Dernier chapitre je pense... A moins que je ne trouve assez d'inspiration pour écrire le point de vue d'Athéna... Mmh, je verrai. Pour l'instant, voilà celui de la mère de notre Verseau national.

En espérant que cela plaise ^^'


Regarde-moi, Gabriel. Que tu es devenu grand et fort ! Laisse-moi te voir. Toi mon fils, qui me fut pris en même temps que ma vie. J'ai joie immense de te revoir, dix-sept ans plus tard. Quel fier homme es-tu devenu !

Que dis-tu ? Je ne dois pas t'appeler Gabriel ? Il est vrai que pour moi tu t'es toujours nommé Camus. Aucun souci donc. Ainsi, tu étais Camus, Chevalier d'Or du Verseau. Sais-tu, mon fils, que j'ai toujours veillé sur toi ? Depuis tes trois ans, depuis que ces hommes ont dû me tuer pour m'arracher mon enfant. Même sans être là, je n'ai rien raté de ta vie. Tes joies, tes peines, tes victoires, tes défaites. Tout ce qui fait de toi ce que tu es. L'entraînement qui t'as rendu aussi froid que la banquise sibérienne. La remise de ton Armure. Tes deux disciples, la mort du premier. La Bataille du Sanctuaire d'Athéna. A tous les moments importants de ta vie, j'étais présente sans que tu ne puisses me voir. Mais te retrouver ici me fait grand plaisir, bien que cela me peine également. Vingt ans, tu étais trop jeune pour mourir... Tu ne méritais pas cette mort. Je suis fière de toi malgré tout.

Regarde-moi encore, trésor. Tu as toujours ces traits magnifiques, les mêmes qu'avant, bien qu'ils soient bien plus matures à présent. Tu as les yeux de ton cher père... Ce que tu peux nous ressembler ! Mais comparés au tien, les visages de tes deux parents ne sont que des modèles dans lesquels on aurait pris quelques traits pour les apposer sur ton beau visage d'ange. Tu es devenu aussi fort que l'amour que nous te portons.

Suite à ma mort, j'ai prié pour que le Verseau te protège. Même si je ne voyais pas cela ainsi, elle a été ta protection, en quelque sorte. J'admire ton courage et ta détermination. J'ignore si une mère a déjà admiré son enfant comme moi je le fais avec toi.

Ainsi donc, tu as aimé. Ce jeune grec, Milo me semble t-il. Non, ne dis rien Camus. Je ne compte point te juger. Ton coeur l'a choisi lui, et le coeur a ses raisons que la raison ignore. Il est important de vivre comme on l'entend, dans la mesure du raisonnable.

J'aimerais tant rattraper le temps de ton enfance volée... Mais ton passage dans l'au-delà ne durera pas, je le sais, je le sens. Bientôt tu devras retourner défendre ta déesse protectrice, Athéna.

Restons ensemble, et quand le moment viendra...

Sois fort, mon fils.