Bonjour !

Je suis en avance d'une journée -j'pense bien-. Mais j'ai beaucoup aimé écrire cet épisode!
Donc, j'espère qu'il vous plaira tout autant.

Ah le lemon à été apprécié! J'avais tellement peur. Mes mains tremblées et mon corps était en panique -bon pas autant mais quand même, j'ai eu très peur, j'avais la boule au ventre-.
Merci, merci, merci ! :3

/!\ ATTENTION /!\

Certains propos peuvent choqués la sensibilité des plus jeunes -Non, ça c'est faux-
Rating: M
[Du moins T+++ pour le début]

Bonne Lecture!


Acte 10 : Baiser égoïste.


A califourchon sur son capitaine, Rin ondule et frissonne.
La situation en main, il s'appuie de lui-même sur le membre droit de son désormais petit-ami.
Son autre main appuyé sur le torse contracté, il se laisse doucement glisser jusqu'à ce que son intimité soit entièrement remplie de son amant.
Des soupirs et des gémissements envahissent la nuit.
Seijuurou scrute le visage empli de plaisir de son violet et le caressant ici et là –à des endroits stratégiques-, il attend le bon moment pour donner son premier coup de reins.

La bouche entrouverte, le cœur bondissant, Rin prend appuie sur son ainé et doucement, il commence à monter et descendre sur la fierté tendue et désireuse.
Là, au fin fond d'une nuit sans lune, deux corps ne font plus qu'un dans une chambre de dortoir.
Geignant et prenant plaisir, le violet est plus que désirable ainsi perché.
Mikoshiba se laisse faire, observe avec attention son éphèbe et caressant les cuisses et le membre durcit de ce mauve, il a envie de prendre le dessus, envie d'être plus dur mais…, le voir dans cette position est décidément trop bonne.
Bougeant à son rythme, Matsuoka ondule, caresse, monte et descend.
Il se mord la lèvre, observe à demi ce vermillon sous lui et se meut davantage.

_ Hum Rin…, j'adore t~ …mh, t'es insom-nie.

Caressant les cuisses imberbes de son mauve, il aime aussi titiller ce membre dressé et frissonnant au moindre contact.
Donnant quelques à-coups pour pouvoir entendre la voix de Rin, il réussit son effet et totalement conquis, le violet en demande davantage.
Seijuurou frappe, cogne, martèle l'antre de son cadet et maintenant, il en veut plus. Beaucoup plus.
Il veut le toucher, l'embrasser, le mordre et le marquer.

_ Sei' han~ …p-plus j'veux…, embrasse-moi ! Hum~

Répondant à la volonté de l'autre, dans une contraction de son abdomen, le vermillon se redresse, attrape la nuque de son amant et l'embrasse goulument.
Rin goute à cette langue taquine, enveloppe les épaules de l'autre de ses bras et reprend ses mouvements sur le manche de son capitaine.
Seijuurou s'attaque alors la mâchoire, au menton, à la gorge et toutes les autres parties de ce corps accessible. Il mord cette peau délicate, suçote l'épiderme tentant et laisse son adorable requin s'amuser su sa verge en érection.

Ils jouent à ce petit jeu depuis près d'une demi-heure maintenant et là, les deux veulent simplement se libérer d'un plaisir trop grand.
Montant et descendant à un rythme soutenu, on peut entendre les soupirs de l'un et de l'autre envahir la chambre. Des gémissements incompréhensibles.
Gardant sa prise sur les épaules du carmin, Rin ne se retient plus et ses mouvements saccadés et discontinues font plaisir aux deux protagonistes.
Mordillant l'oreille du rouge, descendant sur la jugulaire de celui-ci, Matsuoka n'a plus aucune résistance.

_ Cap-itaine~ je…han ! Fait pl-us fort ! J'- …j'arrive pas à… han, plus~

Comprenant les dires de son partenaire beaucoup trop torride à son gout, il agrippe fermement la taille de son violet et retourne la situation en quelques secondes.
Plaquant son mauve sur le lit, il remonte quelques peu les jambes de son amant, embrasse, caresse et déguste celui-ci juste avant de donner un grand coup de reins.
Rin cri à demi puisque l'une de ses mains se plaque contre sa bouche bruyante et cachant son visage de moitié, il essaie de garder son plaisir pour lui sans aucun succès.

Seijuurou est doué. Ses coups de reins sont précis et fort.
Allant et venant, il pénètre toujours plus profondément son petit-ami demandeur et regagnant une gorge découverte, Mikoshiba réussit dans le même temps à dévoiler une frimousse indécente tant elle fait envie.
Rin se perd, savoure ce bonheur donné et se mordant la langue pour atténuer ses gémissements, il se libère entre leurs deux corps.
Sa respiration n'est plus et l'une de ses mains essaie d'agripper son compagnon pour le ramener à lui.
Continuant ces aller et venu dans l'intimité de Rin, le carmin ne tarde pas à souiller cet antre serré et accueillante.

_ …J't'aime Rin… hum~

Les mots murmurés ne savent pas s'ils ont trouvés l'oreille attentive qu'ils recherchent mais ce n'est pas grave. Ils sont justes là parce qu'ils sont vrais.
Remontant jusqu'au visage de sa poupée violette, il embrasse les lèvres rougies, le cajole sans pouvoir faire autrement et attrape ce corps entre ses bras.
Epuisé mais l'esprit vide et apaisé, Matsuoka retrouve très vite un sommeil qui l'avait déserté.
Se laissant manipuler à la guise de son ainé, il se fiche d'être calé contre un torse chaud et rassurant, il se fout d'être étouffé par un bras de son dos. Tout ce qu'il veut, c'est resté là…, à l'abri.

_ J'te réveillerais plus souvent, Sei'… .

Des sourires se montrent, un baiser est donné sur un front méché et une couette les recouvre.
Toujours dans ce noir quasi complet, deux corps se rendorment.
La chambre se tait tranquillement, espère avoir été silencieuse et tout doucement, la nuit reprend ces droits.
Les trois heures du matin sont passés depuis près de trois quart d'heure.
L'insomnie d'un violet s'est évanouie de la meilleure des manières. D'une manière qu'il a lui-même provoqué.
Et dans une autre tête, le carmin espère pouvoir être de nouveau réveillé ainsi dans les nuits à venir.
Maintenant tout ce qu'on aperçoit, ce sont des cheveux éparpillés ici et là sur des coussins en désordre.

… .

Un peu plus de deux semaines sont passées depuis le fameux « oui » de Rin et certaines choses s'étaient produites entretemps.
Premièrement, La compétition de natation régionale avait eu lieu et même si tous n'avaient pas gagné, Haruka n'avait pas montré le bout de son nez.
Et secondement, les vacances de printemps avait fait parlé d'elle et doucement mais surement, une chose tracasse les deux protagonistes.
Une chose qu'aucun des deux n'avouent. Seulement, l'idée ne se déloge pas de leurs esprits.
Mais pour l'instant, les deux s'éveillent d'une soirée agitée. L'un pousse l'autre. L'autre essaie d'agripper un bras volatile.

Les cheveux en pagaille et les prunelles encore endormit, du regard il cherche ses vêtements éparpillés ici et là dans la pièce.
Encore dans le lit, allongé et le coussin entre ses bras, Seijuurou observe –avec un sourire aux lèvres- son petit-ami déjà bien agité de si bon matin.
Ils sont opposés et les rares points qu'ils ont en communs réussissent à les faire se disputer, pourtant l'équilibre réside dans cette franchise crue qu'ils ont l'un envers l'autre.

_ Cherche mon boxer, j'le trouve pas. …Bouge crétin.

La voix endormit mais irritante de Rin se propage dans la pièce comme une fumée noire.
Tous la craignent mais un irréductible rouge tente encore de l'ignorer et de passer au travers, tout ça pour ne pas bouger de son petit nid douillet.

_ Si tu ne l'avais pas retiré cette nuit, il serait encore à taille à l'heure qu'il est.

Grinçant des dents, le plus jeune fusille un « pacha » pénible et jetant le premier objet venu en direction de ce désagréable personnage, Matsuoka trouve enfin son dû. –ou ça !? Entre un mur et un bureau… .-
Le visé se plaint de l'agression, tourne son visage dans l'oreiller et le violet plus ou moins rhabillé s'approche de la porte de sortie –non sans jeter un petit coup d'œil à l'autre-.
Ils ont cours aujourd'hui et pourtant, le vermillon avait de nouveau réussit à faire prisonnier ce mauve la nuit dernière.

_ Tu t'en vas déjà !?

_ Bien sûr ! J'ai pas envie que Nitori me pose des questions pis je dois prendre une longue douche.

_ On s'en fout de lui, oublie-le et reste.

Crapahutant tel un enfant de 2 ans sur son propre lit, il réussit -d'un geste habile- à attraper son amant et à le coincé contre son torse.
Fronçant les sourcils, Rin ne se laisse pas faire et s'en sort avec succès, -grâce à des dents aiguisées et à une main à portée de mâchoire-.

_ T'es violent ! T'as pas l'droit de me mordre.

_ Tu n'étais pas contre cette nuit, crétin décérébré !

La réplique bien sentie, le violet fuit par la porte et retrouve sa chambre à l'autre bout du couloir –après avoir vérifié que le champ était libre-.
Se laissant tomber en arrière, le carmin baille et s'étirant, il décide de se préparer puisque le sommeil ne veut plus de lui.
De l'autre côté, même si aucun bruit n'est fait, Aiichirou Nitori s'éveille tandis que le Matsuoka se sélectionne un autre sous-vêtement et emprunte un nouvel uniforme.
Frottant dans ces prunelles bleutées endormies, le gris sourit déjà d'apercevoir son ainé.

_ Vous êtes rentré tard hier soir Matsuoka-senpai, je ne vous ai pas entendu.

_ Hum, oui. …Je prends la salle de bain. Tu peux encore dormir, il est tôt.

Traversant la chambrée, le violet s'enferme dans la salle d'eau et préparant déjà le jet d'eau chaude, il retire un pantalon qui n'est pas à lui et son t-shirt gris.
Un juron est lancé puis voulant profiter de cette douche le plus longtemps possible, il s'immisce dans la cabine et soupir de joie quand les premiers jets percutent sa peau bleutée par endroit.
Les yeux fermés, un fin sourire se montre sur ses lèvres pleines et faisant abstraction de tout, Rin se détend et profite d'une matinée qui a parfaitement commencé.

Alors le reste de la matinée continue, un déjeuner prend forme, une table est occupé par un gris et un violet, à cette vision un Mikoshiba voit rouge et détournant sa vue il prépare son plateau.
Les cours débutent peu de temps après, tous sont séparés, -chacun étant dans une année différente- et un matin fait de cours voit le jour.
Tous les étudiants se plaignent silencieusement, la petite routine revient au galop et les pensées de chacun sont plus ou moins focalisées sur un cours ennuyeux.
Tout va mieux. A l'approche des vacances, tout va toujours mieux puisqu'une année scolaire se termine.

C'est quand l'heure du midi arrive que les problèmes reviennent ou plutôt les jalousies, obsessions et irritations de chacun.
Le restaurant du lycée se fait inonder de monde alors que certains se trouvent un endroit tranquille à l'extérieur et machinalement, un kohai retrouve son senpai avec entrain et enthousiasme.
Toujours souriant, le cadet raconte ce qu'il a appris ou fait, parle pour ne rien dire et suit comme un petit agneau admiratif, son ainé.
Matsuoka, ayant l'habitude des faits et gestes de Nitori ne s'en préoccupe plus et prenant place sur une table extérieure, il y dépose son bento acheté.

_ Vous disparaissez souvent en ce moment, Matsuoka-senpai.

_ Comment ça !?

Prenant les baguettes en main, un légume est entamé puis un autre avant qu'une réponse ne se fasse entendre.
Ne sachant pas comment tourner ces mots, l'argenté tortille ses doigts et triture plus sa nourriture qu'il n'y goute.
Soulevant son nez, il observe avec attention son ainé et prenant son courage à deux mains, il donne une explication à ces dires.

_ Eh bien, ce n'est qu'une impression mais si quelque chose ne va pas vous pouvez m'en parler vous savez. Je vous aiderais du mieux que je le pourrais.

_ Tout va bien, je t'assure.

_ Est-ce que…, le capitaine Mikoshiba vous force à faire des choses !? Une fois j'ai entendu l'une de vos conversations sans le faire exprès et j'avais l'impression que vous n'étiez pas d'accord avec ce qu'il disait.

S'étouffant de moitié avec son riz, les joues de Rin prennent une couleur rouge alors que ses sourcils se froncent au fur et à mesure des mots de l'autre.
Même en se reprenant très vite, on peut voir l'agitation dans ses prunelles et dans ses pensées.
Silencieusement, le violet maudit son capitaine de malheur et intérieurement, il prie pour que son cadet n'est rien entendu de compromettant à son sujet.
Si jamais leur « histoire » venait à se savoir, le mauve tuerait à coup sur ce carmin trop exubérant.

_ Q-quel genre de chose, exactement !?

_ Eh bien, vous parliez de chose à faire et de projet photo aussi, j'crois bien. Est-ce que c'est pour le club ou le conseil des élèves !? Vous allez poser pour le recrutement de l'année prochaine !?

Serrant les poings sur les pauvres baguettes, le Matsuoka se promet de tuer le vermillon à la première occasion venue.
Le « projet photo » dont parle Nitori à cet instant est simplement la lubie de ce foutu capitaine pervers qui adore prendre Rin dans des situations compromettantes et les « choses à faire » sont…, des trucs privés !
Sentant son cœur battre fortement, le mauve en vient à avoir des pensées morbides pour celui en face et pour l'autre caché quelque part dans l'établissement.

_ Certainement pas ! Cet atrophié du cerveau va m'le payer.

_ Matsuoka-senpai, vous parlez de notre capitaine quand même.

_ Plus pour très longtemps.

La phrase marmonnée n'est pas entendu du gris et c'est peut-être mieux ainsi, parce que l'aura meurtrière qui se dégage du violet est puissante et effrayante.
Cependant, elle n'atteint aucunement la personne derrière lui.
Souriant et enjoué, il se fiche de la mauvaise humeur du mauve et ébouriffant les cheveux de celui-ci, il le salut d'un large sourire et d'un bras lui entourant les épaules.

_ Rin, encore de mauvaise humeur pour ce ma- !? Aiie !

Le dit Rin écrase le pied de son ainé d'un geste vif et retirant ce bras énervant de son corps, il mitraille le carmin de ses prunelles rougeoyantes de colère.
Boudant de l'agression, le capitaine marmonne des mots incompréhensibles et enfin –ou non-, il remarque la présence de la première année parmi eux.

_ Ah Nitori, je ne t'avais pas vu ! Que lui as-tu fais pour qu'il soit de mauvaise humeur !?

_ Laisse-le tranquille.

Ne disant rien à cette remarque, Seijuurou épie ces deux cadets et si l'un sourit de cette défense accordée, l'autre continue de sagement ruminer son énervement.
N'aimant pas la situation –ou plutôt ce qu'il aperçoit- il décide de poser sa main sur la cuisse de son violet à l'abri des regards et même si Rin sursaute et qu'il essaie calmement de s'extirper de cette prise, le carmin s'accroche.
C'est pour lui, un moyen comme un autre de se prouver qu'il lui appartient.

_ Pourquoi vous êtes seul !? Tu n'as rien prit pour moi.

_ Comme si je t'attendais. …Ne prends pas ça avec tes mains, crétin !

Seijuurou vol de la nourriture dans le bento de ce violet de mauvaise humeur et se chamaillant comme à leur habitude, le rouge est heureux d'attirer l'attention de celui-ci.
De l'autre côté de la table, Nitori n'ose intervenir et continue son repas bien tranquillement.
Se battant à coup de baguette et de regard « tueur », les deux jeunes amants n'entendent pas une personne arriver derrière eux mais le carmin ne s'empêche pas de toucher et d'approcher le mauve.

_ Mikoshiba-senpai ! Senpai !?

Le capitaine arrête d'emmerder son cadet tandis que Rin se lève et change de place pour se retrouver près d'Aiichirou –au plus grand plaisir de celui-ci-.
Seijuurou voit d'un mauvais œil cette chose et mécontent, il fixe le nouveau venu.

_ Qu'est-ce qu'il y a !?

_ Le président du conseil m'envoie vous dire que la réunion du midi est avancée d'une demi-heure. Désolé de vous prévenir si tard, Mikoshiba-senpai.

_ Eumh…, c'est pas ta faute. Ok bon, j'ai plus qu'à y aller. On se voit à l'entrainement !

Reprenant de son sérieux, le rouge se lève du banc et s'éloigne sans un autre mot en compagnie du « laquais » du président.
Le silence revient donc et le diner reprend aussi.
Nitori et Rin reprennent une conversation plus ou moins poussée et soulagé de ne plus être en présence de leur capitaine, le lilas oublie doucement sa colère.
Quoiqu'il en soit, le vermillon lui, n'est pas d'accord avec cette étrange affection que l'argenté ressent pour son violet !

… .

Dans les vestiaires du gymnase, les maillots sont enfilés, un brouhaha intensif se crée et certaines personnes s'approchent déjà d'un bassin.
Un violet retire sa veste de survêtement et ne remarquant pas une seule seconde les quelques « traces » ici et là sur sa peau mangée par le soleil, il continue son dépouillement.
Derrière lui, l'argenté fait de même et range soigneusement ses affaires dans son casier empreint à des tas de photos.
Agrippant son t-shirt, très vite les mains du Matsuoka se stoppent à cause d'une réflexion.
Quelles marques bleutées !? Quelles traces violacées !? Rin ne comprend pas.

_ Eh bien dis-moi, ta copine est une furie Matsuoka-kun !

_ Quoi !? Quelle copine !?

_ Oh allez, ce n'est pas la peine de te cacher. Elle s'appelle comment !?

_ Lâchez-moi, bande d'enfoiré !

Remettant son t-shirt en place après la réflexion muette de Nitori.
Rin fulmine, si jamais un rouge croise sa route c'est un homme mort !
D'ailleurs en parlant du loup, celui-ci se montre –un large sourire aux lèvres- ne sachant pas ce qui se passe dans les vestiaires.

_ Ah Capitaine Mikoshiba, vous saviez que Matsuoka-kun avait une copine !?

Surpris, le carmin observe son cadet et l'aura meurtrière qui s'en dégage fait frémir les autres compagnons de compétition.
Rin défie du regard son ainé de dire quoique ce soit et même si la menace ne l'effraie pas, il ne dit rien.
Il n'a pas le temps puisqu'un brun le fait à sa place.

_ Dit, elle est sauvage non !?

_ Fermez-là, bande d'enflure !

_ Eh bien s'il est aussi doux avec elle que nous, ça doit pas être joyeux tous les jours. A votre avis, comment peut-elle le supporter !?

_ ça va pas durer longtemps, j'pense ! Il a trop mauvais caractère, pas vrai capitaine !?

Se retournant pour apercevoir celui qui l'appelle, le rouge prend un instant avant de répondre.
Rin toujours dans les parages -sans que les autres ne le sachent-, ne veut pas entendre les dire de Mikoshiba.
Pas qu'il ait peur, Loin de là, seulement…, il ne veut pas entendre l'autre se plaindre de son caractère de chien.

_ …J'aime bien son caractère moi, même si parfois c'est énervant.

Fronçant les sourcils une porte claque et Seijuurou sait qu'il a envenimé les choses. …Encore.
Attrapant sa serviette, il fait plusieurs fois le tour des vestiaires du regard et n'apercevant pas cette sangsue argentée, il prend la porte et se dirige vers le bassin.
Il ne veut pas d'un Nitori derrière le joli petit cul de son petit-ami. Hors de question !
Le long du couloir, Seijuurou rattrape ces deux cadets et fixant plus que nécessaire le gris, il se rend compte d'une chose. …Chose étrange d'ailleurs.

_ Ou est-ce que vous allez !? C'est de l'autre côté la piscine.

_ On va dans la salle de musculation. …Nitori avance.

_ Non. Le « non » de l'ainé est direct et sans discussion possible sauf que Rin répond toujours.

_ Quoi non !? Tu vas peut-être me dire ce que je dois faire !? Lâche-moi.

Une phrase est soufflée de la part d'Aiichirou, comme quoi le rouge est leur capitaine et passant au-dessus de cette chose, il chasse cette idée d'un bref signe de main.

_ La salle n'est pas ouverte alors retournaient sur vos pas.

_ Même si c'est un ordre du capitaine je n'irais pas. Pas avec ce que j'ai sur la nuque, si tu vois de quoi je veux parler, abruti décérébré !

Pour le coup, le rouge est légèrement gêné de cette remarque mais fier de lui.
Marquer cette peau halée est un réel plaisir et savoir qu'elles se remarquent facilement le rend heureux.

_ Ça te va bien, je trouve.

_ Va te pendre, j'vais faire le nœud moi-même pour être sûr que tu ne survies pas !

Sur cette merveilleuse phrase remplie de doux sentiment, le violet reprend sa progression et amène avec lui son cadet.
L'œil ambré n'aime pas cette vision mais là, il ne peut rien faire de plus. Et encore une fois, il devra ruser pour ré-approcher ce requin mordant pour un rien.
Rebroussant chemin, le capitaine du lycée Samezuka rejoint le reste de ces troupes et l'entrainement se fera avec deux personnes manquantes.
Puis marchant tranquillement vers les plongeoirs, Seijuurou se demande pourquoi son couple ne peut jamais être tranquille plus d'une journée entière.
C'est vrai qu'il cherchait toujours la « petite bête » mais la jalousie était comme une seconde nature chez lui. Il n'aime pas qu'on convoite ce qui lui « appartient ».

… .

Le jour suivant, les deux acolytes ne se parlent presque pas ou alors s'ils le font c'est pour se mettre dessus et s'éloigner tout aussi rapidement.
Et le jour d'après, le couple secret s'ignore complètement. Rin n'en peut plus des remarques de l'autre et Seijuurou n'aime pas devoir lutter contre un argenté.
-Une lutte qu'il sait inutile mais qui d'un côté le rassure…, étrangement d'ailleurs-.
Alors aujourd'hui, le mauve reste éloigné de son ainé. Du moins, il aurait aimé parce qu'une chose le dérange.
Une chose qu'il remarque et qu'il déteste.

Regardant par l'une des fenêtres du 2ème étage, le violet fronce les sourcils et ne lâche pas du regard ce petit bosquet de fleur ou se tient Mikoshiba.
Pourquoi diable est-il si proche du larbin du président du conseil !? Pourquoi lui sourit-il de cette façon !? Pis pourquoi reste-t-il avec lui au lieu de venir le voir !?
Soupirant et marmonnant dans sa barbe inexistante, Rin continue d'observer la scène de là où il se trouve. Quoique…, ça place n'est pas assez bonne puisqu'il n'entend pas leurs paroles.
Décidant de descendre pour mieux épier, le mauve traverse les couloirs les mains dans les poches.
Personne ne l'embête le long de son trajet et quand il se retrouve dans la cour, derrière un mur, il se maudit.

Il se rend compte qu'il attrape les mêmes tics que ce tordu rouge.
Énervé contre le vermillon, ses doigts se crispent sur le mur blanc –qui fait office de cachette- et essayant de mieux distinguer la scène, ses prunelles ne manquent pas une miette.
Rin s'afflige de son comportement, jamais il n'avait fait une chose aussi stupide, jamais il ne s'était comporter de cette manière.
Tout ça, c'était la faute de Seijuurou Mikoshiba, il en est sûr !
Et puis, on devrait lui expliquer ce qu'il ressent. Pourquoi a-t-il besoin d'entendre leur conversation !? Non, c'est réellement stupide…, il doit partir. Il doit retourner dans sa salle.
Sur ces bonnes pensées, il rebrousse chemin même si des rires, l'irrite et le perturbe.

La journée continue ainsi et l'après-midi de Rin n'est pas une chose dont il veut se souvenir.
Pourquoi !? Parce que son comportement l'intrigue.
Soupirant et reprenant du poil de la bête, il quitte l'établissement et s'avance vers les dortoirs pour pouvoir se reposer de sa journée emmerdante.
Grimpant les marches une par une, il sait déjà qu'à l'intérieur de sa chambre Nitori l'attend.
Il sait aussi que son cadet va l'assommer de question et lui parler d'un tas de chose sans intérêt et il sait aussi qu'un mal de crâne va le prendre.
Continuant tout de même d'avancer, il arrive au deuxième étage sans mal et suivant ces pas, il se stoppe devant une porte qu'il connait.
…Pourquoi doit-il s'arrêter là !?

Fronçant encore et toujours les sourcils, Rin frappe sa cuisse de son index.
Pourquoi voudrait-il le voir alors qu'ils n'arrêtent pas de se disputer !? Pourquoi vouloir être dans la même pièce que ce rouge alors qu'il le tape très souvent sur les nerfs !?
Laissant tomber sa tête sur la planche de bois face à lui, une chose le réveille. Un rire. Un rire qu'il ne connait pas dans la chambre de son capitaine !
Épiant la porte blanche pendant de longues secondes, des bruits se font entendre de l'autre côté et gonflant les joues, il appuie sur la poignée et ouvre ce foutu mur qui lui coince l'accès !
Ce qu'il voit le laisse sans voix. Le stalker du président est encore là, perché au-dessus de Seijuurou qui lui se trouve assis à son bureau.

_ Mi-ko-shi-ba… .

A l'entende de son nom, l'appelé se tourne et sourit davantage quand il aperçoit ce violet.
Sourire qui s'en va petit-à-petit quand l'aura démoniaque se montre menaçante au possible.

_ Ah Rin, tu as terminé les cours !?

_ Qu'est-ce que tu fais !?

L'aura satanique est toujours présente sauf que le Matsuoka essaie de garder une voix calme, un peu trop calme.
Faisant pivoter sa chaise, le rouge se lève, s'approche de son amant et comme toujours avec lui, rien n'est grave. Puisqu'il est sûr de ne jamais rien faire de « grave ».

_ Misaki attend le plan pour mon dernier conseil. C'est une vraie galère mais j'y suis bien obligé. Tu as besoin de quelque chose !?

_ Non, j'y vais.

_ Attends, pourquoi !? Reste là ! Misaki, j'te donne ça plus tard. Salut !

Seijuurou pousse sans ménagement le brun alors qu'il agrippe les épaules du mauve avec force.
Gardant son petit-ami près de lui, il ferme la porte avec un large sourire et une fois fait, il agrippe les lèvres de Rin et l'embrasse à pleine bouche.
Plaquant son cadet contre le premier mur venu, il bouscule une langue non-consentante et caresse du bout des doigts le visage du mauve.
Se débattant, le plus petit réussit à se dégager et à expulser cet obsédé de son corps.

_ Lâche-moi, crétin !

_ Quoi !? Je n'ai pas eu le droit de faire ça depuis des lustres !

_ Parce que tu vas m'dire que ça te manquait peut-être, a d'autre !

Ne comprenant pas ces dires, le carmin examine la frimousse renfrogné de son compagnon et toujours étonné, il essaie d'avoir une explication.
L'embrasser lui manquait en permanence alors cette question n'a aucun sens !

_ Tu me manques tout le temps et je déteste te voir avec d'autres. L'interrogatoire est terminé !? Je peux reprendre tes lèvres !?

_ Non. Pourquoi tu riais !?

_ Pourquoi je…- Parce que Misaki est trop drôle quand il panique. Il me croit incapable alors que j'ai bouclé des dossiers bien pires que celui-là.

Rin observe son ainé. La tête levée et les prunelles inquisitrices, il a envie de le frapper.
Jamais il ne l'a vu rire avec lui. Pourquoi d'ailleurs !? Il a de l'humour –même si personne ne le comprend-, il sait rire –même si c'est rare- alors, pourquoi !?
Pourquoi ce foutu vermillon ne rit jamais avec lui !?

_ C'est désagréable.

Renfrogné, on ne peut apercevoir que le profil de ce mauve et il est bien agréable.
La frimousse effrontée du cadet plait à l'autre et c'est sans doute pour ça qu'il sourit. Parce qu'il aime voir les différentes expressions de ce visage parfait.
Et puis, s'il ne se trompe pas…, l'autre est jaloux. Ou alors si c'est ce n'est pas de la jalousie ça s'en approche drôlement.

_ Ne t'en fait pas, je ne faisais que rire.

_ Tu peux bien faire ce que tu veux, ça ne m'intéresse pas.

_ Alors pourquoi as-tu ouvert cette porte !?

Des joues s'empourprent légèrement à cette remarque judicieuse. Et mordant sa langue pour ne rien dire, il se traite mentalement.
Il ne veut pas donner le dernier mot à ce stupide carmin. Hors de question ! Il gagnera.

_ Parce que- …Je n'en sais rien, d'ailleurs j'te laisse à tes affaires !

_ Ne t'en vas pas comme ça, tu es ma pause. Tu ne veux pas l'être !?

_ Ta « pause » t'emmerde d'accord ! Lâche-moi, je vais dans ma chambre !

_ Pourquoi ne pas simplement dire que tu es jaloux !? C'est ce qui s'est passé non !? Tu étais jaloux de Misaki, non !?

_ Même pas en rêve ! Pourquoi je le serais d'ailleurs !? Je dégage et me fait pas chier !

Se libérant de la prise du rouge, Rin sort de la chambre devenu oppressante, claque la porte en manquant d'écraser les doigts de l'ainé et traverse le couloir en un rien de temps.
Seijuurou, ne le poursuit pas. Il sait que ce n'est pas la peine. Il sait que l'autre va le rejeter.
Et il sait que la situation va empirer s'il s'approche maintenant.
Frappant la porte de son front, il soupir. Il soupir mais une chose le fait sourire. La jalousie de l'autre.
Parce qu'il a beau dire ce qu'il veut. Il sait que c'est ça. Il sait qu'il n'a pas aimé le voir avec une autre personne et cela lui va droit au cœur.
Il est heureux de ça. Heureux de le savoir.
Alors même si ce violet est maladroit et têtu, il sait qu'il compte pour lui.

Reprenant sa place sur la chaise de bureau, il tourne doucement.
Il regarde le rapport sur la « table » et ces autres devoirs…, il fixe ces stylos se baladant seul sur ce bois et lâchant un soupir, il laisse sa tête tomber à l'arrière.
Il n'a pas envie de reprendre, il veut embêter son mauve. L'embêter et le couvrir de baiser.
Pianotant sur sa cuisse, Mikoshiba reprend bon gré mal gré les feuilles à remplir et oubliant pendant un instant son activité préféré, il bûche de nouveau.
Rin, lui, est allongé sur son lit. Les mains derrière la tête, il rumine sa petite entrevue avec son capitaine.
Parce que dans sa tête c'est bien clair, Seijuurou est à lui.
Alors il n'écoute pas les jérémiades du gris, il ne répond pas aux questions de celui-ci et le dispute même de faire autant de bruit avec un stupide livre !
Lui, il veut dormir pour oublier !

… .

Après la dernière entrevue –qui s'est plus ou moins bien passé- les rares moments où ils se sont retrouvés seul, la dispute planait au-dessus d'eux.
A l'entrainement, dans un couloir, dans une chambre, au petit matin. Tous les prétextes sont bons pour rejeter la faute sur l'autre.
Alors quand on les aperçoit non loin l'un de l'autre, les cris sont à prévoir. …Surtout quand un gris se trouve dans les parages.
La tension est présente, les épaules se crispent mais Seijuurou est sûr. Il veut retrouver son violet dans sa chambre la nuit.
Il veut le prendre dans ses bras sans que celui-ci ne s'échappe.

Là, il sait ce qu'il veut. Il veut récupérer Rin et ensuite montrer à cet imbécile d'Aiichirou que ce violet est à lui. Qu'il est pris et donc indisponible.
Il sait que ces enfantillages sont puérils mais il n'arrive pas à se contrôler.
Il a eu beaucoup de mal à avoir ce mauve et maintenant, il veut simplement protéger leur relation.
Il a imaginé toutes sortes de plan possible pour faire comprendre au pauvre cadet que le Matsuoka était chasse gardé mais aucun de ces stratagèmes n'a fonctionné alors, il passe au plus simple.
Il attend sagement son heure et une fois celle-ci arrivée, il gagnera la guerre contre un gris –même si son plan fonctionnera mieux que prévu-.

_ Quoi encore !? Tu vas me reprocher quoi cette fois !?

_ Je n'ai même rien dit, tu es toujours aussi nerveux à ce que je vois.

_ Alors pourquoi tu me regardes de cette façon, espèce d'imbécile heureux !

Marchant l'un à côté de l'autre dans le couloir qui les sortent du vestiaire, tous deux se regardent en chien de faïence.
Rin sur de ses propos, n'accorde aucun crédit à l'autre énergumène à ses côtés et pressant le pas, il se fait tout de même poursuivre par deux personnes.
Son capitaine –évidemment- et son kohai prêt à tout pour rester avec lui.

_ Matsuoka-senpai, attendez.

L'appelé n'attend pas, au contraire il appuie sa marche et essaie de mettre le plus distance entre tous les individus et lui-même.

_ J'ai l'impression qu'il fait exprès de me narguer ce petit abruti.

Étonné des paroles marmonnées, le violet épie de côté ce rouge et faisant fonctionner ses méninges à vitesses rapides, un faible sourire apparait.
En y pensant bien, voir une personne jalouse le rend joyeux.
Savoir son carmin jaloux d'une première année est drôle mais aussi flatteur pour lui.
La jalousie est finalement quelque chose de positif.

_ Peut-être mais Rin s'en fout. Il ne s'intéresse pas à lui.

Parler de lui à la troisième personne est une première mais sa facilite les choses.
De cette façon, il peut dire ce qu'il pense avec plus de complaisance.
A l'entente de ces mots, Seijuurou s'agite et croyant avoir mal compris, il demande une confirmation de la chose tout près de l'oreille de son petit-ami en jouant le jeu.

_ Tu veux dire…, qu'il pense déjà à quelqu'un d'autre, c'est ça !?

_ Oui, à un abruti congénital. Et il n'a rien fait pour mais c'est plus fort que lui, il l'énerve tellement qu'il l'a sens cesse dans la tête. C'est limite un poison.

_ Carrément. Est-ce qu'il pourrait ressembler une maladie incurable aussi !?

Se fixant de façon discontinue, ils se retrouvent côte à côte et marchant vers le bâtiment des dortoirs, ils ne font plus vraiment attention aux autres personnes.
Ils préfèrent jouer.
Jouer est une façon amusante de se réconcilier après une dispute inutile.

_ Le débile !? J'en sais rien mais pour sûr, c'est une maladie ! Pire que la peste elle-même.

_ J'suis assez content parce que le débile à les mêmes symptômes et en plus de ça, il ne fait qu'imaginer son odieux petit-ami dans des positions tout à fait indécentes.

Rougissant des mots lancés, le lilas cache son visage.
Il est mal à l'aise de l'imagination débordante de son stupide capitaine mais heureux de savoir qu'il occupe ces pensées.

_ J'te le dis pour lui : Il t'emmerde ! Pis va au diable aussi, gros pervers !

_ Le pervers en connait un autre qui adore son énorme « lance ». Si tu vois ce que j'veux dire.

Un poing cogne une épaule avec une précision déconcertante.
La conversation dérape complètement et même si tout n'est pas faux, ils pourraient être entendu…, déjà que la nuit la discrétion n'est pas leurs forts !

_ …Ne dit pas des choses comme ça, abominable crétin de Mikoshiba.

La frimousse de Rin fait rougir son ainé. Pourquoi !? Comment !?
Peut-être parce que cette expression boudeuse est l'une des plus mignonnes que Rin puisse faire.
Seijuurou observe avec attention chaque trait de celui qui fait bondir son cœur et voyant les iris enflammés son compagnon aller dans sa direction, il ne peut s'empêcher de caresser un court instant cette joue tentatrice.

_ Reste avec moi cette nuit.

_ Non.

_ S'il te plait…, cinq jours c'est trop long.

Suivant son ainé jusqu'à la chambre, il pince ces lèvres pour ne pas que son sourire apparaisse.
Rin continue d'écouter l'argumentaire de ce rouge à demi-mot et une fois caché d'une planche de bois, il retire sa veste d'uniforme qu'il jette négligemment sur le sol.
Une fois fait, il déboutonne son pantalon sans mal, le laisse tomber au sol et fini par le retirer complètement de ses chevilles –avec chaussures et tout ce qui va avec-.
Pourquoi fait-il ça !? Il ne sait pas vraiment ou si parce qu'il a envie de son carmin.
Maintenant qu'ils se sont réconciliés ou plutôt parlés, il ne peut pas attendre ce soir, il a envie de sexe. De sexe avec son capitaine.

_ Capitaine, on joue maintenant !?

Surpris des mots de son cadet, Sei' se retourne et quand il voit son adorable requin en simple chemise –et boxer très probablement-, il est énormément surpris mais aussi incroyablement excité.
Matsuoka continue de déboutonner lentement sa chemise mais par une main, il se fait stopper et harponner par celui qu'il veut.

_ On va jouer oui.

Un sourire vicieux prend forme sur le visage de Miko' et juste après ça, il embrasse, dévore les lèvres de son parfait petit fantasme.
Pourtant n'oubliant pas sa première idée en venant ici, il laisse sa porte entrouverte et attire son amant vers son bureau, il le dépose et relève un peu cette chemise immaculée.
Ils s'embrassent langoureusement, farouchement et leurs cœurs battent vivement.
Tous deux profitent de ce moment de complicité. Profite l'un de l'autre et de cette réconciliation sur l'oreiller.
Pourtant une chose est oubliée par l'un d'eux. Un repas bientôt servit et un kohai plutôt tenace et suiveur.
Un argenté prêt à tout pour suivre les traces de son senpai adoré.

Assis sur le bureau de son capitaine, Rin à entre ses jambes ce rouge et s'accrochant à cette taille, il embrasse avec envie son petit-ami.
Seijuurou enveloppe le visage empourpré de son cadet à l'aide de ses mains et jouant malignement avec la langue taquine de celui-ci, il jette un rapide coup d'œil à sa porte laissée entrouverte.
Le baiser est langoureux, Rin est incroyablement « chaud » et s'accrochant toujours plus à son ainé, il ne fait pas attention au sourire qu'il sent sur les lèvres de l'autre.
Se cramponnant toujours plus aux vêtements de son rouge, il déboutonne veste et chemise.
Il a besoin de cette proximité, il a envie de sentir l'autre plus proche encore.

Mikoshiba participe ardemment à cet échange désiré mais toujours du coin de l'œil, il observe cette porte et enfin, il voit ce qu'il veut.
Une tête, un visage qu'il connait apparait dans l'embrasure et choqué de ce qu'il voit, l'argenté ne dit rien. Il ressemble à un poisson hors de l'eau et en manque d'air.
Le carmin part alors se réfugié dans le cou parfumé de son violet et laissant une myriade de baiser sur cette peau tannée, le gémissement qu'il entend le rend encore plus heureux.
Souriant perversement au voyeur, le capitaine attrape le fessier de son lilas et le portant sans trop de mal, il l'amène jusqu'à la porte pour fermer celle-ci maintenant que le spectacle a été vu.

_ Sei' tu fais quoi !? J'étais bien là-bas.

_ Je verrouille seulement, je ne veux pas être dérangé et toi non plus pas vrai.

Approuvant les dires de l'autre, il reprend possession des lèvres de son petit-ami et entoure les épaules de celui-ci pour une meilleure prise.
Le vermeil encourage ce baiser et mordillant cette langue câline, l'autre pousse un grognement de mécontentement.
Plaqué contre cette porte, Rin se dandine sur les mains qui le portent et gémissant entre deux baisers, le violet veut plus et le montre.
Il est pressé. Envieux. Et impatient.

De l'autre côté de la porte. Encore choqué de ce qu'il a vu, Nitori ne bouge pas.
Son cœur bat à toute vitesse et ses pensées fourmillent. Il n'aurait jamais cru une chose pareille possible. Son senpai et le capitaine !
De plus, les marques qu'il a aperçues sur le haut des cuisses du violet ressemblaient énormément à des traces de doigts.
Avalant difficilement la salive, son esprit revient quelque peu et secouant sa tête de droite à gauche, une chose lui revient en mémoire. Le visage détendu de Rin.
Retrouvant sa chambre, il se pose sur son lit et continuant de ressasser ce qu'il a aperçu, il comprend enfin certaines petites choses.

Le plan –qui n'en n'était pas réellement un- a fonctionné mieux que prévu.
Maintenant, Sei' est sûr de ne plus être dérangé par un stupide gris. Il est certain que son cadet à compris le message.
Ce n'est pas méchant, en y regardant bien ce n'est qu'une vérité révélée, rien de plus !
Enfin quand cette chose se saura, Mikoshiba pourra se terrer quelque part, c'est sûr.
En attendant, on va le laisser profiter de sa victoire.
De sa victoire et d'un violet chaud et demandeur !

[…]


Terminé.

Je pense que la semaine prochaine, le dernier acte verra le jour.
Oui, Rin se lâche quelque peu, j'en suis consciente -mais peut-être que c'est voulu-.

Pour ce qui est de Nitori, j'imagine bien sa tête à la vue du capitaine et de Rin! Le pauvre, je l'ai peut-être traumatisé!
Plus jamais il ne regardera Rin de la même façon!

A la semaine prochaine!

L.