J'ai longuement hésité à poster ce chapitre aujourd'hui. J'avais été incité à poster le premier avant samedi ( aujourd'hui), et n'avais pas vraiment de chapitre de réserve. Dans ce chapitre, les choses se mettent en branle, et il y a beaucoup d'information par rapport à l'histoire, alors je tenais vraiment à ne rien oublier… Allons, le voici, en l'espérant à votre entière satisfaction. J'ai essayé de le faire un peu plus long (pas trop réussi, 100 mots de plus seulement, mais je n'avais pas beaucoup de temps si je voulais le sortir aujourd'hui) et avec plus de dialogue qui, autant que les descriptions, donnent vie au récit.

Merci pour toutes vos reviews, et Cathy, ne te sens pas mal pour ta première review, j'aurais probablement pensé pareil à ta place maintenant que j'y pense. Content que le chapitre précédent vous ait plu.

Place à l'histoire!

Chapitre 2: Invitation rime avec explications?

Harry ouvrit les yeux en grommelant. Il semblait, pour une fois, faire un rêve plaisant avant d'être brusquement tiré de ses songes par les coups répétés d'un bec d'hibou sur la vitre de sa fenêtre. Un rêve ou des gens se parlaient dans une ambiance festive et chaleureuse… Qu'importe, il était seulement six heures du matin et cet oiseau de malheur allait réveiller toute la famille! Après son explosion de colère la soirée précédente, il avait intérêt à filer doux encore quelques jours…

Il se hâta donc à ouvrir la fenêtre à l'insistante créature qui commençait sérieusement à s'impatienter. Il était porteur d'une missive, comme on s'y attendrait de n'importe quel hibou postal, mais se tenait droit et fier comme un paon, faisant compétition à sa propre chouette, Edwige. Il prit la lettre à l'oiseau au port altier et le regarda. Celui-ci fixa Harry sans s'en aller, probablement dans l'attente d'une réponse. Le jeune homme décacheta l'enveloppe, un sceau à l'effigie de lion rampant, et déplia le parchemin à l'intérieur. Voici ce que l'on pouvait y lire :

Cher Monsieur Potter,

Je, soussigné Rory McGregor, de par vos ascendances au clan McLaren, vous invite à la réunion courtoise qui aura lieu le samedi précédent votre rentrée scolaire à Poudlard. Le Professeur Dumbledore, lui-même représentant d'une branche éloignée de la votre, m'a dit qu'il assurerait votre transport et autres commodités jusqu'à pré-au-lard, la mairie ayant bien voulu nous prêter cette année encore la place publique.

Veuillez agréer, Mr. Potter, mes salutations distinguées.

Rory McGregor, représentant du clan McGregor.

La première réaction d'Harry fut bien entendu la confusion. Il n'avait pas compris un traître mot de ce que cette lettre lui disait! Tous les noms qu'on y trouvait lui étaient inconnus, sauf celui du professeur Dumbledore et de Pré-au-lard. Cela lui rappelait presque la première fois ou il avait entendu parler du monde de la magie, un monde greffé sur un autre, celui des moldus.

Il relut la lettre et réfléchit un peu. Apparemment, ce Mr. McGregor, dont le nom lui disait vaguement quelque chose- peut-être l'avait-il lui dans la gazette du sorcier un jour-, semblait l'inviter à une réunion dont le caractère lui échappait totalement, en dehors du fait qu'elle semblait avoir rapport avec les anciens clans écossais, ce qui ne l'avançait aucunement. Il y avait plusieurs années qu'il n'avait pas pris de cours d'histoire ( les cours de Binns ne qualifiaient pas, puisqu'il dormait toujours tout le long, même Hermione ayant abandonné l'idée de faire écouter ses amis en classe) et ces cours au primaire moldu ne traitaient pas de cette époque en écosse.

Une sensation de douleur aigue lui fit brusquement tourner la tête vers sa main, ou le hibou impatient attendait toujours une réponse. Marmonnant quelques jurons bien sentis à l'encontre de la fière volaille, qu'Edwige regardait d'ailleurs avec un air outré – elle était la seule à pouvoir infliger ce genre de châtiments à Harry!- il se demanda ce qu'il pouvait bien répondre à une invitation aussi floue!

Il envisageait deux choix : Le premier étant que manifestement, quelqu'un assumait qu'il savait quelque chose qu'il ne savait pas sur ces ancêtres et la culture magique et écossaise en générale. Ce genre d'assomption ne serait pas la première, et probablement pas la dernière, considérant qu'il avait vécu dans le monde moldu jusqu'à son 11ème anniversaire. La seconde option était bien plus sombre encore : Il pouvait s'agir d'un piège de Voldemort, qui aurait utilisé le nom du directeur pour le mettre en confiance. Dumbledore! Bien sur, si quelqu'un pouvait l'éclairer, c'était bien lui. Et ce hibou effronté qui attentait toujours…

Le dicton « quand on parle du loup… » ne pouvait pas être plus vrai qu'au moment ou un flash de lumière et de flammes lui fit perdre sa contenance en même temps que sa concentration. Dans un sursaut, il vit le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, et accessoirement chef de l'ordre du Phénix, apparaitre au beau milieu de son humble chambre, tenant les plumes de la queue de Fumseck, qui alla se poser sur la commode à coté du perchoir d'Edwige. Celle-ci, entourée de plein d'animaux volants inconnus, semblait très mal à l'aise et en colère, elle qui habituellement était si digne.

Harry n'eut pas le temps de commenter cette arrivée impromptue que Dumbledore lui adressait la parole :

« Ha Harry, Salut. » fit-il.

« Heu bonjour… professeur » répondit Harry, un peu sonné encore de tous les évènements qui défilaient si vite sous ses yeux. C'était comme regarder un film ou il venait tout juste de se souvenir qu'il était le personnage principal. Mais le directeur ne le laissa pas vraiment reprendre ses esprits et enchaîna.

« Je suis vraiment désolé de te déranger en cette heure matinale Harry, mais je viens tout juste d'apprendre que Rory t'avait envoyé sa lettre d'invitation, et je savais que son hibou attendrait une réponse »

C'était donc l'option numéro un. Harry retint un soupir de soulagement en sachant que Voldemort n'avait pas déjà commencé les plans tordus pour le faire sortir hors de la protection que lui offrait le sang de sa mère à Privet Drive. Ce souci hors de la tête, des dizaines de questions se bousculaient pour franchir le seuil de ses lèvres, mais aucune ne sortait. Dumbledore sembla s'en apercevoir et brisa une fois de plus le silence.

« Je crois que tu dois avoir de nombreuses questions, et avec raison. Viens Harry, assied toi, je vais te faire une petite leçon d'histoire. »

Sur ces mots, il fit apparaître un fauteuil à l'air confortable et incita Harry à s'assoir sur son lit, ce que ce dernier fit.

« Alors Harry, que sais-tu de l'écosse magique? »

Cette question prit Harry au dépourvu : Il ne connaissait absolument rien du monde magique en dehors de Poudlard, Pré-au-lard, l'hôpital sainte-mangouste et le Terrier des Weasley. Et le ministère de la magie, même s'il évitait d'y penser ces jours-ci… Dumbledore savait bien qu'il n'était pas du genre à rechercher dans les livres comme Hermione, ou qu'il n'avait pas été élevé dans une famille magique comme Ron. Pourquoi posait-il cette question?

« Je vois », fit le directeur en interrompant ses pensées d'un air conciliant. « Je dois dire que je ne suis pas étonné, c'est une partie de notre histoire que peu connaissent, crois-moi. » Il sembla être en train de collecter ses pensées et se lança dans son récit :

« Alors, à une certaine époque vivaient en écosse ce que nous appelons les clans. Ils étaient nombreux et plus ou moins puissants. L'histoire moldue en ce qui concerne les clans est très lacunaire, car même à cette époque, le monde de la magie se cachait du monde des moldus. Les clans avaient donc des branches magiques et moldues qui elles, se sont parfois éteintes. Il s'avère que les mages noirs puissants existaient à cette époque aussi, et qu'une des filles du clan McLaren, un clan de puissants combattants qui finirent par occire le mage noir, s'enfuit avec l'accord de son père avec un certain Potter, avec qui elle eut un enfant. Ils s'installèrent au Pays de Galles, dans ce qui allait devenir Godric Hollow. »

Les choses commençaient à se remettre en place dans l'esprit d'Harry, même si il avait lui-même déduit certaines choses de la lettre. Ainsi, il était descendant d'un clan écossais assez ancien, mais ne portait pas leur nom. Cela expliquait donc l'invitation, mais pas la teneur de celle-ci, ni même pourquoi il n'avait jamais reçu de lettres de ce genre auparavant. La rencontre semblait avoir un caractère annuel, et il n'en avait jamais entendu parler, c'était fort tout de même. Il se décida alors à poser les questions qui le titillaient depuis le début de l'entretien.

« Mais professeur, pourquoi est-ce que je n'ai jamais reçu d'invitations de ce genre avant aujourd'hui? »

« C'est simple : Tu n'es pas un McLaren de nom, juste par le sang, ce qui fait que certains autres de ton clan, et le mien, car les Dumbledore sont aussi une branche éloignée des McLaren, ont la priorité de représenter leur clan à tout âge. Toi, tu viens d'avoir 16 ans, et juste à temps je dois dire, ce qui te donne le droit de te représenter toi-même et de porter l'insigne de ton clan, même si tu n'en porte pas le nom. »

D'accord, c'était clair, limpide même, pensa sarcastiquement Harry, mais l'explication tenait la route, on ne savait jamais avec les anciennes traditions…

« D'accord, et en quoi consiste exactement cette… », il sortit la lettre et cita : « réunion courtoise? », avec un air incertain.

Dumbledore éclata de rire, ce qui surprit tout le monde dans la salle, y compris les trois volatiles qui se regardaient toujours dans les yeux sur la commode et le perchoir.

« Je ne croyais pas qu'il utiliserait une élocution aussi stricte que celle-ci, et je comprend ta confusion. Cette « réunion courtoise », comme il se plait à l'appeler, est en fait une petite fête avec un buffet et autres attractions traditionnelles, notamment du chant et de la dance » Il sembla voir le malaise qui pris Harry à l'entente de telles activités, et rajouta : « Les activités ne sont évidemment pas obligatoire, mais il est généralement important de faire acte de présence à cette fête, ça donne bonne impression auprès de la haute société écossaise, qui est tournée du coté de la lumière, soit dit en passant »

Harry hocha la tête, se leva et sortit de son bureau une feuille de parchemin, une plume et de l'encre noire. Il trempa sa plume dans l'encre et se mit à écrire de l'écriture la plus soignée qu'il pouvait produire :

Bonjour,

Veuillez noter que je serai présent à Pré-au-lard le samedi précédant la rentrée à Poudlard.

Harry Potter

C'était court, peut-être un peu trop, mais c'était à peu près tout ce qu'il pouvait répondre. Il ne vivait pas dans l'aristocratie sorcière comme ce Rory McGregor, même si il aurait du de par son sang de Potter, et n'avait pas l'habitude des lettres formelles.

Il replia le parchemin et chercha un moment une enveloppe, dans laquelle il glissa sa réponse. Il allait la donner au gros hibou revendicateur quand le directeur l'arrêta d'une main sur son épaule.

« Je crois qu'il est temps que je te donne ceci Harry, je dois partir très bientôt, j'ai beaucoup à faire pour assurer la sécurité de l'évènement, entre autres. »

Il sortit de sa poche une toute petite boite en carton et, d'un coup de baguette, l'agrandit. Une fois ouverte, Harry eut un choc. Dans la boite se trouvaient les objets suivants : Un livre intitulé « Culture magique écossaise : Clans et Traditions ». Rien de bien surprenant jusque là, sachant que c'est de Dumbledore que venait la boite. Il se fit une note mentale de bien lire le contenu de celui-ci dès qu'il en aurait le temps.

Ensuite venaient des vêtements. Mais attention, pas n'importe lesquels! Une fois dépliés, les étoffes quadrillées ou prédominaient le vert dévoilaient un kilt et une écharpe en tartan traditionnel, et dans le fond de la boite, un sac qui semblait se porter à la taille, reposait sur une chemise pliée avec soin. Et dans un coin, presque oublié, un sceau représentant un lion un peu bizarre mais tout de même majestueux. Harry resta interdit un moment, ne sachant que faire de ce cadeau. Dumbledore riait sous sa barbe.

« Autant te le dire tout de suite Harry, c'est une occasion ou le costume traditionnel est de mise » Il rit de plus belle en voyant la mine déconfite du jeune homme qui s'imaginait probablement dans cet accoutrement pour le moins spécial. Il ajouta cependant, comme pour le réconforter :

« Ne t'inquiète pas, c'étaient ceux de ton père avant toi, et il les portait plutôt bien, je suis sur que tu ne seras pas si ridicule. Et puis, les règles d'habillement sont un peu plus laxistes depuis plusieurs années. Se rencontrer en plein été habillé ainsi était assez déplaisant, alors le veston ainsi que quelques autres articles de vêtement ont sauté… »

Harry se sentit tout de suite un peu plus intéressé par ces objets qui lui étaient en quelque sorte un héritage, un lien avec ses parents. Il referma la boite avec révérence et la rangea dans la latte du parquet branlante, sous son lit.

Le directeur lui dit rapidement au revoir et se dématérialisa dans un second flash de flammes assez impressionnant. Les deux hiboux avaient recommencé à se toiser, comme si ils évaluaient l'autre. Harry ressortit la boite, et du sceau marqua l'enveloppe. Il regarda le lion gravé dans la cire refroidie, et dut admettre qu'il avait du style…

Puis il brisa le moment ô combien si plein de tension entre les deux hiboux et attacha sa missive à la patte du gros hibou noir et gris. Il lui ouvrit la fenêtre, et avec un dernier hululement qui semblait vouloir dire « pas trop tôt », le hibou s'engouffra dans l'ouverture et disparut rapidement dans le ciel clair. Harry le suivit des yeux jusqu'à ce qu'il ne fut plus visible, et soupira.

Beaucoup de choses arrivaient, et il n'était pas certain qu'ils les appréciaient toutes. Tellement de nouveaux concepts à assimiler, et il n'était que sept heure de matin! Ho non, le déjeuner!

Il dévala les marches et s'attela à l'ouvrage aux fourneaux. Il devait dire que faire la cuisine ne le dérangeait pas du tout. Paradoxalement, les potions le mettaient dans tous ses états, alors qu'il ne suffisait que de suivre une stupide recette! Avec cette pensée en tête, il s'assit à table dans un silence inconfortable pour manger avec le reste de sa si belle famille, et se promit de se forcer davantage dans cette classe. Si seulement Rogue n'était pas aussi désagréable!

Il finit rapidement de manger, poussé par l'envie de quitter la table silencieuse, et remonta dans sa chambre : la journée pouvait commencer, et il avait fort à faire dans les prochaines semaines, avant la réunion des clans…