Bonus à Impossible n'est pas anglais, un Arthur tout triste pendant la guerre.
Disclamer: Himaruya est un boss, je ramasse ses miettes avec humilité.
Capture
Angleterre relut une e-unième fois le message. Le papier, à l'origine plié en quatre, était à présent parfaitement lisse. Quelques mots simples et cruels: «France capturé. Localisation inconnue». Son meilleur ennemi se trouvait aux mains d'Allemagne. Il lui avait répété maintes fois que quitter Londres était trop dangereux, que les hommes de Ludwig et ceux de Pétain feraient tout pour l'avoir. Cet enfoiré de Pétain qui avait livré sa propre nation. Stupide grenouille têtue. Maintenant, qu'allait-il lui arriver? Des rumeurs couraient sur les nouvelles prisons allemandes. Des rumeurs atroces.
Arthur fouilla dans sa poche et y trouva une photo, prise au début de la guerre. Sur l'image, son rival de toujours riait à une blague d'un de ses amis. Et lui avait pris ce portrait sans savoir pourquoi. La nation anglaise se laissa choir sur une chaise. Près de lui, sur un guéridon, une bouteille de whisky presque vide. Il buvait trop depuis le début de cette foutue guerre. Il buvait pour oublier sa capitale bombardée, les combats terribles, la peur et la souffrance de son peuple. Et à présent, ceci.
-Je te retrouverai. J'ai aucune idée d'où tu es mais je te retrouverai. Alors...tiens le coup froggy. Attends-moi.
Par cette soirée brumeuse, ce portrait abîmé à force d'être emmené partout entre ses doigts, Arthur s'avoua à quel point il tenait à son voisin. Pendant une fraction de seconde, une main crispée sur son cœur, il s'avoua que ce froggy de malheur le possédait depuis des siècles. Puis, il se remit à boire et oublia tout. Tout à part sa farouche détermination à le retrouver.
J'ai une soudaine envie d'aller câliner des anglais. Les pauvres, tous seuls sur leur île, ils doivent se sentir déprimés parfois. Tous en Angleterre pour les consoler!
C'était la connerie du soir, merci, bisous.
