Bonjour tout le monde! Nous sommes dimanche, LE dimanche suivant la fin de mes examens! Ça se fête… avec un nouveau chapitre! J'espère que vous l'apprécierez autant que le dernier, qui semble avoir secoué un peu les gens de leur torpeur. Voici les réponses aux reviews :

EDIT : Je poste ce chapitre bien plus tard que dimanche (occupé au travail, je n'ai pas eu ma journée de congé mardi =/), et je suis aujourd'hui en rémission du concert de Rhapsody of Fire que j'ai été voir hier. Alors pendant que ma voix est inutilisable, je fais usage de ma plume pour vous écrire ce petit chapitre! Bonne lecture.

DracoRPG : Merci d'avoir attendu patiemment, et voici le prochain, plus rapidement que le dernier en date :P. L'attaque fait plaisir, en effet, à sa manière. Et j'ai rit comme rarement auparavant en voyant ton commentaire. Une belle bévue de ma part, en effet. Le problème étant que même si j'écris un Harry handicapé, il ne l'est pas dans aucune des autres fanfics que je lis. Résultat : Je me le représente par défaut comme marchant correctement, sans l'aide d'une canne. C'est pour ça que j'y fais très souvent référence dans les chapitres, pour que les gens changent leur conception de ce Harry là (marche plus lentement, a plus de difficultés à faire certaines choses, etc.). C'est assez difficile parce que moi-même je n'y pense pas toujours… enfin, j'ai mentionné le charme de silence plus tard, ce qui indique que j'y ai pensé un peu plus tard… disons que McGonagall était pressée et qu'elle ne s'en est pas rendue compte! :P haha

Juju07200 : Merci bien, c'est un commentaire qui fait plaisir. La romance ne devrait pas TROP tarder (en fait oui, mais vous aurez de quoi patienter, c'est promis).

Klaude : Ce ne sont pas autant des potins que des délires dus aux potions anti-douleur, et non elles ne se connaissent pas plus qu'il faut. Katie assiste madame Pomfresh dans ses temps libres, et c'est de là que lui vient l'information. Merci pour la review!

Sheltan : Il est agréable de recevoir de tes reviews à nouveau, et de rien pour l'action :P. Les examens se sont très bien déroulés ( :

Yann : Mm, c'est bien ce que je me disais, j'avais décidé de faire le rappel, au risque de me faire prendre pour un abruti pour avoir débité des choses que tout le monde sait, content que ça ne soit pas tombé dans l'oreille de sourds. Ouais pour le commentaire de la canne, aller voir ma réponse à DracoRPG plus haut : belle erreur de ma part, mais assez comique. Pour le patronus l'idée m'est venue spontanément : Dumbledore devait recevoir une lettre, à l'origine. Et merci, les examens ont très bien été! =D

Clement33 : Oui enfin de l'action! Il était temps, et voici la suite, et les conséquence de l'action :P

Miiss Sadiik : Haha, j'étais certain qu'on crierait au vampire dès que je mentionnerais le sang. Je suis surpris que personne n'en ait parlé, même en blague, quand j'ai parlé de « potion rouge » avant , à plusieurs reprises. J'espère que tu apprécieras le chapitre!

Mimi72 : Jamais de soirée de repos pour les héros! Et sans Rogue, la fin du combat aurait pu être assez différente… Même si Harry pouvait encore faire de la magie, il était dans de beaux draps. Pour Dumbledore, vous verrez dans… quelques chapitres, je crois, ce qui l'afflige. Patientez un peu! ( : Bonne lecture!

Gilderien : Waouh, je n'en crois pas mes yeux! Un nouveau reviewer? Je crois bien. Ce chapitre t'es dédié, Gilderien, pour tes beaux commentaires et ton enthousiasme, et bienvenue dans mon cercle de reviewer! ( : Bonne lecture!

De bals, de duels et de plans

On était samedi, soit deux jours après la rescousse d'Ollivander par l'Ordre du Phénix, plus Harry, même si celui-ci n'était pas apparu dans la presse. Dumbledore avait du réussir à faire taire ces derniers, qui devaient beaucoup au vieil homme et à son élève depuis qu'ils les avaient discrédité plus que jamais, l'année passée. Avec Voldemort de retour et le nouveau ministère, leurs noms avaient arrêté d'être trainés dans la boue, ce qui faisait un bon changement. Cependant, Harry ne voulait d'aucune publicité, qu'elle soit bonne ou mauvaise. Il ne devait pas attirer l'attention de ceux qui lui voulaient du mal en montrant ce qu'il avait appris. C'était le plan sur lequel lui et le directeur s'étaient entendus, et la raison pour laquelle il cachait à tout le monde, même à ses amis, l'étendue de ses vrais pouvoirs. Ron et Hermione eux-mêmes savaient qu'il apprenait des choses auprès du directeur, et trouvaient des raisons pour le reste de leurs camarades, mais ne savaient pas véritablement ce qui ressortait de ses rendez-vous.

Harry avait vraiment de bons amis, ne pouvait-il pas s'empêcher de penser. Le couvrir comme ils le faisaient sans même poser de questions… il n'était pas certain qu'il ne se serait pas mis à fouiner, s'il avait été à leur place.

Enfin, cesse de réflexion sur sa vie. Il était presque dix heures du matin, l'heure ou le petit-déjeuner de fin de semaine arrêtait d'être servi. Harry ferma les robinets, s'habilla de ses vêtements de fin de semaine (un jeans et un pull fabrication Weasley, il commençait à faire froid dans les couloirs), puis se rendit dans la grande salle avec un Ron échevelé, tiré du sommeil il y a seulement une quinzaine de minutes. Il se réveillerait probablement complètement au contact de la nourriture.

Harry mangea rapidement avant que la nourriture ne disparaisse, jusqu'à ce que Dumbledore ne se lève de table.

Tout le monde présent, c'est-à-dire une bonne partie des élèves et tous les professeurs, tournèrent leur tête vers le directeur. La présence de Dumbledore demandait toujours le respect, et personne ne pouvait faire autrement que de remarquer quand il se levait pour faire une annonce. De plus, les gens avaient été intrigués par l'article dans la Gazette du Sorcier, le matin précédent, et aucun des professeurs n'avaient voulu leur en parler. Il y aurait eu une attaque sur le chemin de traverse ayant pour but de kidnapper le fabricant de baguette, et le directeur avait été cité comme présent par les journalistes.

Harry, lui, se demandait bien comment Ollivander s'en sortait. Après tout, la majeure partie de son travail avait été démoli. Les baguettes étaient des objets puissants, mais fragiles, et le combat qui avait eu lieu à l'intérieur avait démoli la plus grande partie de l'œuvre d'une vie.

Le vieil homme avait aussi été blessé, ce qui ne pouvait pas être bon à son âge, malgré la médecine magique miraculeuse. Harry se fit une note mentale de demander à Dumbledore comment allait l'artisan, lors de leur prochain cours.

En parlant de Dumbledore, celui-ci prenait la parole, un large sourire aux lèvres :

« Je crois que presque tout le monde est présent. Le reste des élèves seront tôt ou tard prévenu par les rumeurs et les messages sur les panneaux. Je voulais simplement vous féliciter pour le calme dont tout le monde a fait preuve jeudi, et vous dire que je suis navré d'avoir dû mettre fin au festin d'Halloween plus tôt que prévu. Pour compenser, j'ai pensé, à la suggestion de plusieurs d'entre vous, à faire un banquet de Noël ressemblant à celui du tournoi des trois sorciers! »

La plupart des garçons dans la salle étaient mortifiés, et la plupart des filles riaient. Le groupe de Lavande et Parvati, en particulier, gloussaient comme s'il n'y avait pas de lendemain. Il était assez facile d'imaginer d'où pouvait bien venir la suggestion. Harry vit Ron et Hermione se regarder presque naturellement, puis ensuite rougir et regarder ailleurs. Ceci le fit sourire. Après tout, il n'aurait pas besoin de cavalière : Il ne pouvait pas danser.

Mais le vieux directeur aux idées originales n'avait pas fini :

« Cependant, il y a un piège. Dans le but de soutenir l'unité de l'école, un masque partiel sera distribué à tous et chacun. » Fit-il en montrant un masque qui servait manifestement à cacher la partie haute du visage (yeux et nez). « Vous me direz que ce masque ne cache rien ni personne, mais c'est faux! Ils ont été enchantés pour que même si vos yeux peuvent voir les gens qui les portent, vous ne pourrez pas déterminer leur identité! Vous viendrez sans partenaire, et laisseriez la soirée se dérouler… Bien entendu, vous et vos amis pourrez vous rencontrer avant et savoir comment vous reconnaitre, mais ça gâche le plaisir… » Finit le directeur avec un air légèrement comique qui fit rire tout le monde, lui compris.

Harry trouvait l'idée intéressante. Cependant, tout ceci ne semblait pas être fait pour lui. Sa canne était un signe bien trop reconnaissable pour tout le monde, et il ne passerait pas inaperçu. Néanmoins, l'idée avait du mérite, et beaucoup de style! Il serait amusant de voir comment les choses se dérouleraient. Le directeur n'avait cependant pas encore terminé son discours. Rangeant le masque dans une des grandes poches de sa robe, il continua :

« À minuit, les masques tomberont et les identités seront connues. Vous verrez ainsi, peut-être, que peu importe la maison à laquelle vous appartenez, vous n'êtes pas si différents les uns des autres… »

Le silence accueillit cette déclaration. C'était une phrase bien sage, mais que peut de gens pouvaient comprendre. Poudlard avait tendance à creuser des fossés entre ses maisons en les mettant en compétition constante. Cette coutume avait eu pour but original de pousser les élèves à se surpasser sur une base individuelle, mais avait évolué en une rivalité peu enviable.

Harry était décidément bien triste de ne pas pouvoir participer, même si il ne l'avouerait jamais : c'était un bal, tout de même. Cependant, on dirait que le dicton disait vrai : On ne se rend pas compte de ce que l'on a avant de l'avoir perdu ». L'idée du directeur était très intéressante et amusante pour ceux qui pouvaient comprendre son humour bien particulier, et certains élèves commençaient à se réchauffer face à l'idée. Le ton des murmures commençait à remonter dans la salle entre les élèves excités quand Dumbledore reprit la parole. Le calme se refit instantanément quand le directeur, décidément très volubile ce matin-là, reprit la parole :

« Le bal de Noël n'est pas le seul évènement dont je veux vous parler! J'ai eu l'idée, conjointement avec vos autres professeurs, de remettre sur pied une tradition que Poudlard a cessé de pratiquer il y a bien longtemps, alors que votre estimé professeur Flitwick était en voie de devenir champion des duels. C'est un tournoi de duels en un tour qui sépare les élèves en trois groupes : Les premières et deuxièmes années ensemble, les troisième et quatrième pareillement, et les cinquièmes, sixièmes et septièmes années ensemble. Le tournoi se déroulerait sur une fin de semaine entière, au retour de vacances de Noël. »

Les élèves recommençaient à s'exciter dans la salle. Tous n'étaient pas assez vieux pour se souvenir du club de duels de Lockhart, mais l'histoire avait du faire le tour de l'école des centaines de fois, excluant plus souvent qu'autrement les habiletés de fourchelangue d'Harry, ce dont il était reconnaissant. De plus, les élèves étaient toujours bien heureux de pouvoir se mesurer à leurs pairs.

« Bien entendu », continua le directeur, « les inscriptions se font sur une base volontaire. Sachez cependant que participer vous donne 5 points pour votre maison. Gagner votre catégorie vous rapporte 20 points. Les champions des deux plus jeunes catégories se font ensuite face, et le gagnant gagne 50 points. Il en va de même quand le gagnant de ces deux duellistes affronte le gagnant de la catégorie d'âge la plus élevée. »

Les élèves étaient décidément très agités ce matin-là, et le directeur sembla s'en rendre compte. Il termina rapidement par la plus grande nouvelle à date :

« Cette année, nous avons fait un petit changement qui pourrait s'avérer intéressant! Le gagnant de ses trois catégories affrontera en duel le professeur qui aura gagné le petit tournoi amical des enseignants, qui se déroulera en parallèle. Ainsi, vous pourrez apprendre en regardant autant qu'en faisant. Si l'élève venait à gagner contre l'enseignant, sa maison gagnerait 100 points. »

Les tables devinrent à ce moment là très bruyantes, et Dumbledore se rassit, conscient qu'il ne pourrait plus reprendre la parole.

Des duels, voila qui était intéressant. Il ne pouvait pas danser ou passer inaperçu lors du bal, mais il pouvait certainement jauger son niveau par rapport à celui de ses camarades de classe. Cela dit, peut-être que Dumbledore ne voudrait pas qu'il révèle ses vraies capacités… il faudrait voir avec le vieux directeur. Son prochain cours serait le mardi, il en profiterait pour poser quelques questions.

Le bal et le tournoi furent les sujets principaux parmi la population étudiante lors des jours qui suivirent. Ils avaient beau être à peine début novembre, tout le monde commençaient à envoyer des bons de commande par hibou pour leur tenue de soirée, ou à réviser leur répertoire de sortilèges pour apporter points et renommée à leur maison.

C'est dans un flou de conversations, de cours, de pratique de quidditch (le match contre Poufsouffle aurait lieu dans deux semaines) et encore de cours qu'Harry arriva devant la porte de la salle sur demande. Il y entra rapidement, ne voulant pas que des étudiants de passage ne l'aperçoivent.

Le directeur lui fit une fois de plus chaleureux accueil. La salle contenait seulement une plateforme de duels et deux petits fauteuils. Dumbledore était assis dans l'un d'eux et demanda à Harry de faire de même.

« Bonsoir Harry, un bonbon au citron? »

Harry accepta de bon cœur, se rappelant toujours de la fameuse leçon qu'il avait apprise plus tôt dans l'année. Dumbledore commença à répondre à certaines de ces questions avant qu'il ne les pose :

« Garrick a été caché dans les quartiers généraux de l'ordre, grâce à ton intervention rapide. Il n'a souffert d'aucune blessure grave, seulement un petit coup à la tête… et maintenant que Voldemort la veut, il ne peut plus la montrer. Il a cependant accepté de mettre ses connaissances magiques considérables au service de l'ordre. »

Harry acquiesça, soudainement un peu mal à l'aise face à cette soirée d'Halloween ou il avait forcé, rien de moins, Dumbledore à l'amener avec lui. Le vieil homme sembla se rendre compte de son malaise. Il soupira, puis reprit :

« Je ne t'en veux pas pour ton initiative, Harry. J'ai simplement toujours eu peur pour ta sécurité, et quelques sortilèges défensifs ne changent rien à cela. Cependant, l'entrainement que je te fais subir n'est pas sans but, et tu l'as démontré l'autre soir. Si tu n'avais pas été là, les choses se seraient déroulées très différemment, et probablement en mal… Je suis prêt à accepter que ta place est avec nous, dans le feu de l'action, mais tu dois comprendre qu'il est difficile pour moi de mettre un de mes élèves, qu'il soit l'Élu de la prophétie ou pas, en danger. »

Harry était touché par ce commentaire, et se contenta d'acquiescer de la tête encore une fois. Il savait que le directeur tenait à lui et à sa santé. Qu'il mette ses peurs de côté assez longtemps pour le considérer comme un adulte, un égal, lui faisait chaud au cœur. Harry se détendit un peu, mais changea le sujet de conversation rapidement :

« Professeur… à propos du tournoi de duels, est-ce que… » Harry laissa sa phrase en suspens, sachant que le vieil homme savait ce qu'il voulait dire. Après tout, tout tournait autour de ce plan, pour le moment.

Dumbledore lui sourit de toutes ses dents (qui étaient toutes présentes et en bonne santé, malgré son âge avancé, ne put s'empêcher de remarquer le jeune homme) avant de lui répondre :

« Ha, vois-tu Harry, mes plans ont changé! »

Harry fut surpris de cette affirmation. Qu'est-ce que ça pouvait bien dire?

Le directeur expliqua :

« La gazette du sorcier n'a peut-être pas fait état de ta présence sur le chemin de traverse, mais la nouvelle s'est définitivement rendue à Voldemort. Selon Severus, à l'heure qu'il est, il me croit sénile et toi, une proie facile. »

Dumbledore semblait content du fait qu'il soit une proie facile… parce qu'à son niveau, face au seigneur des ténèbres, c'était bien ce qu'il était…

« J'ai alors décidé de mettre en application un plan plutôt simple qui nous donnerait assez de temps, et te protégerait indirectement. Je veux faire peur à Tom… »

« Peut à Voldemort? » l'interrompit Harry, dubitatif.

Dumbledore se contenta de rire légèrement.

« Oui Harry, peur. Tom ne ressemble peut-être plus à un homme. Son cœur est peut-être pourri et corrompu, et sa magie changée à jamais par les rituels sombres qu'il a utilisé. Il a beau être complètement étranger à l'amour et à la compassion, mais Voldemort a toujours peur de mourir. »

Harry resta silencieux un instant. En quelque sorte, ce modèle de pensée collait bien à l'homme tordu et dénué de tout ce qui était bon qu'était Voldemort. Après tout, tout ce qu'il l'avait fait, il l'avait fait pour échapper à la mort.

« Comment comptez-vous accomplir ça? C'est bien connu, vous êtes le seul qui ne lui ait jamais inspiré la crainte… » Commença Harry.

« Et c'est là que tu as tout faux, Harry. Pourquoi Voldemort prendrait-il la peine d'éliminer lui-même un bébé âgé d'un tout petit peu plus qu'un an? La prophétie fait peur à Voldemort, Harry, et il ne la connait même pas en entier… TU lui fais peur, parce que tu menaces sa pérennité. »

Harry se tut, considérant ce que le directeur venait de lui dire, puis reprit la parole.

« Mais… je ne peux pas faire peur à Voldemort… je ne suis même pas près de son niveau, où du votre, si je … »

Dumbledore coupa le jeune homme une fois de plus, l'empêchant d'extérioriser sa prochaine pensée. Si je le serai un jour…

« Harry, tu n'est pas encore prêt à l'affronter, c'est vrai. Cependant, nous pouvons lui faire croire que oui… Je veux que tu entres dans ce tournoi et que tu vainques tous les camarades de classe qui te seront présenté. Ceci devrait t'être relativement facile. Tu es plus puissant et à plus d'expérience de combat qu'eux. »

Que Dumbledore le considère plus puissant ou expérimenté que les jeunes de son âge lui remontèrent un peu le moral. Cependant… »

« Monsieur, j'ai tout le respect du monde envers notre qualité d'éducation à Poudlard, mais en quoi est-ce que le fait que je peux vaincre des élèves de quinze à dix-sept ans peut faire peur à Voldemort? »

« Ha mais c'est là que réside tout l'intérêt du plan! Vois-tu, je vais participer au tournoi moi-même, étant un membre du corps enseignant, après tout… Ce n'est pas très juste, mais je vais disposer assez rapidement de tous les professeurs, sans vouloir me vanter, et nous pourrons leur présenter un petit duel d'exhibition, toi et moi… »

Harry réfléchit quelques minutes, puis comprit et dit :

« Un combat chorégraphié? » Un plan très serpentardesque!

« Exactement! » s'exclama le directeur en souriant. Pour garder les apparences, il va tout de même falloir que nous arrivions à peu près égal, pour laisser planer le doute, et je crois savoir comment faire ça… Il ne serait tout de même pas très bon que je perde mon effigie de chef de la lumière, même si c'est capital pour garder Tom loin de toi… »

Harry sourit, à présent qu'il comprenait l'idée. S'il était Voldemort et apprenait qu'Harry Potter, l'enfant de la prophétie, pouvait tenir tête à Albus Dumbledore dans un duel, il serait probablement empli de doute. Ce plan pouvait fonctionner!

Dumbledore se leva, à nouveau plein d'énergie, et un pantin de bois apparut sur la piste de duels. Le vieil homme lui fit signe de monter.

« La seule chose que je ne veux pas révéler à l'ennemi est ta capacité à faire de la magie sans baguette, car ça peut toujours être un atout majeur, grâce à l'effet de surprise… Vu que tu as maitrisé les quatre défenses élémentales et acquéri de bons réflexes de protection, je vais te montrer les attaques de base élémentales, et nous pourrons ensuite continuer un peu plus loin. »

Le jeune homme acquiesça joyeusement en montant sur la plateforme, heureux d'apprendre de nouveaux sortilèges.

« Nous allons commencer par l'élément du vent, si tu veux bien. Tu sembles avoir maitrisé la protection de vent assez vite, comme les autres d'ailleurs. La magie du vent est basée sur deux éléments : la foudre et le vent lui-même. Les attaques de base nécessitent des mouvements simples et peu d'énergie, tout en déployant une certaine puissance. Le premier sort que je veux t'apprendre est celui du javelot de foudre. La baguette esquisse un petit éclair horizontal de gauche à droite, et la formule est « Shochraos Yesol ». Les deux syllabes du premier mot doivent être prononcées en même temps que les deux premiers segments de l'éclair, et le « yesol » en même temps que le troisième. Tant que tu as encore besoin de l'incantation et des mouvements, bien entendu… »

Harry se concentra et répéta le mouvement de baguette quelques fois en murmurant la formule pour s'assurer qu'il ne la prononcerait pas mal. Puis vint le temps d'essayer.

Harry fit face au mannequin de bois et se concentra. Il pouvait sentir sa magie. Surprenaient, le fait de ne plus avoir de baguette l'avait rendu beaucoup plus sensible et performant en terme de magie, et il réussissait assez souvent ces sortilèges de magie élémentale du premier coup, même s'ils n'atteignaient pas leur pleine puissance avant d'avoir été pratiqués plusieurs fois.

« Shochraos Yesol! » prononça-t-il distinctement, en se concentrant sur le mouvement de sa baguette.

Un trait de lumière blanche jaillit de sa baguette et se déplaça a une vitesse hallucinante, s'écrasant… sur le mur derrière le mannequin. Laissant une grande marque noire sur celui-ci dans un petit bruit de tonnerre. Il s'était tellement concentré sur le mouvement vertical que, à la fin de son incantation, la magie avait agit seule et avait suivi le conduit de sa baguette, qui n'était plus pointée sur le mannequin à cause du mouvement particulier, mais bien vers le mur.

Dumbledore semblait retenir un rire, et lui fit signe de recommencer.

Harry prit grand soin de placer sa baguette légèrement à la gauche du mannequin.

« Shochraos yesol »

Le javelot de lumière partit dans la bonne direction, cette fois-ci, et frappa le mannequin qui fut soulevé de terre et projeté sur près de deux mètres, sévèrement brûlé. Sans nécessairement tuer, ce sortilège ferait certainement en sorte que ses adversaires ne se relèveraient pas sans aide médicale.

« Parfait! » fit Dumbledore pendant que le mannequin se relevait et se réparait de lui-même, revenant à sa place d'origine. « Le sortilège de base associé au vent maintenant : C'est un coup de vent fort qui ne fait pas directement de dommages, mais peut projeter des ennemis loin de toi, assez souvent même au travers de simple boucliers. Le mouvement est simplement un coup sec vers l'avant, et la formule est « suaco donotreska ». Essaie de projeter le mannequin sur le mur. »

Harry repassa par sa petite révision du mouvement et de la formule, puis refit face à l'homme de bois devant lui.

« Suaco Donotreska »

Il y eut un coup de vent, comme une masse compacte qui sortait de sa baguette, mais il se dissipa avant d'atteindre sa cible et le mannequin se contenta de tituber vers l'arrière de quelques pas. Un résultat assez peu satisfaisant.

« N'oublie pas, Harry, c'est l'intention et la visualisation qui compte le plus, en magie… » dit le directeur de sur le côté de la scène.

C'était vrai, et Harry l'oubliait assez souvent. Il visualisa le résultat et voulut le pauvre homme de bois qui ne lui avait rien fait au sol, puis prononça :

« Suaco donotreska »

Cette fois-ci, la masse d'air, même si elle se dissipa un peu, garda sa consistance et frappe le mannequin qui alla s'écraser au sol, juste un peu devant le mur. Pas le résultat escompté, mais déjà beaucoup mieux que le premier essai.

« C'est bien. Nous reviendrons sur celui-ci dans nos prochaines leçons. J'ai encore beaucoup de choses à te montrer ce soir, et nous devons commencer à monter notre petite pièce de théâtre » fit Dumbledore en souriant, visiblement satisfait des progrès de son élève.

« Nous allons maintenant faire la terre, parce qu'il n'y a qu'une attaque de base qui y est associée : Les dagues de pierre. Il faut dessiner dans les airs deux traits verticaux qui vont envoyer deux projectiles de roche tranchante l'un après l'autre. L'intérêt de ce sort est de détruire les boucliers magiques faibles avec le premier projectile afin que la deuxième dague touche aisément. La formule est « edar beetnekil ». Un trait par mot de l'incantation, ce qui rend le second légèrement plus long que le premier. La longueur des traits et de l'incantation détermine la différence de temps entre les deux projectiles. Ensuite, tu pourras contrôler ces facteurs mentalement au moment de lancer le sortilège. »

Après quelques minutes de préparation, Harry lança le sort :

« Edar beetnekil ! »

Au lieu de sortir de sa baguette, deux dagues de pierre se matérialisèrent dans les airs à l'endroit où il avait dessiné les deux traits. Viser avec ce sortilège était beaucoup plus facile qu'avec les mouvement associés à la magie de l'air, et les deux dagues frappèrent le mannequin. Cependant, la première se brisa simplement contre le torse de bois et la seconde rebondit sur l'épaule, étant légèrement hors de son trajet.

« Ce n'est pas mal » Intervint Dumbledore, « c'est juste un manque de puissance derrière l'incantation. Les sorts de la terre ont tendance à nécessiter plus de puissance que les autres, comme ceux du feu. C'est aussi pourquoi les sorciers les plus puissants sont souvent choisis par ces éléments » dit-il, faisant probablement allusion à lui-même. « Tes dagues auraient probablement blessé un être humain fait de chair, mais essayons encore une fois. »

Harry réessaya :

« Edar beetnekil » dit-il avec plus de force et de conviction, maintenant une prise plus assurée sur sa magie, cette fois.

Les dagues de pierre remplirent leur office et se plantèrent toutes deux dans le torse et la jambe du mannequin, respectivement. Il avait encore un peu de difficulté à viser le second projectile, mais il semblait s'améliorer. Il adorait cette manière d'enseigner qu'avait Dumbledore. Il le laissait faire des erreurs le premier coup, et il l'avait presque parfaitement sur le second essai à chaque fois.

« Superbe » s'exclama Dumbledore pendant que le mannequin extirpait les projectiles de pierre tranchante de son corps de bois et se reformait. La vision était assez déconcertante. « Nous allons passer à l'eau, puisque je veux garder le feu pour la fin. L'eau est similaire au vent car elle se manifeste sous deux forme : l'eau elle-même et la glace. La glace conduit assez mal la magie, cependant, et c'est pourquoi un bouclier de glace est très peu approprié dans la majeure partie de cas. La glace casse car elle n'est pas suffisamment magique pour absorber l'énergie arcane. Je peux moi-même en créer un pour quelques secondes et le faire tenir, mais il se brise inévitablement comme de la glace normale. »

Dumbledore reprit son souffle et se concentra sur le sujet même, la parenthèse terminée :

« Le sortilège pour la glace se nomme « La lance de glace » et permet de percer quelque chose, ou quelqu'un, avec un épieu de glace qui empêche la cautérisation ou la guérison rapide. Si le projectile rate sa cible, la lance se brise en plusieurs éclats qui peuvent quand même causer quelques dégâts, même si c'est plutôt d'ordre superficiel. Il n'y a pas de mouvement, mais la baguette doit rester ferme dans la main du lanceur de sort, et la formule est « xarzith ner ».

Harry prit quelques instants pour se concentrer, confiant de son succès grâce à sa maitrise des sortilèges précédents, et lança :

« Xarzith ner »

Le trait de glace pointu fusa de sa baguette tenue fermement et frappa la cible, éclatant comme les dagues de pierre avant elle. À son troisième essai, car les sortilèges de l'eau lui venaient moins aisément (étant l'élément contraire au feu, son élément primaire), il réussit à obtenir un résultat satisfaisant : la lance de glace, qui ressemblait vraiment plus à un stalactite qu'à autre chose, se planta dans le ventre de bois. Comme son éclair, sans tuer directement, cette attaque pouvait être très difficile à essuyer.

Ils passèrent ensuite à l'autre sortilège de l'eau, qui ressemblait un peu à l'aguamenti. Fait plus pour distraire l'adversaire par un fort jet d'eau et ne visant pas à blesser, il fut rapidement laissé de côté. Le mouvement était un tourbillon et la formule « pab vaess ».

Il ne leur restait plus qu'un élément, et celui qu'Harry redoutait le plus. Son propre élément de prédilection, le feu. Le simple bouclier avait été d'une grande complexité à produire et surtout à maintenir. Il pouvait difficilement concevoir passer plusieurs semaines sur un autre sortilège du feu, pour la simple et bonne raison qu'il serait probablement plus puissant.

« Alors, le dernier sortilège, celui de l'éclat de feu. » Commença Dumbledore, « C'est un sortilège qui a une cible unique, ou un petit éclat de feu frappe la cible et la brûle sévèrement, sans la tuer cependant. C'est une attaque qui sert à blesser et mettre hors combat un adversaire, ou encore à détruire certaines protections. Le mouvement de baguette ressemble vaguement à un W, et la formule est « ixen sart ».

Harry prit un plus long moment pour se concentrer et avoir une prise très serrée sur sa magie. Si sa maîtrise du bouclier était une bonne indication, il fournirait trop de puissance au feu qui la décuplerait, et le pauvre mannequin serait gravement brûlé.

Qui ne tente rien n'a rien.

« Ixen sart » Dit-il en se concentrant le plus possible pour garder le débit de sa magie stable et le plus faible possible.

La magie du feu avait d'autre plan. Aussitôt le sort incanté, le feu prit de l'ampleur et ce n'est pas un éclat, mais un jet continu et considérable qui oscillait entre le bleu et le blanc qui engouffra toute la piste de duels devant lui.

Harry recula rapidement, de peur que le feu vorace ne se propage sur l'arène en bois, mais Dumbledore avait réagi plus rapidement, et son sortilège de pluie éteignit le feu au bout d'un assez long moment.

Le vieil homme se retourna vers Harry.

« Je crois qu'il est temps que nous passions à autre chose pour aujourd'hui, nous reviendrons sur tous ces sortilèges pour que tu les maitrises tous parfaitement éventuellement. Pour l'instant, qu'est-ce que tu dirais si nous préparions notre petite chorégraphie? J'ai eu une idée, je pourrais commencer par… »

Assis dans les fauteuils ou debout sur la piste, ils essayèrent plusieurs combinaisons de sortilèges et de stratégies toutes plus inventives les unes que les autres. Après plusieurs discussions et minutes de réflexion, ils mirent toutes les idées sur papier. Aucun pouvoir ne serait retenu, ce jour-là. Un vrai spectacle attendrait les élèves et enseignants de Poudlard.

Le cours, incroyablement informatif et amusant selon Harry, arriva bientôt à sa fin, et le directeur sembla s'en rendre compte.

« Il faudrait que tu rentres chez les Gryffondor, Harry, ou ton absence va être remarquée et notre estimé concierge ne serait que trop heureux de t'attraper après les heures … »

Harry acquiesça, souhaita une bonne nuit à son mentor, puis se dirigea vers la porte de son pas claudiquant.

« Harry », reprit le directeur, « Je crois aussi que tu aurais tort de ne pas venir au bal, même si ta canne te trahi. Et avant que j'oublie, tu devrais lire les derniers chapitres du livre à la bibliothèque. Madame Pince le garde toujours en réserve pour toi, et je crois que tu trouverais probablement le sujet très informatif. »

Harry se figea. Il n'avait pas parlé du bal à son directeur. Mais encore, quand est-ce que Dumbledore ignorait quelque chose? Harry haussa les épaules, décidé à prendre le deuxième conseil à cœur, à défaut du premier.

Il acquiesça une fois de plus et se dirigea vers la tour de gryffondor pour une nuit de sommeil bien méritée.

Note : Ouf! Ce chapitre a été drôlement long à écrire! Mais le plan était important et nécessitait beaucoup d'explications, et j'adore créer de nouveaux sortilèges! J'espère que vous aurez apprécié le lire autant que j'ai apprécié l'écrire!

MarcheMort