Avertissement : On prend les même et on continue...

Bonne lecture.

Lili


~Chapitre 7 : Viendras-tu le sauver ?~

Un râle de jouissance résonna dans la pièce à peine éclairée par des bougies disséminées ici et là sur le sol en pierre brute. L'homme crispa ses mains sur les hanches pâles sous lui, se déversant dans le cul qu'il venait de posséder encore une fois. Un sourire satisfait étira ses lèvres en voyant son sperme couler de l'orifice dilaté par son sexe imposant. Fermant les yeux pour savourer les sensations orgasmiques qui déferlaient en lui, il donna quelques coups de reins, drainant son coït jusqu'à la fin.

Un nouveau râle lui échappa quand il sentit le plaisir reprendre le dessus, l'empêchant de débander. Il prit tout son temps, se délectant de la sensation d'être si délicieusement enserré dans ce cul étroit à souhait autant que des sanglots étranglés de sa victime. L'homme ouvrit les yeux, fixant avec une fascination malsaine sa bite entrant et sortant du corps allongé à plat ventre devant lui. Du sperme mêlé de sang coulait de l'anus maltraité à chaque mouvement de sa queue.

Il ne tint nullement compte des suppliques inarticulées et sanglots de sa victime, se contentant de prendre son pied avec le corps délectable de celle-ci. Il tenait enfin ce fils de pute... il comptait bien en profiter au maximum. Il laissa sa jouissance monter à nouveau à son paroxysme, ralentissant le rythme de ses coups de reins pour la faire durer le plus longtemps possible, se déversant finalement une seconde fois, son sexe profondément enfoui dans ce cul si délicieux.

Après s'être retiré, l'homme contourna l'étrange table où était attachée son nouveau jouet, venant se placer juste à la tête de celui-ci. D'une main brutale il releva le menton de son supplicié, souriant diaboliquement en voyant la bouche déformée par le bâillon qui étouffait ses cris, les joues striées de larmes et les yeux noirs brillants de haine et de souffrance. Consciencieusement, il essuya son sexe souillé de sang et de sperme sur les joues pâles avant de se rhabiller rapidement.

- Ton cul est bien meilleur que celui ton frère tu sais, lâcha-t-il d'un ton où perçait sa jubilation. Il avait un cul étroit et délicieux, mais vraiment le tien l'est encore plus. Il gémissait comme la salope qu'il était quand je le prenais, en réclamant toujours plus. J'ai mieux compris pourquoi Fugaku le préférait à moi... Difficile de tenir la comparaison. Même ta pute de mère n'était pas aussi bonne que ton frère.

L'homme éclata de rire en voyant les yeux horrifiés de sa victime. Se penchant jusqu'à ce que son souffle viennent s'écraser sur les lèvres fines et largement écartées par un tissu sale, il murmura :

- Elle a couiné comme une truie qu'on égorge quand ton père l'a butée... Mais de toute façon, elle ne valait rien... Absolument rien...

Puis il relâcha le menton qu'il tenait toujours et se détourna de sa victime dont les sanglots et gémissements s'étaient teintés d'une rage horrifiée. D'un pas tranquille, il se dirigea vers la malle, posée près d'un fauteuil victorien en cuir rouge, et fit claquer les verrous qui fermaient le couvercle et l'ouvrit pour en extraire un gode d'une taille impressionnante.

- Voilà, dit-il en se retournant vers son jouet humain. Avec ça, tu ne vas pas m'oublier le temps que je revienne.

Puis sans aucune douceur, il enfonça le gode jusqu'à la garde dans l'anus fragile et déjà bien abîmé par les précédentes pénétrations. Le cri étouffé qui résonna dans la pièce, le fit frémir de plaisir, et il regretta de devoir s'absenter. Mais il ne pouvait pas rester là, dans cette pièce, à jouir encore et encore du magnifique corps de ce fils de chienne... Il avait d'autres projets à mettre en œuvre.

Il se recula un peu, pour admirer son travail, constatant avec une joie malsaine que l'anneau de chair s'était largement déchiré sous l'intrusion brutale. La base carré du gode écartait les fesses blanches et fermes, dévoilant l'anus dilaté par l'imposante présence du jouet. Rapidement, il dénoua le bâillon, laissant ainsi sa victime éructer sa haine et sa souffrance, puis sans plus d'égard envers celle-ci il se dirigea vers la porte.

Juste avant de refermer la cellule derrière lui, il lança d'un ton goguenard :

- Surtout, ne bouge pas et tiens toi tranquille. Je reviens très vite...

- Va te faire foutre ! Connard !

Le hurlement teinté de rage le fit rire, et il claqua le battant de bois, laissant sa victime seule dans la cellule, attachée sur une table, un gode énorme dans le cul. Il devait faire vite... Ainsi il aurait plus de temps pour profiter de son invité...

~oOo~

- Viendras-tu le sauver ?

Les mots dansèrent devant ses yeux. Naruto sentit ses genoux le lâcher et toutes couleurs quitter son visage. Sasuke... Sasuke était entre les mains de ce monstre... Sasuke... Une colère sans nom enflamma son être et d'un bond il se releva, se jetant sur la porte de la salle de réunion, une seule pensée en tête : Sauver Sasuke !

Un poids s'abattit sur lui, le plaquant au sol avec force. Naruto se débattit dans l'étreinte puissante, hurlant :

- Laissez-moi y aller ! Lâchez-moi !

Kakashi apparut dans son champ de vision et, très calmement, lui dit :

- Si tu veux aller aux toilettes on te lâche sans problème. Mais vu ta tête je doute que ce soit ça. Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Sasuke... Cria Naruto. Il a Sasuke ! Je dois le sauver !

- Comment tu peux en être sûr ? demanda Kakashi sans se démonter face à la rage de son ancien coéquipier et la révélation qu'ils craignaient tous.

Naruto tendit tant bien que mal son portable à Kakashi, celui-ci s'en saisissant rapidement. Un coup d'œil sur le message encore ouvert le fit blêmir avant qu'il ne tende l'objet aux autres.

Suigetsu et Lee, qui avaient plaqué Naruto au sol et l'y maintenaient solidement, eurent une grimace équivoque en voyant la photo, mais ne relâchèrent pas leur étreinte. Kakashi, toujours devant Naruto, soupira et tenta de raisonner le blond.

- Je comprends ce que tu peux ressentir Naruto. Moi aussi j'ai envie de courir pour aller le sauver. Mais premièrement on ne sait pas où il est détenu, et deuxièmement c'est, à l'évidence, un piège. Dés que tu mettras un pied dehors, ce psychopathe t'attrapera et on ne sera pas plus avancés. Tu n'aideras pas Sasuke en courant le sauver sans réfléchir. On doit trouver où il se trouve et monter un plan solide. Tu comprends n'est-ce pas ?

Naruto renonça à se débattre, sa colère laissant place à un profond désespoir. Oui, il savait que Kakashi avait raison. Bien évidemment que ça sentait le piège à plein nez... Mais, rester ici en sachant que Sasuke était Dieu savait où entre les mains de ce taré ? Tout son être se révoltait contre cette idée... même si sa raison lui dictait que c'était exactement ce qu'il devait faire, que Kakashi avait raison et qu'ils auraient plus de chance de retrouver Sasuke vivant ainsi... Il n'avait jamais supporté de savoir Sasuke en danger... Jamais !

Voyant que leur collègue se calmait, Lee et Suigetsu relâchèrent leur étreinte, le laissant se relever non sans le surveiller du coin de l'œil, prêts à le plaquer à nouveau au sol en cas de tentative de fuite. Mais Naruto se contenta de se relever et de se laisser tomber sur la chaise la plus proche, la tête entre les mains, l'air de porter le poids du monde sur ses épaules. Shikamaru tendit le portable du blond à Orochimaru et lui demanda :

- Qu'est-ce que tu peux nous dire de ça ?

Le légiste examina la photo en se mordant les lèvres, sa colère transparaissant dans ses sourcils froncés et ces gestes brusques. Mais personne ne releva, tous ressentant la même chose : une rage teintée de désespoir. Ils devaient absolument avancer rapidement pour espérer retrouver Sasuke vivant. Il lui fallut de longues secondes pour faire fi de ses sentiments et examiner professionnellement la photo sous ses yeux.

- Le tortionnaire, fit-il par lâcher. Simple, efficace mais pas très original. Le précédent Carnacier l'avait déjà utilisé.

- En quoi ça consiste ? demanda Tenten livide.

- A écarteler la victime, expliqua Kabuto. Chaque extrémités de celle-ci est attachée à une corde reliée à une roue. En tournant les roues on écartèle la victime.

- Ok, soupira Shikamaru en passant une main tremblante sur son visage défait. Et l'espèce de truc à côté de lui, c'est quoi ?

- Une poire d'étouffement, grogna Orochimaru.

- On l'insère dans un orifice au choix : la bouche, le vagin ou l'anus, compléta Kabuto. En tournant la vis qui sert de manche, on écarte la partie conique. Elle est pointue et aiguisée et déchire toutes les chairs sur son passage. Cela provoque une importante hémorragie... qui entraîne la mort de la victime.

Un silence de mort s'abattit sur la pièce, chacun digérant les informations et frissonnant d'horreur face à ce que risquait de subir leur coéquipier. Ce fut finalement Naruto qui se reprit le plus rapidement, ses yeux bleus brillants d'une détermination farouche. Tapant des mains sur la table, il claqua, résolu :

- On va le retrouver ce minable ! Et on va la lui faire bouffer sa putain de poire de merde ! Et on va sauver Sasuke ! Tous ensemble !

Le reste de la petite assemblée opina du chef, leur résolution gonflée à bloc. Oui, ils allaient sauver Sasuke et buter ce connard de psychopathe.

~oOo~

Le fouet claqua brusquement, striant la peau pâle d'une zébrure rouge où perlèrent des gouttes de sang. Un gémissement inarticulé accompagna le claquement sinistre. L'homme sourit machiavéliquement en voyant le dos se couvrir de stries sombres et sanguinolentes. Levant le bras, il le rabattit vicieusement, la longue lanière de cuir tressé touchant l'arrière des cuisses de son supplicié.

- Tu vois, dit-il calmement. Je suis fort contrarié. Ton imbécile de petit-ami ne s'est pas précipité à ta rescousse comme je l'espérais. Soit il s'est brutalement fait implanter un cerveau, soit c'est l'un de ses collègues qui l'a raisonné. Dans tous les cas le résultat est le même : je suis contrarié. Heureusement que tu es là pour me distraire...

Un cri de souffrance échappa à sa victime quand le fouet claqua sur ses reins cambrés, satisfaisant l'homme.

Il se délecta de la vue qui lui était offerte. Allongée à plat ventre sur le tortionnaire, entièrement nue, ses fesses largement écartées par le gode imposant qu'il y avait placé, sa victime était particulièrement alléchante. Le sperme mêlé de sang qui séchait sur le cul ferme et rebondi l'excita particulièrement. Oui, fouetter ce fils de pute le calmait mieux que quoi que ce soit d'autre... Surtout qu'il comptait bien le violer encore avant de ressortir de cette cellule.

C'était indubitablement sa plus belle prise. Les stries rouges seyaient à merveille à cette peau pâle et cette silhouette fine. Les rigoles purpurines qui coulaient des plaies ouvertes ne faisaient qu'accentuer la beauté de son œuvre. Un soupir dramatique lui échappa, et tout en abattant une nouvelle fois la lanière de cuir sur sa victime, il se lamenta :

- Quel dommage vraiment qu'il ne vienne pas te sauver... J'avais de grands projets pour lui. Et tu aurais été aux premières loges...

- Va... te... faire foutre ! Connard ! Il est plus... intelligent que tu... le crois... Il viendra... mais pour te faire la peau !

L'homme haussa un sourcil amusé par la tirade essoufflée de son jouet. Mis à part quelques insultes ici et là, c'était bien la première fois qu'il osait le défier aussi ouvertement. Son bras s'abaissa, le fouet claquant âprement contre la peau pâle qu'il déchira. Le cri de souffrance que son geste provoqua le fit ricaner sadiquement.

- Tu crois ? demanda-t-il avec ironie. Moi, je pense que je ne l'ai pas assez motivé... ou alors il ne tient pas à toi autant qu'il le dit... Dix ans... Il a largement eu le temps de trouver plus docile que toi.

Seul un regard noir empli de haine et de larmes de souffrance lui répondit, l'excitant davantage encore.

Lâchant le fouet, l'homme se dirigea vers le mécanisme activant les roues du tortionnaire. Si au Moyen-Âge le bourreau activait lui-même les roues, lui avait transformé le mécanisme pour qu'il s'enclenche d'une simple pression sur un interrupteur. Ainsi, il pouvait profiter à loisir du spectacle tranquillement assis dans son fauteuil, un verre de vin à la main. Les roues se mirent en marche, étirant le corps pâle de la victime qui laissa échapper un hurlement inhumain.

Un sourire malsain aux lèvres l'homme sortit son téléphone de sa poche et appuya sur le bouton de vidéos.

- Je parie que ça, ça va le faire venir très vite... Crie, hurle, supplie... Plus tu souffriras, plus vite il viendra.

Le craquement sinistre d'une articulation se déboitant le fit rire, alors qu'un sanglot souffreteux résonnait dans la pièce.

Satisfait l'homme stoppa la machine infernale, soulageant son supplicié. D'une main ferme il empoigna les courts cheveux noirs, relevant la tête de celui-ci et enfourna son érection dans la bouche haletante de sa victime. Il viola sa bouche avec délice, exprimant sans vergogne son plaisir et finissant par se déverser dans la cavité moite et chaude. Oui, il allait encore profiter de son jouet avant de lancer la suite de son plan. Que la vengeance était douce...

~oOo~

Dans la salle de réunion, transformée en camp de fortune, Naruto s'arrachait les cheveux. Ils avaient beau tourner et retourner le dossier dans tous les sens, ils ne trouvaient pas d'indice leur permettant d'avancer. Suigetsu et Lee épluchaient consciencieusement le passé de Yahiko Ame, ne délaissant aucune piste, allant jusqu'à interroger son frère via Skype et demander une autorisation d'exhumer le corps pour essayer de trouver quelque chose, n'importe quoi, qui puisse faire le lien entre lui et le Carnacier actuel.

Orochimaru, Kabuto et Karin s'étaient enfermés dans la salle d'autopsie et examiner encore et encore les dépouilles des précédentes victimes. Tsunade avait demandé au juge de ne pas remettre les corps à leur famille tant que l'enquête n'était pas bouclée, et le juge leur avait donné six mois. Six mois... Tous espéraient qu'ils auraient coffré ce psychopathe bien avant, sinon Sasuke viendrait rejoindre les autres cadavres entreposés dans la morgue.

Tenten et Shikamaru s'étaient enfermés dans le bureau de Tsunade pour éplucher le contenu des boîtes trouvées dans la maison de la grand-mère du Carnacier. Ils tentaient de faire un lien entre Yahiko Ame et Fugaku Uchiwa, espérant trouver ainsi ce qui relierait les deux enquêtes sur le Carnacier. Naruto s'était proposé pour les aider, mais Shikamaru avait refusé, arguant que la ressemblance entre Sasuke et certains membres de sa famille était trop flagrante pour que Naruto reste impassible et objectif.

Naruto aidait donc Kakashi et Yamato a décortiqué le reste du dossier. Ils passaient absolument tout au crible : les lieux où avaient été retrouvés les corps, la position des corps, le temps entre chaque découvertes, le passé des victimes, leurs entourages, leurs emplois du temps, etc... Ils ne laissaient absolument rien de côté sans l'étudier attentivement et sous toutes les coutures. Mais cela ne donnait rien, absolument rien...

Cela faisait trois jours, trois interminables jours qu'ils s'abîmaient les yeux sur ce dossier. Trois jours qu'aucun d'eux n'avaient vraiment mangé, grignotant un peu à l'occasion mais surtout carburant tous au café. Trois jours qu'ils n'avaient pas vraiment dormi, s'accordant parfois une petite sieste la tête posée sur la table, ou roulés en boule dans un coin de la salle, à même le sol.

Tous avaient le teint pâle et les yeux cernés, signes de leurs angoisses et leurs insomnies. Trois jours qu'ils sursautaient tous à la moindre sonnerie de téléphone, craignant plus que tout d'apprendre qu'un nouveau corps avait été retrouvé. Trois jours qu'aucun d'eux n'avaient pris de douche, se lavant vaguement au lavabo des toilettes de l'étage. Trois jours qu'ils n'avaient pas mis le nez dehors, pas même pour simplement respirer un peu.

Naruto plus que les autres était tendu à l'extrême, oscillant entre la détermination la plus farouche, la colère la plus rageuse et le désespoir le plus profond. Il s'accrochait à l'espoir, ridiculement mince, que ce psychopathe ne tuerait pas Sasuke sans avoir attrapé l'un d'eux avant. C'était un espoir mince et utopique, il le savait, mais il s'y raccrochait de toutes ses forces.

Non, il ne voulait pas perdre Sasuke... Il l'avait déjà perdu une fois, il ne savait que trop à quel point il lui était difficile de fonctionner sans le brun à ses côtés, il n'était nullement prêt à retenter l'expérience. Et si ça voulait dire qu'il devrait demander sa mutation dans un bled complètement paumé en montagne et vivre dans une maison perdue en lisière de forêt, il le ferait sans la moindre hésitation.

Son téléphone sonna soudainement, attirant tous les regards anxieux de ses collègues, lui indiquant qu'il avait reçu un SMS. La main tremblante, il saisit son téléphone, et appuya sur la petite icône affichant fièrement un petit un.

- Numéro masqué, souffla-t-il d'une voix blanche.

Tous se regroupèrent autour de lui, les yeux rivés sur l'écran tactile, leurs cœurs battant d'angoisse à l'unisson. Quand Naruto appuya sur le message, une vidéo s'enclencha.

Le hurlement qui sortit du téléphone les fit tous sursauter alors que sous leurs yeux horrifiés Sasuke se faisait écartelé. Le dos en sang, visiblement à cause de coups de fouet était parfaitement visible sur la vidéo, de même que le sperme séché sur les fesses largement écartées par un gode à la base imposante. Un craquement sinistre suivit d'un cri d'agonie conclu la courte séquence.

Un message brilla sur l'écran tactile, affichant un texte qui leur fit froid dans le dos :

" Ou le laisseras-tu mourir ?"

Tremblant Naruto reposa son téléphone, le regard fou et désespéré. Sasuke... Son Sasuke... Il... Incapable de rester en place plus longtemps, il se leva d'un bond et se précipita vers la porte.

Kakashi l'intercepta, l'enserrant dans ses bras avec force et l'empêchant de foncer droit dans ce qui était un piège grossier. Naruto se débattit dans les bras de son ancien coéquipier, lui hurlant de le lâcher, de le laisser aller sauver Sasuke. Mais Kakashi tint bon... Il tint bon quand Naruto le frappa. Il tint bon quand Naruto fondit en larmes désespérées. Il tint bon quand Naruto s'effondra au sol, l'accompagnant dans sa chute. Il tint bon... cachant ses propres larmes d'impuissance dans la chevelure blonde de Naruto.

~oOo~

Sasuke se réveilla entièrement nu, dans les bras de Naruto tout aussi nu que lui, le bas de reins légèrement courbaturés par une activité sexuellement intense comme il n'en n'avait plus eu depuis dix ans. Ce n'était pas dans son bled paumé en pleine montagne qu'il avait fait beaucoup de rencontre, pas qu'il ait vraiment cherché d'ailleurs. Quand internet, sa main gauche et les quelques jouets qu'il avait acheté en ligne ne suffisaient plus, il parcouraient les cinquante kilomètres le séparant de la boîte de nuit la plus proche pour y trouver un amant d'une nuit. Puis il rentrait chez lui, et reprenait sa vie tranquille de bibliothécaire.

Retrouver Naruto avait été comme un tsunami... Il avait suffi qu'il croise le regard azur et limpide pour retomber aussi amoureux qu'au premier jour de ce crétin blond. Se jeter à son cou avait été naturel, normal, réconfortant... rassurant. Et la suite n'avait été qu'intense luxure et tendre passion. Ce fut son estomac gargouillant qui le poussa à sortir du lit et à quitter le cocon de chaleur qu'étaient les bras de son amant.

Pendant qu'il réchauffait rapidement une assiette du repas, qu'ils n'avaient finalement pas mangé, Sasuke prit une rapide douche. En boxer, attablé dans la petite cuisine, il avala son frugal repas, se demandant où tout ceci allait les mener Naruto et lui, prenant soin à ne surtout pas repenser aux horribles révélations de l'après-midi. Son téléphone sonna, lui indiquant l'arrivée d'un texto. Tout en finissant son assiette, il ouvrit le texto se demandant ce que Kisame pouvait bien lui vouloir à cette heure de la nuit.

L'écran afficha lentement la photo envoyé par celui qui l'avait élevé comme un petit frère. Des sueurs froides l'envahirent et une forte nausée le prit à la gorge quand il vit Kisame, le visage déformé par la souffrance, un poing ganté disparaissant dans son anus dilaté.

" Tu sais où le trouver."

Le texte associé à la photo le fit bondir de son siège.

Sans réfléchir il s'habilla à la va vite et courut jusqu'à la porte de l'appartement. La main sur la poignée il se figea, songeant à ce que penserait Naruto en ne le trouvant pas à son réveil. Ce crétin était bien capable de se précipiter bêtement à sa poursuite. Il n'était pas complètement idiot, il savait que c'était sûrement un piège, mais... Non, il ne pouvait pas laisser Kisame entre les mains de ce malade sans rien faire... Kisame était la seule famille qui lui restait.

Mais il ne tenait pas à ce que Naruto tombe dans le piège, que lui-même espérait bien déjouer. Faisant demi-tour, il retourna dans la cuisine, pris le premier papier qui lui tomba sous la main, un stylo qui traînait par là et écrivit rapidement un mot qui, il l'espérait, empêcherait Naruto de lui courir après. Cela le blesserait, sûrement, mais Sasuke préférait le blesser plutôt que de prendre le risque que ce crétin blond ne tombe entre les mains de ce taré de psychopathe.

Une fois son mot écrit, il le laissa bien en évidence sur la table et quitta l'appartement au pas de course. Il dévala littéralement les escaliers et arriva dans la rue en un temps record. Il ne vit pas l'homme surgir derrière lui. Un coup sec sur la nuque l'envoya rencontrer le trottoir et Morphée, sa dernière pensée se résumant à un "Merde" à peine murmuré. Il sombra dans l'inconscience.

A son réveil il était là, attaché sur cette putain de table de torture, entièrement nu, le sexe de son bourreau profondément enfoui en lui. Et devant ses yeux horrifiés un ordinateur ouvert diffusant une vidéo de Kisame se faisant torturer puis tuer lentement... les hurlements de souffrances de celui qu'il aimait comme un frère emplissant la pièce glauque et sombre. Le cauchemar ne faisait que commencer...

~oOo~

Dans le bureau de Tsunade, Shikamaru se frotta les yeux, chassant tant bien que mal la fatigue qui rendait les photos floues. Près de lui, Tenten épingla une énième photo de victime avec le nom et le prénom de celle-ci sur le mur consacré à Fugaku Uchiwa.

- C'était la dernière, souffla-t-elle. Il a vraiment buté toute sa famille... Pauvre Sasuke.

Shikamaru approuva et tendit la main vers la seule photo qui n'était pas encore accrochée au mur.

Il se figea en voyant la photo de famille, tout ce qu'il y avait de plus normal. Un couple entouré de deux garçons bruns, la femme tenant un bébé dans ses bras. Tous souriaient largement... Rien d'anormal. A part qu'elle s'était trouvé rangée au milieu de clichés de tortures et de meurtres, cette photo n'avait absolument rien de particulier. Pourtant le policier fronça les sourcils et l'examina plus en détail.

Finalement, il pointa du doigt l'un des deux enfants et demanda à sa collègue :

- Lui là, il fait parti des victimes non ? C'est qui ?

Tenten se pencha au dessus de l'épaule de son coéquipier pour regarder de plus près. Prenant la photo elle se dirigea vers le mur où s'étalait le massacre de la famille Uchiwa et examina chaque victime, Shikamaru venant l'aider dans sa recherche.

Dans la salle de réunion, Lee pointa du doigt une phrase sur l'écran d'ordinateur devant Suigetsu.

- Ça veut dire quoi ça ?

- Aucune idée, avoua Suigetsu. Attends j'appelle notre juriste, elle saura nous dire elle.

Sans attendre, il composa le numéro, espérant, comme à chaque fois, que cette fois ils tenaient quelque chose... Enfin...

~oOo~

Seul dans la cellule sordide, Sasuke tenta de respirer normalement, profitant de l'absence de son bourreau. La douleur irradiait de chacune de ses cellules, le laissant pantelant de souffrance à chaque micro mouvement. Même respirer était douloureux... et difficile... Un spasme musculaire le fit se crisper sur le tortionnaire, déclenchant une nouvelle vague de souffrance.

Un sanglot pitoyable lui échappa, le faisant se sentir encore plus misérable. Bordel... Il voulait que ça s'arrête ! De n'importe quelle façon ! Mais que tout cela cesse ! Il n'en pouvait plus de souffrir. Il n'en pouvait plus d'avoir peur à chaque bruits non identifiés. La pénombre de la cellule n'arrangeait rien, les bougies jetant des ombres diffuses et inquiétantes sur les murs de pierres. Il détestait ces ombres qui ressemblaient à des monstres prêts à le dévorer.

Prenant sur lui, il tenta de faire le point sur sa situation, critique, il devait bien l'admettre. Son bourreau avait retiré le gode qui lui déchirait le cul, le soulageant de cette présence imposante, douloureuse et humiliante. Mais son dos le brûlait atrocement, et il sentait le sang couler en rigoles sur lui. Les liens autour de ses chevilles et de ses poignets ne lui laissaient aucun espoir de fuite. Ses hanches le torturaient abominablement, déboitées lors du précédent écartèlement.

Ça n'avait pas duré longtemps... Quelques minutes à peine. Mais la douleur ressentie était inimaginable. Jamais, il n'aurait cru possible d'avoir aussi mal. Il avait encore l'horrible impression qu'on lui arrachait les membres alors même que le supplice avait cessé depuis de longues minutes. Étouffant une plainte misérable, Sasuke pria pour que quelqu'un vienne le sauver ou mette fin à ses souffrances...

La porte claqua dans son dos, le faisant frémir d'horreur. Il était revenu... Sasuke se mordit férocement les lèvres, refusant de faire entendre ses plaintes souffreteuses à son bourreau. Il guetta attentivement le bruit des pas se rapprochant de lui, frissonnant de peur et de froid. L'homme apparut soudain devant lui, tout de noir vêtu, un masque vénitien couvrant son visage, empêchant toute identification, comme toujours.

Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur quand son bourreau sortit de sa poche une seringue remplie d'un liquide translucide. Son cœur battit si fort que Sasuke n'entendit plus rien d'autre que le rythme affolé de celui-ci battant dans ses oreilles.

- Tu sais ce que c'est n'est-ce pas ? demanda l'homme d'un ton ironique.

Incapable de bouger Sasuke ne répondit pas, son regard rivé sur la seringue annonciatrice de souffrances encore pires.

- C'est une drogue de mon invention, expliqua l'homme en noir d'un ton tranquille. Je crois que vous l'avez appelé le MicMac. J'aime assez ce nom... Bien évidemment, tu en connais sûrement les effets en théorie... Mais rien ne vaut la pratique et l'expérimentation réelle. Tu n'es pas d'accord avec moi ?

Cloué sur le tortionnaire, Sasuke ne put que déglutir difficilement tentant se remémorer les effets de cette merde.

- Comme je suis magnanime, je vais te rappeler ses effets, reprit l'homme en souriant d'un air mauvais. Cela multiplie les sens, tu auras donc encore plus mal... Vraiment beaucoup plus. Tu n'auras plus aucune force... plus aucune. Et cela empêche de tomber dans les pommes. Il serait dommage que tu ne profites pas jusqu'au bout du peu de temps qu'il te reste à vivre, non ? Vois-tu, au départ j'avais prévu de choper tes petits copains policiers, surtout le blondinet qui t'aime tant, de les torturer devant toi, de les violer évidemment... puis de les buter sous tes yeux et de finir par toi... Mais ils m'ont contrarié. Alors tu vas mourir... Aujourd'hui !

Étrangement, le petit discours de son tourmenteur soulagea Sasuke. Enfin, tout ceci allait cesser. Et surtout, Naruto était hors de danger... Ce dernier point fut celui qui le soulagea le plus. Savoir que son amant n'était pas enfermé dans une autre cellule de ce malade le rassura. Tant que Naruto restait avec Kakashi, Shikamaru et Tsunade tout irait bien... Ces trois-là ne le laisseraient pas tomber si facilement dans un piège de ce taré.

La sensation désagréable d'une aiguille se plantant dans sa jugulaire le fit siffler entre ses dents, mais ce fut pire quand le produit commença à faire effet quelques secondes après. Sasuke eu d'abord la sensation de se vider toute son énergie, incapable de faire le moindre mouvement, comme s'il était soudain devenu une vulgaire poupée de chiffon. Puis la douleur pris le pas sur tout le reste. De plus en plus forte, de plus en plus insupportable... Chaque cellule de son être semblait exploser encore et encore.

Incapable de crier, n'en n'ayant plus la force, Sasuke ne put que gémir pitoyablement, des larmes amères inondant ses joues pâles. Il aurait aimé perdre connaissance, ne plus sentir ce brasier insoutenable qui l'envahissait et le dévorait. Mais la drogue le maintint éveillé, parfaitement conscient de l'horreur qu'il vivait. Une main brutale lui saisit les cheveux, lui donnant l'abominable impression qu'on le scalpait, et lui releva la tête pour lui montrer un étrange instrument.

- Ça, mon cher Sasuke, c'est une poire d'étouffement, ricana l'homme masqué. Je vais te la mettre dans le cul et elle va te le déchirer. Tu te videras de ton sang et tu mourras. Je m'en suis déjà servi, sur ton frère. Il est mort en moins d'une heure, ce n'était pas drôle. J'espère que tu relèveras le niveau. Au Moyen-âge c'était le supplice utilisé pour les homosexuels, c'est très approprié n'est-ce pas ? Parce que je sais que tu aimes te faire enculer, mon petit Sasuke... Et je te comprends. Moi aussi j'adorais ça... Ton père était un putain de Dieu du sexe. Il m'a tout appris dans ce domaine... comme dans celui de la torture. Mais bon, il préférait Itachi à moi. Je ne peux pas lui en vouloir, Itachi était magnifique. Presque autant que toi...

Sasuke ouvrit de grands yeux épouvantés en comprenant ce que disait son bourreau. Son père... Fugaku Uchiwa... était un psychopathe, pédophile incestueux ! Une forte nausée lui monta à la gorge et seul son absence totale d'énergie l'empêcha de vomir. Ses larmes redoublèrent, la honte, la souffrance, la colère et le désespoir se battant pêle-mêle dans son esprit. Et dire qu'il n'en n'avait jamais rien su...

Pourquoi Itachi ne lui avait-il jamais rien dit ? Kisame était-il au courant ? Que c'était-il réellement passé le jour où son frère avait tué leur père ? Lui-même était à l'anniversaire d'un ami. Il avait été surpris mais ravi de voir Itachi, son grand frère adoré, venir le chercher plutôt que sa mère. Itachi l'avait serré fort contre lui, et lui avait expliqué que maintenant ils vivraient chez Kisame.

Ce n'était que le lendemain qu'il avait appris la mort de ses parents et les circonstances de celles-ci. Selon ce qu'il savait, Fugaku et Mikoto s'étaient disputé, et Fugaku avait poignardé sa femme à plusieurs reprises. Itachi avait assisté à la scène et fou de rage et de chagrin contre leur père, l'avait à son tour poignardé. Jamais il n'avait soupçonné autre chose que cette version là... Qui était visiblement un pur mensonge.

Sasuke sortit de ses pensées en sentant, avec une acuité exacerbée, une pointe métallique se frayer un passage dans son anus. La douleur en résultant le fit gémir misérablement. L'objet s'enfonça lentement dans son corps, chaque millimètre le plongeant un peu plus dans une géhenne insoutenable. Soudain il se sentit être déchiré comme du papier. L'explosion de douleur lui fit pousser un cri d'agonie qui résonna sinistrement dans la pièce. Puis tout aussi brusquement, l'objet de torture fut retiré de son corps. Sasuke eu l'impression abominable que ses entrailles suivaient le même chemin, son propre hurlement lui emplissant les oreilles et le rendant sourd à tout autre bruit.

Il sentit son sang couler abondamment de ses fesses lacérées. Sa vision devint floue. Les battements frénétiques de son cœur résonnèrent dans ses oreilles. Plus rien n'existait à part cette souffrance qui le rongeait de l'intérieur. Noyé dans sa douleur, il entendit vaguement un bruit sec, ressemblant à un coup de feu ou une porte qui claque. Sans prévenir un poids s'abattit lourdement sur lui, le faisant geindre misérablement.

Deux mains se posèrent sur ses joues, lui relevant la tête. Perdu dans les méandres de son corps à l'agonie, il lui fallut plusieurs secondes pour identifier les yeux bleus qui le fixaient intensément, une lueur paniquée brillant dans les orbes azurs. Il vit vaguement les lèvres charnues bouger frénétiquement, preuve qu'on lui parlait. Mais il n'entendait pas... Seules les mains sur ses joues l'obligèrent à maintenir le contact visuel avec le nouveau venu. Un soulagement sans nom s'abattit sur lui quand enfin il le reconnut. Naruto... Naruto était là...

To be continued...


Commentaire de l'auteure :

Oui, oui, Sasuke en prend plein la tronche dans ce chapitre... Mais c'est pour la bonne cause ?

- La bonne cause ! Hurle Sasu. Tu te fous de ma gueule ?

- Ben non... plaide Lili. Il faut bien que tu souffres pour que Naru vienne te sauver... Non ?

Furieux Sasu quitte la pièce d'un pas rageur. Surprise Lili se tourne vers Ita et lui demande :

- Ben quoi ?

- Lili, soupire Ita. Il était vraiment nécessaire de faire de notre père un psychopathe, pédophile et incestueux ?

- Parfaitement, assure Lili.

- Tu sais, je crois que je préfère encore quand tu nous ridiculises. En mode sadique, tu fais vraiment peur, lâche Ita désabusé.

- C'est à cause de l'autre pouf qui m'avait énervée, ronchonne Lili. Fallait bien que je me défoule non ?

- La prochaine fois, évite de te défouler sur nous. Pitié, amis lecteurs, dites le lui !


Rendez-vous au prochain chapitre : Chapitre 8 : Dénouement.