hui il se tient face à un lycée qui n'est pas le sien.
Si vêtu de son habituel uniforme, il se trouve face à un groupe qu'il connait de nom et de visu.
Personne ne sait qui il est ici et personne ne doit le savoir, Seijuurou réclame seulement un peu de justice pour une autre personne que lui-même.
Il en a marre d'entendre dire que Rin Matsuoka est un emmerdeur et un fouteur de merde !
Il en a marre d'entendre les autres le dénigrer même s'il s'évertue toujours à le défendre.
Aujourd'hui, il veut rétablir une vérité et faire payer un ébène qui a bien trop sévit !
Voilà pourquoi il se retrouve là !
Parce qu'il veut en finir une bonne fois pour toute avec cette histoire. Avec un noiraud manipulateur et pourrit !
Face à ces quatre inconnus, il ne se démonte pas, il a connu bien pire et puis, ils ne lui font pas peur.
Ça serait stupide d'avoir peur d'eux !
Les poings serrés, Mikoshiba ne met pas longtemps avant d'attraper son problème par le col.
Une cravate est en désordre et une chemise chiffonnée mais ça, on s'en fout.
Le plus intéressant c'est le rictus invisible posé sur les lèvres d'un ébène et une détermination dans le regard du rouge.
Puis une droite est décochée. Comme ça. Balayant l'air sur son passage.
Elle frappe une mâchoire de plein fouet et un corps est rejeté au sol. Durement. Sauvagement.
Le mépris se lit dans les prunelles or du capitaine de l'équipe Samezuka et avant même de voir les amis de Nanase répliquer, il prend la parole.
Il garde ses iris posés sur ce corps à terre et sur ce visage amoché, il n'a pas assez payé.
D'après lui, cet Haru n'aura pas assez d'une vie pour payer tout le malheur qu'il a fait.
_ J'te préviendrais qu'une seule fois. Laisse-le tranquille, …définitivement. Je te revois ou j'entends de nouveau parler de toi et j'te promets que ce que tu as reçu ne sera rien en comparaison de ce qui t'attend réellement ! Prends ça comme tu veux, un avertissement, une menace ou un ordre, je m'en contre fout. Sache seulement rester à ta place désormais !
Le vermillon se fait attraper, éloigné par un brun de mauvaise humeur et par un bleuté estomaqué mais il s'échappe bien vite de cette prise futile.
_ Lâchez-moi vous et gardez-le éloigné ! J'vous assure que c'est préférable.
_ Sinon quoi !? Il ne t'a rien fait !
Observant avec attention ce brunet à ces côtés, le rouge hausse un sourcil. « Rien fait » est un tout euphémisme.
Touchez à Rin est sans doute la pire chose à faire pour l'énerver.
Dans le dos de Tachibana, Nanase se relève à l'aide de la main tendue de Nagisa et effaçant le sang de sa lèvre qu'il s'est mordu dû au choc, il fait un pas en avant, puis un deuxième jusqu'à arriver à la hauteur de ce carmin.
_ Laisse Makoto, il a juste peur de perdre le jeu.
_ Ferme ta gueule putain d'enfoiré de merde !
Attrapant de nouveau son cadet, il le plaque contre le premier mur à sa portée et même si les autres essaient de lui faire lâcher prise, le rictus mauvais que porte Haruka le met hors de lui !
Serrant cette gorge pulsante à l'aide de son avant-bras, le noiraud n'essaie même pas de se dégager, il fixe seulement son agresseur et sourit de ce qu'il provoque en lui.
Haruka n'aime pas spécialement la violence, il n'aime pas être dans une bagarre, il préfère jouer avec les mots et les silences. Les utiliser à bon escient.
Mikoshiba se fait alors tirer vers l'arrière et expulsé loin du corps de sa future victime, sa colère continue de monter d'un cran. Haru, lui, se masse légèrement et donne de derniers mots.
_ J'ai compris mais dis-moi, qu'est-ce qu'on fait avec un jouet cassé !?
Les mots soufflés ne sont entendu par personne sauf le principal concerné et l'excès de fureur qui se dégage du rouge fait peur !
Un surveillant arrive, disperse l'attroupement survenu et frappant fortement dans le premier mur venu, Seijuurou évacue son trop plein d'émotion.
Traiter Rin de jouet est dégueulasse !
Ce Nanase a traité Rin comme un moins que rien et c'est encore ce stupide ébène qui se fait plaindre !
Ce n'est pas juste, ce n'est pas juste mais rétablir la vérité est inutile et pas envisageable.
S'il fait ça, il gâchera sa chance avec Rin et ça, il ne peut pas se le permettre. Il ne peut pas se permettre de le perdre, plus maintenant.
Tournant les talons, Seijuurou ne sait pas tout le raffut qu'il a mis dans le petit groupe et il s'en fout, à dire vrai !
Il espère simplement que cette histoire ne s'ébruitera pas jusqu'aux oreilles de ce violet qu'il essaie de protéger par tous les moyens.
Frottant énergiquement sans ses cheveux en pagailles, il souffle et regarde vers le ciel !
Haruka ne reviendra pas vers son mauve, -il ne parierait pas dessus pour l'instant- mais, il sait qu'il vient de mettre le « poing » final à ce passé et à cette sombre histoire.
Traversant un passage piéton, il se décide à regarder l'heure et soupirant, le rouge décide de presser le pas, s'il ne se dépêche pas, le premier cours commencera sans lui !
… .
Aux alentours de 10 heures 30, une inter-pause se fait.
Le rouge range cahier et stylo dans son sac pour pouvoir plus facilement changer de salle et durant ce petit laps de temps, différentes choses peuvent être vu.
Comme par exemple, le fait que Seijuurou parait plus studieux avec cette paire de lunette rectangulaire sur le nez.
Le fait qu'il attire toujours plus les regards de la gente féminine.
Et le fait que sa matinée palpitante ne soit remontée à l'oreille de personne !
Marchant au travers des couloirs en compagnie de ces amis, le vermillon cogite silencieusement et ne fait pas attention à tous les regards qui se posent sur sa personne.
Il n'y fait pas attention cependant, quand il sourit à un violet qu'il entrecroise et que celui-ci fronce les sourcils et regarde ailleurs, Mikoshiba ne peut s'empêcher d'élargir un sourire déjà bien présent et d'inciter par la même occasion son « fan club » à continuer leur admiration.
Passant la porte de sa prochaine leçon, il s'installe comme à son habitude au milieu de la salle et envahissant sa chaise, il écoute distraitement les dires de son vis-à-vis.
_ Alors, tu vas les faire languir encore combien de temps comme ça !?
_ Aucune idée. Ce n'est pas de ma faute si elles me veulent toutes.
_ Tu pourrais au moins partager, tu n'crois pas !?
_ Oh mais, prend celle que tu veux je m'en fous bien. J'ai beaucoup mieux même si elle est très lunatique et très casse-pied.
Un sourire se dessine sur le visage d'un brun enchanté.
La nouvelle du rouge, lui fait plaisir et en même temps, celle-ci le rend curieux et assoiffé de question.
_ Alors tu t'es enfin déclaré à la sœur de Matsuoka !? Il serait temps vieux.
_ On…, peut dire ça comme ça ouais. Sauf que ce n'est pas la sœur.
Souriant de ces méfaits et de ces dires, le vermillon sort son cellulaire et décide d'embêter le « casse-pied ». Ouvrant la partie message, il ne fait plus attention à son collègue et rédige un message.
Message qui, il le sait déjà, aura une réponse négative.
Sa question restait la même et il l'a posé au moins 4 fois par jour depuis l'épisode du domaine Matsuoka.
Ce carmin veut une réponse positive, même si silencieusement elle l'est déjà, il veut une preuve que ce violet soit consentant de tous leurs actes et mots.
De : Rin.
Objet : … .
Message : Non.
Rangeant son cellulaire dans sa poche, il soupir et en même temps, n'est pas étonné.
Reprenant ses esprits, il se rend compte que le professeur est déjà arrivé et se rend aussi compte qu'il a oublié de continuer sa conversation avec son ami.
S'excusant silencieusement, il commence à feuilleté son manuel scolaire et observant la salle de classe, il s'étonne de découvrir quelques paires d'yeux posés sur sa personne.
Se grattant la tête de gêne, il sourit aux deux admiratrices et espère une matinée rapide et sans accroche.
Du moins, il aurait pu espérer cette chose si une jeune fille n'aurait pas prévenu son frère à l'instant même d'une matinée mouvementée dans son lycée !
Un étage en-dessous dans le même établissement qu'un rouge, un silence se fait.
Soufflé de ce qu'il lit, ce qu'il voit d'écrit, il ne sait quelle réaction avoir. Il sait seulement qu'il sent un pic au niveau de son cœur. Et il ne sait pas si douloureux ou non.
Là, en cours d'anglais, il cherche à connaitre la réaction approprié face à un tel message, à une telle nouvelle.
Rin ne sait pas quoi penser pourtant il sait que s'il aperçoit ce rouge, il va le frapper !
Le frapper juste pour qu'il sache quelle réaction avoir. Juste pour connaitre ces prochaines actions.
Alors son cours passe au second plan.
Il lit et relit l'e-mail envoyé par sa sœur et essaie d'avoir une pensée concrète. Il essaie de comprendre le « message caché » à l'intérieur de tous ces mots.
Et dire qu'une demi-heure avant, il disait « non » à Seijuurou. Souriant de ces actes passés, il soupir et se fait entendre de nombreuses personnes.
Le professeur fait partie de ceux-là et faisant une réflexion bien senti à ce violet, le requin -ayant retrouvé ses esprits- relâche simplement ses épaules et consent lacement face à un prof idiot.
Puis, il décide d'attendre sagement l'heure du midi. Il décide de tomber sur un abruti. Il décide de lui faire la morale. Il décide de lui rappeler son caractère.
Heureusement ou non, les douze coups de midi se font désirer.
En réalité c'est une mauvaise chose parce qu'il ne faut jamais laisser un Matsuoka attendre et fulminer.
C'est toujours très mauvais de le laisser « mijoter ».
Donc quand le lycée Samezuka voit une horde d'élève s'échapper des classes dans lesquelles ils étaient, l'impatience règne chez un violet.
Attrapant son sac à la volée, il scrute chaque troisième année et quand ces radars retrouvent un vermillon beaucoup trop souriant et insouciant, il décide de retirer ce satané sourire !
_ Vient !
Un mot, un seul et Mikoshiba sait de qui il s'agit.
Un frisson s'immisce le long de sa colonne vertébrale et se retournant innocemment, il suit sans rechigner son cadet de mauvaise humeur.
Affirmant à ces amis qu'il les rattrape très vite, le rouge suit ce mauve devant lui et très vite, il comprend. Il ne faut pas avoir 300 de q.i. pour savoir qu'il sait !
Arrivant dans une salle abandonnée, la porte coulissante se referme. Comme une porte de cage.
Pourtant, le carmin ne peut pas rester et cette chose, il ne l'a pas encore avoué.
_ On m'a dit que…, tu t'étais trompé de lycée ce matin. Est-ce que c'était voulu !?
Les bras croisés sur l'estrade, le violet est tentant bien malgré lui.
Secouant ces pensées, Mikoshiba essaie de retrouver un semblant d'esprit non pervers.
Une main passe dans ses cheveux, il dépose son sac sur une table vide et soupir.
_ Un peu oui. J'avais besoin de régler quelques affaires. …Je ne pouvais plus faire semblant.
_ T'es con ou seulement abruti, crétin !? Qu'est-ce qui t'a pris !? Pourquoi tu as fait ça !? Kou a dit que tu avais frappé Haru devant le lycée ! Il t'est passé quoi par la tête !?
Les mains appuyées sur le bureau, Rin a les sourcils froncés et le regard noir. Il veut des réponses.
Connaitre les raisons d'un tel comportement.
_ Il s'est passé que j'ai eu envie de lui faire comprendre que tu n'étais plus seul. Il s'est passé que j'ai eu envie de te défendre de cet enfoiré. Il s'est passé que j'avais besoin de frapper cette ordure.
_ Mais… !? Pourquoi tu ne t'occupes pas de tes affaires !? Maintenant, tout le monde pense que t'es un connard !
_ Ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent de moi, j'en ai rien à foutre. …Sauf si toi tu penses la même chose.
S'épiant, un jeu de regard se fait. Le rouge et l'ambre se combattent.
L'un est sûr de lui, l'autre est effaré de ce qu'il entend. Puis, un visage boudeur apparait.
Visage qui fait sourire bien malgré lui, ce rouge à l'instinct pervers réveillé.
_ Pourquoi je penserais ça. …Tu n'avais pas à aller le voir. Tu n'avais pas à te mêler de ça. Tu n'avais pas à l- !?
_ Ferme-là deux minutes tu veux. Personne n'a le droit de te maltraiter comme ça, si tu m'en veux parce que j'ai menacé ton putain d'ex, je m'en fous ! Je sais que j'ai bien fait et t'imagine pas le bien que j'ai ressenti à le frapper ! …J'aurais bien continué d'ailleurs mais, le truc que j'veux dire c'est que…, j'recommencerais autant de fois qu'il le faut pour qu'il comprenne de ne plus te toucher.
_ T'es qu'un con ! Sérieusement t'a cru quoi en faisant ça !? Que j'allais te sauter dessus et te dire à quel point tu es génial !? En faisant ça, tu te rabaisses à son niveau… .
Agrippant son sac précédemment lâchée, c'est au tour de Seijuurou d'être de mauvaise humeur.
Il ne s'attendait pas à des remerciements c'est sûr mais il ne s'attendait pas non plus à tes reproches.
Il avait simplement voulu le protéger. …Peut-être un peu trop, apparemment.
_ Désolé d'avoir voulu te défendre dans ce cas. J'y vais, on m'attend.
_ Attends ! On n'a pas fini de parler ! …Qu'est-ce qu'il t'a dit !?
Mikoshiba croit desceller de l'espoir dans le regard rougeoyant et cette chose lui fait mal.
Il sent sa cage thoracique le serrer et tournant les talons, il répond à cette porte encore close.
_ Il…, m'a demandé ce que je pouvais bien faire avec un jouet cassé.
La porte coulissante laisse partir un rouge aux pensées sombres et garde avec elle un violet sous le choc.
Fixant le passage refermé, Rin se demande pourquoi. Pourquoi a-t-il demandé les mots de celui qu'il déteste et pourquoi sent-il qu'il a fait une connerie en demandant.
Matsuoka se ressaisit trop tard et quand il passe à son tour cette porte, le couloir fasse à lui se fait désert.
Son visage se tourne dans les deux sens et serrant ses poings le long de son corps, la peur trace son petit bout de chemin en lui.
Retrouvant ces amis, l'aura de bonne humeur a disparue.
Le vermillon arrive au self sans faim et avale un repas sans saveur.
Il ressasse encore et encore les paroles du violet, aperçoit encore et toujours ces iris brillantes et d'un coup, il se rend compte que ce mauve ne lui a jamais appartenu.
Il essaie cependant de ne rien laisser paraitre. De faire « semblant de rien » mais c'est dur de se faire rejeter de la sorte. Ce n'était pas ce qu'il avait prévu.
Donc quand son repas se termine et qu'il n'aperçoit aucune chevelure violine, il se rend en salle des conseils le moral au plus bas. …Maintenant, Il n'est plus pressé d'être à son entrainement de ce soir.
… .
Une note est capable de beaucoup de chose.
Un mot écrit ou tout simplement tapé à la machine est une petite merveille à certain moment.
Et avec un peu de connaissance, il peut paraitre plus vrai que nature.
C'est à double tranchant. Quand on triche, il y a toujours un mauvais côté. Toutefois, elle n'est jamais à la hauteur de la « bonne nouvelle ».
C'est ce que croit Rin Matsuoka. C'est ce qu'il croyait jusqu'à ce qu'il soit tenté par le diable.
Il n'était pas ce qu'on pouvait appeler un mauvais élève, il était seulement un peu rebelle et son côté « vilain » était réapparu sans crier gare !
Son après-midi n'avait pas été des meilleurs et ses pensées étaient d'un fouillis sans nom.
Il avait paniqué et maintenant il se retrouve avec cette énorme piscine vide de monde face à lui.
Nu pied, il est 18 heures 14 et les poings serrés, il attend la venue d'une personne précise. Il sait qu'il va arriver et il sait que son humeur sera exécrable.
Au milieu de ce gymnase, le calme est trop présent et il se sent bien petit face à l'immensité de la pièce.
Puis un cliquetis se fait entendre. Un bruit redresse le violet et fixant la porte métallique, un grognement se fait entendre. Grognement qu'il reconnait.
_ C'est quoi ce bordel !? J'ai jamais écrit que l'entrainement était annulé ! …Putain de journée, de mer- ! …Qu'est-ce que tu fais là !?
La porte claque derrière le vermillon et les mains dans les poches de son pantalon de sport, il attend une réponse.
Une réponse rapide et claire.
De son côté, Rin ne se démonte pas et fermant les poings, il prend la parole.
_ C'est moi. J'ai écrit le mot et je les placardé sur la porte. On doit parler.
_ Tu m'as foutu ça seulement parce que tu veux « parler » ! Tu te fous de moi ! T'aurais pas pu attendre ! Annuler un entrainement maintenant c'est réduire nos chances de moitié !
_ Après ça aurait été trop tard, je le sais. T'en va pas ! Tu vas m'écouter enfoiré de Mikoshiba !
S'approchant vivement du mauve, les nerfs du carmin sont mis à rude épreuve et levant une main vers le visage de Rin, il l'a rabaisse aussi vite.
Un de ces jours, il va tuer ce mauve, il le sait ! Il est tellement irritant par moment.
Et sa façon de n'en faire qu'à sa tête à chaque fois est emmerdante !
_ Qu'est-ce que tu veux !? Dis-moi Rin ! Dis-moi ce qui vaut le coup d'annuler un entrainement !?
_ …J'suis pas cassé. Je…, je sais pas pourquoi j'ai demandé, j'voulais juste que tu restes et j'ai paniqué.
_ Tu paniques toi maintenant, c'est nouveau ! Tu sais ce qui me fait le plus chier dans toute cette histoire !? C'est que tu espères toujours. T'espère toujours être important pour ce fils de pute et ça me tue ! …Alors j'vais plus te retenir.
La phrase finie, Mikoshiba se fait fortement poussé par deux mains sur son torse.
Rin fixe méchamment son ainé et continuant de le pousser encore et encore, il frappe fortement le buste de ce rouge face à lui.
_ T'es qu'un gros nul ! Ça fait bien longtemps que je n'espère plus rien venant de lui. Je sais pas, …je sais pas ce que tu crois sur moi mais c'est faux ! J'voulais seulement contredire ces mots pour que tu restes avec moi. T'es qu'un gros enfoiré !
Continuant de frapper le géant face à lui, il pousse une dernière fois ce rouge loin de lui et serre les poings le long de son corps.
Seijuurou est perturbé par les mots et par les gestes de son cadet. Se serait-il trompé !? Impossible.
Il a bien vu cette lueur dans les yeux flamboyants tout à l'heure, il n'est pas fou, il ne l'a pas imaginé !
Il sait ce qu'il a vu ! Il le sait alors pourquoi doute-t-il !?
_ T'aura beau me traité de tous les noms, je sais bien ce que j'ai vu tout à l'heure ! J'ai vu ton envie de savoir et cette façon d'espérer silencieusement.
_ T'as vu ce que tu voulais ! …Tu le crois pas vrai !? Tu crois ce qu'il t'a dit.
Soupirant difficilement, Rin a peur. Il a peur mais il ne peut s'empêcher d'être en colère.
Contre lui et contre l'autre. Contre tout le monde.
Éloigné de ce rouge, il s'approche de nouveau, il ne sait pas encore quoi faire mais quand il attrape cette grande main dans la sienne et qu'il la pose sur son crâne et sur sa joue, il sait ce qu'il veut alors il reprend sa phrase et continue avec un monologue interminable.
_ J'suis pas cassé ! J'suis pas un putain de truc inutile alors crois-moi. Ce n'est pas lui que je veux. Tu veux que je fasse quoi !? Dis-moi ! Dis-moi ce que tu veux que je fasse ! Depuis que tu me harcèle y'a plus que ta stupide main qui me rassure ! Dès que je t'entends, tout mon corps frissonne et j'ai pas envie de perdre ça. Alors j'ai le droit de te traiter de tous les noms quand tu veux me laisser ! J'ai le droit de tout faire si c'est pour te faire changer d'avis ! …T'es pas d'accord avec ça !?
Scrutant la moindre expression de ce visage face à lui, Seijuurou flanche.
Il adore ce visage et son pouce et ses autres doigts ont déjà capitulés. Continuant de frôler cette peau douce, un cœur bondit à la vitesse de la lumière.
Rin ne lui avait jamais dit ce genre de chose. Pas si ouvertement. Pas avec de tels mots.
Rin est parfaitement dingue. Et il a envie de garder cette folie.
_ Je veux que tu continues de me parler comme ça. Tu n'es pas inutile, loin de là et je veux…, …ouais je veux t'avoir seulement pour moi ! Toujours, tout le temps.
_ Alors ne fuit pas. …Normalement, c'est moi qui fais ce genre de chose. N'inverse pas les rôles comme ça, c'est déroutant. Pis t'as vu ce que j'ai fait par ta faute !
_ Parce que bien évidemment, c'est de ma faute.
Souriant et dévoilant ces dents pointues, Rin se hisse jusqu'à la pointe des pieds et embrasse son capitaine avec entrain et envie.
Une main passe derrière la nuque du mauve mais, celui-ci s'échappe de cette prise avec agilité.
S'éloignant du rouge et gardant un magnifique sourire sur ses lèvres charnues, Matsuoka s'approche du bassin chauffé et retirant cette veste de sur son dos, il la laisse négligemment tomber au sol.
_ Je sais que mes idées sont toujours étranges mais, l'avantage c'est qu'on a cette piscine pour nous tout seul. …Voudrais-tu te baigner !?
Un t-shirt s'envole et les prunelles joyeuses de Rin s'enflamment.
Il dévoile son torse musclé à la perfection et posant ses mains sur la ceinture de son pantalon, il attend une réponse.
_ Rin… … . Je n'ai pas de maillot sur moi et en tant que capitaine, je devrais essayer de réunir les troupes.
_ Moi non plus je n'ai pas de maillot... .
Un pantalon disparait au sol et le violet se retrouve moulé dans un boxer noir et banc.
Avalant difficilement sa salive, le carmin essaie de calmer ses battements mais c'est impossible là !
Il a juste envie de lui sauter dessus ! De lui sauter dessus et de faire des choses très peu catholique.
Abandonnant tous ces principes en un quart de seconde, Seijuurou ne peut rien faire face à ce violet presque nu.
Rin saute à l'eau, reste quelques minutes sous celle-ci et quand il reprend pied avec la surface, quand il s'appuie sur le rebord, il aperçoit son carmin tout aussi vêtu que lui. Il l'a convaincu !
_ Tu sautes !?
Un plongeon s'effectue et Sei' passe au-dessus de son cadet.
De l'eau éclabousse la frimousse du plus jeune et quand Mikoshiba remonte, il s'accroche à des hanches, à une taille, à un carrelage froid et termine sa course sur des lèvres demandeuses.
L'eau se calme, n'offrant plus que de légère vague au gré de certains mouvements et le baiser continue. Une main s'attache à une joue alors qu'une autre enserre des épaules.
Le baiser dure, s'approfondit et la main caresse une nuque mate pour une meilleure prise alors qu'un rouge, s'agrippe au rebord de la piscine pour ne pas que son lilas lui échappe.
_ Peut-être que faire privatiser ce gymnase n'est pas une si mauvaise idée.
_ Donc tu ne m'en veux pas d'avoir usurpé ton nom !?
Seijuurou s'enfuit dans le cou de son ami, marmonne et l'embrasse.
Son sourire s'agrandit au fur et à mesure de la conversation et ne se faisant pas repousser, il continue d'embrasser cette peau chlorée et au bon gout de fruit rouge.
_ Mikoshiba, …tu n'es plus gêné d'être sans ton maillot !?
_ Eh bien, pour les idées que j'ai en tête, ce n'est pas très utile.
C'est dans son endroit –entre la mâchoire et l'épaule- que le rouge répond. Qu'il offre des baiser-caresses et que sa voix se fait entendre.
Quelques mots sont dits, des mots soupirés, presque muets.
Puis Mikoshiba reprend son exploration de ce corps qui le tente décidément trop.
Il reprend possession des lèvres charnues de son cadet, rencontre cette langue taquine et joueuse et de ses doigts, il caresse cette peau, ce corps tout contre le sien.
Rin le laisse faire, enfouissant sa main dans une chevelure de feu et suit chaque mouvement fait par son capitaine.
Deux/Trois soupirs se font entendre.
L'eau se réchauffe, commence à brûler leurs épidermes mais ils s'en fichent, ils veulent encore gouter à l'autre, sentir leurs peaux ardentes et s'embrasser.
Alors ils continuent, ils font abstraction de tout, de leur environnement, de l'heure, de l'endroit.
Ils oublient tout.
Le violet n'émet aucune objection, participe à ce moment de tendresse qu'il affectionne même s'il ne le dit pas ouvertement et s'empare à son tour des lèvres de son capitaine, même si ce baiser se termine rapidement.
Dans la piscine, souriant toujours à son cadet, Seijuurou prend une respiration et s'enfonce dans l'eau bleuté.
Il descend le long du corps de ce mauve, caresse la peau de son nez et à l'aide de ses mains, il tire vers le bas le seul vêtement de Rin.
Quelque peu surpris, Matsuoka ne fait cependant rien pour garder son boxer et quand son petit-ami remonte, celui-ci tient fièrement le bout de tissu trempé.
Se tenant au rebord du bassin, le vermillon colle son corps à celui de son ami et sourit vicieusement.
_ Qu'est-ce que tu crois faire !?
_ Absolument rien. …Je vais juste profiter de toi, ok.
Faisant la moue, il est rare de voir cette expression sur le visage du violet alors c'est naturellement que le carmin photographie cette scène dans sa mémoire.
_ Je suis pas « ok », crétin !
Pour réponse, Mikoshiba embrasse son partenaire et celui-ci entoure la nuque du rouge et répond à ce baiser. –Alors pour quelqu'un de non-consentant, il repassera-.
La main du lilas joue avec les cheveux mouillés de son ainé et leur ballet de langue s'intensifie.
Ils aiment cette proximité, ils aiment se toucher et terminant leur échange d'un baiser papillon, c'est Rin qui s'aventure dans un cou encore vierge de toutes traces.
Le rouge frissonne, se colle davantage à son précieux –petit quelque chose- que Rin est pour lui et d'une main, il retrace les contours parfait de son être.
_ C'est d'accord. Pour ta question, tu sais !? …, Je dis oui.
Ne retirant pas son visage du cou de son capitaine, il se fait tout de même forcer et Seijuurou peut apercevoir sans problème les pommettes rougies de son désormais petit-ami officiel !
Il oublie tout, la matinée énervante, le midi terrifiant, la journée désastreuse. Il ne se souvient plus que de ce « oui ».
Un large sourire se répand sur la face du vermillon et après ça, il capture la bouche du violacé pour un baiser fiévreux, captivant et débordant de bonheur.
Rin s'attache à la nuque de Mikoshiba et prit dans son élan, il entoure la taille de son ainé à l'aide ses jambes.
_ Hum…, Rin… . On va commencer les choses sérieuses maintenant.
Surélevé grâce à sa position équivoque, le violet s'amuse à donner des frissons involontaires sur la peau mate et succulente.
Son bassin bouge doucement, celui de Seijuurou aussi et les mains de ce rouge attrape vivement les fesses rebondies et musclées de son compagnon.
Les massant, un gémissement se fait entendre, tout comme le bruit d'une vague.
L'une des mains de Rin tire sur le boxer de son vermillon alors qu'il se dandine sur les paumes sous lui et il s'amuse de leur proximité. De leurs actes.
_ Sei-juurou !?
En son for intérieur, le carmin espère ne pas devoir répondre à des questions stupides comme l'autre fois mais d'un autre côté, entendre la voix de Rin dans ces moments-là le rend encore plus désireux.
_ Hn !? …Dis-moi.
Des baisers arrivent çà et là, accaparent les lèvres du Mikoshiba et Rin presse sa virilité éveillée contre celle tendue de son homologue.
Ils se plaignent au même moment, se touchent davantage et le rouge coince et bloque ce violet contre la paroi.
Contre lui et des doigts s'approchent de l'intimité du mauve.
_ Tu…mh…~ Je…, j'ai plus vraiment l'habi-tude…, de ça.
Des langues se rencontrent de nouveau alors qu'un index commence des aller et venu en Rin.
L'eau facilitant la pénétration, on ne peut entendre que des soupirs dans la bouche du requin et voir des rougeurs sur ces joues à cause de ses mots.
Sei' prend bien soin de son cadet et c'est doucement qu'il introduit son majeur au côté de l'index, pour que celui-ci se sente moins seul.
Rin gémit à l'oreille de l'autre, l'une de ses mains va et vient sur la fierté du vermillon et continuant leur progression, ils ne se quittent plus.
Recherchant toujours plus de contact alors que cela est impossible.
_ Tu m'fais confiance, non !?
Les mots sont murmurés comme un secret. Dit avec un sourire. Prononcé pour un esprit troublé.
Et l'autre lui répond d'un signe de tête. Imperceptible mais pourtant bien là. Comme une caresse sans toucher.
L'eau s'agite de nouveau, balance et danse quand des mouvements de ciseaux se font et qu'un corps tanné se surélève encore.
Juste un peu. A cause de la surprise. De la sensation redécouverte. Différente cependant.
Rin joue alors et déconnecte son cerveau. Il bouge, entend la « mer » cogner contre eux.
Il sent, l'odeur du chlore mélangé à celle des îles. Et il quitte, oublie ses souvenirs pour en créer de nouveau.
Continuant de jouer avec la virilité grossissante de son capitaine, il l'embête.
Si l'un se fruste de ces doigts bougeant trop lentement, l'autre se fruste de frisson entêtant sur sa virilité.
Se mouvant docilement, les soupirs de Rin sont un délice à l'oreille du rouge tandis que son visage rougit est un appel au viol sans condition.
Partagé entre le désir et l'excitation, Seijuurou sait pourtant qu'il doit encore attendre un peu.
Qu'il doit attendre un mot de l'autre, une autorisation verbale.
Il ne veut pas, lui faire de mal. Alors c'est sans doute pour ça qu'il le prépare aussi bien, aussi doucement et qu'il se fout un peu de son plaisir douloureux.
Rin continue de se mouvoir, de toucher le membre droit de son compagnon à l'aide de sa main et de sa propre fierté.
Il gémit tout contre l'oreille de son vermillon, s'agrippe à cette nuque bienveillante et mordille une gorge tendue et appétissante.
Il ne pensait pas aller aussi vite.
Il ne pensait pas qu'une simple baignade pouvait tourner ainsi pourtant, c'est ce qu'il veut depuis le début.
C'est pour cette seule raison qu'il l'a amené ici. Pour parler et pour affirmer son choix.
Ondulant du bassin, il est prêt maintenant, il le sait et puis, il le veut.
Il le veut même si dans sa tête, les positions étaient inversées.
_ Vas-y~ …j'veux Sei'…~
Un cœur meurt, il devient fantôme dans un corps fonctionnant à la perfection.
Le dit « Sei' » accroche plus fermement les cuisses de son amant et se positionnant de sorte à ce qu'il se retrouve face à l'intimité du violet, il tape contre, s'appuie et s'enfonce.
La respiration de Rin se saccade, son foutu amant est énorme !
Essayant de facilité la pénétration, le mauve se dandine et l'eau -tel une demande à l'aide-, fait glisser et enfonce profondément le sexe du carmin dans l'antre.
_ T'es… han~ un mons-tre~ …hum… !
_ Mmh, mh. C'est de ta faute, tu es tellement excitant…, Hn Rin'~
Une voix rauque se fait entendre et le visage du mauve réagit instantanément.
Ses prunelles humides laissent couler cette eau, ses joues rougissent davantage et ses lèvres sont mordues de façon si érotique que la fraise ne peut s'empêcher de l'embrasser.
Des ongles griffent des omoplates et une prise se fait plus dure au niveau du bassin du carmin.
Les secondes s'écoulent, le corps de Rin s'habitue à cette présence qu'il a demandé et donnant l'autorisation de continuer, un à-coup se fait.
Matsuoka rejette son visage en arrière, il casse le baiser enfiévré mais offre son cou à la bouche avide de son amant.
La respiration n'est plus, elle s'est transformée en soupir, en gémissement et en plainte de plus en plus criée. De moins en moins retenues.
Des lèvres se font mordre, le mauve redécouvre ce plaisir et il n'a rien à voir avec ce qu'il a déjà connu.
Tout est différent. Pas mieux. Pas moins bien. Seulement différent. Plus proche sans doute.
Montant et descendant sur la verge pulsante du rouge, Rin se sent brûler de l'intérieur et sent ses entrailles faire des bonds de plaisir.
_ Pl-us fort ! Han…en-encore ! …Sei'~ …con-tinue~
Deux grandes mains pressent davantage un fessier –laissant quelques marques au passage- et Mikoshiba accélère ses mouvements de bassin en Rin.
Tout va plus vite, tout est plus pressé.
Ils n'ont plus aucun contrôle sur leurs actes ou sur leurs pensées.
Tous ce qu'ils veulent, c'est garder cette proximité, cette « connexion ».
Souriant et embrassant la peau sous lui, le rouge attendait ce jour avec impatience.
Avoir Rin était pour lui quelque chose d'important. Quelque chose qu'il avait toujours désiré.
Alors voulant montrer à quel point il peut tenir à ce mauve, il bute encore et encore contre les parois sensibles de son petit-ami jusqu'à le faire crier !
Entendre cette litanie est une chose merveilleuse, irréelle et pourtant déjà bien ancré dans la peau du rouge.
_ …Hn, Rin…~ …Rin…, Rin… .
Un doux nom pour une douce personne !? Pas vraiment mais c'est ce qu'il aime croire à cet instant.
Il tape avec force et envie dans l'intimité de son amant et les vagues frappent toujours plus, débordent du bassin et recouvrent le carrelage.
Rin griffe et mord la peau mate tandis que Seijuurou marque sa propriété et donne des à-coups plus vifs encore.
Le violet agrippe le rebord humide de la piscine, suit du mieux qu'il peut les attaques répétées et ondule du bassin, la lèvre mordue et le cœur au bord du gouffre.
Trouvant une autre position, le membre du rouge arrive à s'enfoncer jusqu'à la garde.
Un cri se fait entendre et résonne dans ce gymnase vide de monde.
Couvrant sa bouche de sa main, il essaie de taire son plaisir. De bloquer ses gémissements aphrodisiaques.
Mais cette chose n'est pas au gout du capitaine qui retire cette main gênante.
Il veut l'entendre, il veut se nourrir de ces gémissements et il veut le voir.
Pas à moitié, pas à demi, il veut voir cette frimousse couverte de plaisir. Entièrement, dans son ensemble.
Il veut voir Rin au bord de l'extase.
_ Han~ Je…, mh Sei'… en-encore… J'aime…han, toi~ Han oui !
Mikoshiba scrute, soupir, épie et photographie.
Ses pensées sont submergées mais il veut un souvenir précis de ce visage qui a succombé.
Mikoshiba mord, touche, accapare et adore.
Son sexe entre et sort, il est douloureux mais il s'en fiche, il est à sa place.
Le mauve n'en peut plus, il gémit de tant de plaisir et se sent immanquablement venir.
Il revient se cacher, s'accrocher comme un petit koala au corps du vermillon et se meut à son rythme. Effréné et débridé.
Il mord dans la chair de son amant, sent l'une des mains du rouge sur sa verge et il n'arrive plus.
Il est sur le point de non-retour et il se libère dans cette main, dans cette eau qu'il connait depuis toujours.
_ S-Sei'~ …mh, vi-ens…, j'veux… o-béis…han !
Mikoshiba sourit de ce demi-ordre et il donne des coups précis qui le font partir très loin.
Entourant cette fine taille de l'un de ces bras alors que de l'autre, il attrape la chevelure violine, il continue ses à-coups dans l'intimité de son cadet.
Matsuoka aime et son corps pourrait très vite reprendre de la vigueur.
Les aller et venu sont rapides et Seijuurou à bien trop d'émotion et d'excitation pour se retenir plus longtemps.
Il ne peut simplement pas taire son plaisir douloureux.
A l'intérieur de Rin, il se déverse. Il part à la rencontre du firmament, il rempli son cerveau de nouveaux souvenirs, de nouveaux soupirs, de nouvelles images.
Enlacé, serré l'un contre l'autre, ils ne bougent plus pendant des minutes entières.
Cette chaleur qui les enveloppe est rassurante, étouffante, réconfortante et apaisante.
Mais parce qu'il sait, qu'il ne peut pas rester ainsi plus longtemps, le rouge se retire doucement.
De derniers soupirs se font entendre et comme un réflexe –passager-, Rin revient entourer la nuque de son amant.
L'eau se calme, les vagues se transforment en vaguelettes, les ondes se rétrécissent et les flots sont de nouveaux tranquilles.
Les respirations essaient de se calmer, le mauve reste contre cette épaule et son souffle chaud frappe et fait frémir le vermillon.
_ 'Shiba… .
_ Hm !?
_ Tu m'écrases et je commence à avoir froid.
Des dents se montrent, une trace se dessine sur la jugulaire de l'ainé et heureux de son effet, il réussit à éloigner l'autre de son corps.
Le rouge observe avec attention son partenaire et l'éclaboussant sans retenu un petit jeu s'instaure.
Complètement nu, ils s'accrochent, se disputent, se chamaillent et se raccrochent.
Une sorte d'apaisement se crée, un après-coup de plaisir se montre et scellant leurs lèvres dans un même temps, le violet réussit toujours à se surélever et à mener la danse.
Ils ont cette impression d'être seuls alors qu'ils pourraient être surpris à n'importe quel moment.
C'est sans doute cette dernière chose qui fait que ce mauve pousse une fois de plus son capitaine.
_ On devrait sortir d'ici tu ne crois pas !?
_ Et continuer dans ma chambre !? C'est ça que tu veux m'dire !?
_ Non. Seulement qu'on devrait se sécher et sortir d'ici.
_ Tu recommences, tu m'as de nouveau utilisé.
Pour seul réponse, le rouge se fait expulser et reçoit un ordre.
L'ordre de sortir de cette piscine et de lui ramener ces vêtements.
Seijuurou noie son violet sans ménagement et une fois cette chose faite, il sort du bassin nu comme un vers et récupère ces vêtements lâchement abandonné un peu plus loin.
Encore dans l'eau, Rin plaque ses cheveux trempés à l'arrière et scrutant les faits et gestes du rouge, il soupir et marmonne.
L'autre est chiant ! –de son point de vue-.
_ Tu comptes rester là, jusqu'à demain !?
_ J'attends que tu te retournes, crétin.
_ Rin, ne me dit pas que tu es pudique !? Sort de là, regarde…, je me retourne.
Satisfait de cette chose, Matsuoka s'appuie sur le rebord et retrouve la terre ferme.
Très vite, il enfile ces vêtements bien qu'il soit trempé et Seijuurou, lui, attend bien sagement en regardant un mur blanc.
Une fois terminé, le mauve s'approche de ce dos imposant et faisant glisser son doigt le long de cette colonne vertébrale, il réussit à donner un frisson à son partenaire.
Fier de lui, la seconde d'après il pousse son compagnon à prendre la sortie et semblant de rien, ils rejoignent un couloir vide et sombre.
L'heure est bien avancée mais ils n'y font pas attention. Ils ont perdu la notion du temps et leurs habitudes.
Se dirigeant vers les dortoirs, Seijuurou reprend la parole.
Il informe ou plutôt ordonne à Rin de rester avec lui pour la nuit et même si le requin essaie de trouver une excuse ou juste des mots pour se défendre, au final, il accepte.
Traversant les couloirs, le violet arrive face à sa chambre après une longue marche et quand il s'apprête à y entrer, la planche de bois s'ouvre à la volée sur un gris heureux de revoir son senpai.
Aiichirou Nitori sourit longuement et salut son capitaine d'un simple signe de la main. -Il préfère de loin s'occuper de son senpai et connaitre la raison de sa disparition.-
Une jalousie s'immisce dans la tête d'un carmin et intérieurement, il espère voir ce lilas revenir très vite vers lui.
Agrippant une serviette et d'autres vêtements –un boxer en particulier-, Matsuoka ressort de sa chambre sous l'œil interrogateur de son kohai et se rendant dans la chambre du vermillon, il charge silencieusement son capitaine de trouver une excuse.
Souriant largement, une tape se fait sur le crâne du gris et profitant de cette distraction, Sei' souhaite une bonne soirée à l'argenté.
Stupéfié par ce qu'il entend, Nitori oublie de suivre ces deux ainés et quand une porte se referme sur la silhouette du carmin, Aiichirou se maudit de sa mollesse.
_ T'sais va valoir que la sangsue grise arrête de te tourner autour. Je n'aime pas ça.
La phrase est lancée derrière une porte de dortoir qui les accueille et qui les prive du reste du monde.
_ Tu dois être drôlement fatigué pour dire une telle connerie, Mikoshiba.
_ Capitaine, Rin. Je suis ton capitaine et il est très possessif.
Sa phrase terminée, il attrape la taille du violet et par la même occasion des lèvres surprises.
Rin ne connait pas la possession alors c'est étrange d'entendre ce genre de chose.
Mais pour l'heure, il doit simplement se défendre d'une attaque en traitre et passer un t-shirt maintenant qu'il est sec.
_ Et bien capitaine, je ne sais pas ce que tu possèdes mais je m'en fou bien pour l'instant ! Je veux me reposer un peu.
_ Tu peux t'allonger mais je doute que tu te reposes. …Cette fois, je vais te faire la totale.
Un vicieux sourire se dessine sur le visage de Seijuurou et juste après cette dernière phrase, il se jette voracement sur les lèvres du plus jeune qui n'a pas le temps de sortir des mots bien sentis.
Le plaquant à son lit, il recommence à marquer ce corps déjà bien empreint de suçons et fait taire les répliques ou faux arguments de son violet.
Il aime avoir le dessus, avec lui encore plus et il est sûr que cette nuit sera très, très longue.
Continuant de parcourir ce corps qu'il commence doucement à apprivoiser, il le scrute sans vergogne et frissonne de plaisir et de désir.
Cette nuit, il marquera avec précision ce violet pour montrer aux autres, dès le lendemain, qu'il n'est plus à prendre.
Qu'il est à quelqu'un et pas à n'importe qui !
Et il se fiche que l'autre lui gueule dessus après. Il se fout de tout parce qu'il sait ou est presque certain que l'autre aime ces marques d'affections.
Il sait des tas de choses sans que Rin n'ait à lui dire et il en est heureux. Heureux de le posséder enfin. Cette soirée, ils sauteront même un repas.
Le décalage dans leurs têtes est bien trop grand pour revenir à une « réalité » convenable.
[…]
Terminé.
..., ah ben maintenant qu'il est sorti, j'me dis que je peux faire largement mieux. J'ai du décevoir beaucoup de monde.
[Bon au pire, j'me rattraperais dans un bonus].
Oui, la fin arrive bientôt.
Sinon, Haru ne doit plus intervenir [à la base, il devait même pas être là mais bon...] C'est Nitori qui est en ligne de mire maintenant lol.
Bon, j'espère que vous avez tout de même apprécié! [Je croise les doigts].
Bisoux.
L.
