Bonjour/Bonsoir.
Je pense que c'est la dernière fois qu'on se rencontre ici. C'est étrange de dire ça..., ça fait un pincement au cœur [Mais bon, on n'est pas à l'abri d'un bonus non plus].
J'espère que ce dernier acte va vous plaire!
(On est quand même a près de 1.300 views, je suis agréablement surprise.)
Pis avant de vous mettre à la lecture, je tiens à vous remercier toutes (et tous) d'avoir prit le temps de lire, de commenter, de juste passer et d'avoir été là!
Pas de rating ici mais ça ira quand même. ;)
Bonne Lecture.
Acte 11 : Baiser Futur.
Deux semaines que la vie sexuelle de Rin est réduite à zéro.
Pas faute de tenter le diable avec son « abruti » de petit-ami mais rien. Soit la fatigue gagne, soit le travail prime.
Et ces deux excuses sont juste insupportables pour un violet.
C'est qu'il avait mis du temps à accepter la demande du capitaine et il est vrai aussi qu'il l'avait fait languir plus que nécessaire –sans réellement s'en rendre compte-.
Mais pour le Matsuoka, ce ne sont pas des excuses valables. Le sexe passe bien avant la fatigue ou un bout de papier à compléter !
Pourtant ce n'est pas cette chose que Rin craint le plus.
La chose dont il a vraiment peur ce sont les vacances de printemps. Celle qui termine sa deuxième année et donc logiquement la troisième et dernière année de ce rouge.
Ce qu'il craint c'est de devoir le laisser partir.
Ce qu'il craint c'est que l'autre l'abandonne sans un mot.
Ce qu'il craint c'est le départ de son petit-ami. –Ce mot avait d'ailleurs mit une semaine avant d'être assimilé par ce mauve-.
En vrai, il redoute d'être séparé de ce carmin. De ne plus l'avoir comme capitaine, de ne plus le croiser dans les couloirs ou dortoirs, de ne plus faire partie de sa vie à cause d'une année manquante.
Agitant les mains dans ses cheveux, Rin clos les paupières et essaie d'arrêter ses pensées bruyantes.
Sur le bord de son lit –seul dans sa chambre pour une fois-, il essaie de taire ses voix intérieures qui afflux de toute part.
Soupirant fortement, il se laisse tomber en arrière et cachant son visage de ses mains, il essaie de trouver une solution à son problème.
C'est vrai que Seijuurou Mikoshiba n'était pas du genre à le laissé tomber à la première occasion.
Il était d'ailleurs le premier pour tout. Aussi bien pour le contredire que pour dire ce qu'il ressent.
Alors d'où vient cette peur de l'abandon !? Il en a bien une idée mais l'a réfute.
Ce « crétin » de Mikoshiba ne peut pas le laisser, il le sait mais alors pourquoi est-il si distant !? Si fatigué !? Si discret !? Si solitaire !?
Une chose ne va pas et Rin à bien l'intention de le découvrir.
D'ailleurs, il doit se dépêcher parce que dans trois semaines il sera trop tard.
L'année scolaire sera terminé et il est hors de question pour lui, de le laisser à une autre personne.
Il pense comme ça depuis peu mais, ce rouge lui appartient ! Il est à lui alors il a bien l'intention de le garder et de lui faire vivre un enfer pendant de nombreuses années et plus !
Se remettant d'attaque sur son lit, il passe négligemment une main dans sa chevelure et ouvrant la porte de sa chambre, il tombe sur un gris qui le dévisage.
Oui, peut-être devrait-il aussi régler cette question. Pourquoi Nitori l'observait de la sorte et rougissait à chaque fois qu'il le pensait seul !? …Encore un autre à mystère à résoudre.
_ M- …Matsuoka-senpai, j'vous dérange !?
_ Quoi !? Non, c'est ta chambre aussi que je sache. Je sors de toute façon alors fait bien ce que tu veux.
_ Vous allez voir le capitaine Mikoshiba !?
_ Oui, j'ai deux/trois questions à lui poser à cette connerie qu'on appelle encore capitaine.
Bégayant légèrement, Aiichirou est un peu crispé, depuis la « fameuse scène » il ne peut s'empêcher de rougir dès qu'il aperçoit son senpai –préféré- ou dès que celui-ci parle du Mikoshiba.
Depuis qu'il a compris la relation qu'entretienne ces deux ainés, l'argenté à toujours peur d'être découvert ou de dire de mauvais mots qui le suspecterait de savoir.
Alors toujours sur ces gardes, il bégaie et rougit.
_ Moi je…, je serais dans la chambre. A plus tard Matsuoka-senpai.
La porte fermée avec précipitation étonne Rin mais préférant s'occuper du comportement étrange de son colocataire plus tard, le lilas décide de se poster devant une porte qu'il connait et de frapper.
Il attend de longues secondes ou minutes –au choix des comptes- et quand la planche de bois ouvre un passage, le violet s'immisce et fronce inévitablement les sourcils.
Un tic que le capitaine trouve mignon, une manie que le mauve ne peut s'empêcher d'exécuter.
Un clic se fait entendre –le bruit d'une porte qui se ferme- et même s'il aperçoit son capitaine au téléphone, il tente une nouvelle approche de séduction.
Séduction version Matsuoka, bien évidemment.
Le début commence parfaitement, des mains se posent sur des hanches et glissent sur le ventre pour pouvoir se nouer entre elles.
Un visage se pose sur une omoplate –puisque trop petit, il ne peut se hisser complètement jusqu'à l'épaule-.
Ensuite, des doigts parcours un corps qu'ils connaissent mais des dents se montre et une peau se fait mordre au travers d'un t-shirt.
Des dents bien aiguisées qui font se retourner un vermillon appréciant moyennement.
Pis dernière étape, une voix langoureuse –ou presque-, des mots aguicheurs –ou pas- et un sourire vicieux –ou mauvais-.
_ Jette tout de suite ce stupide téléphone ou je m'en charge et tu ne le revois plus jamais.
Oui, l'art de la séduction pour Rin n'est pas encore tout à fait acquis.
Heureusement, Seijuurou n'est plus impressionné par ces mots habituels et maintenant face à son cadet, une tape sur le haut du crâne se fait.
Tape qui signifie « tais-toi » et qui est parfaitement interprété par ce violet.
La réplique ne se fait pas attendre –bien sûr- et on peut clairement lire un « va crever » sur la bouche si tentante du mauve.
_ Très bien, je serais là oui. …Non aucun problème. Au revoir.
Le cellulaire est enfin abandonné –au plus grand plaisir d'une petite cerise énervée- et poussant son ainé à prendre place sur un lit fait au carré, le Matsuoka se place à califourchon sur son capitaine.
Le fixant toujours méchamment, la discussion n'est pas terminée mais pour l'heure, le lilas doit combler une envie trop grande.
Il veut ce rouge maintenant et la discussion se fera après –bien après selon ces plans-.
Se faufilant dans un cou, des lèvres se posent et goutent à cette peau tannée.
Rin se colle –exprès- à ce corps sous lui et sentant les mains du vermillon parcourir son dos, il pense avoir gagné.
…Il a pensé trop vite cependant parce que ses lèvres n'ont même pas le temps de gouter celle de son ainé qu'il se fait arrêter et que l'autre parle.
_ Rin, je suis content de cette démonstration mais je vais devoir y aller. On m'attend à l'extérieur.
_ Tu te fous de ma gueule !? T'es sérieux !? Ou ça !? … 'Bruti… .
Attrapant le visage colérique de Rin dans ses mains, Seijuurou l'embrasse vivement.
Lui aussi aimerait passer plus de temps avec son petit-ami, lui aussi aimerait profiter de lui de toutes les manières possibles mais, il ne peut plus. …Les journées sont trop courtes et les nuits pareillement.
Alors il savoure ce baiser qu'il a engagé.
Il chatouille, s'amuse et cajole cette langue tentatrice. Profite de ces lèvres le temps qu'il peut et laisse volontiers ce mauve se coller à son être.
Rin bouge lascivement, montre par des gestes ce qu'il veut et même si l'autre n'est pas contre –loin de là-, il ne peut pas. Les minutes sont contre lui…, encore.
_ J'te dirais ça une autre fois, je serais en retard là.
_ Ça fait des jours et des jours que tu me dis « une autre fois », c'est quoi ton problème !? …En vrai, tu ne veux pas le dire.
_ N'importe quoi ! Allez, je vais devoir y aller. …N'oublie pas que tu viens ici cette nuit.
_ Pourquoi faire, tu vas juste dormir, connard de flemmard.
Un sourire se montre sur les lèvres de Mikoshiba, un violet en colère est comme une journée ensoleillé, indispensable pour lui.
Sur ses pieds depuis peu, il enfile une veste sous l'œil inquisiteur de son amant et avant de passer la porte, il attrape les lèvres pleines et charnues de son petit-ami sauf qu'un petit incident se produit.
Des dents se montrent-encore elles- et Rin mord son ainé sans une once de remord.
_ Message reçu. J'suis persuadé que j'saigne ! …J'dormirais pas ce soir.
_ Tu dors, j'te viole. Dégage maintenant poulpe décérébré !
Ce n'est pas une menace courante chez le Matsuoka mâle mais elle peut fonctionner.
Ébouriffant les mèches violines, le vermillon s'en va sur ces paroles et de nouveau, Rin se sent abandonné. Où va-t-il !? Pourquoi !? Avec qui !?
A cette question d'ailleurs, le violet se promet de tuer le stalker du président du conseil si Seijuurou se retrouve avec lui.
Tombé maintenant sur le lit de son capitaine, un nouveau soupir se fait entendre.
Une fois de plus, il vient de se faire rejeter. Il ne comprend pas.
Alors pour étouffer ses pensées encombrantes et saugrenues, il s'étouffe dans un coussin et essaie de reposer sa tête bouillonnante.
Il veut découvrir la vérité sur les escapades de cet abruti…, et il les découvrira ! Pour l'heure, un petit somme est le mieux pour taire son corps en constante ébullition.
… .
Habillé de vêtement décontracté –puisqu'il n'a pas cours-, Rin gravit les trottoirs gris.
Il a délaissé depuis longtemps un argenté qui déblatérer sans grand intérêt et il s'était éloigné en silence, voulant être seul avant d'être de nouveau dérangé.
Sa nuit dernière tourne en boucle. Il n'avait rien pu faire ! Encore !
La « fatigue » avait été de nouveau énoncée comme excuse et il en avait marre.
Marre d'entendre l'autre lui donner des prétextes bidon !
Maintenant, Rin se retrouve avec des pensées dites de fille et il déteste ça !
Il ne veut pas avoir d'étrange pensée…, mais contre son gré, elles arrivent en masse.
Elles arrivent par milliers et inconsciemment les souvenirs de la veille lui reviennent.
Flashback.
Les iris rouges détaillent un corps près de lui et pinçant ses lèvres pour ne pas sourire, il faufile l'une de ses mains sous la couette.
La glisse sur un corps et caresse les abdos dessinés.
S'approchant un peu plus de son capitaine, il commence à embrasser cette peau chaude et délicieuse.
Et continuant de parcourir le corps de ce rouge, il amène sa main jusqu'à ce bas de pyjama.
Il introduit ses doigts à l'intérieur et commençant à caresser l'entrejambe du vermillon, un soupir se fait. Soupir que guettait Rin depuis longtemps.
Souriant pleinement maintenant, des baisers prennent formes, une main continue de caresser un membre et dans les profondeurs de la nuit, un vermeil s'éveil de moitié.
_ Mmh, qu'est-ce que tu fais ?!
_ Réveille-toi…, Sei' t'as promis.
Continuant d'embrasser ici et là, cette peau qui lui fait envie, le violet est de plus en plus entreprenant.
Ses lèvres parcourent un cou, une mâchoire, un lobe d'oreille et termine sur des lèvres qu'il mordille et marque de son nom.
La main du mauve continue de caresser le membre qui s'éveil et se posant à demi sur son capitaine, il lâche quelques soupirs d'excitation.
Pourtant un geste se fait et pas des moindres, puisque Seijuurou retire cette main de son boxer.
_ Désolé 'Bé mais, j'suis vraiment fatigué.
Se relevant très vite et scrutant son ainé, le lilas n'est pas sûr de ce qu'il a entendu.
L'autre ne peut pas être sérieux.
_ Tu te fous de moi !? Ça te tuerait 5 minutes !? Oi, répond-moi, abruti !
_ Désolé…, tu n'as qu'à me violer.
Montrant son dos à son petit-ami, Mikoshiba retourne dans ces rêves et retombe bien vite dans un sommeil plus ou moins profond.
Sur les nerfs, Rin ne sait pas quoi faire. Il est choqué des propos de l'autre et blessé aussi. Surtout blessé.
Sentant son cœur battre étrangement, il frappe fortement ce vermeil et s'éloigne de lui.
Se couvrant de cette couette devenue bien froide, le mauve se cache dans ce coussin –devenu seul refuge- et essaie de ne plus penser.
Intérieurement il maudit son capitaine et de tout son être, il se demande ce qu'il y a de si repoussant chez lui.
Fin Flashback.
Baissant les yeux, il jonche le sol qu'il foule.
Les mains dans les poches et les grilles dépassées, il s'en va rejoindre sa sœur. Une journée avec elle ne peut que lui changer les idées. Il le sait.
Cependant et parce qu'il est encore seul, il ressasse encore et toujours les agissements étrange de son capitaine. Pis une question le perturbe vraiment.
Continuant de fouler le goudron gris, il ne tarde pas vraiment à entrer dans la ville –du moins dans le centre de celle-ci- et cherchant du regard le lieu de rendez-vous, il s'assoit près de cette fontaine.
Sur le banc, il contemple le monde qui fourmille autour de lui et il ne faut que très peu de minute avant qu'une voix stridente lui arrive.
Voix qui appartient à sa petite sœur trop énergique en ce samedi.
_ Grand-frère ! Comment tu vas !? Tu es là depuis longtemps !?
_ Tu es trop bruyante, Gou. …On y va !?
_ C'est Kou ! Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait de sortie entre nous. Ça me fait plaisir.
Un acquiescement se fait et l'un à côté de l'autre, ils commencent leur ascension.
La jeune fille début un dialogue entêtant. Racontant sa vie au lycée, à la maison, avec ces amis et obligé, Rin écoute d'une seule oreille.
Flânant au travers des allées de la rue piétonne, les deux Matsuoka se font parfois bousculé par des passants et donc, ils préfèrent s'arrêter dans un petit café.
Entrant dans ce petit bistrot, les deux jeunes s'installent près de la fenêtre et attendant leur commande, la conversation revient même si c'est la plus jeune qui alimente tout cela.
D'ailleurs, elle amène un sujet qui ne plait guère au violet. Depuis quand son adorable petite-sœur s'intéressait-elle aux garçons !?
_ De qui est-ce que tu me parles !?
_ Tu ne le connais pas. D'ailleurs personne ne le connait mais il est tellement beau et ces muscles…, tu les verrais ! …Merveilleux.
_ Il n'y a pas que la beauté qui compte, ni même les muscles, abrutie. Pense à tes études avant.
_ C'est toi qui me dis ça, monsieur « je veux nager plus qu'autre chose ». Ah…, mon chocolat chaud !
_ Bois et tais-toi, crétine.
Les deux se jettent des regards noirs et buvant l'un et l'autre leur tasse, le silence se fait à leur table.
Rin a –littéralement- son nez dans le chocolat chaud alors que la jeune fille regarde distraitement à l'extérieur. Curieuse comme personne, elle aime voir ces environs.
Le mauve marmonne des choses incompréhensibles, ressasse encore et toujours sa nuit et là, il en vient à vouloir retrouver son lit –ou sa piscine- plutôt que d'errer sans but dans cette ville.
S'appuyant sur l'une de ses mains, il tourne dans sa tasse et soupir distraitement.
Cette chose, sa sœur l'aperçoit bien et étonnée, elle ne peut s'empêcher d'être curieuse.
_ Rin…, qu'est-ce qui se passe !?
N'écoutant pas forcément les dires de sa jeune sœur, le violet reste perdu.
Il aimerait bien en parler à quelqu'un mais il n'a personne. Il vient de s'en rendre compte, il n'a pas vraiment d'amis et il ne peut dire à personne qu'il est avec ce rouge.
Pourquoi !? Parce qu'ils n'ont jamais abordé ce sujet ensemble. Parce qu'il n'ose pas avouer son penchant pour la gente masculine à qui que ce soit à cause de sa peur.
_ Hé Rin, c'est pas Mikoshiba là-bas !? C'est qui avec lui, tu la connais !?
Deux choses, réveille Rin. Le nom –bien entendu- et l'information juste après.
Scrutant dans la direction de sa sœur, il ne met que quelques secondes à trouver ce rouge parmi la foule et ce qu'il voit…, ce qu'il voit lui fait peur.
Son cœur manque un battement et maintenant il essaie de comprendre qui est cette fille au côté de son capitaine.
_ Je…., je ne sais pas.
_ Ils ont l'air de s'amuser en tout cas, tu trouves pas !? Tu penses que c'est qui !?
_ Mh.
Sa pince et sa pique. Rin déteste ça et il ne peut s'empêcher de regarder ce vermillon au travers de la vitre.
Puis…, une autre question apparait pour le coup.
Est-ce que pour ça qu'il ne veut plus de lui !? Qu'il ne veut plus le toucher !?
_ Je t'ai connu plus bavard, qu'est-ce qui ne va pas !? Oni-san, tu veux m'dire !?
Il ne sait pas. Il aimerait déverser un peu de ses pensées mais il ne sait pas s'il doit.
Il ne sait pas s'il peut mais il aimerait bien. …Il aimerait bien alors il tente.
_ Il…, il est censé être à moi mais là je doute grandement. Cet enfoiré, j'ai même rien fait qui mérite ça. …J'vais y aller, je suis désolé mais je serais de très mauvaise compagnie ! Désolé Kou.
La jeune fille est étonnée, surprise et stupéfaite.
En une phrase des tas d'informations lui sont arrivés mais quand elle voit son frère se lever et laisser de l'argent pour payer leurs consommations, elle le suit –le poursuit- à l'extérieur et le rattrape.
_ Attend ! …T'sais ça veut rien dire, faut pas tirer de conclusion hâtive ! Pis j'ai dit ça comme ça ! Tu rentres !?
_ Oui. …Tu veux que j'te raccompagne !?
_ Non ça va aller, t'en fais pas pour moi. …Oni-san !?
Une dernière fois le violet se retourne et scrutant sa petite sœur avec un simple sourire aux lèvres, il attend sa question.
Il peut bien lui accorder ça, elle qui ne l'a pas rejeté pour ce qu'il vient d'avouer.
_ Je suis sûr que c'est rien du tout ! Hé Rin, je suis heureuse que tu es trouvé quelqu'un pis s'il te supporte je suis persuadé qu'il tient beaucoup à toi !
_ …Merci. Même s'il ne sait pas si la phrase est « gentille » ou non.
_ Sauf que maintenant, j'aurais besoin de détail ! Me cacher ça aussi longtemps c'est inhumain ! Pis rien que d'imaginer deux beaux mâles ensemble…, les muscles qui se contractent, la moiteur de vos peaux qui se touchent et se caressent, l- !
_ Ferme-là et oublie ça ! Pis arrête de suite d'imaginer des trucs pareils, crétine ! …Pourquoi est-ce que je t'en ai parlé…, j'aurais mieux fait de me taire.
Fronçant les sourcils, Rin abandonne sa petite sœur sur le trottoir après sa dernière phrase prononcée et celle-ci sourit grandement.
Elle est heureuse de tout savoir de son frère. Heureuse qu'il se soit confié à elle.
Heureuse de voir qu'il lui fait une entière confiance. Elle sait qu'il y a encore peu de temps de ça, jamais il n'aurait avoué une chose si importante de sa vie.
Observant la silhouette de son frère disparaitre au loin, elle suit sa propre route et se promet de donner de bonne nouvelle à ce violet.
De son côté, Rin serre les poings et la mâchoire. Il ne sait plus quoi penser. Il ne sait plus quoi croire.
Il ne veut pas tirer de conclusion hâtive parce qu'il est persuadé, parce qu'il sait que Seijuurou est quelqu'un de bien mais, malgré ça, ça chagrine.
Avoir pour soit quelqu'un de toujours fatigué alors qu'avec les autres il se porte à merveille, c'est gênant. Gênant, chiant et énervant !
Chiffonnant ses mèches, les personnes sur son chemin osent à peine le fixer. Faut dire, il ne donne pas envie d'être abordé. …Aucunement et c'est mieux.
Il marche d'un pas las vers son lycée –seul lieu rassurant- et durant les longues minutes, -voir quart d'heure- le Matsuoka réfléchit et essaie de ce convaincre.
Ça défile, ça file, ça avance sans qu'il ne le voit et quand il franchit les grilles de l'établissement, il s'avance –tel un automate- vers les dortoirs.
Il gravit les étages en un rien de temps et quand il arrive face à sa porte, il la passe et s'assoit sur son lit sans faire attention au gris assis sur le bureau.
Il espère que l'autre ne lui parle pas.
Déjà qu'inconsciemment sa situation l'énerve et que ses sentiments sont chiant au possible alors si l'autre lui parle…, ça serait emmerdant !
Soupirant, il ne le fait pas exprès mais l'œil bleu est attiré par ce soupir.
Il est attiré par le silence anormal de son senpai. Attiré comme une mouche face à un sucre.
_ Matsuoka-senpai !?
Faisant mine d'être sourd, le violet ne répond pas, ne relève pas la tête et fixe l'opposé de son cadet.
Cette chose ne fonctionne malheureusement pas et de plus en plus intrigué, l'argenté délaisse ses affaires et prend place près de son colocataire.
_ Quelque chose ne va pas !? …C'est…, à cause du capitaine Mikoshiba !?
Surpris d'entendre le nom de ce rouge dans la bouche d'Aiichirou, Rin relève la tête et dévisage son kohai.
Pourquoi ça serait la faute de ce stupide crétin décérébré !? Pourquoi penser directement à lui !?
_ Tout vas bien. Pourquoi tu m'parles de lui toi !? Il peut bien faire ce qu'il veut.
_ …Oh d'accord, c'est juste que…, j'avais pensé que… ! Ce n'est rien.
_ A quoi t'avait pensé !?
Le regard noir et rempli de malveillance du violet fait frissonner le plus petit.
Il recule d'un bon mètre sans réellement le réalisé et jouant avec ces doigts, le gris essaie de trouver une excuse plausible même si…, s'il n'aime pas mentir à son senpai.
Même si mentir n'est pas dans sa nature.
_ C'est juste que, vous et le capitaine vous vous entendez bien non !? Alors, j'ai cru que vous vous étiez disputés.
_ Il peut bien crever dans un coin de couloir que j'irais pas le voir !
_ Vous ne pouvez pas dire ça ! J'vous ai vu. Je vous ai vu avec le capitaine et je sais que vous l'aimez alors ne dite pas de chose si méchante Matsuoka-senpai !
Outré par les paroles du mauve, Aiichirou ne réfléchit pas et parle.
Il énonce ses pensées comme elles viennent et ses convictions comme il les pense.
Alors, il ne fait pas attention à ses mots.
…Il n'y fait pas attention jusqu'à ce que sa conscience ne l'rattrape et que le regard de son ainé le gêne.
Il ne se rappelle même plus de ces mots exactes tellement la panique le gagne !
_ Qu'est-ce que tu as dit, Nitori !?
_ Rien.
Rouge de la tête au pied, le plus jeune s'éloigne doucement mais surement.
Pour le coup, Rin à complètement oublier ses soucis pour un autre plus grave encore.
Celui d'un secret –pas si secret que ça- et d'une fouine du nom d'Aiichirou Nitori lorgnant dans ses affaires.
_ Qu'est-ce que tu as vu !? Que sais-tu !?
Peureux, ce n'est pas la voix de Rin qui l'incite à répondre mais plutôt la façon que l'autre à de le regarder.
Maintenant, Nitori c'est qu'il est préférable de répondre.
_ Je…, ne sais pas grand-chose, je ne sais rien en vrai ! Je vous ai seulement vu vous embrasser. Je ne dirais rien si c'est ce dont vous avez peur.
_ Ne te fie pas à ce que tu as vu, oublie même.
_ Mais- !?
_ J'te dis d'oublier ! Qu'est-ce que tu comprends pas là-dedans, imbécile ! Et si tu m'rappelle encore une fois ça, j'te balance par la fenêtre ! …Je dégage d'ici.
Ne bougeant pas d'un centimètre Aiichirou Nitori est troublé de la froideur de cette voix.
Jamais son senpai n'avait été aussi « agressif » avec lui.
Pourtant, il sait ce qu'il a vu, il sait qu'il ne se trompe pas –vu le peu de tenu qu'il portait- mais il respecte la décision de son ainé.
Rin claque la porte et traversant les couloirs avec cette aura malfaisante que tout le monde connait, il s'en va se cacher vers le dernier lieu qui l'apaise. Le gymnase.
Peut-être que nager lui fera du bien. Après tout, l'eau a toujours réussit à chasser ces problèmes.
Alors pourquoi cette fois ferait exception !?
…. .
Flashback.
De nouveau dans les rues de la ville, Rin avait parcouru la ville à la recherche d'un cadeau pour sa mère mais au retour, une chose attire son œil.
Une personne qu'il connait parfaitement. Qu'il adore sans le dire.
Là, marchant tranquillement dans la rue piétonne, Seijuurou Mikoshiba se retrouve avec une grande brune souriante et niaiseuse selon lui.
Étonné, le mauve fait un demi-tour et décide de suivre ce capitaine qui a du temps pour tout le monde sauf lui, apparemment.
Se faufilant entre les passants qui lui barrent la route, il réussit à ne pas perdre de vue sa proie et c'est à double tranchant.
A cet instant, le Matsuoka se demande pourquoi les deux individus se sont arrêtés face à un immense immeuble contenant sans doute des centaines d'appartements.
Fronçant les sourcils, il tente de s'approcher sans être vu et même s'il n'entend pas la conversation, le sourire que ce rouge aborde lui fait mal.
Les poings serrés, le violet ne veut pas. Si ce vermillon entre à l'intérieur, il pourrait souffrir.
Alors il ment à sa tête quand le rouge disparait derrière une porte avec cette fille.
Il ment à son cœur aussi et sent sa cage thoracique se compresser.
Si on le trompait, il s'était promis de balancer et frapper cette personne avant même de recevoir une explication mais là…, c'est différent.
C'est Seijuurou. C'est son capitaine et il croit encore en ce crétin rouge.
Fin Flashback.
Rin s'éloigne, doute de plus en plus et Seijuurou ne voit rien.
Le violet ne tente plus aucune approche.
Pendant près de 5 jours il avait espéré que l'autre fasse un pas mais rien. …L'abandon est de plus en plus probable.
Le mauve avait bien tenté de donner son point de vue mais ce rouge ne l'avait pas écouté une seule fois et puis, ce n'est pas comme si, leurs moments intimes étaient fréquents.
Le vermillon disparaissait en journée –pendant de longues heures- et quand il réapparaissait c'était pour se rendre à sa chambre et se reposer.
Rin avait beau le secouer, rien de ce qu'il disait n'été assez fort pour faire réagir l'autre.
Rien n'emmerdait Seijuurou parce que, pour lui, tout était parfait et exactement comme il le souhaitait. Rien ne le chagrinait…, même pas les « petites crises » -selon lui- de Rin.
Pour Mikoshiba, tout va parfaitement bien.
Il a celui qu'il veut –Rin-, il termine une année scolaire riche en rebondissement, il part étudier dans un nouvel établissement l'année prochaine et enfin, ses recherches sont terminées.
Il est exténué mais véritablement heureux.
Heureux même s'il sait qu'il va devoir se rattraper avec son violet. …Se rattraper parce qu'il n'a pas eu l'occasion de le toucher depuis un long moment.
Les pensées claires –parsemés tout de même de tâche impure-, c'est serein qu'il retrouve sa chambre.
Serein qu'il ferme les yeux pour une dernière nuit de sommeil réparateur en compagnie de son violet et ensuite, il se promet d'abuser de celui-ci.
Dans la chambre du capitaine, l'obscurité est plus que présente.
Les heures sont mortes et le silence est présent. Des respirations calmes et paisibles sont là.
A l'extérieur, les couloirs sont vides et le dortoir se repose d'une journée agitée, d'une journée commune à tout autre.
Les résident sont endormit depuis des heures entières mais un sommeil fragile se brise et des poings frottent durement des paupières irritées.
Dans ce lit, Rin se sent bien loin de ce rouge et pour cause, l'autre ne prend même plus la peine de le ramener à lui.
O bien sûr, quand le vermillon se permettait ce genre de chose le violet se débattait mais malgré tout, cette attention était la bienvenue, et toujours la bienvenue même si elle est perdue aujourd'hui.
Observant –la lèvre mordue- son ainé grâce à un rayon de lune bienfaiteur, les pensées du mauve reviennent en masse.
Il caresse du bout des doigts la mâchoire de son capitaine –dessiné à la perfection- et en songeant qu'une autre personne puisse le toucher, le voir ainsi, ça le rend triste.
Triste et en colère. Terriblement hostile et abattu.
Continuant sa course, c'est le seul moment –maintenant- ou il peut toucher ce rouge à sa convenance.
Sans qu'il ne soit repousser ou balayer d'un revers de main.
Ces doigts longent un cou battant, descendent sur un torse découvert et traçant de fins très invisibles sur cette peau halée, une pensée traverse un esprit malade d'avoir perdu.
Se penchant, Rin embrasse doucement l'épiderme fruité et mordant ici et là cette peau qu'il trouve à son gout, il continue de parcourir le corps à l'aide de sa bouche.
Rin n'essaie pas de le réveiller, il sait que ça serait en vain.
Il profite simplement de cette proximité encore légitime et essaie de comprendre ce qui peut tant rebuter l'autre à le toucher.
Redécouvrant le corps de ce vermillon, seul un faible soupir sort d'une bouche envieuse et voulant encore et toujours plus, son esprit lâche et sa conscience s'éteint.
Il veut prouver à Mikoshiba qu'il est mieux que tous autres sur terre et qu'il serait bien bête de le laisser partir.
Il aurait aimé ne jamais l'avoir aimé à ce train-là mais…, ne pas l'aimer ou juste l'apprécier n'est pas une chose possible.
Alors d'une main, il attrape la première chose venue –une cravate- et Rin noue les poignets de son capitaine ensemble et à un lit bien utile.
_ T'es à moi Mikoshiba.
La détermination se lit dans les prunelles rougeoyantes. La détermination mais aussi cette fatalité naissante comme si…, la dernière fois sonnée.
Ré-embrassant chaque morceaux de peaux découverts, Matsuoka lèche, titille et stimule toutes les zones possibles de l'ainé.
Se retrouvant très vite entre les jambes du rouge, un pantalon et un boxer se font descendre.
Promenant toujours sa bouche sur les abdominaux de l'endormit, le mauve continue sa route et caresse du bout de ces doigts froid un membre assoupit.
Pourtant, on peut voir un corps frémir de ces attouchements.
Le sommeil encore là, Seijuurou rêve sans doute alors les gémissements sont naturels.
Pourtant et même si Rin ne veut pas que celui-ci se réveille, il lèche sur toute la longueur le sexe face à lui. Il veut le voir réagir, grossir et bander !
Il veut voir ce sexe réagir à ses caresses et seulement les siennes. Il veut être le seul à produire cet effet même si cela ne peut être vrai.
Englobant la fierté du plus grand, il début un mouvement de va-et-vient qui fait frissonner un être réceptif et demandeur.
Allant et venant, des soupirs sont lâchés et des prunelles se crispent.
S'agitant quelque peu, le vermillon adore ce qu'il ressent. Il est persuadé de rêver ou du moins de faire un rêve à la hauteur de son désir.
Rin, lui, s'applique sérieusement et arrivant à érigé cette verge aux proportions avantageuses mais aussi intimidantes, il décide de retirer son propre boxer et de grimper sur son capitaine.
Peu après, Rin scrute le visage légèrement rougit et désireux de son capitaine.
A califourchon sur celui-ci, d'une main il continue ces caresses sur la verge droite et enfin des paupières papillonnent. …Essaient de s'éveiller.
Le Matsuoka, lui, n'a plus qu'une idée en tête, « le faire encore une fois avec ce rouge avant que celui-ci ne le jette ».
Il ne sait plus comment cette conclusion lui est parvenu mais, c'est ce qu'il veut. Il veut le garder.
Des prunelles ambre épient un noir profond et s'habituant peu à peu, des gémissements –que le rouge reconnait comme sien- arrive à son oreille.
Mais quand il essaie de se lever, il se rend compte de deux choses.
La première, de ses mains attachées au-dessus de la tête et la seconde, d'un corps sur le sien et d'une main aguicheuse sur son membre quémandeur.
_ …R-Rin !? ….Qu'est-ce que…hum…, tu fais !?
Il gémit à cause du traitement qu'il reçoit. Soupir à cause des caresses qu'on lui donne.
Et continuant d'observer ce violet sur lui, il sort complètement de ces songes et essaie de gesticuler.
Le mauve, lui, continue de scruter ce vermeil sous lui, il tient son t-shirt entre ses dents et à l'aide de sa main, il essaie de s'empaler sur cette fierté droite et dure.
Le lilas force l'entrée, il ne s'est pas préparé mais il s'en fout ! Il veut simplement sentir ce rouge en lui –encore une fois-.
Rin serre les dents, ferme de demi les paupières et essaie d'oublier la douleur qu'il ressent. Il veut être pénétré !
De force s'il le faut, il s'en fout ! Il veut gouter à ce rouge au moins encore une fois. Juste une !
C'est à ce moment-là que Mikoshiba comprend.
Son petit-ami n'est pas dans son état normal et se débattant fortement pour se libérer de ces liens, il ne fait qu'avancer « l'exécution » de son cadet.
Nerveux, paniqué aussi mais surtout hébété par la situation, le carmin continue de se débattre contre ces entraves et d'une main de fer il réussit enfin.
Délivré, il réussit à attraper bien vite ce violet et à l'enrouler de ses bras puissants.
Les larmes de douleur glissent sur les joues de Rin et sentant la prise de son capitaine sur son être, il serre à son tour –fortement- les épaules de son rouge.
Il agrippe cette nuque et se cache sur ce vermillon. Il ne veut pas plus se déloger. Il veut garder ce rouge.
_ Qu'est-ce que tu fais, Rin ! Il t'arrive quoi dis-moi…, j'comprends pas. Pourquoi !?
Assis sur ce lit bien dérangé, les deux s'enlacent si étroitement qu'il est difficile de les différencier dans cette sombre nuit.
Continuant de se cacher contre cette peau qu'il connait et parfumé aux fruits rouges, Rin ne peut s'empêcher de mordre cet épiderme. Pas fortement, pas méchamment.
Il la goute. Se souvient de son gout. Il joue avec d'une certaine manière parce que répondre est trop difficile.
Humiliant quelque part et terriblement faible. …Il se sent faible.
_ J'peux…, j'peux apprendre à être mignon, doux et silencieux. Si c'est ça que tu veux, j'peux apprendre. Je sais que je peux m'améliorer alors s'il te plait, ne vas plus les voir. Tu peux m'faire ce que tu veux, ça me vas.
Fronçant les sourcils, Seijuurou ne comprend rien de ce que l'autre lui raconte.
S'améliorer dans quoi !? Apprendre quoi !? Être mignon !? Il l'est déjà bien assez –sans doute trop à ses yeux- alors quoi !? …, Lui faire ce qu'il veut !
C'est sur quelque chose ne va pas avec Rin.
_ Arrête. …J'comprends pas ce que tu me racontes. De quoi est-ce que tu m'parles, Rin !? Regarde-moi et dis-moi à quoi tu penses.
Lâchant cette peau contre son gré, le mauve essuie ses iris d'un revers de main et s'éloignant quelque peu de ce corps chaud, il fait face à son petit-ami.
Est-ce qu'il peut tout lui dire !? …Il croit que oui. Alors doucement mais surement, il libère son cœur et avoue tout ce qu'il retient depuis des semaines.
_ Je t'ai vu avec cette fille. Au début, je pensais que j'avais encore fait un truc de travers pour que tu ne t'intéresse plus à moi mais, il y a quelques jours je t'ai vu avec cette fille pis par la suite, je vous ai suivi. Vous vous êtes arrêté devant un immeuble et y êtes entré ensemble. Je sais qu'on n'sait rien promis mais je pensais que…, comme j'étais ton petit-ami on n'avait pas le droit de voir d'autres personnes. Pis ensuite j'me suis dit que j'ai toujours su que t'étais un enfoiré ! Mais je pensais que tu ne l'étais qu'avec moi…, j'veux dire, j'pensais que t'étais à moi abruti mais comme c'est pas le cas, j'voulais…, être…- . …Pourquoi tu m'as pas dit que tu ne voulais plus de moi, connard !? J'aurais compris. …T'es qu'un enfoiré mais j-
_ La ferme !
La bouche encore ouverte, Rin sent son cœur se réduire de moitié mais ce qui lui fait le plus mal c'est cette prise que l'autre resserre.
Étrangement, il n'a pas l'intention de s'échapper.
…ça devrait le mettre en colère mais en même pas, Rin veut seulement profiter de cette proximité qu'il a tant recherchée et qu'il avait acquise pendant un moment.
_ Tu penses vraiment que je pourrais te tromper !? Sérieux qu'est-ce que tu crois, que je suis ce genre de gars !? T'aurais dû venir me voir, me parler et j'aurais résolu ce malentendu. Cette fille dont tu me parles…, ça doit certainement être celle de l'agence immobilière.
_ Oh parce que maintenant tu avais du temps pour me parler !? Tu n'as fait que me rejeter et trouver des excuses débiles pour passer le moins de temps possible avec moi ! Pis quand tu reviens t'es toujours fatigué, t'aurais voulu que j'te parle à quel moment de la journée, enfoiré de Mikoshiba !
Très vite le ton monte. En fait, c'était à prévoir…, Rin n'est pas calme. Il ne le sera jamais.
Maintenant en colère ou presque, le violet dévisage férocement son ainé et même si celui-ci comprend mieux la situation, il est aussi très heureux de trouver une réaction normale à son lilas.
_ T'as raison, je n'ai pas fait attention à toi ces temps-ci et j'en suis désolé mais ce n'est pas une raison pour m'attaquer en pleine nuit.
_ J'voulais juste que tu ne m'oublies pas. C'est si mal que ça !? De toute façon, c'est ta faute ! Explique-moi pourquoi tu n'es jamais là ! Pourquoi tu m'envoie sur les roses !? Pis pourquoi tu tiens à peine debout quand tu reviens !? Dis-moi sinon tu m'revois plus jamais, enfoiré.
Un baiser se fait sur les lèvres de Rin et cette seule chose a le don de l'énerver davantage.
Et dire qu'il y a quelques minutes encore il était au bord de la dépression.
Seijuurou se dit que ce violet est vraiment lunatique. Peut-être même bipolaire…, sait-on jamais !
Souriant et retirant les longues mèches violines de ce visage parfait, Mikoshiba garde le visage de l'autre entre ses mains et commence son explication.
_ Tu restes ici. Y'a deux semaines j'ai visité plusieurs facs pis après ça, j'ai dû choisir un logement tu penses bien et je ne voulais pas d'une résidence. J'avais tellement d'exigence que ma mère à demander à une agence immobilière de m'aider. Pis entretemps j'ai dû rendre service à mes parents, ils m'aident donc c'est la moindre des choses et déménager les affaires c'est fatiguant, crois-moi. Maintenant, je n'ai plus que celle-ci a emporter et je serais tranquille !
_ Tu…, tu pars !?
_ Pas très loin. La meilleure fac qui combine natation et cours n'est pas très loin d'ici et puis, impossible que j'te laisse. …Ne te torture plus l'esprit comme ça, la prochaine fois vient me parler directement, d'accord.
_ Enfoiré ! Tu ne m'as pas écouté ! Tu remuais seulement les lèvres pour que je me taise ! C'est de ta faute, tu n'avais qu'à m'le dire.
_ T'as raison, demain je t'amène là-bas. Après tout, tu y passeras beaucoup temps toi aussi.
Ne comprenant pas les mots de ce rouge, Rin regarde perplexe son ainé.
Pourquoi irait-il dans un endroit qu'il ne connait pas !? Lui, il garde son dortoir pour l'année prochaine alors… …. .
La seule explication plausible pour Matsuoka c'est que ce vermillon est con !
_ Comment ça !? Pourquoi !?
_ Parce que je n'ai pas l'intention de te laisser ici avec Nitori. Hors de question ! Alors, la plupart du temps tu seras dans mon appartement, j'ai même réservé une pièce pour toi. Au faite, la réponse que tu dois donner, c'est oui.
_ Toi, tu dois me donner une réponse. Comment Nitori sait pour nous !?
Un blanc se fait dans la chambre.
Le vermeil scrute son cadet et caressant les joues qu'il tient entre ses doigts, le stresse lui monte.
Jamais il n'avait envisagé cette situation. Surtout en pleine nuit et dans ce genre de circonstance.
La chose prenait un tout autre virage…, virage que Sei' ne contrôle plus véritablement.
Alors il cherche très vite une parade pour sortir de là.
_ …Je sais pas mais on n'va pas parler de lui maintenant, si !? J'ai une bien meilleure idée pour passer la nuit.
_ Genre dormir, je le sais ça. Qu'est-ce que t'as fait l'abruti !? Est-ce que tu lui as dit quelque chose !?
_ Tu sais, il n'est pas bête au point de le dire à tout le monde, surtout si ça doit faire du tort à son Matsuoka-senpai chéri. …
_ Tu crois qu'il m'appelle comme ça, poisson décérébré ! …J'espère pour toi que tu n'as rien dit en tout cas.
Basculant le violet vers l'arrière, un rictus vicieux se dessine sur les lèvres du rouge et ne répondant pas, il embrasse à pleine bouche son petit-ami.
Suivant ce baiser, Rin est plus que ravi même s'il ne se fait pas trop d'illusion.
Il caresse la nuque de son capitaine, passe sa main dans les cheveux sang et donne le rythme à ce baiser qu'il attend depuis un long moment.
Allongé sur cette couette avec pour seul vêtement un t-shirt, Rin est une tentation qui ne se refuse pas. Qu'on ne refuse pas et dont on profite jusqu'à épuisement.
Surplombant son amant, Seijuurou commence doucement à dévorer sa « petite bestiole » et ouvre une dernière fois la bouche pour une parole plus ou moins innocente.
_ Je ne lui ai rien fait mais au moins comme ça, il sait qu'il ne doit pas te toucher.
_ T'es un débile profond mais, j'pense bien que…, j't'aime comme ça.
Les joues rougissent largement mais dans le noir ça ne se voit pas, une chance…, ou non.
Parce que le vermillon sent bien les joues de son compagnon se réchauffer et il adore.
C'est la première fois qu'il entend ces mots de la part de l'autre et il en est plus qu'heureux !
D'ailleurs, il répond volontiers un « moi aussi » empreint de sourire et d'embrassade.
Au moins, Rin aura ce qu'il attend ce soir. Non seulement, il partage ce lit avec son capitaine mais en plus de ça, ils feront l'amour jusqu'au bout de la nuit.
Maintenant, les derniers vêtements s'envolent pour trouver un sol froid et solitaire.
Deux corps se retrouvent et dans les couloirs et les chambres voisines, des bruits suspects se feront entendre. Des bruits de gémissements ou de mots… .
A voir comme on veut le comprendre.
… .
La journée suivante, la promesse d'une nuit a été tenue.
Seijuurou amena ce violet à son futur chez lui et visitant chaque pièce, chaque recoin, Rin a aimé.
Il ne l'a pas dit ouvertement, il ne faisait que des réflexions désagréables tout du long mais c'est cet indice qui a laissé deviner à Seijuurou les vrais sentiments du mauve.
La suite de la journée, ils la passent ensemble.
Bien sûr, ils se disputent mais étrangement, c'est Rin qui fait le premier pas de la réconciliation.
C'est aussi Rin qui rejoint son capitaine dans la chambre ce soir-là.
Puis, les vacances sont aux grilles du lycée.
Rassuré et enfin heureux, Rin Matsuoka est apaisé de tout. Il ne se soucie de rien et se moque de beaucoup de chose.
Seijuurou a –entretemps- titularisé un nouveau capitaine pour l'équipe de natation et pas n'importe qui.
Cela a surpris des tas de personnes sauf une.
Aiichirou le premier. Lui aurait cru qu'il aurait nommé Rin mais le caractère emporté et impatient de celui-ci était contradictoire.
Et puis, Seijuurou ne voulait pas martyriser ses futurs anciens co-équipiers et garder son violet pour lui seul.
Tout va mieux maintenant. Tout est parfait dans le meilleur des mondes pour ce couple un peu hors-norme mais incroyablement soudé.
Tu es toutes mes choses préférées à la fois, voilà ce que Rin aurait voulu lui dire.
Il avait eu des bleus au cœur mais Seijuurou, -avec des bras puissants et un cœur tendre- a réussi à recoller tous les morceaux et à fabriquer un cœur tout neuf.
Tout beau et sans aucune égratignure.
En une année -longue, éreintante et prise de folie-, Rin a appris à vivre avec son passé et à imaginer un futur.
En une année –Fastidieuse, épuisante et incroyablement réjouissante-, Mikoshiba a réussi à capturer le fruit de son dur labeur et à voir ces sentiments être partagé.
Leur relation avait mis du temps mais maintenant, le futur est plaisant et rebondissant.
Tu es un caprice du hasard, aléatoire et indispensable, voilà ce que Sei' lui avoue en silence.
Il s'était battu comme un enfant voulant avoir le dernier cadeau en vogue et à force de chance et de persévérance, il l'avait obtenu.
Comme une âme rebelle, il l'a capturé, étreint, protégé et aimé.
Les bases sont acquises, les liens solides et même si l'avenir réserve d'autres surprises, d'autres jalousies et d'autres mésaventures, le plus dur est passé.
Et comme une promesse silencieuse, une dispute enfantine à lieu.
Une dispute qu'ils contournent parfois, qu'ils enveniment souvent mais qui s'apaisent d'une même manière à chaque fois.
Le temps nous dira maintenant s'ils ont eu raison de persévérer dans cette voie et de se faire confiance.
Le temps est source de tout.
Et eux seuls ont en main leur destin. Eux seuls peuvent choisir si oui ou non, ils resteront ensemble.
Seijuurou Mikoshiba est sûr que oui. Il est sur de vouloir garder son précieux cadeau.
Rin Matsuoka est déterminé à prendre soin de ce rouge à sa manière.
D'une manière maladroite et mordante. A sa manière…, la meilleure sans doute.
[…]
Terminé.
*Prend une grande respiration* Alors!? Bien ou affreusement nul!? J'espère ne pas mettre loupé.
Pis ainsi vous n'avez plus qu'à imaginé les turbulentes péripéties des deux amoureux "transis" ou presque!
J'ai mis du temps à le terminé, ne sachant justement pas "comment le terminer" alors vous me direz s'il faut un épilogue/bonus ou non!
C'est à vous de choisir, donc à vos claviers!
Quoiqu'il en soit, encore une fois MERCI ! Je vous embrasse toutes très fort !
Pis, peut-être à bientôt si ce couple m'inspire encore ou autre part, qui sait.
L.
