Bonjour à tout et à toutes!
Premièrement, même si personne ne va lire ça aujourd'hui, laissez-moi-vous souhaiter un JOYEUX NOËL! Ou de joyeuses fête païennes du solstice d'hiver, si vous êtes contre le concept de Noël. J'espère que vous avez tous passé un bon réveillon. Voici mon cadeau de moi à vous : un nouveau chapitre. Vos cadeaux, vous me les donnez à chaque review, sont les plus appréciés qui soient! Merci de m'avoir suivi durant ces 15 chapitres, alors que moi-même j'ai cru abandonner plusieurs fois, par manque de temps ou de motivation. Voici vos réponses aux reviews :
Calipsa : Effectivement, voir quelque chose comme « 92 aiment » serait motivant, mais ça démotiverait le monde à me faire des commentaires constructifs, et on ne veut pas ça :P. Merci du commentaire ( :
Klaude : Effectivement, il ne s'y attendait probablement pas. Et le tutorat bien, je crois que des gens l'avaient vu venir… mais bon, ça va être amusant à écrire…
Eliel Imlaris : Merci de tes commentaires! Effectivement, j'essaie de faire en sorte que les gens détestent de plus en plus le professeur, tous les moyens sont bons. Et crois moi, le caquet SERA rabattu… le chapitre est déjà écrit, ça montre comment j'ai hâte :P. Je ne suis pas un expert de l'histoire des clans écossais, mais j'avais trouvé cette info sur un site internet à quelque part, alors il y a de fortes chances qu'elle soit véridique, ce qui la rend encore plus amusante, et prouve que j'ai fait mes recherches. Si quelqu'un peut me le confirmer, ce serait bien!
Gb88 : Un bon échange de bons procédés, en effet… Mais l'amour risque d'être quand même long à venir, sinon ce ne serait pas drôle… non? Ne met pas ta main au feu… tout de suite :P
Di Castillo de mortes : Merci beaucoup! Joyeux noël à toi!
C'est tout pour cette fois-ci! Joyeux noël encore une fois, je vous revois en 2012. Profitez de ce dernier chapitre de l'année!
MarcheMort
EDIT : Mon empressement à poster le chapitre pour aller fêter avec de la famille m'a fait raté mon coup, voici votre chapitre! Désolé pour le retard! Et au premier janvier! J'espère que Noel vous a gâté cette année!
La pratique
Harry mit son balai sur son épaule gauche et descendit les marches de son dortoir le plus vite qu'il le pouvait. Ron l'attendait dans la salle commune pour aller à la pratique de quidditch, ou ils étaient avidement attendus. En effet, Harry avait réussi à se mettre en retard en profitant du temps qu'il avait après son cours de défense du lundi après-midi pour aller dans la bibliothèque et continuer à lire le livre sur l'histoire et la magie druidique. Son progrès dans la lecture de l'ouvrage avait été freinée par son train de vie effréné, entre ses cours, ses études, ses cours spéciaux avec Dumbledore, et ses retenue répétitives. C'est tout juste s'il avait le temps de manger et de dormir! Harry prenait la situation avec philosophie, se disant que c'était un moindre mal, et prenait encore du temps pour lui de temps à autre, comme cet après-midi là.
La bibliothèque était silencieuse, comme à son habitude. Le regard perçant de madame Pince pesait partout où l'on allait, et assurait le maintien de ce silence digne d'un cimetière. Dans les confins de l'antre de la bibliothécaire, on pouvait entendre quelques chuchotements, sûrement des élèves en train de compléter un quelconque travail scolaire, possiblement un essai qu'il corrigerait le samedi venu…
Harry se dirigea vers le bureau d'accueil et tendit le même papier que quelques semaines auparavant à la femme âgée, qui le lui apporta rapidement. Il prit l'ouvrage pesant et décrépit avec lui vers une des tables les plus éloignées de la bibliothèque, afin d'avoir la paix.
Il parcourut une fois de plus la table des matières, cherchant la section des sorts proprement dits qu'il avait aperçu la première fois, lors de sa lecture. Les premiers chapitres traitaient d'histoire et de coutumes, la seconde des techniques de l'esprit, de la maitrise des émotions, de l'utilisation de celles-ci dans l'art qu'était la magie. Et la troisième… des sortilèges exclusifs aux utilisateurs de magie druidique. Exclusifs pour deux raisons : De un, ils étaient basés sur les éléments de la nature, avec lesquels la magie des druides avaient une plus grande affinité. N'importe quel sorcier pouvait lancer aguamenti, mais c'était une autre chose de faire tomber la pluie sur une zone entière, ou de détourner des petits cours d'eau, comme des groupes de druides l'avaient fait plusieurs siècles auparavant.
Deuxième raison : tous les sorts étaient basés sur le modèle du patronus, c'est-à-dire qu'ils avaient besoin d'une émotion pour fonctionner. Le patronus était un cas à part, et encore là, peu de sorciers normaux pouvaient produire des patroni corporels. Dans la magie druidique, TOUS les sorts, des sorts mineurs d'enchevêtrement aux sorts majeurs de magie de la terre, nécessitaient une émotion d'où tirer son énergie. L'émotion pouvait être contenue dans l'esprit du lanceur de sort, qui pouvait tout de même afficher une façade calme et détendue, mais l'émotion devait être là pour que le sort ne fonctionne.
Le livre divisait les sorts en trois catégories : les sorts de défense, les sorts offensifs, et les enchantements utilitaires. Il spécifiait tout de même que tous les sorts pouvaient être utilisés différemment de l'intention qui leur avait été donné. L'imagination était la seule limite. Harry n'avait pas trop compris l'usage d'une magie qui ne servait potentiellement qu'à faire la guerre, et n'avais pas vraiment le temps de lire la partie historique. Il demanderait au directeur, le lendemain.
Il feuilleta un peu dans la section défense, où il trouva quelques sorts basés sur le feu qui étaient assez intéressants. Cependant, le livre mettait en garde les utilisateurs de magie druidique. À moins d'être surveillé, le lanceur de sorts ne devait pas utiliser de sorts ou enchantements de son élément pour la première fois, car il maitrisait mal leur puissance et la sienne, et risquait de déclencher des catastrophes inimaginables. Harry ne voulant pas finir rôti à un si jeune âge décida d'écouter le sage conseil.
Il tomba par hasard sur un sort appelé « Abjuration du vent ». Le sort allait comme suit :
Abjuration du vent (défense, vent, peur ou désir de protection)
L'abjuration du vent est une métamorphose assez basique à utiliser lors d'un duel de sorciers ou de druides. Certains sorciers sont capables de métamorphoser les particules d'air devant eux pour les transformer en métaux pendant une petite période de temps, ce qui donne l'illusion qu'ils font apparaitre un bouclier, par exemple. L'abjuration du vent est légèrement plus complexe que ceci, car elle agit sur les particules d'air sans les transformer en un autre élément, comme du métal. Le bouclier reste de l'air, mais les particules se rapproches les unes des autres afin de combler le vide qu'elles ont entre elles, ce qui donne un mur dont la taille varie en fonction de la puissance du druide et de la puissance de ses émotions. Le mur à l'avantage d'être invisible, sauf si l'air était déjà coloré par une quelconque fumée avant l'utilisation de l'abjuration. L'abjuration peut être lancée devant une autre personne, tant qu'elle soit en vue du lanceur.
Les mouvements de baguette ne sont pas obligatoires une fois que le druide, ou même les plus puissants sorciers, ont appréhendé un sort, mais le mouvement conseillé lors de l'apprentissage de l'Abjuration du vent est un carré partant du coin supérieur droit et revenant à celui-ci, dans le sens ou le cadran solaire projette son ombre (Harry assuma que ceci signifiait le sens horaire). La formule qu'il faut utiliser en premier lieu est Suaco Fethos. Chaque trait doit être dessiné en disant une syllabe de l'incantation, la prononciation est sèche et dure, de même que les arrêtes et les coins du carré.
Une fois que le druide peut lancer ce sort très facilement, il peut laisser tomber l'incantation, et utiliser seulement le mouvement de la baguette (ou du doigt, s'il utilise un bâton ou aucun catalyseur). Une fois cette étape franchie, le sortilège peut être lancé sans bouger la baguette ou prononcer les paroles, seule l'émotion est importante. Il faut cependant toujours pointer le catalyseur ou le doigt ou on veut que le mur de vent se matérialise.
L'émotion qu'il faut ressentir en lançant ce sort peut être diverse. Elle peut aller de la peur que l'on ressent pour la santé ou la vie de la personne à un simple désir de protéger, passant par l'amour qu'on éprouve pour la personne à protéger, s'il ne s'agit pas de nous même.
Le livre continuait à parler plus en détail de termes techniques et autres chose qu'Harry comprenait plus ou moins, mais c'est ce moment que Ginny choisit pour débarquer dans la bibliothèque et lui rappeler que s'il ne se dépêchait pas, il serait en retard pour la pratique.
Ron et Harry prirent donc le chemin vers les portes d'entrée afin de se rendre sur le terrain. La nuit commençait à être froide, septembre tirant déjà à sa fin. Il allait pleuvoir ce soir, si on en croyait les gros nuages sombres qui planaient aussi loin que l'œil pouvait voir. Pluie ou pas pluie, il y aurait une pratique de quidditch, puisque les matchs n'étaient jamais reportés, eux.
Ron était d'humeur sombre, ce soir là, et Harry n'avait pas croisé Hermione depuis la fin des cours, il se demandait si c'était une coïncidence. Il se sentait un peu mal, car son train de vie agité l'avait un peu éloigné de ses amis dans les dernières semaines, car il ne les voyait que durant les cours. C'était une erreur qu'il allait rectifier dès lors, en étant un bon ami et en demandant à Ron ce qui le tracassait.
« Ron », dit-il. Son ami regarda en se direction, sans toutefois cesser de marcher. Harry prit cette marque d'attention comme une invitation à continuer.
« Tu sembles très sombre ce soir, qu'est-ce qu'il y a? »
Ron ressemblait à un jeune enfant qu'on aurait pris la main dans un sac de biscuits, surpris et un peu repentant. Il prit quelques minutes pour se composer et répondre. Heureusement, le trajet depuis le septième étage était long.
« Ho, la même chose que d'habitude, une dispute avec Hermione… »
Ha, voilà quelque chose qui ne lui avait pas manqué lors des dernières semaines. L'année précédente, il n'aurait jamais su à quoi rimaient toutes ces disputes, mais il semblait avoir vieilli un peu, et maturé en même temps. Il croyait que ses deux amis ne pouvaient s'empêcher de se chicaner parce que ça faisait en sorte qu'ils se portaient mutuellement attention. Comme si ces deux là n'étaient pas capable de converser autrement, alors qu'ils cherchaient clairement juste à être se parler…
Il se demandait si le pari secret dans gryffondor pour savoir quand ces deux là commenceraient à sortir ensemble avait tenu, depuis l'an passé. Si oui, la date d'échéance arrivait pour certains, parce que ses deux plus proches amis avaient décidément de la difficulté à s'exprimer comme des gens civilisés en la présence de l'autre. Il se décida à pointer subtilement ce fait à Ron.
« Ha, je comprends… mais dis-moi, Ron, qui a commencé cette fois? »
« C'est elle bien sur! Elle n'arrête pas de m'harceler avec tous ces devoirs à faire… Ce n'est pas comme si je n'avais pas le temps de les faire plus tard! »
Ha. Il fallait aussi prendre en compte leur personnalité complètement différente. Cependant, s'ils en pinçaient véritablement un pour l'autre, ce serait facile de les convaincre de changer, juste un peu. Il prit un air faussement agacé puis dit :
« Tu sais Ron, tout n'est pas toujours obligé de dégénérer en chicane, entre vous deux. Je vois bien que ça vous fait de la peine, alors que vous pourriez vous exprimer clairement et vous entendre. Tu n'aimerais pas ça, être capable d'avoir une belle conversation avec elle, au lieu de vous crier par la tête? »
Ron resta silencieux un moment, puis :
« Oui » avoua-t-il, penaud.
« C'est ce que je croyais » renchérit Harry. « De plus, je crois comprendre que la majeure partie de vos disputes débutent parce qu'elle te trouve trop impulsif et que tu la trouves trop méthodique, et ça t'agace, c'est bien ça?
Ron répondit une fois de plus par l'affirmative.
Bien, très bien, maintenant la partie difficile.
« Hé bien, tu sais, tout le monde change un peu en vieillissant, et peut-être que tu gagnerais à réfléchir un peu parfois, avant d'agir. Je sais que ça peut être difficile parfois, crois-moi, mais si ça t'empêche de te battre avec Hermione, je crois que tu en sortirais gagnant, non? Et elle aimerait ça aussi, j'en suis certain… »
Ron sembla considérer l'option, puis sourit légèrement.
« Ouais bon, je vais essayer, mais je promets rien hein? Cette fille a le don de me rendre complètement cinglé, parfois… »
Harry se retint de répondre, et esquissa seulement un sourire. Aucun mot ne fut prononcé jusqu'à leur arrivée dans les vestiaires, ou ils se changèrent très rapidement, étant légèrement en retard. Puis la pratique débuta, en même temps que la pluie.
Légère d'abord, elle devint torrentielle bien assez vite, si bien que tous avaient de la difficulté à exécuter les tâches qui leur étaient confiées, voir même tenir sur leur balais. Harry se décida à faire d'une pierre deux coups : Il allait pratiquer son exercice des perceptions tout en cherchant le vif d'or, juste pour voir si c'était possible.
Il immobilisa son balai et se concentra pendant quelques secondes afin d'affiner ses sens. Sa vue resta à peu près la même, car aussi efficace que soit cette technique, sa myopie restait un handicap. Cependant, il semblait plus efficace de chercher un objet grâce à ses yeux quand il affinait ses sens ainsi, comme s'il savait quoi chercher, à défaut d'avoir une meilleure vision. Le son des gouttes d'eau qui tombaient comme des clous résonnaient à son oreille plus fort que jamais, et l'odeur de la pluie était incroyablement envahissante.
Il y était parvenu, parfait. Il laisse ses sens s'habituer et devenir comme les siens, cessant d'y réfléchir, juste ressentir… Une faible vibration se fit sentir un peu partout autour de lui, vibration qui correspondait aux élèves qui volaient autour de lui, tentant de pratiquer. Harry nota que le souaffle n'émettais aucune vibration magique, contrairement aux cognards et au vif d'or, qui en émettait une extrêmement faible. Sans doute ne pourrait-il pas le détecter dans un match.
Soudain, son sang se glaça. Une sensation froide et haineuse lui parvenait par sa gauche, juste à côté des gradins. Par réflexe, il plongea hors du chemin. Le sort qui lui était destiné passa à côté de lui sans faire plus de dommage… jusqu'à ce qu'il percute le balai de Katie, qui l'éjecta brusquement.
Heureusement, il n'était pas trop loin, à peine deux mètres, et l'attraper fut assez facile. Le reste de l'équipe, occupé à autre chose, ne semblait pas s'être rendu compte de la catastrophe qui avait failli se produire dans tout ce chaos.
Ses sens l'avertirent d'une autre attaque arrivait vers lui. Sa mobilité étant diminuée par la présence de Katie qui gisait dans une position inconfortable sur son balai, comme en état de choc, Harry se vit obligé de lancer un sort du bouclier.
Le sort, de couleur noire presque invisible dans la nuit, s'écrasa sur la protection d'Aegis. Un autre maléfice, beaucoup plus puissant celui-là, fit son chemin jusqu'à lui. Peut-être était-il temps d'enlever les gants et de jouer pour de vrai…
« SUACO FETHOS » cria-t-il. Malgré le son de la pluie et la noirceur désorientant, le reste de l'équipe sembla l'entendre. Le sort de l'inconnu s'écrasa à grand bruit sur la barrière d'air invisible qu'Harry avait réussi à dresser devant lui. Pour un premier essai, ce n'était pas mal du tout. Il lui fallait coûte que coûte protéger son précieux fardeau.
Un autre sort fut envoyé sur la protection qui tenait encore. À la dernière seconde, elle se dissipa et Harry fit volte-face sur son balai pour protéger Katie, prenant le sort dans le bas du dos, qui se mit à le brûler horriblement. La jeune fille lui glissa des mains.
Harry vit rouge pendant un instant, un mélange de colère et de douleur intense. Assez défendu, il devait distraire son adversaire le temps de rattraper la jeune fille. Ses sens incroyablement ajustés lui permirent de déterminer la présence de sa cible, partiellement cachée derrière les gradins.
« Percussio »
Le projectile invisible détruisit une partie du mur de bois derrière lequel se cachait l'agresseur et le frappa de plein fouet, l'envoyant au sol pendant quelques minutes, tout au plus.
Harry ne perdit pas une seconde, il plongea à la suite de Katie. Ils étaient extrêmement haut, ce serait la mort assurée pour la jeune fille. Le reste de l'équipe était bien trop loin pour pouvoir l'attraper, et lui-même n'y arriverait jamais. C'était ironique vraiment, mourir lors d'une pratique de son sport préféré. Il ne laisserait pas ça lui arriver.
« ARESTA MOMENTUM »
La chute de Katie ne se freina que marginalement, mais ce fut assez pour qu'il la rattrape par le poignet. La chute fut rude pour les deux, mais Harry croyait bien que personne n'aurait rien de cassé, heureusement.
Encore en colère, et suite à un rapide « Accio », son balai se retrouva dans sous lui, fusant vers la périphérie du terrain. Il allait attraper ce salaud! Qui osait venir l'attaquer dans l'enceinte même de l'école?
L'homme, car il avait la carrure d'un homme, s'était relevé et courait vers le portail, non loin de là. Harry eut un sourire carnassier et le poursuivit de toute la vitesse de son balai. Jamais sa cible ne lui échapperait! Il était peut-être handicapé sur terre, mais l'air restait son élément, et nul ne pouvait lui échapper sur un balai!
Ses sens développés lui permettraient de connaitre l'identité de son attaquant d'ici quelques secondes… encore quelques mètres à parcourir…
Son balai fit une violente embardée et Harry fut éjecté. Il roula et, par réflexe, envoya le plus puissant sort de perforation qu'il pouvait vers la cible qui marchait déjà avec difficulté. Elle ne s'échapperait pas, foi de Potter.
Le sort toucha, et l'homme, car s'en était bien un, laissa échapper un cri de souffrance. La jambe en lambeau et l'épaule en compote, il réussit cependant à se rendre de l'autre côté du portail, et alors qu'Harry se relevait, son dos le brûlant encore férocement, le crac désignant le transplanage lui signifia que l'inconnu lui avait échappé…
Le jeune homme prit une inspiration pour se calmer. Il l'avait presque eu, mais sa colère avait pris le dessus, et il n'avait pas vu venir l'attaque qui l'avait désarçonnée. Sa douleur le rappela à la raison, et il rappela son balai à lui pour se diriger vers le terrain, où Katie et le reste de l'équipe attendait encore.
En chemin, il sortit sa baguette de son étui. Ainsi, les autres assumeraient qu'il l'avait eu dans ses mains tout le long, ce qui n'était pas le cas. La noirceur et la pluie aidant, personne ne s'en rendrait jamais compte.
« Il s'est échappé » fut la première chose qu'il dit à Ron quand celui-ci lui envoya un regard interrogateur. C'est tout ce qu'il put dire avant que quelque chose de non identifié ne lui fonce dedans. Quelques secondes après, il se rendit compte que c'était Katie, encore visiblement sous le choc, qui sanglotait dans ses bras.
« Shh, ça va aller… »
C'était vraiment le mieux qu'il puisse faire, dans l'état des choses. Il avait failli à rattraper l'assaillant, et son dos le brûlait encore très fort. Katie sembla se rendre compte de son inconfort et de ses vêtements brûlés, et son esprit de guérisseuse en herbe prit le dessus.
« Viens avec moi, je vais te guérir ça en moins de deux, on a un coffret de premier soins dans les vestiaires. »
Le reste de l'équipe les laissa seuls et se dirigèrent vers le château sous la pluie qui battait toujours autant. Katie l'aide à se rendre jusqu'au vestiaire, car il n'avait pas sa canne avec lui, et que le bas de son dos commençait sérieusement à faire de plus en plus mal.
Une fois dans les vestiaires, elle chercha dans un cabinet en lui disant :
« Enlève ta tenue de Quidditch, elle est foutue de toute façon, et on dirait qu'il va falloir désinfecter.»
Harry ne se posa pas plus de questions, même s'il savait qu'il aurait été un peu gêné d'habitude. Sa blessure lui faisait juste trop mal, en ce moment… Il parvint à enlever sa tenue de quidditch avec beaucoup de difficultés.
Katie revint auprès de lui avec un petit coffret qu'elle ouvrit. Harry put voir qu'il comportait beaucoup de baumes et de potions de toutes les tailles et couleurs. Katie regarda son dos pendant quelques secondes et ajouta :
« J'incluais dans la tenue de Quidditch le chandail, mais on va avoir un problème. La peau est brûlée, et le vêtement avec, et les deux ont collé… ho mon dieu, dire que tu t'es mis dans le chemin… »
Elle passa tranquillement, très doucement ses doigts sous son chandail, dans son dos, afin de ne pas arracher plus de peau que nécessaire. Harry ne le dirait jamais, mais malgré les pincements monstrueux du tissu qu'on séparait de sa peau, jamais il n'avait été aussi content de se faire soigner. Ses doigts était fermes et doux à la fois, et d'une apaisante fraicheur…
Une fois le chandail enlevé, c'est une Katie un petit peu rouge (Harry se força à ne pas le remarquer) qui commença à lui appliquer une pommade de couleur verte pâle dans le dos. Enfin, la brûlure disparut et il put se remettre à penser normalement. Les mains de la jeune femme faisaient des miracles sur sa peau meurtrie, et Harry sentit monter en lui une excitation mal contenue.
Les minutes qui suivirent constituèrent la plus merveilleuse des tortures, durant laquelle il eut beaucoup de difficultés à cacher sa respiration saccadée. Il put jurer que la jeune femme aux cheveux blonds appliquait de la pommade un peu partout, même où il n'y avait pas nécessairement de brûlure…
« Tu sais Harry » Sa voix douce le sortit de sa délicieuse torpeur « Tu es vraiment courageux. D'après ce que les autres m'ont dit, tu m'as sauvé de ma deuxième chute, et je t'ai vu m'attraper la première fois, et tu as pris cet horrible maléfice… » Elle semblait désolée et admiratrice à la fois, et ses attentions envers lui ne laissaient aucun doute à Harry. Ils avaient déjà failli deux fois auparavant. Isolés dans leur vestiaire, sans personne autour, c'était le moment où jamais…
« Ce n'est rien Katie » dit-il en se retournant, maintenant que la jeune femme avait fini de lui appliquer la pommade. « C'était moi la cible, tout ce temps là, tu n'aurais jamais du te retrouver en danger… Et si tu t'étais écrasée, je ne me le serais jamais pardonné… »
Il avait terminé sa phrase en lui mettant les mains sur les épaules. Katie lui fit un sourire incroyable qui se reflétait jusqu'à dans ses yeux magnifiques, et s'approcha de lui, posant ses deux mains sur son torse. Harry se souvint brusquement de sa partielle nudité, mais se dit qu'elle ne semblait pas déranger la jeune femme outre mesure. Il était toujours plutôt mince, mais la natation lui avait du moins donné un physique athlétique qui ne semblait pas la laisser indifférente…
Elle se rapprocha encore, glissant ses mains autour de lui, sur ses côtes, le faisant frémir. Il fit remonter ses propres mains vers le petit visage enjôleur, laissant ses mains errer derrière sa nuque, la faisant frissonner. Dans son uniforme de quidditch, couverte de boue et les cheveux mouillés, le regard perçant plein de quelque chose d'indéfinissable, jamais elle n'avait paru aussi belle à Harry.
Leurs visages se rapprochèrent une fois de plus, et leurs lèvres allaient enfin se toucher. Harry anticipait ce moment depuis la toute première fois, dans la salle commune…
« Harry! Harry! Tu es encore là? »
Ron venait d'entrer dans le vestiaire avec toute la subtilité d'un rhinocéros en chaleur. Heureusement, les deux jeunes gens étaient cachés aux yeux du rouquin, car trop loin dans le vestiaire, derrière la commode.
Harry soupira, regardant dans les yeux une Katie qui semblait franchement démoralisée et frustrée. Il lui fit un petit sourire, auquel elle répondit avant de rougir violement et de baisser les yeux, sortant de sa proximité immédiate.
« Oui Ron, je suis là, j'arrive! » Cria-t-il à son ami qui s'était sans doute inquiété.
Il finit de mettre son chandail, réussit avec peine à arracher son regard de la jeune femme qui le dévorait toujours des yeux, à distance cette fois, et sortit du vestiaire, à la fois très content et incroyablement frustré… Ils disent souvent que la troisième fois était la bonne, ces menteurs…
