Fluff! Encore à bonus de ma fic, encore indépendant. Attention, MPREG mentionné. Peut-être considéré comme un deuxième épilogue(le "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants".
Disclamer: Monsieur Himaruya, ce manga vous appartient. Je récupère quelques miettes pour gribouiller des lignes.
Bonheur
2052
Angleterre comtenpla le désert de sable rouge. La terraformation de Mars avançait à grand pas. L'atmosphère était respirable, la température normale et les premiers végétaux déjà implantés. Les colons appréciaient de pouvoir quitter le dôme protecteur de la cité sans devoir porter de lourdes combinaisons. Dans quelques années, cette planète sera hospitalière.
Sa main se posa sur son ventre où la futur République Martienne grandissait. Son fils et celui de Francis, désiré et conçu d'un commun accord. Cela le changeait agréablement de ses précédentes grossesses, imprévues et soigneusement tenues secrètes pour les trois premières et imprévue seulement pour la petite Antarctique. Tout était différent à présent. Il (elle? A ce stade, difficile de savoir) était marié avec France. Celui-ci avait mis des années à l'en convaincre mis finalement, l'idée que ce futur bébé porte leurs deux noms l'avait séduit. Merlin Bonnefoy-Kirkland.
Le sorcier peinait encore à y croire parfois. Pourtant, c'était vrai. Il se revit des siècles auparavant, jeune nation rejetée par son amour. A l'époque, l'Albion était convaincu d'avoir gaspillé toutes ses chances. Si il avait su le bonheur qui l'attendait...
-A quoi penses tu mon lapin?
-I'm not your bloody rabbit! Rétorqua ledit lapin par réflexe.
Son mari l'enlaça en riant et il posa sa tête dans le creux de son cou.
-Je vais faire une overdose de bonheur.
-On sera deux.
2152
-Damy!
Au cri que poussa sa petite dernière du jardin, Arthur soupira.
-Essaye de faire le prochain exercice tout seul maintenant que je t'ai expliqué, dit-il à son quatrième fils.
Merlin fixa son cahier de mathématiques d'un air de martyr. Si Jésus avait eu ses grands yeux verts et sa bouille d'ange, personne n'aurait eu le cœur de le crucifier mais la puissante nation avait eu trop d'enfants experts en regards larmoyants et mines adorables pour se laisser attendrir.
-Si tu y arrives seul et que c'est juste, on arrête pour aujourd'hui.
Ceci remotiva assez la jeune colonie martienne pour qu'elle se replonge dans son travail. L'Albion passa une main affectueuse dans ses cheveux perpétuellement ébourrifé avant d'aller rejoindre Clémentine dite Tiny à l'extérieur. La toute jeune colonie d'Alpha du Centaure, couverte de poussières et d'herbe, exposa à son «damy» le terrible drame qui se jouait. Captain Rabbit, vaillant lapin de l'espace en peluche, autrefois blanc et à présent d'une indéfinissable couleur grisâtre, avait survécu à maintes aventures dans des lieux aussi hostiles que l'enfer glacé du congélateur, la montagne des escaliers et la «Vallée de la mort» où rodait un monstre terrifiant, Rex le caniche nain du voisin. Le lapin avait été blessé à un organe vital (son oreille) pendant un combat épique que sa maîtresse et lui avaient mené contre de terribles monstres de l'espace et nécessitait des soins d'urgence.
Quelques instants plus tard, la fillette, juchée sur un tabouret, observait avec confiance Angleterre opérer. Après tout, grâce à lui, la courageuse boule de poil avait maintes fois échappé à la perte d'une patte ou de rembourrage. Sa cicatrice la plus impressionnante était la large entaille qui parcourait son ventre rond, souvenir d'un sauvetage héroïque de cheville des crocs du redoutable Rex. Encore une fois, l'intervention providentielle permit au compagnon de toujours de la plus jeune des Kirkland-Bonnefoy de se remettre, prêt à reprendre la route.
Son frère les rejoignit au moment où elle le remerciait d'un gros calin. Tiny dans les bras, il relut l'exercice.
-C'est bien mais tu as fait une étourderie là.
Merlin prit son air le plus suppliant et sa petite sœur s'allia à lui. La gamine à couettes avait elle aussi une bouille d'ange et également l'avantage déloyal d'avoir les yeux de Francis.
-Bon, relis-toi bien la prochaine fois.
A cette autorisation tacite d'abandonner le travail, un sourire illumina levisage de son quatrième fils, heureux d'abandonner les mathématiques, cet instrument de torture d'enfants innocents(selon lui).
Clémentine enrôla son frère et son damy dans sa quête du «cœur des mondes» capable de sauver l'univers d'un «fléau très méchant». Après avoir traversé la Vallée des épines, la Forêt des Brumes et passé avec brio un champ d'astéroïde, ils s'écrasèrent sur une planète inconnue. L'exploration de celle-ci fut hélas reportée à plus tard pour cause d'heure du bain (ou plutôt de passage dans une Unité d'Hygiène).
La représentante de l'Antartique daigna enfin quitter son laboratoire et ses chers expériences pour préparer le repas. Grande, élancée et seule rouquine de la fratire, elle se coiffait d'ordinaire d'un chignon strict, se maquillait soigneusement et portait des lunettes carrées afin de se vieillir un maximum. Elle détestait ne pas être prise au sérieux à cause de son minois d'adolescente. Cependant, pour ce moment en famille, ses yeux bleu-vert n'étaient pas masqués et elle portait un T-shirt marqué d'un gros Merde et un de ces étranges mixtes entre un pantalon et un collant, brillant d'une lueur tamisée dans l'obscurité, très à la mode auprès des jeunes de toute la galaxie.
Arthur en profita pour disputer avec elle. Il savait que Dawn n'était plus une petite-fille mais les journées passées entièrement auprès de ses enfants, loin de ses obligations de nation, étaient trop rares pour qu'il ne regrette pas parfois la passion pour les sciences de sa première fille. Heureusement, celle-ci mettait un point d'honneur à être présente le soir et au repas. Ces trois jours entiers à seulement s'occuper de sa famille avaient été formidable. Seul ombre au tableau, son compagnon, occupé à l'autre bout de la galaxie par un problème diplomatique entre Nouvelle-France et un peuple extraterrestre très suceptible, manquait à l'appel. Se détournant de ses pensées moroses, il sourit en voyant les deux benjamins rire aux éclats devant les grimaces de leur grande sœur.
Du moins jusqu'à ce que Merlin se lève brusquement et court vers la porte. Reconnaissant le regard lointain de son fils, Arthur se leva, se demandant qui allait sonner. Personne ne sonna. Francis entra tranquillement, embrassa Merlin et Dawn et reçut dans ses bras le missile interstellaire prénommé Clémentine.
-Tu n'avais pas une guerre à éviter, maugréat le blond, ne pouvant retenir un sourire.
Son mari, habitué à son caractère, ne le manqua pas. Sa petite fille calée contre lui d'un bras, il saisit la main du sorcier et la baisa.
-Heureux de te revoir aussi mon lapin.
Ledit lapin rougit aussitôt, comme à chaque fois que son époux le saluait de cette façon démodée. Après plus d'un siècle de vie commune, il aurait dû s'y habituer.
-Finalement, le problème était moins compliqué que prévu. Il a suffi de changer de traducteur!
A son arrivée dans la cuisine, Francis fut accueilli par une assiette pleine. C'était signé la conspiration entre son voyant de fils et sa grande fille.
-Toi, tu as prévenu ta sœur...
Le jeune représentant prit un air trop innocent pour être honnête et le sourire de Dawn était un livre ouvert.
Toute la famille s'installa et la soirée passa agréablement. Une fois les plus jeunes au lit, le couple disputa un moment avec Dawn avant de rejoindre leur chambre. Arthur étouffa un baillement.
-Tu as l'air plus épuisé que moi, qui me suis retrouvé entre des humains et des extraterrestre au bord de la bataille rangée à cause d'un quiproquo!
-Entre Clémentine qui est bien décidée à explorer l'espace et Merlin qui a encore gagné en puissance magique, j'ai été occupé aussi. Un jour, je vais me réveiller pour découvrir qu'il a fait sauté une planète et que sa sœur s'est barrée en quête du centre de l'univers. Et Dawn sera toujours dans son labo sans rien avoir remarqué d'anormal.
-Tu disais la même chose pour Al' que pour Merlin et la Terre est toujours là, quoique en grande partie recouverte par les océans, remarqua Francis. Nos trois premiers ne s'en sont pas si mal sortis.
-Alfred a cinq gosses avec l'autre potentiel destructeur de la Terre du vingtième siècle. Avec ce capital génétique, l'un d'eux y arrivera bien un jour. Ou l'une des filles de Matthew. En fait, Peter est le plus sage en restant célibataire.
Des doigts s'entrelacèrent au sien.
-Tu penses vraiment qu'il est plus sage de rester célibataire?
-Hum...ça dépend des prétendants. Il y en a des nuls et des exceptionnels.
La soirée se finit au lit.
Merci d'avoir lu. Bises.
