Salut tout le monde!

Je profite du fait que je sois cloué au lit par une mauvaise grippe pour écrire mon chapitre à poster jeudi, j'espère que mes délires dus à la fièvre ne vont pas donner quelque chose de trop bizarre…

Edit : Ho mon dieu, une chance que j'ai corrigé avant de poster, la fièvre m'a fait écrire une histoire totalement délirante. Et je me suis rendu compte que mon correcteur n'est peut-être pas aussi efficace que je le croyais. Si je fais de très grosses erreurs, veuillez me le dire chers lecteurs, je ne m'améliore qu'à travers vous!

Réponses aux reviews, qui sont toujours peu nombreuses mais d'autant plus appréciées!

Maximilien : hahaha non heureusement pas, et non, malheureusement pas. Les rêves d'Harry ne contiennent pas que du charme, même si c'est un adolescent qui ne pense qu'à certaines choses de son âge (et puis Harry il est pas comme ça :P). Je me demande si tu vas encore préférer Ellen à Malfoy dans pas long, faut pas perdre de vue qu'il faut la traiter comme un personnage inconnu et ne pas être biaisé par celle qu'on connait déjà, ou le moins possible, comme pour les persos du canon. Bonne lecture à toi et merci de ton support constant!

Katie : Effectivement… c'est un développement que je n'avais pas moi-même prévu avant d'écrire ce chapitre, mais je crois réussir à le caser dans l'histoire. Je suis aussi surpris que toi ^^

OoOXylionOoO : Belle remarque sur la mobilité et les sorts de protection. Même si je l'avais mentionné dans le duel contre Dumbledore, l'alternative est bien vue, plus au prochain chapitre. C'est toujours un plaisir de partager ses humbles écrits avec des gens qui les apprécient et le disent! Bonne lecture à toi!

Première journée de cours

L'air était glacé, et on ne voyait pas plus loin que le bout de son nez, tant à cause de la brume environnante que de la noirceur. Partout autour de lui, on pouvait sentir la peur. Peur de la situation dans laquelle ils s'étaient mis, mais plus peur encore du courroux du maître. Sa propre embarcation tanguait assez violement sous la poussée des vagues, ce qui ajoutait au sentiment de malaise éprouvé par tous ceux autour de lui. Lui était trop concentré, trop absorbé par son but et sa mission pour prendre en compte ce petit inconfort.

La lune daigna sortir de derrière son couvert de nuages sombres, et la silhouette imposante de la forteresse se découpa nettement sur le ciel d'été. Malgré lui, il ne put qu'en être impressionné. Pas apeuré, comme tous ces couards qui tremblaient à ses côtés, mais il était vrai que le bâtiment était très impressionnant, tant par sa taille que son histoire.

Les deux barques, l'une pleine et l'autre vide, accostèrent bientôt sur la portion de plage qui entourait l'île. Lentement, dans le noir le plus complet, ils atteignirent le chemin principal, puis la porte d'entrée. Si quelques personnes avaient réussi à sortir de l'imposant bâtiment au fil des années, nul n'avais jamais encore tenté ce qui lui ferait. Nul n'était aussi puissant que lui, non plus. L'autre prison avait été un jeu d'enfant à pénétrer, il en serait de même de celle-ci…

De sa bouche sortirent une incantation assez longue, dans une langue sifflante qui glaça le sang de ses propres suivants. Au bout de quelques minutes, la porte géante devant eux s'ouvrit.

Ni une ni deux, les alarmes se mirent à sonner. Des aurors et des gardes sortaient par dizaines de leurs postes de garde. Les défenses sous Scrimgeour avaient apparemment été un peu améliorées, mais rien ne l'empêcherait de faire ce qu'il était venu accomplir…

L'avant-garde venait d'entrer dans la cour intérieure qu'il lançait son sort de Feudeymon, la dernière chose qu'entendirent les défenseurs de la prison avant de brûler atrocement fut son rire cruel.

Le deuxième groupe d'aurors n'arriva jamais. Les détraqueurs les interceptèrent en chemin et aspirèrent leurs âmes sans faire de quartier, une à la fois. Il n'y aurait aucun blessé ce soir là à Azkaban, que des morts, ou pire encore.

Il monta tranquillement les marches vers les étages supérieurs, ou les prisonniers les plus importants étaient gardés sous haute sécurité. Les détraqueurs lui ouvrirent obligeamment les portes des cellules, et quelques minutes plus tard ses plus fervents étaient libérés et en train de prendre place dans les barques, toutes deux pleines à présent.

Les aurors en renfort du ministère arriveraient bien trop tard. Il sourit d'un sourire cruel, sans joie. Un cri retentit dans la nuit.

« MORSMORDRE »

Harry se réveilla couvert de sueur glacée, dans son dortoir à Poudlard. Il dut mordre dans son oreiller pour ne pas réveiller tous ses compagnons de dortoir tant sa cicatrice lui faisait mal. Une fois les longues minutes de douleurs passées, il se leva tranquillement et tituba jusqu'à la salle de bain. L'horloge dans un coin indiquait deux heures du matin, ce qui lui faisait une nuit d'environ deux heures et demie.

Il ouvrit le robinet et se passa de l'eau sur le visage dans l'espoir d'éclaircir ses idées. Il avait eu une vision de Voldemort, la douleur à sa cicatrice ne trompait pas. Il avait vu plusieurs mangemorts, dont Lucius Malfoy, sortir de leurs cellules et naviguer vers la liberté. Voldemort avait fait quelque chose d'impossible : Il avait prit Azkaban, et sans le moindre problème. L'attaque avait été violente et efficace, nul n'avait survécu.

Voldemort avait retrouvé ceux qui d'entre tous ses mangemorts lui étaient le plus fidèles, ceux responsables du fiasco au département des mystères il y avait quelques mois de cela. Ceci signifiait que les choses commençaient à se mettre en marche. Le retour du grand mage noir avait été rendu public, et il avait à présent toute sa puissance de frappe : La guerre allait commencer. Et c'était à lui, Harry, d'y mettre fin.

Il s'aspergea une nouvelle fois le visage d'eau froide pour se redonner une contenance. Il avait besoin d'aide, plus précisément de celle de Dumbledore. S'il avait bien compris l'allusion du livre, le puissant sorcier était en fait un druide, qui avait probablement une affinité avec la magie de la terre. Le directeur lui avait dit que tant qu'il ne se remettrait pas à d'autres émotions que la colère, qu'il n'apprendrait pas à se contenir lors d'un duel, il n'y aurait plus de leçons. Il lui faudrait alors demander au vieil homme de lui apprendre à maitriser ses émotions. Il avait fait quelques progrès à l'aide du cristal des pensées ces derniers jours, mais c'était très loin d'être satisfaisant.

Il se rendit compte au bout d'un long moment que l'eau du robinet magique coulait toujours, et qu'il n'avait pas bougé depuis un bout de temps. Il ferma l'eau, se pencha pour ramasser sa canne qui était tombée à terre pendant son agitation, puis tenta de rejoindre la salle commune en silence, ayant perdu toute envie de dormir. Le bruit de sa canne sur le carrelage le fit sursauter dans le silence. C'était un problème auquel il faudrait remédier éventuellement. Il savait que Maugrey Fol'œil utilisait la sienne pour faire du bruit, justement parce que ses adversaires le craignaient, ce qui n'était malheureusement pas le cas d'Harry. Il se concentra quelques secondes et lança un sort de silence informulé sur le bout de la canne, qui cessa dès lors de faire du bruit en touchant le sol. Le sort finirait par se dissiper, mais il pourrait se rendre dans la salle commune sans réveiller tout le dortoir.

Il descendit les marches des six étages (c'était assez pénible d'ailleurs, de devoir monter un étage de plus à chaque année qui passait, ne put-il s'empêcher de se faire remarquer. Il se demandait si c'était comme ça dans toutes les salles communes) et s'assied dans le fauteuil qu'il avait occupé la veille, cette fois étendant ces jambes le long du meuble confortable. Les elfes de maisons n'étaient pas repassés depuis un petit moment et le feu dans l'âtre était éteint. Harry fut tenté pendant quelques minutes de le rallumer, mais vota contre, à cause qu'il ne savait pas comment le feu réagirait à sa magie. Il aurait bien du mal à expliquer pourquoi toute la tour de gryffondor avait pris en flamme plus tard dans la journée…

Il s'allongea donc confortablement dans le fauteuil que lui et Katie avaient brièvement partagé la soirée précédente. Katie qui avait agit si… bizarrement, en tout cas pour elle. Et Katie dont il venait à peine de réaliser à quel point elle était belle, sentait bon… Harry se secoua la tête, tentant de ne pas penser à elle comme ça. Ils se connaissaient depuis leur rentrée dans l'équipe de quidditch durant sa première année, et leurs sentiments avaient toujours été des plus platoniques, comme l'avaient très probablement été ses intentions le soir d'avant. Cependant, Harry ne put s'empêcher de se demander…

« Harry, Harry réveille toi! »

La voix d'Hermione, claire et forte dans le silence malgré le fait qu'elle chuchotait, le tira du sommeil dans lequel ses pensées positives l'avaient plongé. Il ouvrit les yeux et se redressa, voyant par la position du soleil dans le ciel que la journée était encore très jeune. Probablement personne d'autre n'était-il encore levé.

« Ça va Harry? Tu n'as pas dormi ici toute la nuit, tout de même? » Continua la préfète de sixième année.

« Non, je t'assure. J'ai juste eu… un cauchemar, alors je suis redescendu. » Hermione sembla très inquiète à la nouvelle de son « cauchemar » mais elle ne laissa rien paraître, regardant par-dessus son épaule en direction des escaliers du dortoir des filles.

En effet, quelques secondes plus tard, Katie Bell surgissait au bas de l'escalier, se dirigeant vers la porte de sortie en attirail de sport. Probablement faisait-elle un quelconque exercice le matin pour se garder en forme pour le quidditch… et en forme elle était, c'est le moins que l'on pouvait dire. Elle se rendit compte de leur présence et de leur mine sérieuse à mi-chemin vers le portrait de la grosse dame, et Harry aurait juré voir un soupçon d'inquiétude sur son visage habituellement si rieur, mais il fut si rapidement remplacé par un sourire qu'il crut avoir halluciné. Elle leur fit un petit signe de la main et sortir par le portrait qui gardait la salle commune de gryffondor.

Hermione, qui était restée silencieuse tout au long de l'intrusion, sembla vouloir rouvrir la bouche, mais Harry la coupa net.

« Plus tard Hermione, tu verras dans la gazette du sorcier, au pire des cas… » Sa réponse ne sembla pas la satisfaire, mais elle devrait s'en accommoder. Il continua à parler pour briser le silence qui s'était installé. « Quelle heure est-il? »

« Environ six heures et demi, je descend toujours un peu plus tôt le matin pour faire un peu de lecture avant le début de ma journée. » répondit la préfète.

Harry sourit d'un air entendu et dit :

« Bien sur Hermione, il n'y aurait que toi pour faire de la lecture dans les vieux tomes de magie alors que les cours n'ont pas encore commencé. »

Hermione eut la décence de rougir un peu et répliqua sur le même ton badin :

« Ce n'est pas de ma faute si certains désirent avoir plus de culture que d'autres, je te signale! »

Harry rit de bon cœur avec elle et lui répliqua :

« Et quelle culture! Elle nous a sorti tellement de fois du pétrin que je ne peux plus les compter. Ne change jamais Hermione »

Elle sembla rosir pour la deuxième fois en deux minutes, mais cette fois-ci pas par embarras. Parce que mine de rien, même quand on le sait, se faire dire qu'on est apprécié, ça fait toujours du bien. Se décidant à ne pas attendre Ron pour le déjeuner, qui commençait vers six heures trente et se terminait à huit heures, puisque celui-ci risquait de dormir encore un moment, ils prirent le chemin de la grande salle.

Durant le déjeuner, ou plutôt dix minutes avant la fin de celui-ci, Ron les rejoignit l'air encore à moitié endormi, et entreprit d'avaler autant de nourriture que ses deux amis l'avaient fait en bien plus de temps sous les récriminations d'Hermione, ce à quoi il répondit qu'il était un garçon en pleine croissance.

Harry regarda son emploi du temps auquel il n'avait pas porté attention jusqu'alors, et se figea. Il commençait avec potions, suivi de défense contre les forces du mal en après midi. Les élèves qui avaient passé leurs BUSES avaient souvent moins de cours en option que le reste des élèves, mais ceux-ci étaient plus intenses, ce qui faisait qu'ils avaient souvent deux cours de trois ou quatre heures dans une journée, au lieu de trois ou quatre de deux heures comme dans les années précédentes. Mais tel n'était pas le problème! Il avait potion dans cinq minutes, il était très lent, et Rogue ne se priverait pas de lui enlever des tonnes de points pour un retard d'une ou deux minutes!

Aussitôt, le trio se leva de table et se hâta de sortir de la salle à manger. Malheureusement, comme la fortune le voulait ce matin là, Drago Malfoy s'était senti obligé de sortir en même temps qu'eux pour les asticoter, comme si son double échec de la soirée précédente lui était resté sur le cœur, ce qui connaissant la maturité du blond était très probable.

Cependant, alors qu'il allait encore une fois ouvrir la bouche pour les interpeller, quelqu'un l'appela. Les six protagonistes de la bagarre verbale (même si Crabbe et Goyle ne disaient jamais rien, vraiment) à venir se retournèrent vers la source d'interruption, et virent McGregor s'en venir vers eux d'un pas pressé.

« Malfoy! Ça fait cinq minutes que je t'appelle!... Et vous, qu'est-ce que vous faites encore ici? Tu devrais te hâter d'arriver à ton cours Potter, le professeur Rogue ne pardonne pas… » dit-elle avec une emphase particulière sur le mot « hâter ». Voila une allusion dont Harry aurait pu se passer. Il tourna les talons pour ne pas laisser voir son mécontentement et pour fuir la présence de la jeune insolente. Il ne savait pas de quoi il s'agissait, mais il semblait toujours très agité quand la jeune fille faisait son apparition. Probablement un mécanisme de défense contre le sarcasme, pensa-t-il amèrement. Tous trois s'éloignèrent en entendant parler de loin les deux préfets de serpentard à propos de leurs devoirs.

Harry marchait lentement, en tout cas plus lentement que la normale, même si il s'était accoutumé, et les marches menant aux cahots étaient glissantes à cause de l'humidité. Il dit à Ron et Hermione de partir à l'avance, ainsi ils ne perdraient pas tous trois des points, mais ses deux plus vieux amis refusèrent de l'écouter et l'escortèrent tout de même jusqu'à la porte de la classe. Ce fut donc sans surprise que la chose suivante se produisit quand ils entrèrent dans la salle de classe :

« Potter, Weasley, Granger, dix points en moins chacun pour retard, voila qui commence bien l'année. » Rogue avait son sourire goguenard à la limite du cruel qu'il portait toujours en tourmentant les élèves, et ne semblait attendre qu'une répartie de la part d'un des membres du trio pour les mettre tous les trois en retenue.

Ron faillit le servir, son tempérament bouillant ressurgissant. Il aurait eu raison de contester le retrait de points, parce qu'après tout ils n'étaient pas véritablement en retard, puisque tout le monde n'avait pas fini de préparer ses affaires de cours, mais c'était tout ce qu'attendais Rogue, aussi Hermione fit-elle taire le rouquin discrètement.

Ils prirent place à leur table respective, les cours de potion se faisant individuellement pour les deux dernières années de scolarité. « Vous n'aurez pas toujours quelqu'un de plus doué que vous pour vous tenir la main » aurait dit Rogue, probablement en regardant fixement Neville et Harry à tour de rôle. Quelques minutes après que les instructions aient été données, Malfoy et ses deux armoires à glace entrèrent dans la salle de classe sans la moindre subtilité. Fait intéressant, Rogue ne sembla même pas s'apercevoir de leur arrivée. Harry se décida à penser moins à la partialité effarante du maitre des potions et plus à la mixture devant lui.

Il s'était aperçu pendant l'été que les potions étaient en fait exactement comme une recette bien précise à suivre, ce qui en soit n'était pas détestable. Il avait donc décidé de se concentrer plus fort en cours de potions pour avoir des notes passables, ne serait-ce que pour imaginer Rogue grimacer en le voyant rendre des potions potables. Malheureusement, il se rendit compte que c'était plus facile dit que fait tout au long du cours. Il semblerait que de la bonne volonté n'était pas tout ce qu'il fallait pour bien performer dans cette discipline. Une grande connaissance de base sur les manipulations, outils, ingrédients et les réactions basiques qu'ils avaient entre eux semblait être nécessaire. Même en essayant de se rappeler très fort, Harry n'avait aucun souvenir d'avoir jamais appris quoi que ce soit du genre, ce qui n'était pas très surprenant de la part de Rogue, et qui expliquerait pourquoi la majeure partie de l'école échouait les cours de potions. Harry considéra pour la première fois en rendant sa potion tout juste passable à la fin du cours que peut-être n'étais-ce pas lui, l'étudiant aberrant, mais bien Rogue le mauvais professeur, tant en potions qu'en occlumancie.

C'est donc d'humeur quelconque qu'il se remonta à la salle commune avec ses deux amis en attendant l'heure du repas, qui se déroulerait dans une heure, le cours ayant eut lieu de huit à onze heures. Arrivé dans l'antre du lion, ou ils se sentaient le plus à l'abri des regards et oreilles indiscrètes, Ron laissé échapper la colère qu'il vouait à leur professeur.

« Non mais pour qui il se prend lui? Il a déjà avantagé les serpentard sans le cacher avant mais ça, c'était trop! » Dit le rouquin en devenant presque aussi rouge que ses cheveux, trait caractéristique dans sa famille quand ils étaient pris d'émotions fortes.

« Calme toi Ron, c'est Rogue après tout. C'est rien de nouveau ce favoritisme, et il ne changera jamais. Il faudrait presque un truc comme l'AD, mais pour les potions. Je commence sérieusement à croire que ce professeur ne veut rien nous apprendre… » Harry, lui, parlait plus par dépit. L'animosité entre lui et Rogue entamait maintenant sa sixième année de vie, et Harry n'avait pas la moindre idée de la haine qui était dirigée contre lui. Il ressemblait à son père, soit, mais étais-ce là une raison pour le détester? Le plus triste la dedans, c'était sans doute qu'on ne peut répondre à la haine que par la haine, et que de ce fait, Harry détestait l'homme aux cheveux graisseux de même que ce dernier ne pouvait entendre le nom de Potter sans grincer des dents.

Il sortit de ses médiations et vit qu'Hermione semblait être en train de réfléchir. Il pouvait pratiquement entendre les rouages de son cerveau titanesque tourner. Elle sembla considérer quelque chose pendant plusieurs minutes et ne leur parla pas, même après que Ron ait pris conscience que quelque chose se tramait dans la tête de leur amie. Finalement, elle daigna ouvrir la bouche.

« Tu sais Harry, je crois que ça pourrait se faire. »

« Quoi? Ho, l'aide en potion. Tu sais, je blaguais à propos de ça, suffirait d'y aller pour que Rogue s'acharne sur tous les élèves qui y seraient présents. Probablement dirait-il qu'il est le seul à avoir les compétences nécessaires pour enseigner L'illustre et complexe art des potions » Fit-il en singeant légèrement son professeur, même si il ne fut pas très convaincant. Ron pouffa de rire à la blague, et même Hermione esquissa un sourire.

« C'est vrai… mais pas si… pas si on montre que son cours n'est pas spécialement visé. » Voyant que ses deux amis ne semblaient pas comprendre, elle reprit, l'air un peu exaspérée de leur lenteur :

« Si on obtient l'autorisation des professeurs de créer un club de révision toutes matières et toutes années confondues, aucun professeur ne peut se sentir viser, et les élèves pourraient échanger des connaissances et s'entraider sur tous leurs cours, imaginez un peu! » Et son regard se perdit dans le vague, laissant derrière lui un sourire légèrement béat sur ses lèvres. Hermione avait toujours été comment dire… enthousiaste, quand il s'agissait d'études. Ron lui semblait beaucoup moins content du tournant que prenait la conversation et intervint :

« Oui Herm, c'est ça, faudrait en parler aux professeurs… vous n'avez pas faim vous? C'est l'heure de déjeuner, vous venez? » Bien sûr, il avait déjà atteint la porte quand ses amis se levèrent à leur tour et le suivirent, dans la hâte d'avoir un bon repas chaud à se mettre sous la dent. Harry était persuadé que le changement de sujet brusque n'avait pas porté fruit, Hermione gardant son air rêveur tout le long du trajet vers la grande salle.

Sur ce même chemin, quelque chose de très bizarre se produit : Sortant d'un couloir adjacent, McGregor marchait vers eux, le visage fermé, et ne semblait aucunement vouloir leur adresser la parole, ce qui allait très bien à Harry. Il s'écarta légèrement vers la gauche pour qu'elle passe entre lui et le mur, s'attendant à ce qu'elle fasse de même de son côté, mais elle ne bougea pas et les deux jeunes gens se percutèrent très légèrement, presque comme un frottement. Ceci déclencha une réaction immédiate et violente.

« AÏE! Potter! Regarde ou tu vas bon sang! » Le plus choquant dans cette phrase n'était pas le caractère illogique de la douleur face à un si petit contact, mais bien le ton qu'elle avait employé. Il n'était aucunement goguenard ou provocateur, tout simplement colérique et semblait cacher quelque chose, un sanglot? Elle semblait effectivement avoir pleuré récemment, mais il n'en était pas sur, et il ne put vérifier car elle était déjà partie d'un pas brusque et raide. Les deux amis, Ron étant parti en éclaireur depuis la salle commune, s'accordèrent pour dire que cette rencontre était étrange et poursuivirent leur chemin. Quelque chose semblait avoir atteint la jeune fille, et honnêtement, elle s'amusait tellement à le provoquer qu'Harry s'en fichait. Qu'elle goute ou peu de sa propre médecine ne lui ferait pas de mal. Peut-être le professeur de défense en était-il la cause? Il savait que Ginny l'avait eu en premier cours ce matin. Il sentait qu'il allait déjà aimer ce prof…

À table, tout le monde s'échangeait leurs impressions sur leur premier cours de l'année, les vedettes étant les cinquièmes années qui avaient eu cours avec le nouveau prof. Ils purent donc écouter Ginny raconter comment le professeur les avait tous et toutes évalués séparément en les confrontant en duel devant la classe et comment elle avait résisté bien plus longtemps que la moyenne grâce aux cours de l'AD de l'an passé, même si les sorts du professeur étaient presque tous inoffensifs. L'homme avait apparemment beaucoup de puissance et encore plus de technique, ce qui était logique vu son précédent emploi.

Ayant fini de manger et leur pause tirant à sa fin, le trio se leva et se dirigea, d'avance cette fois-ci, vers leur prochain cours de la journée, qui s'annonçait être très excitant : Défense contre les forces du mal.

Bon, je termine le chapitre ici, parce que je crois que la longueur est suffisante. Je voulais ajouter le cours, mais il aurait été plutôt long, et mes idées ne sont pas encore très organisées. Si vous croyez que mes chapitres sont bien trop courts, dites le moi et je tenterai d'y remédier. Je commence à m'améliorer (je crois) dans la longueur, mais à deux chapitres par semaine à la place d'un, ça risque d'être difficile…

Dans tous les cas, commentez!

MarcheMort