Voilà une histoire qui peut-être considérée aussi bien comme un bonus que comme un one-shot indépendant donc il n'y a pas de risque de spoiler si vous ne connaissez pas ma fic.
Disclamer: Himaruya, toujours et à jamais, est propriétaire d'Hetalia. Moi je me contente d'emprunter les personnages.
Deux ou trois gamins?
Arthur Kirkland, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande, Terreur des mers et «daddy» de deux petites colonies nord-américaines turbulentes sortit de sa demeure en chemise et pieds nus en appelant Alfred. Celui qui deviendrait un jour les puissants mais peu subtiles States se trouvait perché en haut d'un marronnier.
-Descend tout de suite!
-Je peux pas! J'ai peur!
Devant les grands yeux bleus et la bouille angélique de son jeune fils, il se radoucit aussitôt.
-Daddy viens te chercher, ne t'inquiète pas.
Angleterre escalada l'arbre avec précaution. Il arriva en haut rouge et les pieds douloureux, en pestant.
-Al? Où es-tu? Je suis là!
Des rires claires et enfantins parvinrent à ses oreilles. Arthur se pencha pour découvrir le petit États-Unis et son frère Canada, son ourson dans les bras, se moquant de lui. Comprenant que sa colonie était discrètement descendue pendant qu'il s'échinait à monter, Arthur jura à voix basse.
-Espèce de...Excuse-toi tout de suite!
-Non, répondit l'enfant en lui tirant la langue.
A ses côtés, Matthew souriait.
-Si c'est comme ça, je ne descendrai pas d'ici avant d'avoir eu des excuses.
Le soir, Francis arriva heureux à l'idée de revoir son petit Matthieu, Alfred et, même si il avait du mal à l'admettre, Arthur. Il entra dans la maison, fatigué par de longs jours de voyage. Dès son arrivée, Mati lui sauta dans les bras, suivi de près par son frère.
-Doucement mes amours, ria-t-il en soulevant les deux enfants.
Puis, il attendit l'arrivée d'un anglais grincheux qui râlerait parce qu'il arrivait plus tôt que prévu sans prévenir. Mais d'anglais grincheux il n'y eut point.
-Mes chéris, vous avez abandonné daddy dans la forêt?
-Il est dans le marronnier répondit États-Unis. Il y a passé la matinée!
Francis reposa les petits.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé exactement?
Alfred répondit qu'il était le plus fort. Heureusement, Matthieu expliqua calmement et clairement les événements. Pendant ce temps, il remarqua que Mati avait de la peinture sur le visage, les vêtements et les mains et qu'Al arborait de la confiture autour de la bouche.
Le blond s'agenouilla pour être à la hauteur du farceur.
-Alfred, il faut que tu t'excuses.
-Pourquoi?
-Alfred...
La petite nation reconnut sans peine l'expression de son père français. C' était celle qui signifiait que rien ne pourrait l'attendrir.
-Tu sais, je crois que tu as vraiment blessé daddy intervient Canada.
Aussitôt, la jeune colonie céda. Son papa vérifia par la fenêtre qu'il se dirigeait vers l'arbre et parlait à Angleterre. Il remarqua l'étrange pierre bleue dans la main de son rival le plus précieux. Il avait donc gardé un œil par magie sur les enfants. Un instant, un sourire tendre flotta sur ses lèvres puis il se tourna vers son autre fils avec une expression sévère.
-Toi, murmura-t-il à Canada, pourquoi es-tu couvert de tâches?
-J'ai fait de la peinture.
-Où?
-Sur les murs de ma chambre!
Francis retient de justesse un juron.
Puis, il entendit une voix familière.
-Stupid frog, qu'est-ce que tu fous là?
-Bonsoir mon lapin! Chantonna presque ladite grenouille, souriant devant la mine chiffonnée de son Thuthur. Tu as des brindilles dans les cheveux!
En grommelant, son plus cher ennemi tenta vainement de se recoiffer avec les doigts. France rit.
-Je m'occupe du repas, en attendant nettoie donc ces deux garnements, déclara-t-il. Et Matti...
-Je sais.
Après le repas, le royaume français se rendit dans la chambre des jumeaux pour voir les dégâts. En l'entendant crier, Arthur entra dans la pièce en courant. Il nierait toujours s'être inquiété. Sur un des murs, une peinture maladroite représentait deux enfants et deux adultes qui se tenaient par la main. Malgré le tracé enfantin, on reconnaissait facilement les deux nations et les jeunes colonies.
-C'est Mati qui a peint! C'est super beau! Lança Alfred en sautant sur son lit.
Machinalement, Francis l'attrapa et le posa à terre. Son lapin le rejoignit devant le mur.
-C'est surprenant mais plutôt mignon, dit-il.
Arthur n'avait pas l'air d'accord et ouvrit la bouche pour protester.
-Daddy, tu n'aimes pas ma peinture? Entendit-on alors Matthieu demander en regardant son père anglais, l'air inquiet, son ours assit à ses pieds avec un regard suppliant.
Et la nation crainte et puissante ne put qu'admettre sa défaite.
-Je veux bien la laisser mais tu ranges ton bazar et tu nettoies bougonna-t-il finalement.
ChibiCanada rend tout mignon! Vive la FACE Family, bises, merci d'avoir lu.
