Bonsoir bonsoir!
Jeudi soir est ici, et voici votre chapitre!
Je crois pouvoir m'en sortir au niveau de l'écriture pour le moment, puisque je ne suis plus capable de jouer au badminton pendant encore au moins un mois, ce qui me libère un peu de temps, mais je devrai voir après ce qui adviendra de mon rythme de deux chapitres par semaine, ou peut-être prendre une pause d'une semaine pour me créer une avance…. Dans tous les cas, vous serez prévenus par une note de début de chapitre comme pour tous les messages que je passe.
Réponses aux reviews, pour lesquelles je vous remercie énormément!
Sanguinbuveur : Désolé de ne pas avoir répondu à ta review lors du dernier chapitre! J'avais eu des problèmes à le poster et j'ai vu ton commentaire juste après, mais la voici! Merci de ton commentaire et de la référence, que je ne connaissais pas :P
Aurysadik : Alors tu risques de rire si je te dis que c'est comme ça que s'est formé la première forme de communication entre moi et ma copine du moment, avec qui je suis depuis plusieurs années :P… Des choses surprenantes arrivent parfois, en amour…
Sheltan : Merci bien, il faut bien que je commence à le faire réfléchir à quelque part, notre Harry! Dans la vie, il faut parfois savoir contourner un problème pour le vaincre au lieu de passer au travers, et c'est vrai même si ça ne colle pas toujours à la conception gryffondor de la vie.
Calipsa : hoho! Oublié de t'envoyer les liens, je fais ça tout de suite! Sinon, non pas de triangle amoureux, ou en tout cas, pas au sens ou le monde l'entendent. Nous savons tous comment cette romance va finir, on la voit arriver de loin, mais Harry et Ellen ne sont pour l'instant même pas amis à proprement parler, ils sont juste capables d'un peu mieux se comprendre. La querelle familiale, c'est pas loin, mais tu n'as pas exactement mis le doigt dessus :P
Klaude : félicitation klaude, cherché sur des sites internet d'histoire ou juste un adon du hasard? :P
OoOXylionOoO : haha, les battles de sarcasme comme tu les appelles sont assez difficiles à écrire, mais je ferai de mon mieux! Katie n'a pas spécialement à se sentir menacée présentement, puisqu'Harry est bien plus attiré à elle qu'à Ellen pour le moment, dans le court terme. Merci de ton support, même si mon problème n'est pas exactement la page blanche, mais le temps. Ça fait toujours plaisir, et ça prouve que au moins une personne lis les notes en début de page que j'écris avec tant d'attention :P
Après cette foison de reviews (en tout cas pour moi, une foison de reviews c'est cinq… chacun ses standards ok? :P), voici votre chapitre d'aujourd'hui! Vous aimez le Quidditch oui? Ça commence ici :P
La sélection
Poudlard, huit heures du soir. L'été était manifestement en train de battre en retraite, car le froid s'insinuait entre les couches de vêtements, une fois en hauteur. Sur leur balai, les jours vétérans de l'équipe rouge et or, c'est-à-dire Katie, Harry et Ron (les deux batteurs avaient remis leur démission, faisant parti de trop de clubs et organisations différentes et sentant que le quidditch n'était pas nécessairement fait pour eux), tentaient de surveiller les joueurs qui évoluaient dans les airs sous eux. La pénombre montante n'arrangeait rien à la situation, et la sélection serait probablement longue.
Un grand nombre d'élèves s'étaient présentés à la nuit tombante sur le terrain de quidditch, réservé à l'occasion des sélections de l'équipe des lions. Vingt-trois poursuiveurs, douze batteurs, aucun gardien, au grand soulagement de Ron… et deux attrapeurs. Grande surprise pour tous ceux présents, mais c'était effectivement leur droit en tant que joueurs postulants de défier Harry pour la position. Le terme attrapeur n'était pas approprié cependant, on aurait mieux fait de parler d'attrapeuses. En effet, Ginny Weasley et une jeune fille de deuxième année dont le prénom était Elizabeth voulaient entrer en concurrence pour le poste. Pour Ginny, Harry n'était pas plus surpris que ça, car elle lui en avait parlé. Elle l'avait remplacé à ce poste l'an dernier alors qu'il ne pouvait plus jouer et avait excellé, c'était donc son droit de revendiquer le poste.
L'autre jeune fille était petite et fine, comme Harry lui-même l'était dans sa première année et les quelques-unes qui suivirent. Il fallait dire que la puberté n'avait pas apporté que du bon. Bien que léger et assez fluet, Harry n'en était pas moins un homme et, l'entrainement de natation aidant, il s'était développé de manière plus qu'appréciable dans les dernières semaines. Sans être nécessairement bâti, il savait qu'il pourrait maintenant résister aux bousculades un peu mieux lors d'un duel d'attrapeurs, mais qu'il perdrait en mobilité et un peu en vitesse en échange. La corpulence n'était pas nécessaire au poste, la variable finale et déterminante étant le talent et la technique de vol du joueur, mais elle avait un impact. Harry croyait pouvoir vaincre ses deux adversaires, mais ce serait tout de même assez difficile, surtout dans le cas de Ginny.
Les batteurs passèrent en premier, s'affrontant par paires. Le premier exercice consistait juste à s'envoyer les cognards entre eux pour voir la cohésion, la précision et la force dont ils faisaient preuve. On élimina tout de suite les calamités. L'un d'eux avait failli tomber de balai en donnant un coup dans le vide et passant tout droit, alors qu'un autre était carrément tombé de balai et ne devait l'intégrité de son squelette qu'à la vivacité d'Harry qui avait plongé pour l'attraper, aidé de Ginny qui attendait à côté de lui.
Quelques autres n'avaient tout simplement pas le talent, la précision ou la force nécessaire pour lors des frappes de cognards. Bien entendu, l'amélioration était possible, mais un tel manque de précision pendant un match pouvait signifier la blessure d'un coéquipier. Pour un autre poste, ça aurait été acceptable, mais le poste de batteur signifiait préserver l'intégrité physique des joueurs de son équipe, et on ne pouvait prendre aucune chance.
Deux joueurs se démarquèrent incroyablement du lot, et on demanda au deuxième meilleur duo de les affronter en situation de match. Harry, Katie et Ron se mirent à voler en formation autour du terrain et demandèrent à une équipe de défendre pendant que les autres les attaquaient. Le premier duo sortit largement vainqueur des deux rencontres et il fut décidé en duo par la capitaine et son aide qu'ils seraient les nouveaux batteurs. Katie les appela et les deux joueurs sortirent de la pénombre pour se rapprocher de la lueur de la baguette de Katie, qui tenait le parchemin des noms pour la sélection.
Harry fut estomaqué. Dans la noirceur, personne n'avait fait attention à l'identité de personne, et on connaissait seulement maintenant les deux mystérieux batteurs. Les frères Crivey se tenaient devant eux, et Harry comprit pourquoi il ne les avait pas reconnus sur le coup.
« Merlin, qu'est-ce que leur mère leur a donné à manger? » entendit-il Ron murmurer à sa gauche. En effet, terminé les petits garçons rachitiques, Colin et son frère Dennis semblaient avoir eu une grosse poussée de croissance pendant l'été, et semblaient aussi s'être mis au sport! Eux qui étaient si petits l'an passé dépassaient à présent Harry, sans battre Ron encore. Même si Harry n'était pas terriblement grand, plutôt le contraire, c'était une nette amélioration de la part des deux frères. Mais le plus impressionnant n'était pas leur nouvelle taille, mais bien leur carrure. Sans être énormes, ils étaient à présent bien assez forts physiquement pour le poste de batteurs, comme ils venaient de le prouver admirablement.
Harry devait avouer ne pas avoir fait attention aux gens autour de lui durant sa première semaine de cours et la fin de semaine qui avait suivi. Tout son temps avait été employé à ses cours, ses entrainements avec Dumbledore, son organisation plus qu'agréable de la saison de quidditch avec Katie, et à se faire insulter par McGregor. Cette dernière prenait d'ailleurs un malin plaisir à continuer à le titiller dans les couloirs et multipliait les situations du genre, maintenant qu'ils s'étaient entendus. Harry, de son côté, répondait du mieux qu'il le pouvait, ce qui fonctionnait la plupart du temps et donnait l'impression qu'il n'y avait pas plus grands ennemis qu'Harry Potter et Ellen McGregor. Cependant, la surprise des Crivey, dont Ginny n'était absolument pas surprise car étant dans leur années, était une bonne surprise. Les batteurs de cette année seraient définitivement plus forts que ceux de l'an passé.
Harry et Katie décidèrent de se débarrasser de la compétition pour le poste d'attrapeur tout de suite, et envoyèrent Ginny et Elizabeth dans les airs à la poursuite du vif d'or. Pendant que les deux concurrentes évoluaient dans le ciel, Katie accosta Harry :
« Tu sais, même si l'une d'entre elles te bat, tu es le bienvenue à rester capitaine adjoint et réserviste. C'est l'ancienneté et l'expérience qui te font mériter ce poste, pas le fait que tu sois un joueur dans l'équipe. »
Puis, elle se rapprocha de lui et lui dit à l'oreille, son souffle chaud sur le coup froid d'Harry :
« Entre nous… même si Ginny est bonne et qu'elle nous a bien aidé l'an passé, elles ne t'arrivent pas à la cheville. Tu es tout simplement magnifique sur un balai… »
Puis elle s'éloigna à grands pas vers ceux qui voulaient essayer de prendre le poste de poursuiveur pour les faire patienter, manquant le rougissement subit du visage du jeune homme qu'elle avait laissé derrière elle.
Quelques minutes plus tard et après assez peu d'effort de sa part, Ginny redescendit au sol avec le vif d'or en main. La jeune Elizabeth avait du potentiel et volait bien, mais Ginny avait toujours eu l'air si à l'aise sur un balai. Il leur laissa quelques minutes pour se reposer de leur précédente chasse et remonta dans les airs avec la plus jeune des deux.
Harry vit le vif d'or en premier grâce à ses années d'expérience et fonça dessus. Habituellement il aurait été plus subtil, mais on ne blaguait pas avec sa place dans l'équipe, car c'était bien ce qui se jouait à présent. La jeune fille essaya d'équivaloir sa vitesse et réussit presque à cause de son poids minimal, mais Harry lui bloqua le chemin, était plus fort qu'elle, et attrapa le vif d'or sans trop de difficultés. Elizabeth était donc éliminée, il ne restait qu'Harry et Ginny pour le titre.
Après quelques minutes, ils se souhaitèrent bonne chance et se mirent à la recherche du vif. Au bout de quelques minutes, Ginny le vit et fonça dessus. Harry l'ayant vu aussi, il parvint à rattraper le balai plus lent de la jeune fille et à la bousculer suffisamment pour qu'elle perde le vif de vue.
Puis Harry partit en chasse au bout d'un moment, la jeune fille le suivant tout le long de son périple, même en frisant les gradins ou les poteaux du gardien. Malheureusement, la nuit tombait pour de bon et il se mit à pleuvoir, et le vif d'or réussit à échapper aux deux adversaires.
Ginny tenta une feinte de Wronski, mais Harry reconnut la feinte pour ce qu'elle était (il l'avait observée tellement de fois dans les livres de quidditch pour justement ne pas se laisser surprendre) et la déjoua en partant en trombe de l'autre côté, c'est-à-dire vers le ciel pluvieux. Ginny, croyant que lui avait vu le vrai vif, partit en pestant à sa poursuite, aveuglée par la pluie qui lui tombait directement dessus.
Cependant, à près de 150 mètres en hauteur du terrain de quidditch, ils trouvèrent la petite balle dorée qui semblait les narguer. Ginny, voulant mettre fin à cette compétition épuisante, partit après le petit artéfact volant, qui piqua vertigineusement vers le sol. Harry, en bon attrapeur casse-cou, suivit.
Il n'avait pas ressenti pareille sensation depuis si longtemps! Il descendait à la verticale, son poids et la vitesse de son balai lui permettant de se mettre au coude à coude avec la jeune fille rousse. Si des enchantements imperméables n'avaient pas été lancés sur son balai, il aurait glissé et se serait retrouvé écrasé au sol. Sol qui d'ailleurs se rapprochait à une vitesse incroyable.
À vingt mètres du sol, il hésita une seconde, mais vit Ginny hésiter de même, ce qui le poussa à continuer à la même vitesse. À dix mètres, elle lâcha la piste, décidant que le risque ne valait pas la chandelle, à cinq il attrapa le vif, et à deux il se dit qu'il avait probablement fait une erreur tactique.
Jamais il n'avait tiré aussi fort sur le manche de son balai ou freiné aussi sec, mais l'éclair de feu répondit aux commandes de son maître et même si ses genoux frôlèrent l'herbe mouillée au sol, il put s'en sortir indemne. Il se posa, un peu apeuré de sa propre audace, mais heureux d'avoir gagné.
« Harry! Bon sang, je renonce au poste. Je ne suis pas assez malade pour te battre à ce jeu là! Je ferai mieux en tant que poursuiveuse! » Lui cria Ginny en en l'étreignant fortement. Elle était visiblement secouée, croyant qu'il avait abandonné la chasse au même moment qu'elle. Une fois remise, elle le lâcha et Katie prit sa place. Contrairement à la rousse, elle ne semblait pas inquiète, juste émerveillée et incroyablement contente, un sourire étincelant sur le visage.
«Je savais que tu y arriverais Harry! C'était incroyable! TU étais incroyable! » Dit-elle d'une voix excitée. Harry rougit à nouveau, mais sous les louanges cette fois-ci. Honnêtement, il ne croyait pas faire quelque chose de si exceptionnel. Quand il était dans les airs, c'était entre lui, son balai et le vif, aussi simple que ça.
La soirée n'était pas finie cependant. Harry remonta sur son balai pour simuler le poursuiveur faible alors que tous les candidats au poste passaient les uns après les autres pour remplir le trou entre Harry et Katie. Cette méthode avait pour mérite de rendre le match bien plus réaliste, car ils n'auraient pas tous le niveau de poursuiveur de Katie, et qu'il fallait savoir jouer dans une équipe ou les forces étaient inégales.
C'est donc avec Harry d'un côté et Katie de l'autre que les recrues tentèrent de marquer contre Ron. Ceux qui ne savaient pas voler furent encore une fois renvoyés au sol, et ceux qui ne savaient pas comment lancer le souaffle les y suivirent. Manquer sa cible une fois était une chose, mais la manquer systématiquement en était une autre.
Lors des premières passes, Harry se sentait particulièrement à l'aise. Après avoir attrapé un vif d'or minuscule, la grosse balle rouge lui semblait impossible à rater. Il avait naturellement une bonne visée, surtout de sa main droite qui était libre quand il volait, contrairement au sol. Ceci, combiné à son aisance naturelle sur un balai, le plaçait au dessus de tous ceux qui essayaient de combler les deux postes de poursuiveurs. Katie l'arrêta au bout de quelques minutes :
« Harry, est-ce que tu t'es déjà entraîné pour le poste de poursuiveur? » demanda-t-elle, curieuse.
« Heu non pourquoi? Dubois a uniquement vu mon potentiel d'attrapeur après l'affaire concernant le rappeltout de Neville… »
« Pourquoi? Parce que tu n'as pas raté une seule passe, ni à l'envoi ni à la réception, et que tu marques sur Ron plus souvent qu'autrement! Je crois que tu dépasses nos deux meilleurs concurrents, Ginny et Demelza Robins! Ça pourrait être un atout sérieux pour notre équipe… » Commença-t-elle, manifestement songeuse.
« Et si on rentrait pour s'expliquer tout ça au sec et au chaud? » intervint Ron. Effectivement, les concurrents étaient tous passés et la sélection était terminée. Ils se hâtèrent donc de rentrer au château, puisque l'heure du couvre-feu n'allait pas tarder de toute manière.
Les élèves de gryffondor rentrèrent abattus de fatigue et sales, mais excités d'entendre le choix de la sélection. Les anciens joueurs se consultèrent un instant puis Katie éleva la voix :
« Les poursuiveurs sont les suivants, en dehors de moi : Ginny Weasley et Demelza Robins! »
Une ronde d'applaudissements et de clameurs s'éleva partout autour de la salle, surtout à la mention du nom de Ginny qui semblait être assez populaire, bien que Demelza ne soit pas en reste. Katie reprit la parole une fois que le bruit se fut calmé :
« Les deux batteurs sont Colin et Dennis Crivey! »
Quelques autres cris de joie retentirent dans la salle commune. Les deux frères Crivey étaient appréciés de tous, même si assez envahissants parfois, ils étaient de très bonnes personnes.
« Le gardien reste Ronald Weasley … »
L'entièreté de la salle commune se mit à entonner « Weasley est notre roi », version élogieuse, et Ron rougit à vue d'œil. Harry était content que son ami conserve le poste, ça ferait du bien à sa confiance et à son estime personnelle, même si il n'avait eu à battre personne pour conserver le poste.
« Et notre attrapeur reste Harry Potter! »
Les applaudissements et les cris furent aussi nombreux que pour ses camarades, et pour une fois, Harry se sentit bien de les recevoir. Ces gens qu'il connaissait et surtout qui le connaissaient l'aimaient pour quelque chose à quoi il était bon, pas pour l'image surfaite du survivant. Viendrait le jour ou il lui faudrait être le Survivant, mais ce jour n'était pas encore arrivé. Aujourd'hui, dans la salle commune, entouré de ses amis, il était Harry, juste Harry.
Bientôt la foule se dispersa et il ne resta plus qu'Harry et Katie dans la salle commune. Les autres membres de l'équipe étaient allé prendre une bonne douche pour se laver et se réchauffer, et Harry serait sans doute monté si Katie ne lui avait pas fait signe de rester subtilement en arrière.
Une fois seuls, ils s'assirent dans le même fauteuil qu'il y avait exactement une semaine, jour pour jour, et entreprirent de parler de leurs plans pour l'équipe.
« Tu sais Harry, tu étais très impressionnant dans le poste de poursuiveur tout à l'heure, et je crois qu'on peut jouer là-dessus pendant un match. Tu es meilleur attrapeur que poursuiveur, c'est une évidence, mais si tu arrives à t'entraîner pour les deux, on pourrait avoir un élément de surprise majeur! Tu réalises? » La jeune fille semblait à présent très excitée, et Harry pouvait un peu comprendre son point de vue. Avoir un avantage tactique tel qu'un jour qui pouvait remplacer un autre joueur en plein match était non négligeable.
« Mais qui va me remplacer moi si je prends la place à une poursuiveuse en match? » s'enquiert-il. C'était une question légitime. Après tout, on avait besoin de l'attrapeur pour mettre fin au match!
« Ginny pourrait la prendre! Elle s'est presque aussi bien débrouillée que toi en attrapeuse, et vous n'auriez alors qu'à échanger vos rôles pour surprendre l'adversaire! Si on parle de blessure lors d'un match, tu pourras remplacer moi ou Demelza pendant que Ginny prendra ta place. Ton balai est plus rapide que le sien, alors tu as plus de présence sur le terrai et nous pourrions tenir à deux poursuiveurs le tant que Ginny attrape le vif! »
Harry sourit, la jeune femme devait lui avait des étoiles dans les yeux en parlant de son sport favori, comme si elle y était déjà.
« Je suis d'accord pour essayer les deux, Katie. Je ne vois pas ce que ça pourrait donner de mal… » Admit-il. Et si ça la rendait heureuse, une raison de plus, non?
« Exactement, je savais que mon champion ne me laisserait pas tomber! » dit-elle d'un air blagueur en tendant la main et ébouriffant ses cheveux qui même mouillés refusaient de s'aplatir.
« Hé! » cria-t-il en vaine défense avant d'essayer de la repousser. Elle tint bon et il ne sut trop comment, ils se retrouvèrent… assez proches. Une main de la jeune fille derrière sa nuque, et ses propres mains ayant fini par on ne sait trop quel hasard autour de sa fine taille, ils se regardèrent un instant, leur fou rire s'estompant.
Ils étaient tous les deux mouillés jusqu'à la moelle, et dans cet état, les robes de quidditch étaient légèrement plus moulantes que les robes d'école. Les cheveux plaqués sur sa tête par la pluie et les joues encore roses d'avoir tant rit, sans parler des ses yeux magnifiques qui pétillaient littéralement de joie, la jeune femme en face de lui lui sembla un moment… irrésistible.
Il ouvrit la bouche pour parler, puis la referma. Il ne savait sérieusement pas ce qu'il voulait dire, de toute manière. Les mots semblaient lui manquer pour la situation, et sa bouche ainsi que sa gorge devenaient incroyablement secs. Si quelqu'un les avait vus en ce moment et cette position, il n'aurait jamais cru à de simples circonstances. Leurs yeux se croisèrent, noisette et émeraude, pendant quelques secondes qui semblèrent être des éternités.
Elle ouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose elle aussi, pour justifier la position délicate dans laquelle ils étaient, peut-être. Harry ne voulait pas vraiment de justification, se rendit-il compte. La situation, la position présente, il aurait voulu qu'elle dure, en étant honnête avec lui-même… Elle referma la bouche, et esquissa un sourire. Gêné? Provocateur? Il ne savait pas, mais c'était un très beau sourire. Puis…
Puis, Harry se leva. Encore un peu étourdi par toutes ces sensations qui lui étaient parvenues. Il n'était pas particulièrement mal à l'aise, mais avait peur de devoir s'expliquer. Il prit donc la porte de sortie facile et, attrapant sa canne, dit :
« Ça a été un plaisir de parler avec toi Katie, mais nous ferions mieux d'aller nous coucher. On a tous des cours, demain »
Elle ne sembla de prime abord pas comprendre ce qu'il venait de lui dire, puis hocha lentement la tête, puis se leva. Elle se hissa un peu et lui donner un petit baiser sur la joue, comme le premier, il y avait une semaine de cela. Harry eut besoin de tout son contrôle pour ne pas l'envelopper de ses bras et ne pas la laisser partir tout de suite. Mais que lui arrivait-il? C'est la question qu'il se posa en regardant sa silhouette fine s'éloigner, puis dans la douche froide qu'il prit ensuite.
Qu'avait-il fait? Qu'avait-il manqué? Il savait ce qui avait failli se passer, ce qui aurait PU se passer. C'était bien ce qu'il voulait, non? Une vie un peu normale? Une copine? Quelqu'un avec qui partager ses pensées, et… peut être plus? Et Katie était … tellement… tellement… enfin. Les histoires de cœur n'avaient jamais été faciles, et celles du Survivant ne faisaient pas exception, ce soir-là…
Malgré ces questionnements existentiels, c'est avec le sourire qu'Harry Potter s'endormit ce soir là. Il était resté sur l'équipe et y avait même gagné un rôle, mais plus que cela encore, derrière ses paupières, pendant que d'autres rêvaient de quidditch, c'est l'image de Katie, les cheveux mouillés, les yeux pétillants de bonheur et un sourire à damner les saints, qui dansait derrière ses paupières.
