Salut à tous et à toutes!

Bon je sais que je commence à en faire une habitude, mais il est encore une fois samedi et je vais vraisemblablement poster le chapitre passé minuit, désolé du minime retard, même si pour nos amis les européens ça fait la même chose, en fin de compte…

Je crois avoir remarqué que le cote de popularité de ma fic est restée au beau fixe, sinon sur une pente descendante, et je vais essayer d'y remédier. Je ne sais pas si le problème est du au manque de lecteurs francophones (j'ai considéré publier en anglais, l'auditoire est définitivement plus grand, mais l'amour de la langue maternelle l'a emportée en bout de compte) ou tout simplement du au fait que les gens ne connaissent pas parce que la fic parait périodiquement, une fois par semaine. Je vais donc essayer, et je dis bien essayer, de faire entrer un deuxième chapitre par semaine, possiblement le jeudi soir, les autres soirs étant complètement pleins dans mon horaire.

Réponses à mes deux fidèles reviewers (vous le méritez bien!) :

Klaude : Effectivement, c'est plus facile à dire qu'à faire, mais c'est quelque chose qu'Harry va devoir apprendre à surmonter, tôt ou tard. Vivre dans une colère constante, c'est pas exactement sain.

Maximilien : merci pour tes commentaires positifs, ils sont dans les seuls que je reçois XD. Le cristal des pensées est une référence à la fic d'Hemon Taurus, ou le cristal en tant que tel est une pièce unique, je n'ai bien entendu fait que reprendre le nom, que je trouvais poétique et inspirant. Si la référence vient de plus loin que ça encore, je n'en avais pas conscience.

Remi : Je crois que ta review était passée inaperçue lors du dernier update des mes chapitres! Merci beaucoup de ton commentaire, il fait plaisir, même si je me demande ce qu'il y a à relire, vu qu'il n'y a que quelques chapitres :P. J'espère que la suite te plaira!

Bonne lecture à tous! Y compris ceux qui ne laissent pas de commentaires, j'espère que vous appréciez.

Une rentrée prometteuse

Harry Potter était pensif. Cet état de pensée semblait lui devenir coutumier ces derniers temps. Il pensait à toutes sortes de choses, assis sur les rives du lac noir. Premièrement, il y avait son échec à se maitriser la veille, lors de son duel avec Dumbledore, et le désappointement qu'il avait causé à ce dernier. Il faut dire qu'il s'était surpris lui-même, pas seulement de la puissance de ses sorts, mais de la puissance des émotions, toutes négatives, qui leur donnaient cette force plus grande que la moyenne. Harry savait qu'il avait un tempérament de cochon en temps normal, ses amis le lui avaient bien fait remarquer durant leur cinquième année, qui avait été horrible sur bien des aspects, mais jamais il n'avait été hors de contrôle comme la veille, ou cet été. Il savait que sa magie changeait, arrivait à maturation, il le sentait. Sans avoir nécessairement grandit, elle était… différente, et cela le rendait encore plus dangereux quand ses pouvoirs étaient hors de contrôle à cause de l'émotion. Il devait apprendre à se calmer, c'était un fait. Il devait le faire pour lui bien sur, mais aussi pour le bien-être et la sécurité de ceux qui l'entouraient. Mais comment faire? Il ne se sentait pas mal ou coupable de la colère et du ressentiment qui le rongeaient, ni du fait que n'importe qui pouvait voir ses émotions aussi clairement que si elles étaient écrites sur son front. Il était comme ça, tout simplement, et il avait vécu des expériences qui n'avaient rien de facile à tolérer. Tout de même, il lui faudrait trouver une solution… et non, il était bien décidé à ne pas prendre de cours d'occlumancie avec cette sale tache graisseuse de Rogue!

Harry respira un coup, avisant que le cristal au bout de sa canne était devenu rouge. L'aversion qu'il avait envers le maître des potions de Poudlard, ou plutôt l'aversion que ce dernier avait causé à cause d'une dispute stupide avec le père de son élève datant de ses jours d'école, avait tendance à le frustrer, surtout depuis la mort à Sirius. Rogue avait été celui qui avait provoqué Sirius à propos de son incapacité d'agir, l'appelant de paresseux et de couard. S'il s'en était abstenu, peut-être Sirius aurait-il réfléchi une demi-seconde avant de se précipiter au secours d'Harry, et peut-être serait-il encore en vie…. Mais bon, avec des si, on pourrait faire n'importe quoi! Il n'était pas le temps de s'appesantir sur les erreurs du passé. La gemme redevint laiteuse, à la satisfaction du jeune homme.

Deuxième sujet d'inquiétude : ce que ses camarades penseraient de sa nouvelle condition. Bizarrement, ou par intervention de Dumbledore ou d'un tierce parti, la gazette du sorcier n'avait pas parlé de lui dans l'article parlant de l'attaque des mangemorts sur le village sorcier en bordure de Poudlard. Bien entendu, le pourquoi du comment de l'attaque, c'est-à-dire par grand-chose, puisque personne ne connaissait les motivations de Voldemort, avait été discuté de long en large dans le journal, si on pouvait appeler ce torchon un journal. Résultat : aucun de ses amis, avec lesquels il n'avait pas correspondu depuis la fête, n'était au fait de sa nouvelle condition. Il se demandait comment ils allaient réagir. Les gens comme Ron, Hermione, Ginny ou même Neville ne verraient aucune différence, alors il ne s'en inquiétait pas trop. Non, ses vrais problèmes résidaient dans les deux autres groupes : les gens qui ne le connaissaient que très peu, et les gens qui le détestaient.

Les premiers ne devraient techniquement pas changer d'attitude face à lui, mais c'était une possibilité. Une blessure qui ne se guérissait pas, dans le monde de la magie, ça ne se voyait pas souvent, en dehors de sainte-mangouste en tout cas, et il ne voulait pas de l'attention supplémentaire qui pourrait lui être portée à cause de son handicap, dont il s'accommodait fort bien, en fin de compte.

Les deuxièmes, bien entendu, comme Malfoy et compagnie, n'allaient surement pas se priver de le railler la dessus, mais c'était dans leur nature. Ce serait à lui de ne pas répondre aux provocations du blond, même si ça ne s'annonçait pas facile. Au pire des cas, il se vengerait sur le terrain de quidditch, en raflant le vif d'or au nez de son Némésis lors des matchs. Un frisson lui remonta l'échine à la pensée du vol sur balai, qu'il n'avait pas pratiqué depuis presque un an, à cause de l'interdiction de l'ancienne grande inquisitrice de Poudlard, cette folle de Dolores Ombrage.

Harry se leva et se décida à aller faire autre chose; il devait se changer les pensées. Le pommeau du petit bâton était rouge à nouveau. Harry soupira, cette année s'annonçait vraiment difficile…

À peine était-il entré dans le hall que sa journée sembla se faire plus sombre encore. Son professeur de potion montait les marches en provenance des cahots. Harry avait eu vaguement conscience que les professeurs étaient revenus tôt ce matin là pour préparer la rentrée de ce soir, et leur année de cours qui suivrait, mais il n'avait pas réalisé que ça le mettrait en présence de Rogue quelques heures de plus que les autres étudiants. Il grimaça à cette pensée, comme si une mauvaise odeur l'eut assaillit.

Bien entendu, le professeur de potions ne pouvait pas le laisser tranquille, alors même que l'année scolaire n'était pas encore commencée. Harry ne sut pas à quoi il s'était attendu de l'ancien ennemi de son père.

« Potter, vous voila enfin! Suivez-moi, votre directrice de maison vous cherche! » Dit Rogue d'un ton cassant. C'est une des caractéristiques qu'il détestait chez l'homme grincheux : Il semblait accuser tout le monde pour tout et pour rien, comme si le fait qu'Harry ait été en dehors du château était hautement illégal et répréhensible.

Il dut cependant se mettre à le suivre à travers le hall d'entrée, passer devant la grande salle, et monter le long escalier qui menait au premier étage, ou se situait le bureau du professeur McGonagall. Tout au long du trajet, il marchait très vite, beaucoup plus vite qu'il ne marchait d'habitude, et Harry comprit bientôt que le seul but de la manœuvre était de l'enrager, le professeur sachant qu'il ne pouvait tenir le rythme que très difficilement. Cependant, Harry serra les dents et ne pipa mot. Il ne laisserait pas à son professeur cruel la satisfaction de l'avoir mis en colère, ou à bout de souffle. Le pommeau de la canne resta résolument d'un blanc légèrement transparent, à la grande fierté d'Harry.

Rogue le planta devant la porte du bureau de la directrice adjointe de l'école, ce qui n'était pas pour déplaire à Harry, qui se demandait tout de même ce qu'elle lui voulait. Il frappa légèrement à la porte, et la voix de la dame âgée lui répondit d'entrer. Ce qu'il fit.

La petite pièce était assez sobre et spartiate dans son aménagement, et possédait un petit foyer. La seule touche de fantaisie que l'on pouvait entrevoir était le positionnement de la fenêtre, donnant directement sur le terrain de Quidditch.

Le professeur McGonagall était assise à son bureau de bois sombre et massif, travaillant à ce qui semblait être les touches finales à apporter à son plan de cours, avant de lever la tête à son entrée.

« Ha monsieur Potter, je vous attendais, prenez un siège je vous prie. » lui demanda-t-elle presque gentiment. Ceci surpris Harry, car même si sa directrice de maison n'avait jamais été méchante ou injuste avec personne qu'il ne connut, elle ne montrait que très rarement une partialité. L'an passé, elle l'avait défendu devant Ombrage, bec et ongles, ou devrait-on dire griffes et dents? Et voila qu'elle lui témoignait de la gentillesse. C'était assez étrange, mais Harry comprenait : C'était les premiers effets du changement des comportements des gens face à son handicap. Une autre lui aurait peut-être montré de la pitié, mais elle se contentait de s'assurer qu'il avait une place ou s'assoir après le trajet qu'il venait de faire, même s'il s'y était un peu habitué dans les jours qui venaient de passer.

Harry s'assit néanmoins, et rendit son salut à la dame, qu'il respectait énormément, encore plus depuis qu'il l'avait vue s'opposer à Ombrage et ses aurors, qui l'avaient foudroyée de sortilèges de stupéfixion à répétition. Elle semblait ne pas garder de séquelles de cet évènement, sauf peut-être une petite fatigue visible, mais celle-ci était probablement attribuable à la rentrée. La directrice reprit la parole :

« Monsieur Potter, comme vous le savez, Angelina Johnson a quitté l'école à la fin de l'année dernière, laissant l'équipe de Quidditch de gryffondor sans capitaine. J'ai du faire un choix entre les deux plus anciens joueurs restants, c'est-à-dire Miss Bell et vous-même, puisque vous êtes entrés dans l'équipe au même moment. Cependant, Miss Bell ayant la séniorité au niveau académique, cette position lui revient de droit. »

Harry était un peu déçu. Enfin, il était content pour Katie, qui était une mordue de Quidditch autant que lui, sinon plus, mais il avait espéré avoir le poste quand même… Sa déconfiture dut se lire sur son visage, ou peut-être la gemme des pensées était-elle devenue d'un gris pâle, parce que la directrice poursuivit avec un petit sourire :

« Mais… Miss Bell m'a fait part du fait qu'elle avait un emploi du temps chargé. Bien entendu, elle ne voudrait passer par-dessus l'occasion d'être capitaine pour rien au monde, mais elle est aussi très occupée en dehors du sport. Elle m'a fait la demande de vous nommer capitaine adjoint. Les équipes ne prennent habituellement pas la peine d'en nominer un, mais ce n'est pas nouveau. La position vous donne autorité sur les membres de votre équipe lors des pratiques quand Miss Bell ne peut les prendre en charge, ou en match si un incident lui arrive. Vous avez aussi le droit d'utiliser la salle de bain réservée aux préfets et capitaines du cinquième étage. »

Elle avait l'air assez satisfaite de la solution que la jeune femme avait trouvée, et semblait vouloir qu'il accepte l'offre, ce qu'il fit sans hésiter, avant de la remercier profusément, ce à quoi elle répondit que les remerciements devaient aller à Katie elle-même, pas à elle.

Nul besoin de le dire, mais Harry quitta le bureau de la directrice adjointe incroyablement plus content qu'il ne l'était en y rentrant. Continuant sur le trajet qu'il s'était fixé avant de se faire brutalement interrompre par Rogue, il se rendit à la bibliothèque.

Celle-ci avait ouvert ses portes à nouveau le matin même, madame Pince revenant comme les autres membres du personnel de vacances bien méritées. Elle le regarda avec un air impassible quand il entra dans son sanctuaire, qui ne devait techniquement pas être pénétré avant au moins le lendemain, probablement par Hermione Granger. Il se dirigea vers le bureau d'accueil et lui tendit le billet que Dumbledore lui avait donné la journée précédente, lors de son entrainement dans la salle sur demande. Druidisme : mythes et réalité, un livre qui n'avait manifestement pas d'auteur connu, à consulter sur place, lui fut donné.

Il était assez grand et massif, au point qu'Hermione aurait été fière de le voir avec, et très vieux. La couverture élimée de cuir rouge semblait tenir comme par magie, et probablement étais-ce le cas. Il ouvrit le livre et lut les quelques premières pages dans l'espoir de tomber sur une table des matières, qui ne se présenta jamais. Il décida à lire ce qui semblait être l'entrée en matière, puis de passer aux sujets que Dumbledore semblait croire qui le concernaient. Il reviendrait pour lire le reste une autre fois.

Voici ce qu'il y lit, là ou l'écriture n'était pas effacée par le temps :

lecteur, te voila prêt à découvrir les secrets de l'honorable et ancien conclave des druides de Bretagne. Mais qu'est-ce qu'un druide, et qu'est-ce que le druidisme? Au temps ou j'écris ceci, tout le monde le sait, mais dans leur grande sagesse, le conclave a estimé que quand ce livre sera lu, leur image aura été déformée par la culture, surtout celle des non-magiques.

Un druide donc, est un sorcier qui se différencie des autres à partir de sa puberté magique. Il devient un peu plus puissant que la moyenne et obtient la capacité de sentir la magie autour d'eux, et de l'utiliser, éventuellement. Ils s'apparentent aussi à un élément naturel spécifique (terre, feu, eau, air) et les sortilèges et enchantements qu'ils lancent utilisant cet élément n'en sont que plus puissants. Le plus important cependant reste l'importance des sentiments et des émotions dans la pratique de la magie : une magie aussi puissante se doit d'être stable, à plus grande raison en que celle des autres sorciers. Ce livre traitera des différents aspects que je viens de nommer, dans cet ordre…

noter que les druides ne sont pas des mages, comme merlin le fut. Les mages sont des entités beaucoup plus puissantes souvent investis d'une mission d'ordre supérieur. Les druides sont entre les deux, mais leur affinité avec un élément naturel et leurs connaissances immenses sur la magie et le monde qui nous entoure leur a donné le nom qu'ils ont aujourd'hui. Le druidisme n'est pas héréditaire, c'est un adon, mais il semble que la population magique d'écosse en compte de plus en plus, à cause de la diffusion du savoir des celtes dans nos territoires…

Harry ferma le livre en se promettant d'y revenir bientôt, sachant qu'entre les mots à moitié effacés, la reconstitution de phrases et le langage ancien utilisé, lire ce petit paragraphe lui avait pris une grande partie de l'après-midi. Il avait faim, mais savait qu'il avait largement raté le déjeuner. Il devrait attendre encore une heure pour le banquet de la rentrée.

Il se leva, alla remettre le livre à madame Pince qui le regarda d'un œil approbateur, puis sortir de la pièce ou le silence régnait. Il se rendit à son dortoir et prit une longue douche pendant laquelle il fit le point sur sa journée.

Les informations du livre étaient intéressantes, et expliquaient beaucoup de choses par rapport à la magie qu'il avait été capable de pratiquer ces derniers temps. Harry Potter était ce qui avait été appelé par le passé un druide. Le livre avait mentionné l'écosse, terre ou se trouvait Poudlard, et les anciens clans. Voila peut-être le pouvoir qu'avait mentionné la prophétie… Il lui faudrait plus de recherches, pour maitriser ses émotions grâce aux techniques du livre, maitriser sa magie, et en rechercher un peu plus sur son élément, qu'il était certain être le feu, après son incendio de la veille.

Harry s'avisa que l'eau de la douche le brulait et qu'il avait la peau toute plissée, et sortir rapidement de la salle de bain. Bientôt, pensa-t-il avec un sourire, il pourrait utiliser celle des préfets, qui n'était pas mal du tout… Penser à trouver un sort qui éloignerait les fantômes ne serait pas trop mal non plus par contre, avec Mimi qui rôdait… En plus, la baignoire géante règlerait son problème de lieu ou continuer à nager, on pouvait faire des longueurs dans ce monstre!

Le jeune homme, voyant l'heure de l'arrivée des élèves approcher, se dirigea vers le hall d'entrée, ou il attendit quelques minutes, puis :

« HARRY » fit la voix d'Hermione, puis de Ginny. Il n'eut pas le temps de procéder l'information qu'il fut pratiquement renversé par les deux jeunes filles qui lui foncèrent dedans. Se sentant instable sur sa jambe gauche, il mit sa canne à terre pour se rétablir du câlin violent des jeunes femmes. Le claquement qui en résultat les fit reculer, regarder la canne, puis Harry, dans un air d'étonnement complet. Ron qui arrivait derrière eux remarqua l'artefact lui aussi, mais ouvrit la bouche pour dissiper le malaise dans l'air.

« Hé vieux, comment s'est passé ton été? » fit le rouquin, ne sachant pas trop que dire.

« Je vous expliquerai, venez. » fit Harry en prenant le chemin de la grande salle. Les élèves entraient de plus en plus nombreux, et Harry vit malheureusement Malfoy s'approcher de lui, flanqué de ses deux gardes du corps. Le blondinet avait probablement remarqué son absence sur le train, et était venu lui cracher ses provocations de début d'année dans le hall.

Il ouvrit la bouche mais avant de pouvoir parler fut bousculé par une jeune fille aux cheveux bruns qui portait l'écusson de préfets de serpentard. Elle ne s'excusa même pas du dérangement, comme si elle n'avait jamais vu Malfoy, qui en fut outré. Il n'eut cependant pas le temps de laisser voir son mécontentement à l'insolente, car elle prit la parole :

« Alors Potter… On a eu un été intéressant, apparemment. »

Que signifiait cette phrase? Un sous-entendu? Harry ne savait pas, mais le ton froid et provocateur sur laquelle avait été dite la phrase l'avait surpris. Il s'attendait à… à rien en fait, il ne s'était même pas posé la question durant son séjour à Poudlard, mais de là à employer un ton aussi impudent. Il l'avait sauvée tout de même, que signifiait ceci? La colère remontait à la surface, mais il ne laisserait personne la lire sur son visage. Certaines personnes, comme Rogue par exemple, ne changeraient jamais, il fallait s'y faire. Il répondit d'un ton froid et posé, exempt de la confusion et de la colère qui l'habitait.

« Effectivement, McGregor », puis il partit vers les portes de la salle ou le repas serait bientôt servi. Cette altercation ne rimait définitivement à rien, selon lui, alors il valait mieux la mettre derrière soit. Il avait bien mieux à faire que de se poser des questions inutiles sur la petite peste qui semblait prendre un malin plaisir à le tourmenter.

« Heum, Harry? » fit la voix d'Hermione.

Ses amis l'avaient suivi, et celle-ci pointait du doigt la gemme du pommeau de sa canne qui était visible entre des doigts. Il était rouge pâle. Aussitôt remarqué, le cristal reprit sa couleur neutre.

« Je vous expliquerai ça aussi » promit-il devant leur air curieux. Il était content qu'ils ne fassent pas grand cas de sa nouvelle condition, comme semblait le faire presque tous ceux qu'ils croisaient depuis tout à l'heure. Il s'assied à table et, perdu dans ses pensées, la chanson du choixpeau et la majeure partie de la répartition qui suivit. Ce n'est que quand Dumbledore se leva pour faire son discours de début de trimestre qu'Harry porta attention à tout ce qui se passait autour de lui.

« À tous et à toutes, je vous souhaite la bienvenue! J'espère que votre été à été intéressant et plein de joies et de temps-libre, parce que dès demain, vos professeurs vont recommencer à vous bourrer le crâne, comme la chanson le dit. »

À ce moment la, le mécontentement des élèves se fit entendre sous forme de grognements divers. Dumbledore sourit et reprit :

« La liste des objets interdits a presque doublé depuis l'avènement de la boutique Weasley farces et attrapes pour sorciers facétieux, qui est incroyable soit dit en passant, et se trouve sur la porte du bureau de notre estimé concierge, Monsieur Rusard. »

À cette répartie, c'est Rusard qui grogna de mécontentement, son patron venant de louanger les produits qui faisaient de sa vie un enfer.

« Sur une autre note, laissez-moi vous présenter votre nouveau professeur de défense contre les forces du mal : Augus Campbell. Il a été dur à convaincre, étant d'abord enseignant dans des institutions de défense spécialisées, mais je crois qu'il est dans les meilleurs professeurs que vous pourrez avoir par les temps qui courent. »

Les élèves applaudirent poliment, mais sans réel enthousiasme. L'homme qui s'était levé lors de la présentation était tel qu'Harry se souvenait de lui, le kilt en moins. Son air intimidant et l'évocation de la renaissance de Voldemort, qui avait été publiquement admise et avait signifiée la succession du ministère Fudge pour celui de Scrimgeour semblaient jeter un froid dans la salle.

« Je crois qu'il ne me reste plus que ces deux mots à vous dire, chers élèves, en espérant que vous allez apprécier cette année à Poudlard : ''bon appétit!'' »

Les plats apparurent sur les tables et aussitôt toute ambiance néfaste fut oubliée, les élèves se jetant avec enthousiasme dans les plats succulents préparés par les elfes de maison aux cuisines.

Dès la fin du repas, les élèves se levèrent et, guidés par les préfets, se dirigèrent vers leur salle commune respective. La montée au milieu de la foule ne fut pas une chose aisée pour Harry, mais il y arriva sans trop de peine. Le temps de s'installer, tous les élèves de gryffondor, moins les premières années, se retrouvèrent dans la salle commune, vaquant à leurs différentes occupations dans un calme assez étonnant. Harry savait qu'ils attendaient d'entendre ses explications à Ron et Hermione, et il ne pouvait leur en vouloir.

Il se laissa guider vers deux fauteuils deux places et prit place sur l'un d'entre eux alors que ses deux amis prenaient celui en face. Durant les quinze dernières minutes, il expliqua comment il avait obtenu la canne qu'il portait maintenant toujours avec lui et sa nouvelle baguette, mais exclut le sauvetage de McGregor. Il était tout simplement tombé sous les décombres et n'avait pu éviter les blessures. L'explication passa bien, et en voyant qu'il n'était pas plus importuné que cela de son handicap, la majorité des jeunes gens rentrèrent dans leurs dortoirs pour une nuit de sommeil bien méritée.

Le trio de gryffondor continua à parler quelques minutes, puis Ron et Hermione se décidèrent à monter se coucher eux aussi, car le voyage les avait fatiguée. Harry était encore assez frais de sa journée peu mouvementée, et il avait bien dormi la nuit précédente, il resta un peu devant l'âtre réconfortant, seul avec le calme, ce qui lui faisait assez de bien, jusqu'à ce que…

« Tu sais Harry, il est tard, tu devrais aller dormir. » La voix féminine n'était pas exactement douce, mais avait quelque chose d'assez attirant à l'oreille. Le poids qu'il sentit s'ajouter à coté de lui sur le fauteuil se révéla être Katie Bell, la capitaine de Quidditch de Gryffondor. Harry lui sourit et dit :

« Que fais tu ici alors Katie? Ne devrais-tu pas être couchée toi aussi? »

« J'y allais justement, mais j'ai vu que mon capitaine adjoint préféré était seul, alors je suis venue m'encourir de ton état de santé. » fit-elle avec un sourire en coin. Le sourire d'Harry s'élargit, toujours le Quidditch en premier avec elle, le professeur McGonagall avait fait le bon choix.

C'est alors qu'il remarqua qu'elle ne portait pas l'uniforme de Poudlard, ou en tout cas, pas en entier. La robe qui était habituellement portée par-dessus la chemise et la cravate avait disparue, de même que la cravate, laissant beaucoup plus de peau exposée que l'uniforme de base. Harry sentit ses joues chauffer un peu, et fut content que la noirceur ambiante empêche la jeune fille assez taquine de se moquer de lui et de son embarras. Elle était effectivement sur son chemin pour aller au lit avant de venir le voir. Il parla pour se redonner une contenance.

« Je suis ton seul capitaine adjoint Katie, et merci pour ça d'ailleurs, ça a été une très belle surprise, j'espère que je ne te décevrai pas! Et puis, marcher à l'aide d'une canne ne me ralentit pas, dans les airs. Cette année je vais écraser tous mes compétiteurs, promis! » Il avait parlé en blaguant, sachant qu'il était probablement capable de le faire, mais sans vraiment y croire, et elle avait compris la blague.

« Je n'en doute pas Harry, je n'en doute pas une seconde » répondit-elle avec un air toujours farceur, mais un peu plus sérieux que précédemment. « Mais bon, allons nous coucher, il faut que tu sois en forme pour les pratiques. Tu croyais qu'Angelina et Dubois étaient durs, tu vas voir! » Finit-elle en riant. Il rit de bon cœur avec elle, et allait se lever quand un mouvement de la jeune fille le prit au dépourvu. Elle s'était avancée vers lui et l'avait attiré dans un câlin solide et chaleureux. Harry referma un bras dans son dos, l'autre appuyé sur le bras du fauteuil dans son désir de se lever. La jeune femme n'était pas que très jolie, elle sentait très bon aussi, une écorce d'un arbre quelconque…

Il n'eut pas le temps de l'identifier qu'elle se dégagea, lui donna un petit baiser sur la joue, et se leva.

« Je suis contente que tu ailles bien Harry, j'ai eu peur pour… l'équipe, et tout ça. » Harry, encore sonné, manqua son hésitation, et la regarda partir, ne la lâchant des yeux que quand elle atteint le haut des marches. Voila un développement pour le moins surprenant…

Il se leva à son tour et monta à son dortoir le plus discrètement possible, le cerveau encore un peu mélangé par l'action de la jeune fille. Ils avaient toujours été assez proches, mais jamais autant que ça... Il s'endormit en pensant à cette réunion de minuit avec elle, mais malheureusement pour lui, ce n'était pas la jolie capitaine de Quidditch qui allait hanter ses pensées, ce soir là…

OUF! Enfin terminé. Ce chapitre a été pénible à écrire en presque 24h, sans me concentrer plus de 5 minutes à la fois, alors que d'habitude ça me prend environ 2h, d'une traite… En tout cas, j'espère que vous allez apprécier!

MarcheMort