Bonsoir à tous et à toutes!
Me revoilà avec un nouveau chapitre qui parait plus rapidement que le dernier, vous en conviendrez… Je suis malheureusement de retour au travail, mais encore en vacances scolaires, et j'ai encore SIX chapitres à dédier à mes lecteurs depuis les reviews du chapitre passé. Résultat : J'essaierai de les faire paraitre assez vite, c'est-à-dire plus rapidement que mon rythme de un par mois des deux derniers mois =/
Sur une autre note, j'ai compilé tous mes chapitres sans mes notes d'auteur dans un seul document pour voir de mes propres yeux l'ampleur de ce que j'avais écrit. Le résultat est surprenant! Avec 90 790 mots et 27 chapitres, ma fanfic fait l'équivalent en format livre de poche d'une œuvre de 412 pages! C'est beaucoup plus que ce que je me souviens avoir écrit, en tout cas…
Allons, voici les réponses aux reviews du dernier chapitre, qui ont encore dépassé le cap des 10, si je ne m'abuse! Merci encore à tous ceux qui commentent et bonne lecture!
Belias, je suis désolé du délai pour la dédicace de chapitre, mais voici le tien! Bonne lecture!
Réponses aux reviews :
Yann : Je sais je sais, j'ai pas été très rapide, mais j'essaie de m'améliorer! :P… et oui, au début il ne devait y avoir qu'un fidelitas, mais c'est encore plus drôle comme ça. L'idée m'est venue en écrivant le chapitre ( :
Sheltan : Trop cool! Gemmell est un de mes auteurs préférés! Dommage qu'il ait rendu l'âme il y a quelques années… Bonne lecture à toi :P
Klaude : J'avais reconnu ton écriture même si tu apparaissais sous le nom d'invité, ça prouve bien que tu es un de mes reviewers les plus ancien et fidèle au poste! Et effectivement, Harry s'y connait en situations gênantes…
Rosalieemmamailie : Hehe, peut-être pas juste pour ça! Enfin, oui, mais peut-être avec des motifs ultérieurs! … ou pas, c'est à moi de le savoir, et à vous de vous le demander :P. Merci encore pour ta review, et je te promet ta dédicace de chapitre éventuellement! Bientôt, c'est promis :4
Guest : Arf, problèmes de connection? Dommage que je ne puisses pas savoir qui tu es. Pour ce qui est du fidelitas, ce sera expliqué dans ce chapitre, en partie du moins. Je me suis basé sur un auteur de fic que j'avais lu il y a quelques mois qui avait une utilisation et une exécution du fidelitas assez particulière, que j'appréciais beaucoup. C'est donc celle-là que j'ai appliqué à mon histoire, et tout fera un peu plus de sens dans ce chapitre. Bonne lecture!
Eustache : Heuu vous ne saurez pas COMMENT elle se débrouille avant qu'Harry n'y pense lui-même, c'est un choix que je fais de laisser planer le mystère sur ce sujet jusqu'à au moins le bal! Bonne lecture à toi!
Dumby95 : Ho heu, salut nouveau lecteur! Voici qui me rajoute un chapitre à faire en vitesse pour le dédicacer ) :
Mais non, je blague. Merci beaucoup pour ta review très flatteuse et bienvenue parmi mon cercle de reviewers! J'aime mieux Dumbledore comme ça moi aussi, même si j'ai eu ma passe de manipulations et tout. En fin de compte, il n'est peut-être pas aussi terrible que plusieurs personnes le dépeignent :4… Je suis content que tu apprécies, et ton chapitre arrive dans… quelques chapitres, désolé ) : . En attendant, bonne lecture!
Guest no.2 : Merci bien, et voici la suite! Bonne lecture.
Miiss Sadiik : Merci bien :P… et pour ce qui est de l'accompagnement, c'est bien ce qui est spécial! Ils ne savent pas avec qui ils passent la soirée, avant la tombée des masques à minuit! Je sais, les détails sont loins dans votre mémoire, avec le temps que je prend pour publier :P
Mimi72 : Haa que de mystères. Croyez-moi, même en ayant l'idée finale en tête, figurer comment est-ce que tout pourrait être possible par magie a été très difficile. Le bal et les duels ne sont pas pour tout de suite, mais on y arrive très rapidement. Je crois cependant que ce chapitre va assouvir ta curiosité… Si je me souviens bien, tu te demandais ce qui arrivait au directeur. Bonne lecture!
Pfiew. Répondre à toutes vos reviews est plutôt long, mais il n'y a pas d'activité plus gratifiante! Continuez de lire et de commenter!
Des histoires du passé
Deux semaines s'étaient écoulées depuis le tour de force d'Harry, et les progrès s'étaient fait sentir, autant dans son apprentissage de la danse que l'avancement du duel factice avec le directeur. En réfléchissant à quelles extrêmes il avait du en arriver pour qu'il lui soit possible de danser, Harry secoua la tête et fut secoué par un rire silencieux. C'était véritablement une de ses idées les plus tordues jusqu'alors, mais le jeu en valait la chandelle.
La jeune McGregor avait fait des progrès constants dans ses cours de défense, et quittait les cours d'elle ne savait trop quoi toujours très confuse, ne se souvenant pas de ce qu'elle avait fait entre les quatre murs de la salle sur demande. Elle n'avait pas demandé, mais Harry prévoyait faire tomber le fidelitas une fois son but atteint, pour qu'elle se souvienne que tout avait été possible grâce à elle.
Sur le plan relationnel, Harry tentait de passer plus de temps avec ses deux vieux amis, et ils étaient même allés visiter Hagrid entre deux révisions. Il avait un peu délaissé tout ce beau monde, une fois que tous ses soirs de semaine avaient été pris en plus de la majeure partie de son dimanche. Ses deux amis ne s'étaient jamais reparlé du baiser qu'ils avaient échangé, d'après ce qu'Harry avait pu tirer de son meilleur ami, et il avait hâte qu'ils règlent la situation entre eux. Même si leur relation n'était pas redevenue celle d'il y avait quelques mois, le malaise était palpable dans l'air par moments. Il fallait leur faire confiance pour laisser trainer ce genre de trucs aussi longtemps…
Le fidelitas avait été difficile à comprendre, car il demandait une connaissance théorique avancée. Heureusement, le directeur prenait souvent des pauses pendant leurs cours pour expliquer plusieurs mécaniques de la magie, et Harry se retrouvait avec une connaissance respectable sur la manière dont celle-ci fonctionnait.
De plus, le sortilège du fidelitas fonctionnait comme plusieurs sortilèges druidiques, c'est-à-dire avec l'intention au dessus de tout. Il fallait aussi spécifier que plus le secret à protéger n'était évident ou pesant, plus le sortilège serait difficile à lancer et nécessiterait une grande puissance. Le fait qu'il apprenait à danser n'était pas exactement un secret capital, et lancer le sort n'avait été qu'une formalité au point de vue de la puissance magique.
Dumbledore ne lui avait pas reparlé du chapitre qu'il lui avait demandé de feuilleter, et Harry prit cela comme un signe qu'il avait eu raison dans son interprétation du message subtil du directeur. Non, le vieil homme et lui travaillaient sur quelque chose de bien plus grandiose que quelques cours de danse et un bal. Ils travaillaient sur leur duel deux heures par séance, une heure de théorie et de tempêtes d'idées, et une heure d'application et de répétition, comme une danse synchronisée exécutée avec minutie.
Le vieil homme avait été une source inépuisable d'idées et de stratégies à appliquer lors d'un duel. Au vu de son âge, ce n'était pas étonnant, mais tout de même impressionnant. Tout y passait : magie druidique, esquive, contre-attaques, transfigurations, enchantements, conjuration, conjonction de plusieurs sortilèges. Harry se concentrait pour absorber cet afflux d'information qui en dehors du faux duel pourrait sans aucun doute lui sauver la mise un jour, et ajoutait une de ses idées par-ci par-là.
Ils venaient justement de terminer une de leurs séances d'entrainement et Harry et le directeur marchaient vers l'escalier qui mènerait Dumbledore aux étages inférieurs. Le directeur semblait fatigué comme souvent dans les derniers mois, mais se tenait droit et marchait d'un bon pas. Harry avait remarqué que le vieil homme prenait souvent ce teint grisâtre après avoir utilisé beaucoup de magie, comme il le faisait dans leur préparation au faux duel.
Le mentor et l'élève se séparèrent devant les escaliers, Harry en direction de sa salle commune, car le couvre-feu avait déjà été sonné, et Dumbledore vers son bureau. Leurs souhaits de bonne nuit échangés, ils partirent chacun de leur côté.
Harry avait atteint le portrait de la grosse dame quand il entendit une cacophonie métallique en provenance d'un des étages inférieurs. Ça sonnait comme un bruit de combat, et le jeune homme ne voulait prendre aucune chance. Il rebroussa donc immédiatement chemin et prit les escaliers le plus vite qu'il put.
Les bruits provenaient du bas de l'escalier au troisième étage. Ce que vit Harry le laissa pantois.
Au sol, Dumbledore contrôlait une armure de métal ornant les corridors de l'école qui le protégeait des multiples sortilèges lancés par une grande silhouette encagoulée. L'attentat pendant la pratique de Quidditch plusieurs semaines auparavant lui revenant en tête, Harry lança un sort de stupéfixion dans le dos de son nouveau et peut-être ancien adversaire.
Celui-ci le vit venir, d'une manière qu'Harry ne put qu'imaginer, et le renvoya dans un mur. Plusieurs sortilèges et maléfices fusèrent vers le jeune homme qui érigea une barrière de vent qui absorba la pluie de lumières magiques.
L'assaillant était rapide et dangereux, et visiblement très expérimenté. Harry ne semblait pas pouvoir le prendre de vitesse et se contentait de la défensive. Dumbledore avait probablement été surpris, mais il se relèverait très bientôt et le combat serait terminé. Harry n'avait qu'à tenir le coup.
Il avait vu juste. Le vieil homme au teint grisâtre et à la mine piteuse se releva avec des éclairs dans les yeux et lança la contre offensive. L'inconnu murmura quelque chose et Harry se retrouva incapable de respirer pendant quelques instants.
Heureusement, l'attention de l'assassin avait été détournée, et Harry se concentra quelques instants pour faire disparaitre les effets du maléfice, comme le directeur le lui avait appris lors d'une de leurs dernières séances. Le truc tout simple de magie sans baguette allait définitivement être utile et impressionnant à utiliser lors de leur moquerie de duel.
Le temps que l'air revienne complètement en lui, Harry observa le duel devant lui. Le vieil homme fatigué se battait toujours aussi bien, juste avec très peu d'efficacité et des sorts de bas niveau. Sans doute était-il très fatigué, ce qui permettait à son adversaire de rivaliser en vitesse de déplacement et de fréquence des sorts. Harry prit une grande inspiration, décidé à faire en sorte que son sortilège fonctionne pour lui. Il avait besoin de quelque chose de puissant, et vite. Le directeur fatiguait plus vite que son opposant, et l'aide était longue à venir.
« Ixen Sart »
Il avait prononcé la formule pour être certain de bien lancer le sortilège, et son vœu fut exhaussé pour la première fois. L'éclat de feu frappa de plein fouet la sombre figure et la précipita à terre. Rien de tel qu'une situation de danger pour que son élément se mette à fonctionner comme il le devrait.
Une fraction de seconde à peine après s'être embrasé, les flammes disparaissaient et l'inconnu, voyant qu'il était en situation défavorable, se mit à courir à toutes jambes dans le corridor. Harry tenta deux sortilèges de stupéfixion qui ratèrent de peu la cible mouvante, et se retourna vers le directeur.
Celui-ci ne semblait pas blessé, mais respirait difficilement tout en s'accoudant, assis au bas des escaliers. Harry voulait poursuivre son opposant qui s'éloignait à chaque seconde. Il l'avait vu tourner à gauche au coin, ce qui le précipiterait inévitablement vers une fin de couloir avec une grande fenêtre.
Il entendit de forts bruits de pas et vit la silhouette de McGonagall se diriger vers eux depuis le premier étage. Il regarda brièvement le directeur qui hésita, puis lui fit un signe positif en hochant la tête.
Ni une, ni deux, Harry était parti dans le couloir. Ces chances d'attraper qui que ce soit à la course étaient très minces, mais d'un autre côté, le fuyard ne pourrait tout de même pas sauter par la fenêtre du troisième étage, non?
Frustré par son manque de vitesse et souhaitant se retrouver plus vite au côté de la grande fenêtre au bout du couloir, Harry ne se rendit pas compte de la distance couverte et, dans une grande sensation de chaleur bienfaitrice, se retrouva devant le malfaiteur.
Celui-ci était en train d'agrandir magiquement un balai qu'il avait sorti de sa poche.
Inutile de dire, le jeune homme ne le laisserait pas faire ça.
« Expulso! »
Le sort d'expulsion à bout portant aurait du précipiter l'homme, car Harry était presque certain qu'il s'agissait du même que la dernière fois, dans le mur. Cependant, celui-ci bougea à très grande vitesse et quand le sortilège le frappa, il se trouvait déjà devant le vitrail, qui éclata en milles morceaux sous le poids de l'intrus et sa vitesse. Plus bas, on entendit un poids frapper le sol et un juron, puis plus rien.
Harry resta interdit quelques instants devant la fenêtre brisée, appuyé sur sa canne. Cet homme était soit très rusé, soit très stupide. Malheureusement, il se voyait obligé de miser sur le premier.
Il fit demi-tour et retourna au coin du couloir. En arrivant auprès des escaliers ou la professeur de transfiguration aidait le directeur à se tenir debout, il lança :
« Il est sorti par la fenêtre, je n'ai pas pu l'arrêter, mais il est très probablement blessé et encore dans l'enceinte de l'école »
McGonagall, qui ne l'avait pas aperçu avant, avait un air surpris et légèrement contrarié de n'être au courant de rien.
« Potter, vous devriez retourner… » Commença-t-elle, visiblement pour lui dire que le couvre-feu était tombé depuis bien longtemps déjà.
« Laissez, Minerva » l'interrompit la voix faible et fatigué du directeur, « rassemblez tous les professeurs et faites une battue des terres. Il faut trouver cet intrus. Harry, suis moi s'il-te-plait… »
La directrice adjointe sembla indécise pendant quelques instants, voyant visiblement que le vieil homme n'allait pas bien, mais se décida à obéir aux ordres et partit immédiatement vers les donjons, envoyant un patronus chat vers les étages supérieurs.
Le vieil homme prit appuis sur l'épaule à Harry et dit d'une voix presque inaudible :
« Allons à mon bureau, je vais avoir besoin d'une de ces merveilleuses potions… »
C'est ainsi qu'ils descendirent un autre étage et se trainèrent devant les gargouilles qui protégeaient l'entrée du bureau du directeur.
« Crème Canari » fit Harry, se rappelant du dernier mot de passe en date. Il était encore actuel, car les gardiens artificiels firent un pas sur le côté, donnant accès à l'escalier tournant.
Une fois dans le bureau, le vieil homme s'assied dans sa chaise habituelle et fouilla les tiroirs du bureau pendant quelques secondes avant d'en faire sortir une fiole au liquide rouge sang qui n'était pas inconnue à Harry. Il ouvrit fébrilement le bouchon avec des mains tremblantes et but avidement le contenu.
Comme la dernière fois, la potion sembla le calmer et le fortifier, mais seulement un peu. Probablement parce que son état était bien plus déplorable que la dernière fois. Cependant, il semblait capable de cohérence et de parole, même si le teint malade et l'air faible restaient.
Le vieil homme prit enfin la parole :
« Viens Harry, assied-toi. Je crois qu'il est temps que je donne certaines explications… »
Harry n'aimait pas ces mots dans la bouche de son directeur. La dernière fois, il lui avait annoncé une prophétie qui allait changer non seulement sa vie, mais celle du monde sorcier en entier.
« Ne t'inquiète pas » fit le vieil homme comme s'il lisait ses pensées, « ce n'est rien qui te concerne directement, même si je vais éventuellement avoir besoin de ton aide… »
Harry consentît enfin à s'assoir et regarda fixement son mentor. Il avait plusieurs questions, mais laisserait parler le directeur avant de les poser.
Dumbledore prit une grande inspiration et reprit la parole :
« Comme tu le sais, j'ai moi-même eu mes jours de gloire face aux mages noirs. En 1945, j'ai arrêté Gellert Grindelwald et l'ai emprisonné dans sa propre prison, à Nurmengard… Ce que peu de gens savent, c'est que lui et moi étions de grands amis, auparavant… »
Inutile de le dire, Harry était choqué. Cependant, il laissa le vieil homme continuer à parler, de peur qu'il ne s'arrête.
« Il y avait aussi une prophétie et des…dons spéciaux qui nous caractérisaient. La prophétie, dans des mots incertains, disait que Gellert serait le plus puissant mage à marcher sur terre depuis Merlin l'enchanteur, peut-être même plus puissant encore… »
« Mais… » C'était impossible. Dumbledore était vastement reconnu comme étant le sorcier le plus puissant au monde de nos jours.
« Je sais, tu te demandes comment j'ai fait pour le vaincre, s'il était si puissant. Hé bien, suite à un grand conflit qui nous sépara, il continua à voyager partout en Europe, gagnant toujours en puissance, et commença à semer la terreur plusieurs années plus tard… Mais moi aussi, j'étais un enfant de la prophétie. J'avais un don, que j'ai encore aujourd'hui : Devant un adversaire seul, ma magie ne pourrait jamais être surpassée. Peu importe la puissance de l'homme ou de créature devant moi, je serais toujours plus puissant, même si mon vrai potentiel était limité à celui d'un druide relativement puissant. »
Harry avait mal à la tête. Ce que lui disait le directeur était tout bonnement fascinant, mais semblait sortir tout droit d'un conte de fées. Conte duquel il attendait avidement la suite.
« C'est ce don qui m'a permis de le vaincre. Aussi puissant Gellert fut-il, je le surpasserais toujours. Cependant, ce pouvoir avait un prix : Je ne devais jamais tuer, ou il s'envolerait… Selon ma prophétie, ce combat aurait du être le dernier combat entre les forces du bien et les forces du mal dans le monde de la magie… Il ne faut pas m'en vouloir pour mes choix, Harry, les hommes qui ont du pouvoir veulent le garder, et je n'ai pas fait exception. Je croyais que Gellert scellé dans une prison, le monde retrouverait la paix à nouveau… Puis il y a eu Voldemort, et une autre prophétie, la tienne. »
Harry eut un souvenir distant, un rêve qu'il avait fait il y a de cela quelques mois.
Les deux barques, l'une pleine et l'autre vide, accostèrent bientôt sur la portion de plage qui entourait l'île. Lentement, dans le noir le plus complet, ils atteignirent le chemin principal, puis la porte d'entrée. Si quelques personnes avaient réussi à sortir de l'imposant bâtiment au fil des années, nul n'avais jamais encore tenté ce qui lui ferait. Nul n'était aussi puissant que lui, non plus. L'autre prison avait été un jeu d'enfant à pénétrer, il en serait de même de celle-ci…
Ce soir-là, Voldemort avait libéré Azkaban… l'autre prison devait faire référence à Nurmengard.
« Professeur… Grindelwald… il n'est plus en prison, n'est-ce pas? Voldemort c'est fait un nouvel allié? » Hésita le jeune homme.
Le professeur hocha gravement la tête.
« Les pouvoirs de mon ancien ami ont été bridés par ses années d'incarcération, mais il reste une puissance à considérer. Je sais aussi de source sûre qu'il a trouvé le moyen de nullifier mon don… »
Harry était de plus en plus intrigué, mais ne dit rien. Il avait l'impression qu'il allait recevoir beaucoup de réponses à ses questions très bientôt…
« Il avait développé un maléfice, avant que je ne réussisse à l'arrêter. Un maléfice spécialement pour moi. Ma magie resterait toujours aussi forte, mais mon corps se fatiguerait au lieu que mon pouvoir ne faiblisse. Cet été, sous le chapiteau, je suis presque certain qu'il a réussi à me toucher sans que personne ne s'en rende compte… »
Harry réfléchit quelques instants, puis ses yeux s'écarquillèrent d'horreur. Le directeur avait une source de pouvoir pratiquement infinie, mais son corps de mourrait quand il utilisait trop sa magie! Sur un corps aussi vieux que le sien, les effets étaient dévastateurs!
« Je vois que tu as compris » rit doucement le directeur, « la prochaine fois que nos chemins se croiseront, car ils se croiseront, je ferai usage de mon don, et je tuerai Gellert Grindelwald, puis je mourrai vidé de toute ma magie, dans un corps brisé. J'ai eu mes années de paix, et il est largement temps pour moi de passer à ma prochaine grande aventure. »
Harry allait protester. Il avait encore tant de choses à apprendre du vieil homme! Il ne pouvait pas le laisser comme ça! Puis le jeune homme se calma. Ses raisons étaient égoïstes, aussi bonnes qu'elles soient.
Dumbledore se contenta de sourire :
« J'ai 116 ans, Harry, et cette malédiction a pourri mon corps comme si j'en avait 150… Quand j'enlèverai la vie à Grindelwald, ma magie me quittera, et il est impossible pour un sorcier, surtout aussi vieux, de vivre sans magie… »
Harry combattit vaillamment les larmes qui voulaient lui monter aux yeux. Le vieil homme, plus d'un directeur ou un mentor, avait agit avec lui comme un membre de sa famille, presque comme un ami, lors des derniers mois. Harry Potter n'aimait pas voir ses amis et sa famille mourir.
Le directeur n'avait cependant pas terminé :
« En attendant cette confrontation finale, je prévois me débarrasser de cette malédiction. Le mal est déjà fait, mais je veux vivre assez longtemps pour terrasser mon mage noir, et te laisser une change de vaincre le tien. J'ai commencé à charger une gemme avec le plus de magie que j'ai pu trouver en moi, car nous allons en avoir besoin lors d'un rituel de purification. Si tu veux bien, tu m'accompagneras à Stonehenge au solstice d'été, et nous procéderons. C'est la journée avant la rentrée au foyer des élèves. »
Harry hocha la tête, presque assommé par la quantité fabuleuse d'information à gérer. Il avait de la difficulté à se dire que le grand Albus Dumbledore se mourait tranquillement, surtout à cause de ce qui faisait son pouvoir…
« Je crois que tu devrais retourner à ton dortoir, Harry, il est minuit passé et tu as encore une journée de cours demain. Tu as bien agit aujourd'hui, et peu importe qui est cet homme qui arrive à se faufiler dans l'école, il vient de jouer notre jeu : Voldemort va bientôt savoir que tu es un opposant à craindre, et te laissera peut-être un sursis de temps pour te préparer. Nous allons avancer la date de début des duels aux fins de semaines avant Noël pour accélérer le processus. Notre duel devrait avoir lieu un peu après le jour de l'an. »
Harry prit une grande inspiration et ouvrit la bouche pour la première fois depuis longtemps :
« Très bien » se contenta-t-il de dire en se levant. « Bonne nuit professeur… faites attention à vous » ne put-il s'empêcher d'ajouter, inquiet. De toutes les hypothèses qu'il avait eu par rapport à la faiblesse du directeur, aucune n'arrivait au chevet de celle-ci…
Dumbledore lui sourit doucement en retour :
« Ne t'en fait pas Harry, mourant ou pas, je reste le sorcier le plus puissant du monde! » fit-il en souriant. Harry sourit en coin aussi, comprenant que c'était une tentative d'humour de l'homme fatigué.
Il se dirigea vers la porte et croisa le professeur McGonagall qui passait en sens contraire, lui envoyant un regard ou pointaient l'interrogation et l'indignation. La vieille dame était toujours très à cheval sur les règles, après tout.
En descendant les escaliers, la dernière chose qu'il fut en mesure d'entendre fut ceci :
« Je suis désolée, Albus. Peu importe qui c'est, il a manifestement accès aux protections du château, et a réussi à s'enfuir une fois de plus… Je crois malheureusement que nous avons un traitre dans nos rangs…
Haaaa meeerde… J'ai passé des heures à écrire ça, et ça ne sonne vraiment pas bien. Je me dis que j'aurais pu faire BEAUCOUP mieux pour celui-là, en racontant toute l'histoire de Dumbledore. Elle avait beaucoup de potentiel et me trottait dans la tête depuis très longtemps, et je suis assez déçu de cet essai plutôt pitoyable. Si j'avais lu ce chapitre d'un autre auteur, j'aurais sans doute trouvé qu'il manquait sérieusement quelque chose… en tout cas, j'ai fait de mon mieux, et je m'excuse si vous trouvez comme moi qu'il n'est pas à la hauteur =S. J'espère tout de même que vous avez apprécié, et j'attend vos commentaires.
MarcheMort
