RESALUT!

Bon, je ne m'excuserai même pas cette fois-ci: Je n'ai pas de raisons de ne pas avoir écrit en…. Je ne sais même plus combien de temps, mais vraisemblablement plus d'un mois. Alors je vais couper sur les plates excuses pour écrire plus, puisque l'histoire semble enfin déboucher sur quelque chose, selon mon plan. En effet, vous l'avez peut-être remarqué, mais elle semblait s'embourber et devenir ennuyante à mourir dernièrement (enfin, dans les derniers 3-4 mois). Il ne me reste plus qu'un examen mardi prochain, et le travail bien entendu, mais bon, on n'y échappe jamais…

J'espère recevoir de vos nouvelles! En attendant, voici les réponses aux reviews!

Sheltan : Ouais ça décape la magie druidique, faut quand même dire que c'est réservé à une caste de sorciers plus puissants que la moyenne, alors ça à peut-être rapport… Voici le prochain chapitre, enfin :4

Clément33 : Ouais ben j'avais dit plusieurs fois déjà que Katie n'était pas prévue dans l'histoire, et donc pas faite pour durer. Malheureusement ça a eut comme effet indirect de rallonger la partie très latente de l'histoire, même si je crois en avoir fait quelque chose de positif. Et oui c'est vrai que je fais très court comme chapitre, et que je ne m'améliore pas parce que je n'écris pas assez, ce qui est assez vicieux comme cercle =/. J'essaierai de faire mieux pour la suite, et merci de me lire! (et de reviewer)

Juju07200 : merci bien, et la romance est on the way, comme disent les anglophones.

Mimi72 : toujours très cool de faire des chapitres ou les personnages apprennent quelque chose de majeur, ça donne un certain sentiment d'accomplissement au lecteur, à l'écrivain ET au personnage. C'est un sortilège intéressant, mais probablement dans les plus simples sortilèges de feu. Maintenant qu'il a réussi à trouver le truc pour les maitriser, son apprentissage va probablement aller bien plus vite, faisant enfin de lui le sorcier dont le monde à besoin pour les sauver (sans devenir super-Harry, il faut faire attention à la nuance). Pour Dumbledore, ça reste à voir (hehe).

Klaude : Effectivement, cet aspect psychologique est mis assez souvent de côté dans les fanfictions, habituellement, ou alors beaucoup trop surfait, et alors toute l'histoire est basée la dessus. J'essaierai de ne pas faire cette erreur.

Miiss Sadiik : Hey! Mon dieu, une fille? (SURPRISE… nah :4)… Et je demandais parce que ça aurait été comique pareil, mais non, même pas près d'être dans le même fuseau horaire :P Voici la suite!

Sanguinbuveur : Ces deux mots sont très incitatifs, merci beaucoup! C'est pour les gens comme toi que je me sens mal de ne jamais poster XD. Le scénario se corse dès maintenant! Merci de lire et j'espère que tu apprécieras ce chapitre aussi.

Bon, voila pour les réponses. Je ne ferai pas de promesses que je ne puisse tenir pour le prochain chapitre, excepté la chose suivante : LA FIC NE MEURT PAS. J'ai de bons plans pour la suite, et je compte les mettre en œuvre, même si ça me prend 3 ans à écrire et que personne ne me lit plus à la fin :P

Place au chapitre!

Aussi je m'excuse pour le titre du chapitre en anglais, je ne pouvais vraiment pas faire autrement : Trick or treat réfère à ce que les enfants disent aux gens qui leur ouvrent les portes à l'halloween. Des bonbons (treat), ou il vous arrivera des mauvais tours (tricks). Je ne sais pas comment votre anglais ou votre histoire de la Samain est là où vous habitez, alors je fais la spécification. Désolé si je vous prend tous pour une bande d'abrutis et que tout le monde savait ça :P.

En français ça se traduit par « des bonbons ou des coups de bâtons », très littéralement, et c'est pas pour offenser personne, mais je trouve ça très laid :P

Trick or treat!

Un sifflement joyeux et un bruit répétitif de canne sur le sol dallé des corridors étaient tout ce qu'on entendait en ce jeudi soir. Harry venait de sortir de la bibliothèque et était de bonne humeur. Il venait de consulter le livre une fois de plus, non pas pour apprendre plus de sortilèges. Il y viendrait bien assez vite avec Dumbledore, après tout. Non, il souhait tout simplement se renseigner sur les anciens rites des druides qui étaient tombés en désuétude depuis bien longtemps, parce que la magie avait été développée sous un angle plus utilitaire depuis. Le livre était tout simplement passionnant, et énorme. Il lui semblait qu'il ne pourrait jamais en lire tout le contenu dans une vie, puisqu'à chaque fois qu'il l'ouvrait sur une page au hasard, il tombait sur de tous nouveaux concepts à découvrir.

Harry n'avait jamais été quelqu'un qui adorait étudier, même s'il était plutôt intelligent. C'était quelqu'un de plus pratique que théorique, et pourtant, cette source de connaissance le mystifiait. C'est ainsi que chaque fois qu'il avait du temps libre, ce qui n'était pas bien souvent entre les classes de semaine, le Quidditch, les cours de Dumbledore et les cours de fin de semaine avec McGregor, il allait à la bibliothèque et choisissait des pages au hasard dans le livre, apprenant toutes sortes de choses nouvelles et intéressantes.

Sa maîtrise de l'abjuration du feu, une semaine auparavant, avait beaucoup aidé son moral, qui était au plus haut depuis, malgré sa déception amoureuse avec Katie. Les entrainements de quidditch avaient été légèrement plus bizarres et tendus que d'habitude, mais ils étaient vite passés par-dessus. Après tout, ils avaient été amis bien avant que quelque chose de spécial n'arrive entre eux, et ils faisaient une si belle équipe, comme n'importe qui ayant vu le match gryffondor/serdaigle aurait pu le dire. Même si un tel râteau faisait mal à l'égo, seuls des gens très stupides auraient laissés tout ceci se dresser contre leur amitié particulière.

Les cours avec McGregor avaient été assez ordinaires. Enfin, selon ses standards de cours avec le directeur. Il avait fait quelques recherches supplémentaires sur la magie du vent, car ça semblait être l'élément fort de la jeune fille, et avait tenté de lui apprendre les abjurations de base. Elle était un peu moins intuitive que lui, même si plutôt puissante, et avait réussi à maitriser à un degré moindre les abjurations de l'eau, de la terre et du feu. Son eau et sa terre étaient semblables aux sortilèges d'Harry, même si elle en mesurait encore peu la puissance et les utilisait souvent à tort, et son feu était beaucoup moins puissant, même s'il pouvait bloquer quelques attaques. Il ne pouvait pas grossir en absorbant l'énergie des sortilèges comme le sien, mais il croyait que c'était normal, selon l'élément du druide et son affinité avec.

Le vent, lui, avait causé problème. Problème comme dans problème de dos, puisque Harry avait été projeté à plusieurs mètres dans la salle contre le mur, et ce malgré la protection. Heureusement, la salle sur demande avait perçu son désir de ne pas s'écraser brutalement contre le mur et avait modifié ceux-ci pour les rendre plus mous. Tout de même sonné, Harry était resté au sol quelques minutes, avec une McGregor légèrement paniquée, même si elle le cachait bien, au dessus de lui.

Il avait opté par la suite sur le plan barricade. Il ne pouvait pas conjurer un cocon de pierre comme le directeur, mais la salle pouvait le faire pour lui. La jeune fille ne réussissait toujours pas à créer autre chose qu'un ouragan d'une fraction de seconde, et Harry soupçonnait des blocages similaires aux siens. Aussi au prochain cours allait-il l'attaquer de front tout en trouvant un moyen de se défendre, style Dumbledore, comme il aimait le dire…

La jeune fille ne savait pas que Katie lui avait révélé certaines choses… et c'était bien comme ça. Il l'aimait bien, s'il était honnête avec lui-même, mais son comportement et la cassure entre leurs maisons rendrait la chose impossible de toute façon. Leur relation publique était après tout basée sur des insultes et du sarcasme! Il n'était pas trop certain de ce que ça pourrait donner, et ne voulait pas le savoir pour le moment, très honnêtement. C'était trop tôt.

Harry sortit de ses pensées en arrivant devant les portes de son dortoir. Il entra et, voyant que les quatre autres garçons étaient en train de se changer, fit de même. Aujourd'hui était une journée spéciale : c'était Halloween. C'était aussi l'anniversaire de mort de ses deux parents, même si Harry évitait d'y penser.

Même s'il n'y avait pas de bal à cette occasion, le directeur avait tenu à ce que les élèves s'habillent bien, sans nécessairement porter de tenue de soirée, et avait dit à ses directeurs de maison de faire passer le message. Le banquet promettait d'être intéressant… en tout cas, plus intéressant que l'anniversaire de mort de Sir Nick quasi-sans-tête qui allait se dérouler dans un sous-sol plus bas…

Rapidement changé, Harry redescendit avec Ron, Hermione et Neville dans la grande salle. Elle était presque pleine, mais ils réussirent à se trouver quatre places près de la table des enseignants, à l'extrémité de la table des rouges et or.

La nourriture était exquise, comme d'habitude, et la discussion allait bon train. Ça faisait du bien de parler de tout et de rien à ses amis, avec qui il passait moins de temps depuis le début de l'année, puisque son horaire était si chargé.

Ron et Hermione semblaient en être arrivés à la conclusion que si on ne parlait pas de quelque chose, ce quelque chose n'était pas arrivé, et ils interagissaient normalement (le normalement récent, pas le normalement ou ils se battaient en permanence) l'un avec l'autre, au plus grand plaisir d'Harry, qui savait que la situation allait déboucher un jour.

Neville était aussi une excellente conversation, depuis que son ami avait pris confiance en lui suite au combat du département des mystères, l'an passé. Les notes du jeune homme avaient augmenté en flèche en même temps que sa confiance en lui. Il restait un jeune homme gêné, mais il réussissait aujourd'hui à parler et à rire avec eux sans bégayer et rougir ou être bizarre en société. Si cette bataille dans les entrailles du ministère avait été bénéfique pour quelqu'un, ça avait été Neville…

Le dessert venait tout juste d'apparaitre sur les tables quand Harry vit une forme argentée passer au travers de la grande porte fermée. Il n'en tint pas compte : les fantômes de Poudlard aimaient beaucoup visiter pendant les repas importants, surtout halloween où ils se fondaient très bien dans le décor de chauves-souris enchantées et de citrouilles géantes illuminées. Hagrid s'était encore dépassé cette année.

Il s'avéra que ce n'était pas un fantôme. Ou en tout cas, pas un fantôme humain. Celui-ci semblait avoir quatre pattes et ressemblait vaguement à un chevreuil, mais en plus petit.

Le patronus, car s'en était un, se dirigea en tout hâte vers la table des professeurs, auprès du directeur. Les élèves l'avaient plus ou moins remarqué dans le décor enchanteur et continuaient de parler, mais Harry, assis près de la table des professeurs, entendit les quelques mots dans une voix déformée qui lui disait néanmoins quelque chose.

« Attaque…Traverse…Ollivander »

Dumbledore réagit immédiatement, et l'animal argenté disparut dès qu'il eut terminé de donner son message. Le directeur se leva et pris la parole. La foule se tut immédiatement.

« Je suis désolé de couper court aux réjouissances. » commença le vieil homme qui semblait irradier de la puissance. « Néanmoins, un problème retient mon attention et celle du corps enseignant. Aussi je demanderais aux chefs de maison d'amener les élèves dans leur salle commune et de me rejoindre immédiatement dans mon bureau. Professeur Sinistra, si vous pouvez prendre soin des serpentard… »

Rogue n'avait pas montré sa face de vampire au banquet d'halloween. Pas que ça ait déplu à Harry, mais c'était tout de même bizarre…

Tous les élèves se levèrent très rapidement, et le jeune homme fit de même avec ses amis. Il avait le mauvais pressentiment qu'il savait pourquoi quelqu'un rechercherait Ollivander, surtout si ce quelqu'un était Voldemort.

McGonagall conduit tous les élèves dans la salle commune de gryffondor. Harry attendit à la dernière seconde qu'elle fut occupée à regarder ailleurs pour lancer un Accio rapide qui amena sa cape d'invisibilité dans ses mains. Il suivit ensuite sa directrice de maison jusqu'au bureau de Dumbledore, prenant bien soin d'inhiber sa signature magique. Il savait que c'était comme cela que le directeur réussissait à « voir » sous la cape d'invisibilité. Il transfigura aussi ses robes propres en robe plus adaptée pour le combat.

Il était temps qu'il prenne un rôle un peu plus actif dans cette guerre.

Quand il arriva, des membres de l'ordre du phénix finissaient de prendre la voie de la cheminée vers le chaudron baveur, et McGonagall entra dans le feu vert à son tour. Alors que le directeur se dirigeait vers Fumseck sur son perchoir, probablement pour se déplacer à sa manière, Harry retira sa cape et émit un petit bruit de gorge.

« Hum… »

Le directeur sursauta, ce qui fit presque sourire Harry. La situation semblait assez grave, pourtant, et le jeune homme se retint, même s'il venait de surprendre le plus grand sorcier du siècle.

« Harry! Qu'est-ce que tu fais ici? » Débuta le directeur. Il semblait pressé de partir, et ne savait pas qu'Harry avait tout entendu au diner.

Harry ne comptait pas lui faire perdre de temps :

« Vous savez très bien pourquoi je suis ici, professeur. Si Voldemort veut Ollivander, c'est pour trouver la solution aux baguettes jumelles, et j'ai tout intérêt à y aller, moi aussi… »

Dumbledore se rattrapa vite, malgré la surprise, et répondit au tacatac :

« Tu ne peux pas venir Harry, c'est trop … »

Ha non! Pas encore trop dangereux. Tout était toujours trop dangereux! Mais pas cette fois…

« Dangereux? » l'interrompit Harry. Dumbledore se tut, trop surpris par l'interruption pour continuer. Harry lui vouait le plus grand respect et ne l'avait jamais interrompu avant aujourd'hui.

La sécurité d'innocents passant avant le respect, cependant, et des innocents vivaient sur le chemin de traverse.

« Est-ce que vous êtes en train de me dire que l'entrainement auquel vous me soumettez depuis le début de l'année est inutile, professeur? »

« Non, Harry, mais… »

« Alors amenez-moi avec vous. J'ai ma cape pour me dissimuler, et je me garderai hors de danger le plus possible. De plus, je ne crois pas que Voldemort se déplace lui-même, et je suis capable de survivre à ses mangemorts… »

Dumbledore resta silencieux. Il était évident qu'il était déchiré entre laisser Harry ici, ce que le jeune homme ne lui pardonnerait pas, et l'amener avec lui, ce qui pourrait avoir des conséquences catastrophiques…

« Je ne vous laisse pas le choix, professeur… Vous pouvez me lancer des sorts et m'incarcérer ici, mais je ne me laisserais pas faire. Vous pouvez me battre assez facilement, mais je crois pouvoir vous retenir assez longtemps, et vos hommes sont en train de se battre pour vous au moment ou nous parlons. »

Dumbledore avait probablement considéré l'offre de laisser Harry en arrière par la force. Cependant, ce qu'il manquait en expérience, Harry l'avait en agilité et en vivacité d'esprit, et le temps jouait contre le vieil homme, de même que ses forces déclinantes.

C'était le moment de vérité. Dumbledore se devait de faire confiance au garçon qui avait su gagner son affection, ou tout pouvait voler en éclat…

« Très bien, Harry, approches-toi… »

Harry sortit sa baguette et se rapprocha de Fumseck lui-même. Il tint une des plumes de la queue du majestueux oiseau de feu. Dans un flash de lumière et un son mélodieux, ils étaient partis.

La chaleur relative du bureau du directeur laissa place au froid de la nuit d'octobre. Harry attendit quelques secondes que ses yeux s'accoutument à la noirceur ambiante, puis ils se mirent à bouger. Harry remit sa cape d'invisibilité, au cas où.

Dumbledore les avait transportés dans une allée connectée au chemin de traverse, qui débouchait tout près de la sortie enchantée du chaudron baveur. Bien que ce lieu d'arrivée ait l'avantage de ne pas les placer au centre du combat qui faisait déjà rage sur le chemin lui-même, il avait le désavantage de les placer complètement à l'opposé du magasin d'Ollivander, qui était aussi le lieu de résidence de celui-ci.

« Harry, suis-moi et tente de les éliminer seulement si tu le peux sans te faire remarquer. Nous allons tenter de faire une percée directement jusqu'à chez Garrick (le prénom d'Ollivander, on apprend des choses tous les jours!) pendant que le reste de l'ordre retient les mangemorts. Les aurors devraient arriver assez rapidement, mais les suivants de Tom sont entre nous et lui, et devrait parvenir à le kidnapper avant.

Harry hocha la tête, perdant de vue le fait que le directeur ne pouvait plus le voir, mais le suivit tout de même, restant le plus silencieux qu'il pouvait l'être. Il lança même un sortilège de silence pour ne pas que sa canne ne fasse de bruit en frappant le sol.

Il s'avéra que le sort de silence, ou la discrétion tout court, n'était pas vraiment de mise. La bataille qui faisait rage sur le chemin de traverse était si bruyante que personne n'aurait pu l'entendre de toute manière.

Avant leur arrivée, chaque camp était barricadé derrière plusieurs barils et autres grosses boites, ou derrière les murs de magasins menant à des ruelles, et un flot de lumières magiques fusaient d'un côté à l'autre de l'allée de manière presque continue, ce qui forçait tout le monde à rester à couvert. Ceci faisait aussi qu'Harry ne pourrait pas passer subtilement, et les mangemorts étaient probablement en train de s'infiltrer chez Ollivander à ce moment même!

L'arrivée de Dumbledore débloqua la situation.

Il se présenta au beau milieu de l'allée, et des mangemorts sortirent de leur cachette pour le viser en priorité. Avant même qu'Harry ne puisse faire quelque chose, Dumbledore avait érigé une protection magique pour bloquer tous les sorts, dont aucun n'était mortel pour le moment. Aussitôt, les membres de l'ordre affluèrent de partout et mirent hors de combat les imprudents qui s'étaient risqués hors de leurs abris.

Voyant leurs congénères perdre l'avantage, plus de mangemorts sortirent à découvert et entamèrent un combat de longue haleine. Ils étaient plus nombreux, mais comme Harry l'avait prédit, ils n'avaient pas Tom pour tenir tête à Dumbledore, et celui-ci faisait des carnages, façon de parler.

Harry restait près du directeur, lançant parfois des boucliers invisibles un peu partout autour des alliés, bloquant quelques sortilèges venant des côtés sur le directeur. Celui-ci pouvait se concentrer sur l'offense et avançait encore plus profondément dans les rangs ennemis, suivi de son ordre.

Ça devait faire peur, tout de même : Dumbledore n'esquissait aucun mouvement pour se protéger, mais aucun sort ne semblait le toucher, et il les faisait tomber par dizaines.

Le nombre de mangemort devint éventuellement trop important pour les membres de l'ordre, qui se replièrent dans les allées transversales avant de subir des pertes qu'ils avaient su éviter jusque là. Ils avaient fait reculer l'ennemi de plusieurs mètres, mais il leur restait encore une trentaine de pas avant la boutique de baguettes magiques.

Dumbledore entra dans une des ruelles abandonnées et s'adossa au mur, suivi d'Harry, toujours sur ses talons. Le directeur semblait avoir un teint un peu grisâtre, et ses mains tremblaient alors qu'il cherchait frénétiquement quelque chose dans les poches de sa robe. Il glissa le long du mur et s'écrasa dos contre terre, la respiration sifflante comme un homme de son âge.

Malgré la vision terrifiante et inexplicable, Harry ne perdit pas son sang-froid. Il entendit les mangemorts passer non loin d'eux et se jeta face contre terre, couvrant le vieil homme aussi de la cape d'invisibilité de son père. Les suivants de Tom passèrent tout droit, se mettant presque dans une situation parfaite pour une autre embuscade de l'ordre…

Dumbledore semblait avoir de la difficulté à reprendre son souffle, et Harry plongea sa main dans les poches de son directeur pour trouver ce que ce dernier cherchait. Il avait une vague idée de ce qu'il devait chercher… ha voila!

Il sortir une fiole contenant un liquide rouge carmin et ouvrit le bouchon. Ça sentait le sang…

Étrange, mais pas inhabituel dans certaines potions, se dit Harry. Il glissa la potion aux effets fortifiants dans la bouche du vieillard qui faisait son âge, en ce moment.

L'effet fut presque instantané. La peau du vieil homme reprit un aspect plus normal, et sa respiration se régula. Ses muscles semblaient avoir repris en force, car il se releva prestement, quoique avec un peu de difficulté, et dit à Harry :

« Merci. Va directement chez Ollivander, je vais les prendre par derrière, nous devrions les retenir jusqu'à l'arrivée des aurors… »

Harry acquiesça puis réajusta sa cape. Dumbledore sortir de l'allée dans le dos des mangemorts, et les projeta tous par terre d'un puissant coup de vent, comme s'il n'était pas en état de faiblesse extrême il y avait seulement quelques secondes.

Harry secoua la tête pour éclaircir ses idées, et partit aussi vite qu'il le put vers la maison d'Ollivander. Il vit des silhouettes passer par la ruelle en arrière du bâtiment. Probablement des mangemorts, mais il se devait de les ignorer pour aller tirer Ollivander du danger.

Il entra par la porte principale qui était, bizarrement, restée ouverte. Il lança au passage un sort de silence sur la cloche de la porte pour ne pas qu'elle ne trahisse sa présence à des ennemis potentiels.

Le plan était simple : trouver Ollivander, le mettre sous la cape, rejoindre Dumbledore.

Ça aurait du fonctionner.

Malheureusement, les choses fonctionnent assez rarement comme on le souhaite, et Harry entendit des bruits de meubles renversés à l'étage.

Son courage gryffondorien reprit le dessus et il allait s'élancer vers la source du bruit quand un son sur son côté gauche l'en empêcha.

« Psst »

Ça venait de derrière le comptoir…

La personne avait probablement vu la porte s'ouvrir, puis se fermer, malgré le manque de bruit de la cloche.

Harry, encore entouré de sa cape, fit le tour du comptoir silencieusement et tomba sur Ollivander, accroupi derrière le meuble massif. Soulagé, il enleva la cape.

Le vieil homme semblait surpris, mais heureux de le voir.

Harry n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche pour le prévenir de quoi que ce soit que deux mangemorts masqués descendaient de l'étage par un escalier bien caché, dans le coin de la salle.

Manifestement, ils n'avaient rien trouvé à l'étage, et cherchaient le reste du magasin.

Ne voyant rien, et était encore en mode « tout détruire dans un accès de rage, un des mangemorts lança un sort d'explosion… directement sur le comptoir.

Harry eut le temps de se baisser et ne reçut que quelques débris, mais Ollivander avait reçu un assez gros morceau de marbre sur le front, et était hors-jeu pour l'instant.

Il avait aussi poussé un petit cri de douleur avant que les lumières ne s'éteignent, ce qui avait malencontreusement révélé la position d'Harry et de l'homme qu'ils devaient kidnapper.

Encore pire, une grosse section du comptoir s'était écroulée derrière Harry, là où il avait laissé tomber sa cape pour parler à Ollivander, et elle était restée coincée.

Ne laissant pas le temps à ses ennemis de lancer une autre attaque, Harry jaillit de son abri maintenant détruit et lança un sortilège de stupéfixion sur celui qui avait détruit le comptoir. L'autre semblait un peu moins prompt à faire usage de sa baguette.

Le sortilège fut dévié, et l'attaquant se jeta sur lui, trébuchant sur le bloque-jambe qu'Harry avait lancé directement après son Stupéfix.

Il se releva assez rapidement et lança un autre sort destructeur qui détruisit une partie du mur derrière Harry. Le jeune homme réussit à l'éviter, mais il était maintenant pris loin de la sortie, avec deux mangemorts en colère.

Il prit un pas vers l'arrière. Surement, il réussirait à les semer dans le dédale d'établis de baguettes d'Ollivander. Il devait juste leur faire perdre un peu de temps pour ne pas qu'ils prennent le corps du vieillard avec eux.

Le mangemort violent l'avait reconnu, cependant.

« POTTER » cria-t-il en le poursuivant, rapidement suivit par son compatriote.

Pendant ce qui lui sembla plusieurs minutes, Harry se contenta de faire écrouler plusieurs étagères pleines de baguettes, semant le chaos partout, quand son opposant principal ne les faisait pas exploser tout court. Le tout rendait la poursuite très compliquée, ce qui était à son avantage.

Cependant, il arriva devant l'inévitable cul-de-sac, éventuellement.

Un expelliarmus le toucha dans le dos, et il perdit sa baguette au milieu des milliers d'autres, s'écrasant lui-même au sol. Il entendit la porte voler en éclat, surement les aurors et l'ordre. Il avait réussit, mais le mangemort pointait maintenant sa baguette directement vers son visage.

Trop près pour éviter, et les protections qu'il pouvait ériger sans baguette à cette distance ne pouvaient rien contre l'éclat vert qui se formait au bout de la baguette ennemie.

« Avada… »

Le mur à sa gauche explosa quand le sort de mort le percuta. Le deuxième mangemort avait posé sa main sur celle du premier et avait dévié le sort de mort, sauvant la vie à Harry.

Surpris, celui qui avait tenté de le tuer se retourna, puis dit :

« Je le savais, sale tr »

Harry lui lança un sortilège de stupéfixion informulé et sans baguette, l'assommant pour le compte.

Severus Rogue retira son masque.

« Ça ne fera pas, Potter, il sait de quel côté je suis, à présent… AVADA KEDAVRA »

McNair, car c'était lui, ne se relèverait plus jamais.

« Monsieur Potter! Qu'est-ce que vous faites là? Est-ce que vous allez bien? »

Darlish… Dawlish! Oui c'était bien ça. Harry reconnaissait l'auror.

« Oui, tout va bien, merci. Son compatriote l'a touché avec un sort de mort quand il s'est mis dans le chemin… »

C'était techniquement vrai!

Mission accomplie, Ollivander était en sécurité, mais la soirée allait être longue et lourde en interrogation.