Bonjour à tous !

Voilà le troisième chapitre : on en apprend un peu plus sur les parents de Matthew et la suite de cette affaire de famille.

Je remercie fortement Glasgow et Belle pimprenelle pour leurs reviews ! Vous autres qui passez par là, n'hésitez surtout pas à donner cotre avis, qu'il soit positif ou négatif, c'est toujours constructif (même un « =) ») !

Comme les vacances arrivent, je ne suis pas sûre de pouvoir publier dimanche. Mais promis, il y aura bien deux chapitres la semaine prochaine.

Rien ne m'appartient, bien entendu.

Je vous souhaite une bonne lecture !

Maya

Chapitre 3 :

John n'attendit pas d'être sorti du jardin pour se retourner vers Sherlock :

« Comment as-tu su pour Matthew et ses parents ?

- Il y avait une photo d'eux sur son bureau, légèrement cornée, comme s'il la regardait tous les jours. Elle n'était pas sur le buffet avec les autres photos de la famille alors qu'on y trouve même d'illustres cousins éloignés, qu'ils ne voient que pour les grands évènements. Il devait s'en vouloir pour la garder là où il travaille et s'occupe des factures. Donc, il s'est disputé avec ses parents pour une raison assez grave pour qu'ils n'apparaissent plus sur le buffet et il se sent coupable car il en conserve une avec ses papiers importants.

- Waouh ! Et tu….

- Mais, coupa Sherlock dans sa lancée, ce qu'il y a de plus étrange, c'est pourquoi un homme qui ne parle plus du tout à ses parents, s'inquiète-t-il pour eux avant son fils qu'il adore. Tu as lu comme il demande à sa femme de ne pas parler de sa fuite « ni à mes parents, ni à Sam ». Quelque chose dans cette affaire a un rapport avec cette dispute...» Le regard de Sherlock s'illumina. « Une petite ballade, ça te tente ? »

Cette enquête lui plaisait de plus en plus. Et puis, il avait fait une promesse à un petit garçon… John souriait. Il aimait voir cette aura émaner de son détective. Il envoya un SMS à Moira pour avoir l'adresse exacte de ses beaux-parents. En attendant la réponse, ils avançaient, côte à côte, dans cette belle et fraîche journée printanière, comme il y en avait souvent en Angleterre. Leur bras se frôlaient de temps à autres : cette proximité leur plaisaient, à tous les deux. Ils avaient toujours été très proches. Cependant, quelque chose avait changé depuis le retour du détective : les années de manque les avaient forcés à admettre qu'ils n'étaient rien, l'un sans l'autre. C'était Sherlock et John et John et Sherlock. Rien de plus, rien de moins. Aujourd'hui, l'amitié ne leur suffisait plus. Mais, pour accéder au niveau supérieur, il faut avoir énormément de confiance en soi, en ses sentiments, chose qui cruellement à nos deux colocataires (surtout au plus grand).

Le smartphone bipa dans la poche du médecin. Une fois l'adresse lu puis rentrée dans le GPS du mobile (Sherlock dû avouer ne pas connaître cette partie de la banlieue londonienne), ils se mirent en route. Moira l'avait dit, les parents de Matthew n'habitaient pas très loin. Ils furent donc vite arrivés à destination, ne rompant pas le silence confortable que les révélations de Sherlock avaient créé. Toutefois, avant que le seul détective consultant au monde ne sonne à la porte, John le pris par le coude et lui lança un regard, LE regard « ne nous fait pas jeter à la porte s'il te plaît Sherlock ». Dans un sourire, ce dernier hocha la tête et fit un clin d'œil à son docteur avant de presser la sonnette.

Tomas et Elizabeth Clarkson habitaient le même type de pavillon que celui de leur fils. Le manque d'originalité de ces banlieues périurbaines faisait frémir John : il s'attendait à entrer dans le même intérieur que celui de Moira, tout aussi vintage et profondément déprimant. Les jours où il rêvait d'une vie dans une de ces maisons lui parurent soudain lointain, extrêmement lointain.

Mais John se trompait. L'intérieur des Clarkson était désuet et sans le moindre goût. Des bibelots trônaient dans tous les coins et recoins. Les meubles étaient massifs, imposants, montrant aux visiteurs que leurs propriétaires avaient de l'argent. Mais nettement moins aujourd'hui, pensa Sherlock. En effet, le détective remarqua que certains objets de valeur semblaient manquer… Matthew avait mal conseillé ses parents sur un placement financier, ces derniers avaient dû vendre des biens afin de payer leurs dettes. Intéressant.

Mrs Clarkson était au courant de la disparition de Matthew et de la visite des deux hommes. Moira n'avait pas pu garder le secret. Elizabeth devait être une belle femme dans sa jeunesse. Cependant, ces derniers mois avaient marqué son visage, creusant des rides qu'elle n'avait jamais eu. Coincé dans un ensemble strict, griffé mais démodé, elle les fit assoir dans le salon, sur un sofa recouvert de plastique protecteur.

« Heureusement que mon mari n'est pas là ! Il en veut toujours à Matthew…

-Et vous, Mrs Clarkson ?, demanda John.

-Moins mais… Quand je pense à ce qu'il a fait à Moira et aux enfants…

-Auriez-vous une photo de Matthew ? » coupa Sherlock. La vieille dame acquiesça et se leva en direction d'une large bibliothèque en chêne. La moitié des ouvrages n'a pas été lu. Bourgeois pour qui les apparences sont plus importantes que le reste. Que tout le reste. Sherlock haussa un sourcil en direction de John : ce dernier avait pressé sa cuisse dans l'espoir que son ami lui donne plus d'explications. Toutefois, leur regard s'accrochèrent, sans vouloir se lâcher. John se mordit la lèvre et c'est le pas lourd d'Elizabeth Clarkson qui les ramenèrent à la réalité. Gênés, le médecin enleva sa main et ils se penchèrent ensemble sur le gros album brun qu'elle leur tendit.

Sur la première page, la photo d'un bébé de quelques mois, se tenant aux barreaux de son par cet riant aux éclats.

« Nous étions encore en Italie. Mon mari était professeur d'Anglais dans un lycée international pendant quelques années. Nous avons eu Matthew là-bas ».

Ton insistant sur la dernière phrase. Cette femme est aussi facile à comprendre que les livres qu'elle n'a jamais lu. Sherlock continua à survoler les photos de Matthew, regardant grandir cet enfant au regard triste.

« Toutes les photos de votre fils sont là ?, demanda le détective.

-Oui… On n'aime pas trop les photos dans la famille. »

John fit arrêter son ami sur un cliché représentant un homme grand, aux cheveux grisonnant, le regard fixe et sévère, à côté d'un adolescent de quinze ans qui tentait un sourire timide.

« Votre mari, je suppose ? Et Matthew ? »

Mrs Clarkson acquiesça de nouveau. Sherlock s'approcha subitement de la photo. Un sourire de fou furieux, celui qu'il adopte quand il découvre un nouvel indice, éclaira son visage. Il détacha l'image.

« Je vous prends celle-là.

-Mais, Sherlock, il t'en faut une récente. Elle ne nous servira à rien celle-là., s'étonna John.

-Aie confiance » lui murmura Sherlock.

Il lança un regard en direction d'Elizabeth. Elle paraissait agitée, regardant la vieille horloge comme si sa vie en dépendait. Son mari n'allait pas tarder. La rencontre pouvait être intéressante. Néanmoins, elle se leva :

« Mon mari va rentrer. Je ne préfère pas qu'il vous voit. Prenez la photo et retrouvez Matthew. »

Son regard était suppliant, John tira Sherlock par le bras et ils se dirigèrent vers le couloir. Le détective jeta un dernier regard méprisant à la mère du disparu :

« Matthew a tout compris. J'espère pour vous qu'il est encore vivant. » Et il disparut par la porte dans un mouvement gracieux de manteau, sous l'œil mi-consterné mi-inquiet de John.

La porte claqua derrière eux. John serra les poings :

« Tu étais obligé de menacer une mère qui ne sait pas où est son fils ?

-Tu comprendras bien assez vite, John. Cette femme en sait beaucoup plus qu'elle ne veut l'entendre., il marqua une pause. Quel âge avait Matthew sur la première photo ?

-Euh… Quelques mois. Il se tenait déjà debout. Pourquoi ?

-Exact. » Sherlock éluda la question et se plongea dans ses pensées. De quel crime peut-on être coupable à seulement 6 mois ? Il se saisit de son portable.

« Allo mon très cher frère. J'ai besoin de deux places sur le premier vol pour Florence… Et prend nous une hôtel ! »

Merci d'avoir tenu jusque là ! ^^

Je lance un appel : jusqu'à maintenant, c'est mon cher et tendre qui lisait mes chapitres. Mais j'aimerai avoir une bêta. Doooooonc, si vous êtes un pro en orthographe-syntaxe-grammaire (je suis prof mais pas de français, une phote pe méchapé rapidemmant), vous aimez les Johnlock et les lemons, n'hésitez pas à me contacter en MP.

Encore merci ! N'oubliez pas la review, c'est pas plus cher )