Salut les filles !
Je voulais encore vous remercier pour vos petits mots qui me motivent à continuer et m'aident à trouver l'inspiration dont j'ai besoin.
Je voulais en profiter pour faire de la "pub" pour ma chère MocchiFR et sa fic "une petite amie pour Daiki". Elle a su créer un excellent OC qui n'est pas une Mary-Sue et elle a besoin d'encouragements :) !
Dans le chapitre d'aujourd'hui : on découvre un peu Furihata et son hobby pour l'écriture, Aomine se bouge enfin les fesses, Kise sympathise avec quelqu'un d'aussi beau que lui et Kagami est toujours aussi... "simplet".
Enjoy !
Kouki Furihata n'était pas un garçon que l'on remarquait instinctivement. Il n'avait pas le charisme de Kagami, ni même la carrure de Kiyoshi. Mais il était également très loin de posséder le manque de présence intriguant de Kuroko. C'était le guy next door tout ce qu'il y avait de plus classique. Pas trop grand, pas très musclé, pas franchement intelligent et surtout loin d'être aussi beau que Kise, c'était l'archétype de l'adolescent de base, comme on peut en trouver dans tous les lycées. Rien qui ne sorte de l'ordinaire, en somme.
Il s'était mis au basket pour plaire à une fille. Oh, c'était une raison comme une autre, même si elle n'était pas aussi flamboyante que les rêves de gloire de ses équipiers. Pourquoi avait-il choisi ce sport, d'ailleurs ? Il n'était pas véritablement bon, mais il avait réussi à surprendre agréablement Riko quand elle l'avait vu jouer sérieusement. Il était le meilleur des trois première année qui chauffaient le banc des remplaçants pendant les matchs.
C'était ainsi qu'elle avait décidé de lui faire confiance en le faisant entrer face à Kaijo, lors de la demi-finale de la Winter Cup. Au départ, il s'était montré très impressionné et il avait brillé plus pour sa faiblesse que pour ses talents de meneur. Mais petit à petit, il était parvenu à remplir le rôle qui lui avait été attribué, en calmant le jeu de ses équipiers. Prudent par nature, il avait su dompter les esprits échauffés de ses camarades, en particulier Kagami. A cause de la tension palpable qui régnait pendant ce match, l'équipe de Seirin multipliait les erreurs grossières et Riko avait demandé à Furihata de faire tourner la balle au maximum. Cette stratégie s'était avérée payante puisque tous s'étaient pliés au rythme précautionneux instauré par le peureux brun.
Satisfaite de son protégé, Riko lui avait renouvelé sa confiance lors de l'affrontement contre Rakuzan...
Et là... l'histoire avait été toute autre...
Le miracle Furihata n'avait pas eu lieu deux fois.
Dès qu'il avait foulé le parquet du terrain, Riko lui avait ordonné de marquer Akashi.
Ce monstre.
Ce démon...
Ce joueur là n'était pas humain !
Il émettait une aura puissante, maléfique presque... comme les méchants de films pour enfants. Furihata avait pris son courage à deux mains et il avait fait de son mieux, mais c'était peine perdu.
David contre Goliath.
Le chihuahua contre le lion.
Impossible de gagner.
Impossible de suivre la cadence.
C'était tellement frustrant !
Ce bref affrontement l'avait vidé de son énergie. Il avait fait de son mieux et personne ne lui en avait voulu.
Akashi...
En repensant au capitaine de Rakuzan, les bras frêles de Furihata tremblèrent et ses jambes se mirent à jouer des castagnettes. Le rouge était effrayant et tellement intimidant. Son regard froid, hétérochrome et étrange, semblait voir jusqu'aux tréfonds de votre âme, vous glaçant sur place.
Cependant, Seirin avait fini par triompher contre son redoutable concurrent. Tout s'était bien terminé, pour tout le monde, y comprit pour Akashi.
Son père lui avait posé un ultimatum quand Akashi avait annoncé qu'il comptait faire du basketball : le jeune homme ne devait perdre sous aucun prétexte. Ou il serait contraint d'arrêter ce sport. La famille Akashi ne tolérait que l'excellence. Pourtant, malgré la défaite, Akashi avait été autorisé à poursuivre sa carrière, parce que Masaomi Akashi avait réalisé à quel point le ballon orange comptait pour son fils et lui rappelait sa défunte mère. Après cela, Furihata avait revu son terrible adversaire dans un contexte plus apaisé et neutre. C'était lors de l'anniversaire de Kuroko en début d'année. Akashi avait eu l'air ravi de le revoir, tandis que Furihata avait manqué de s'évanouir en lui ouvrant la porte de chez Kagami ! Il se souvenait de son nom ! Lui, Kouki Furihata, le médiocre, le minable, le...
Le prodige du basket s'était même assis à côté de lui à table et il lui avait proposé de rejouer ensemble dès que possible ! Le brun s'était complètement trompé sur lui. Akashi était finalement un garçon très amical et charmant.
Et...
Il avait aussi un sourire très chaleureux et doux quand il...
Furihata secoua la tête et chassa mentalement l'image du meneur de jeu de sa tête. Il devait se concentrer sur ses devoirs... Mais au lieu de cela, il traînait devant son ordinateur, tout en crayonnant sur du papier. Il n'avait pas le talent de Sakurai pour le dessin, mais il se débrouillait plutôt pas mal. Jetant ses croquis de basket à la poubelle, Furihata sursauta en entendant une petite sonnerie retentir. Il releva la tête vers son écran d'ordi et il remarqua qu'on lui avait répondu sur sa fenêtre de messagerie instantanée. Furihata n'avait pas pour habitude de fréquenter des forums de discussions, mais Kuroko lui avait conseillé de s'inscrire sur ce chat pour lycéens.
Ici, des ados situés aux quatre coins du Japon échangeaient librement, papotant joyeusement sur tout et sur rien, qu'il s'agisse de manga, de jeux video, d'études, de sport ou encore de problèmes sentimentaux.
Furihata était un mordu de littérature et plus particulièrement de poésie et cet endroit était un véritable espace d'expression. Au départ il avait surtout lu les œuvres que les membres du forum écrivaient. Mais bien vite, ses mains l'avaient démangé et il s'était lancé à son tour. Ses haiku avaient rencontré un accueil honorable, mais c'était surtout sa fiction pas si fictionnelle que cela racontant les déboires d'une jeune lycéen membre du club de basket et amoureux de la plus belle fille de sa classe, depuis le collège, qui faisait des émules. Il s'était retrouvé à la rédiger sans trop savoir comme et cela ne faisait que deux petites semaines qu'il l'avait postée en ligne mais déjà, il avait eu des dizaines de retours et commentaires positifs. Beaucoup d'adolescents semblaient se reconnaître dans cette histoire de Monsieur-Tout-le-Monde. L'amour était un thème universel, qui touche tant de personnes si différentes, chacune avec son expérience personnelle. Furihata en avait été le premier surpris, mais il avait été ravi d'un tel engouement ! Pour une fois, on reconnaissait son travail et il parvenait à se faire remarquer.
Mais bon... son histoire risquait vite de tourner en rond sans une bonne intrigue et sans enjeux majeurs. Pour le moment, il n'en était qu'au début et pas mal de garçons s'identifiaient au héros de son histoire, fasciné par une fille, mais incapable de faire le premier pas ! Essuyer un refus n'était jamais facile, alors sans doute... ses lecteurs attendaient-ils des conseils au travers de son histoire, ou un peu de rêve, tout simplement... S'il voulait que son succès perdure et peut-être... trouver lui aussi grâce à ce défouloir le courage d'aller parler à Yumi Ogawa, il devait complexifier la trame scénaristique... Mais de quelle manière ?
Une fenêtre de dialogue clignotait sur l'écran et Furihata l'ouvrit.
C'était encore cette fille... « Red Queen ». Depuis que Furihata avait commencé à poster sa fic, elle venait régulièrement l'encourager et lui faire des comptes rendus sur les chapitres en cours. C'était sa première et sa plus grande fan, jamais elle ne loupait une mise à jour. Furi sentit un sourire faire surface sur son visage. Il aimait vraiment discuter avec elle. Malheureusement, elle était très occupée apparemment. Elle était en seconde année comme lui et pratiquait le basketball en club aussi, ce qui leur faisait déjà deux points communs. Mais surtout, elle était Présidente du Conseil des Elèves du plus important établissement scolaire de sa ville et ce, depuis son entrée au lycée, ce qui forçait déjà le respect en soi, mais surtout, ne faisait que confirmer qu'il ne s'agissait pas d'une fille ordinaire et futile. De plus, c'était l'administrateur de la section « littérature » du site de dialogue. Elle était vraiment brillante, en attestaient les poèmes qu'elle écrivait. Alors le week-end, après les cours et leurs entraînements de basket respectifs, ils se retrouvaient rituellement pour tchater ensemble jusqu'au petit matin parfois. Furihata la trouvait passionnante, mais elle semblait souvent distante et si mystérieuse ! Raaaah, il mordilla son crayon à papier déjà bien malmené.
De : RED QUEEN 3
« Merci pour le beau poème que tu m'as dédié. Je ne pense pas le mériter, mais cela me touche sincèrement. Par rapport à ton histoire, que va t-il se passer pour Toya ? Va t-il enfin aller voir Yuki dans le prochain chapitre lui pour dire qu'il l'aime ? Je me demande vraiment si elle s'est rendue compte qu'il est amoureux d'elle, ils n'ont pas beaucoup interagi ensemble depuis la promesse au début de l'histoire. On voit finalement assez peu Yuki. Pas que je trouve cela dommage, mais elle ne semble pas partager les sentiments de Toya et cela me fait de la peine pour lui... Tiendra t-elle parole quand il aura réussi à devenir le meilleur ou a t-elle juste dit cela parce qu'elle sait qu'il n'arrivera jamais à se surpasser ? Je pense que Yuki ne mérite pas l'attention de Toya. Je n'apprécie pas vraiment son caractère, mais je suppose que c'est difficile d'écrire un personnage féminin, quant on est un garçon. Mais j'aime toujours autant ton style et le personnage principal, alors continue comme ça, tu es sur la bonne voie et j'ai très envie d'en savoir plus ! Gambate TokyoBoy ! »
TokyoBoy...
Même son pseudo sur le site était aussi banal que soporifique ! Il sourit cependant. Red Queen avait raison, il devait développer un peu plus son héroïne pour l'étoffer et lui donner plus d'importance. Ne pas la réduire au rang de récompense ultime pour le héros et plutôt lui attribuer un background plus riche.
C'était toujours instructif de discuter avec une lectrice si avisée et Furihata se rendit compte que depuis qu'ils s'envoyaient des messages, il se hâtait de rentrer chez lui après l'entraînement et les cours pour la retrouver, se languissant de leurs discussions. Revitalisé par ce simple et court message d'encouragements, il reprit ses révisions...
Le samedi fut bien rempli pour Aomine. Il accompagna sa chère Satsuki faire les boutiques et ce ne fut pas de tout repos, loin de là ! La jeune fille passa deux bonnes heures à se décider entre deux robes, à la couleur identique pour le brun, mais subtilement différentes pour son amie. Impossible de décider si le prune ou le pourpre était plus flatteur pour son teint de porcelaine... Aomine passa donc une bonne partie de la journée à tenir les affaire de la jeune fille et à se curer le nez. Il n'en profita même pas pour mater les poulette dénudées qui sortaient des cabines d'essayage. Parce que, soyons honnêtes, en dehors du fait que cela pouvait lui éviter que Momoi lui fasse la gueule, venir shopper avec elle avait cet avantage non négligeable de l'amener à pouvoir reluquer des personnes de sexe féminin en toute impunité. Mais aujourd'hui, le cœur n'y était pas...
Il avait gardé le regard rivé sur son portable tout l'après-midi. Il avait passé son temps à l'éteindre, à le rallumer et à le secouer. Il avait demandé à Momoi une bonne vingtaine de fois si elle avait du réseau sur le sien ou si elle recevait bien ses SMS.
Quelque chose n'allait définitivement pas. Même Momoi l'avait réalisé. Qu'arrivait-il à son ami, le pervers, l'obsédé sexuel capable de déterminer au premier coup d'oeil le tour de poitrine et le bonnet de n'importe quelle femme (si jamais il arrêtait le basket, il pourrait sans mal se reconvertir dans la vente de lingerie avec un tel talent) ? Quelle mouche pouvait bien avoir piqué Aomine Daiki, 16 ans et un hormonomètre à crever le plafond, pour qu'il cesse de regarder discrètement sous les jupes des filles, quand il déambulait dans des magasins de vêtements ?
Il semblait attendre un signe, mais quoi ? Momoi était inquiète. Etait-il malade ? Ou... peut-être que...
…
…
…
… Cela se pourrait-il ?
IL SERAIT AMOUREUX ?!
Non, no way ! Il n'y avait pourtant qu'une seule façon de le savoir.
L'épreuve ultime pour Daiki Aomine !
« Dai-chan, si on allait à la piscine ce soir ? J'ai entendu dire qu'il y avait une nocturne ! »
Elle sourit.
« Tu pourrais même venir m'aider à choisir un nouveau maillot de bains avant, qu'en dis-tu ? »
Le sourire de Momoi s'intensifia. Normalement, impossible pour lui de résister ! Combien de fois s'était-il déjà fait virer de la piscine par des maîtres-nageur peu indulgents? Combien de fois encore avait-il fait mine de se tromper de vestiaires pour apercevoir des filles en train de se changer ?
« Hin hin... »
« Dai-chan ! Tu m'écoutes ? » Cria t-elle en serrant les poings, vexée.
« Pardon, tu disais ? »
« Tu as vraiment l'air ailleurs aujourd'hui... Ca ne te ressemble pas de... »
Tandis qu'ils marchaient, Aomine bouscula une jolie donzelle dont les attributs mammaires certains vinrent rebondir contre son torse puissant. Il marmonna des excuses sommaires, les yeux toujours aimantés par l'écran de son portable qu'il ne cessait de bidouiller et tripoter. Et quand la jeune femme s'éloigna, il ne se retourna même pas sur elle !
Horrifiée, Momoi l'était quand Aomine laissait parler ses instincts les plus bas !
Catastrophée, plutôt, elle l'était en cet instant !
Elle attrapa le grand brun par son sweat et elle le secoua fort.
« Tu as été enlevé par les aliens la nuit dernière et on t'a échangé contre une ceinture de chasteté ou quoi ? Rendez-moi mon Dai-chan pervers et dégoûtant ! »
Gêné, l'as lui attrapa les poignets pour la faire arrêter maintenant qu'elle tambourinait sur son torse.
« Oi Satsuki ! C'est quoi ce cinéma au beau milieu de la rue ? Tu me fais honte... »
QUOI ?! Alors là... c'était le monde à l'envers ! Parce que d'ordinaire, c'était plutôt l'inverse !
Et quand il regarda son portable pour la 257ème fois, ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase! Folle de rage, elle le planta là, avant de revenir sur ses pas pour prendre ses sacs de fringues qu'Aomine portait.
« Putain... elle a ses règles ou quoi ? »
Mais il haussa des épaules et il rebroussa chemin en direction de son appartement. Le soleil commençait à se coucher..
Un beau blond dissimulé derrière des lunettes de soleil arriva à 19 heures pétantes au Maji Burger situé à l'angle de la rue où vivait Kagami. Pas étonnant que le glouton de Seirin y soit toujours fourré. Non seulement c'était tout près de chez lui, sur le chemin de son lycée et les prix pratiqués étaient plus que corrects. Sans parler du fait que cet endroit lui rappelait très certainement les Etats-Unis. Kuroko aussi aimait cet endroit. Apparemment, ils y préparaient les meilleurs milkshakes de tout Tokyo d'après lui. L'énigmatique entrant s'assit à une table dans un coin et se cacha derrière un menu pour observer les alentours.
Point de Kagami.
Ca commençait mal ! Le roux était en retard ! Pourtant, ce lieu de rencontre était idéal et il avait pensé y trouver Kagami à coup sûr ! Le basketteur devait y passer le plus clair de son temps, c'était comme sa seconde maison.
Alors qu'il se disait que Kagami lui avait posé un lapin, une ombre se dressa au dessus de lui. Enlevant ses lunettes de soleil, Kise examina celui qui se tenait face à lui. Peut-être le tigre ?
Mais au lieu de cela, il s'agissait d'un grand brun qui devait avoir à peu près le même gabarit que lui. Son visage était d'une remarquable beauté. Il avait des traits de mannequin et le grain de beauté savamment placé sous son œil droit lui conférait un charme ensorceleur, tandis qu'une longue mèche de cheveux soyeux lui couvrait l'oeil gauche. Kise le reconnut immédiatement. Comment oublier ce garçon si gracieux au regard profond ? Pourtant il ne l'avait vu qu'une seule fois...
C'était pendant a Winter Cup de l'an dernier, après le quart de finale qui avait opposé Seirin à Yosen. Alors qu'il s'apprêtait à rentrer sur le terrain pour disputer son match contre l'Académie de Fukuda Sogo, Kise avait surpris une dispute musclée entre Kagami et Shogo Haizaki, son ancien coéquipier du temps de Teiko. Et c'était justement dans ces conditions chaotiques qu'il avait fait la connaissance du joueur qui le fixait à présent d'un air amusé. Haizaki l'avait plutôt malmené la dernière fois, mais heureusement il s'en était bien remis depuis.
« Bonsoir... Ryota Kise, c'est bien cela ? »
Kise lui sourit. Merveilleux ! Ce canon se souvenait de lui !
« Hai. Je ne savais pas que tu étais ici... »
« Juste pour le week-end. Je suis venu rendre visite à mon aniki. »
Himuro lui retourna son sourire doux.
« Ah c'est bien. Et il n'est pas avec toi ? »
« Non pourquoi ? Tu l'attendais ? »
Hmm... comment expliquer cela sans se griller et foutre son plan à l'eau ?
« Ca ne te dérange pas si je m'assois avec toi ? »
Ne constatant aucune opposition, Himuro prit place face au top model.
« Tu sais... Taiga ne viendra pas... » Annonça t-il sans détour.
« Hein ? Mais pourquoi ? » Demanda Kise, incrédule.
« Parce qu'il ne sait même pas qu'il a rendez-vous avec toi... »
Kise en fut fort surpris. Que voulait dire l'autre garçon ? Il était un peu perdu là...
Himuro reprit la parole suavement.
« C'est moi qui ai répondu au message sur son portable ce matin. D'ailleurs... je m'attendais à voir une jolie tablette de chocolat noir arriver... »
Il plongea son regard intense dans celui de Kise, ne le quittant pas des yeux.
« … mais ça ne me dérange pas d'avoir du chocolat blanc fondant à la place. Je préfère le sucré, plutôt que l'amer... »
Ahahaha ! Le blond éclata de rire ! Il s'était bien fait avoir sur ce coup là ! Et il n'y avait vu que du feu... mais à vrai dire, ce n'était pas pour lui déplaire. Les choses étaient plus intéressantes et venaient de prendre une tournure excitante même !
« Le studio photo où je travaille n'est pas très loin d'ici et j'ai la clé. Personne n'y travaille à cette heure-là. Que dirais-tu de m'accompagner pour que je te le fasse visiter ? Beau comme tu es, tu n'as jamais pensé à te lancer dans le mannequinat ? Tu pourrais faire carrière... »
« Je ne dis pas non. Je n'ai rien de mieux à faire ce soir justement... »
L'endroit servait de garçonnière improvisée à Kise depuis quelques mois. C'était bien plus discret et moins cher qu'un Love Hotel ! Moins glauque aussi... C'était une affaire rondement menée, Himuro ne semblant pas du genre à s'embarrasser de détails, tout comme lui. Ils se plaisaient alors pourquoi se lancer dans un jeu de séduction hypocrite et faux ?
« Mais Kagamicchi ne risque t-il pas de te chercher partout ? »
« Non. J'ai même effacé ton message de son portable après lecture. »
« Moi aussi ! J'ai fait pareil avec celui d'Aominecchi. » Confia Kise en gloussant malicieusement. « Je ne voulais pas être dérangé... »
« Aomine ? Alors c'est lui le délicieux chocolat noir ? J'aurai dû m'en douter. »
Il se déchaussa sous la table et son pied vint se frotter doucement contre le mollet du blondinet.
« Serait-il intéressé par mon adorable et innocent petit frère ? »
« Oui. Mais ce n'est pas lui qui envoyé la photo. J'ai profité de son sommeil pour le faire et attirer l'attention de Kagamicchi, mais on dirait que j'ai pêché un plus gros poisson encore ! Je comptais parler à Kagamicchi des sentiments d'Aominecchi... dommage, il faudra que je remette cela à plus tard, mais ça ne me dérange pas vraiment, en fait... »
Il frissonna et se mordit la lèvre inférieure. Himuro appuya son menton dans la paume de sa main.
« Je vois. Mais je ne compte pas le laisser me prendre mon précieux Taiga aussi facilement... En tant que grand frère, il est de mon devoir de le protéger des pervers mal intentionnés... »
Ses orteils effleurèrent l'entrecuisse de Kise tandis qu'il parlait.
Qui était le pervers ici franchement, hein ? C'était l'hôpital qui se foutait de la charité !
« Ahh... » Un gémissement discret lui échappa. « Je suis certain que tu fais cela très bien... »
« Tu n'as pas idée de TOUT ce que je fais très bien également. »
« Tu pourrais me montrer ça au studio... » Soupira t-il en fermant les yeux.
« Avec joie. »
« Mais avant je... hmm... dois prévenir Aominecchi qu'il ne doit pas venir ici... Je lui avais demandé de passer un peu plus tard, le temps que j'explique la situation à Kagamicchi... »
« Fais donc. Nous ne sommes pas pressés. »
Il le mangea des yeux pendant que le blond envoyait un SMS à Aomine.
« Au fait... comment Kagamicchi l'a pris en voyant les messages d'Aominecchi ? Parce qu'il a bien la photo de son torse nu, hein ? »
« Ah. Je dormais quand il a ouvert le message, donc je n'ai pas eu sa réaction en direct, mais ce matin il m'a parlé d'un type bizarre qui lui envoyait des images cochonnes... »
Ouais bon, mieux valait éviter d'aborder le sujet avec Aomine, ça risquait de le foutre en rogne ! Surtout qu'il ignorait que Kise avait profité de son sommeil pour sonder Kagami à sa manière. En tous cas, ce n'était pas gagné cette histoire. Le leader de Kaijo en venait même à se demander si Aomine ne ferait pas mieux d'abandonner... Kagami lui était complètement indifférent... C'était à croire que ce genre de choses lui passait au dessus de la tête et ne l'intéressait pas du tout.
« Arf... ça va faire un choc à Aominecchi... Il ne sait vraiment pas s'y prendre quant il est question d'avouer ses sentiments. Heureusement, il se rattrape par la suite, mais avec Kagamicchi il n'aura peut-être pas cette chance, s'il se fait jeter avant... C'est pour ça que j'aurai aimé pouvoir faire quelque chose pour lui... »
« C'est bizarre... Je pensais qu'Aomine détestait Taiga, comme il passe son temps à le provoquer... »
Et comme Kagami n'était pas le mec le plus malin de la Terre, il n'y voyait que du feu et sortait facilement de ses gonds.
« Moi aussi mais... en fait, non. Il me l'a fait comprendre hier. Il a réellement failli pleurer ! »
« Noooooooooon ? » S'étonna Himuro.
« Si ! »
« Ah oui... c'est plus grave que je ne le pensais alors ! Et je comprends que tu veuilles arranger les choses... »
« Tu crois que tu pourrais m'aider ? »
Il le supplia du regard et il fit même une petite moue trop mignonne.
« Je t'ai déjà dit ce que j'en pensais... et en plus, cet Aomine est un véritable obsédé notoire. C'est Atsushi qui me l'a raconté. »
Encore une fois, la solide réputation du brun le précédait et parlait pour lui. Kise ne pouvait malheureusement pas réellement la contredire ! Il était sans doute le mieux placé pour savoir à quel point cette affirmation était exacte... Mais à côté de cela, Aomine avait beaucoup de qualités. C'était un un amant passionné et attentionné qui n'était pas du tout égoïste, faisant passer le plaisir de son partenaire avant le sien. Il gagnait à être connu ! Et pas que dans contexte « intime » ! Mais bon, Kise ne se voyait pas trop se lancer dans un plaidoyer en faveur de la panthère en invoquant ses performances sexuelles... ce serait plutôt malvenu et ce serait totalement improductif sur quelqu'un comme Kagami, qui devait avoir une libido proche de celle d'un panda sous tranquillisants...
« C'est bien mal barré cette histoire ! » Se lamenta Kise en se prenant la tête entre les mains. « Kagamicchi ne sait vraiment pas ce qu'il rate ! Aominecchi est incroyable quand on se donne la peine d'apprendre à le découvrir... »
Ce rendez-vous était un échec cuisant. Non seulement Kagami n'était pas venu, ne daignant pas répondre au SMS d'invitation du blond, mais en plus, quand bien même il se serait déplacé, Kise n'aurait pas été en mesure de le convaincre...La seule solution était donc qu'Aomine se lasse de lui-même... Kise espérait juste qu'à cause de sa propre incapacité à cerner Kagami, Midorima n'allait pas rafler la mise ! Takao pourrait bien trouver le point faible du tigre lui, grâce à son œil de faucon aiguisé ! Parce que Midorima et Aomine étaient pas les seuls à se livrer une petite guerre de rivalité ! En coulisses aussi, l'oiseau de proie et le renard s'affrontaient secrètement pour soutenir leur poulain !
« Je suis trop nul, bon sang ! Je voulais tellement qu'Aominecchi puisse compter sur moi, pour une fois ! »
Himuro avait un peu pitié du mannequin à présent... Mais il ne pouvait se résoudre à le favoriser.
« Viens... allons un peu marcher dehors d'accord ? »
Il tendit le bras pour venir caresser gentiment sa joue. Kise acquiesça et il se leva pour sortir avec le second as de Yosen. Alors qu'ils profitaient d'être au détour d'une rue moins fréquentée pour s'embrasser enfin, un fauve les interrompit.
« ...Tat...Tatsuya ? » S'étonna t-il, hébété.
De toute évidence, il ne s'attendait pas à trouver son frère de cœur en train de donner des cours de bouche-à-bouche à Kise ! Comme son ami tardait à rentrer et que son absence menaçait de délayer le repas du soir (et Kagami TENAIT à prendre ses cinq repas par jour), il était parti à sa recherche en se servant de son téléphone pour géolocaliser l'habitant d'Akita. Il s'était vraiment imaginé le brun mourant, perdu au beau milieu de l'immense ville de Tokyo. Bien qu'il se soit représenté divers scénarii catastrophes mettant en scène Tatsuya dans diverses postures dangereuses, il n'avait pas envisagé que Kise puisse être une menace potentielle.
« Ah t'es là Ki... HEY ! »
Une autre voix familière et toute aussi outrée retentit, derrière le blond. Kagami se tendit en discernant Aomine qui venait d'arriver lui aussi sur les lieux du crime. Et vu la tronche de six pieds de long qu'il tirait, il était au moins aussi bouleversé que lui. Tels deux parents surprenant leur progéniture jouant au docteur impudiquement, les deux garçons furent terrassés par le choc de cette découverte. Si bien que chacun attrapa son turbulent « enfant » et l'arracha aux bras de l'autre sans ménagement.
Ils restèrent ainsi plusieurs secondes à bout de souffle, à se fixer, à se jauger, à s'évaluer entre colère et traumatisme, Aomine tenant Kise fermement contre lui et Kagami ne lâchant pas Himuro. Chaque fauve étant bien décidé à protéger la candeur de son « petit »...
Sans trop savoir comment, Kagami, Kise, Aomine et Himuro étaient à présent assis sur les banquettes en cuir un peu trop fermes du Maji Burger. Et la tension n'était pas retombée, loin de là. D'un côté, Aomine et Kise et de l'autre, Kagami et Himuro se faisaient face. Les visages des deux plus grands étaient fermés et ils gardaient leurs bras croisés sur leurs poitrines en signe de défense, mais en réalité, ils étaient prêts à se sauter à la gorge au moindre mouvement suspect, toutes griffes dehors.
Les deux fautifs avaient pourtant tenté d'expliquer que ce n'était « pas ce qu'ils croyaient ». Le coup classique, qui pouvait marcher à la rigueur quant on n'était pas pris sur le fait accompli, la main dans le sac (et pour le coup, certainement pas la main sous le T-shirt de l'un de l'autre!)
Mais rien n'y fit et les deux « adultes » avaient perdu patience devant ces élucubrations peu convaincantes, chacun campant sur ses positions et accusant « l'enfant » de l'autre d'être « responsable » de la dépravation du sien. « Himuro a commencé ! » « Kise est une allumeuse ! » « Qu'est-ce que tu viens de dire ? Répète, enfoiré ! » « Ta gueule ! Ta perversité a du déteindre sur lui ! » et autres gentillesses avaient fusées.
Cela faisait donc à présent cinq bonnes minutes que le calme régnait, en apparence seulement, comme les deux prédateurs se regardaient en silence dans le blanc des yeux, guettant la moindre provocation. Kise et Himuro avaient même eu le temps de se lever, d'aller faire la queue et d'aller chercher à manger et à boire pour tout le monde. Deux beaux plateaux fumants étaient posés sur la table, déversant une quantité industrielle de burgers juteux, mais aucun des deux affamés ponctuels n'y avait encore touché, preuve de la tension indicible qui polluait l'air saturé de graisses animales et végétales.
Le renard et le dragon, quant à eux, faisaient profils bas, sirotant innocemment leurs sodas, mais sous la table, ils s'adonnaient à des caresses inspirées. Mais brusquement, Aomine hurla, tapant du poing sur la surface dure.
« PUTAIN QUE CELUI QUI ME FAIT DU PIED ARRETE TOUT DE SUITE OU JE LUI ARRACHE ! »
Oups ! Kise rougit et Himuro rit un peu.
« Puis pourquoi on bouffe tous ensemble comme si on était potes, merde ? » Acheva t-il toujours aussi furieusement.
« Taiga, tu devrais manger tes dix-sept burgers avant qu'ils ne refroidissent. » Sussurra maternellement Himuro.
Pas de réponse.
Le beau brun attrapa alors un des sandwichs qu'il déballa délicatement, avant de le présenter devant la bouche du roux.
« Fais « Aaaahhh ! » Il sourit, amusé, prêt à lui donner la becquée s'il le fallait.
Le félin, par l'odeur alléché, lui tient à peu près ce langage :
« Grromm... »
Kagami croqua dedans, sans quitter Aomine des yeux.
« Kise ! » Exigea Aomine.
« H...Hai ! »
Et le blond fut obligé d'imiter son comparse au grain de beauté, se retrouvant à nourrir le second gros chat paresseux. Les deux antagonistes avaient d'ailleurs l'air de s'être lancés dans un véritable combat de regards. Et aucun des deux ne voulait perdre.
« Je parie que je mange plus de Maji Special que toi ! » Lança Kagami sur le ton du défi.
« Ca m'étonne pas... avec ta grande gueule... »
Grande gueule qu'il préférait imaginer lui faisant des choses très agréables, tard le soir...
Mais là n'était pas la question...
« Raaah mais vous avez fini, oui ? » Se plaignit le mannequin.
« Kise a raison. Cessez de vous chamailler ! On ne faisait rien de mal et en plus, on n'a plus huit ans ! »
« Franchement, vous être deux coincés ! Tu me déçois Aominecchi ! Et puis, je t'avais dit de pas venir par SMS !»
« Ouais bah j'ai compris pour quoi ! »
C'est cet instant que choisit Kuroko pour entrer dans le restaurant, accompagné de Takao, mais en apercevant les quatre énergumènes qui se disputaient à la table du fond, il sortit à reculons sans se faire remarquer. L'avantage d'être un fantôme !
« Ecoutez, au lieu de se prendre la tête pour rien, si on allait régler ça comme des hommes ? » Proposa sournoisement le plus âgé.
« A Dance Dance Revolution ? » Hasarda Kise.
« A Street Fighter ? » Hasarda Kagami, la bouche pleine.
« En faisant un concours de celui qui pisse le plus loin ? » Acheva Aomine.
Himuro, qui avait lancé l'idée, soupira de désespoir. Qui est-ce qui lui avait collé des abrutis pareils ? Mais progressivement, la lumière se fit à tous les étages et les trois imbéciles s'écrièrent à l'unisson :
« HIIIIIIIIIN... BASKET ! »
Ah bah quand même... c'est pas qu'il était sur le point de se fracasser la tête sur un coin de la table, mais presque...
Et 31 Majis special engloutis plus tard...
L'éclairage public baignait le terrain de basket désaffecté de sa lumière blafarde. Il était toujours là, mais pour combien de temps encore ? La nuit était calme et seuls quelques nuages gris tachetaient le ciel. Kise s'étirait près d'Aomine qui laçait ses chaussures. Kagami pesta d'avoir choisit ses vieilles tennis trouées et Himuro lui massait gentiment les épaules pour le détendre. Une fois leurs préparatifs terminés, ils se positionnèrent de façon à former deux équipes de deux. Il se firent face pour en découdre. Les deux fauves impatients étaient prêts à être lâchés, quand tout à coup, Kise les stoppa net.
« J'ai pas dit que je voulais me mettre avec Aominecchi ! J'suis pas d'accord ! J'veux jouer dans la même équipe qu'Himurocchi. »
« Depuis quand tu l'appelles Himurocchi, toi d'abord? » Jalousa Aomine.
« Peut-être depuis qu'il lui a violé la bouche avec sa langue ? » Objecta Kagami.
Aomine serra les dents et ils échangèrent leurs places. Il fallait dire que c'était un peu plus logique comme ça... La team des jeunes dépravés contre la team des vieux prudes. Tant pis, il devrait remettre à plus tard sa furieuse envie de démonter le tigre en un contre un, quoi que... de jouer dans son équipe ne l'empêchait pas de se permettre certaines actions violentes à son encontre... Il se moquait bien de gagner donc ça ne le dérangeait pas de lui donner une bonne correction !
Mais alors qu'il se mettait à côté du séduisant blond, Himuro souleva une question capitale.
« Heu... quelqu'un a amené un ballon, au fait ? »
Aomine et Kagami furent cassés dans leur élan et Kise secoua la tête. Himuro venait de marquer un point là...
« Maaaah... au pire, on peut tout simplement aller en chercher un chez Kagamicchi... »
Les trois autres participants acquiescèrent derechef et tandis que le tigre et la panthère prirent la tête de l'expédition, le renard et le dragon en profitèrent pour s'éclipser ni vus, ni connus dans leur dos. Et le pire, c'est que les deux chaperons ne s'en aperçurent qu'une fois arrivés chez Kagami... A peine eurent-ils pénétré dans l'appartement qu'ils réalisèrent leur erreur. Les deux jeunes satyres étaient à présent sans surveillance parentale et libres de se rouler dans la débauche la plus totale. Le roux ouvrit les hostilités sans attendre.
« Et merde ! Tout ça c'est de ta faute ! Je suis responsable de Tatsuya pendant son séjour ici et à cause de toi il va... »
« … s'envoyer en l'air à mort ? » Termina pour lui Aomine, pince sans rire.
Le brun se laissa tomber lourdement dans le sofa. C'était toujours aussi propre et bien rangé ici. Kagami avait l'air d'être un vrai maniaque, un nazi du ménage. Tout le contraire de lui, quoi. Enfin, sauf s'il était question de sa collection de porno, là, c'était une autre histoire. Ils étaient classés par ordre alphabétique et chronologiquement. Impressionnant, hein ? Aomine hésitait même à l'inscrire dans son futur C.V.
« Mais bon ok, on n'a qu'à dire que c'est de ma faute si tu veux... »
Aomine caressa le tissu du canapé. Le ton était redescendu de son côté. En fait, il était heureux de voir Kagami et de se retrouver seul avec lui. Il lui avait manqué... et il mourait d'envie de le toucher, de le prendre dans ses bras, de l'embrasser et...
Ce moment, il en rêvait depuis des semaines. Des mois. C'était l'occasion parfaite et elle ne se représenterait pas deux fois. Surtout avec Midorima dans la course à présent. Alors pourquoi n'arrivait-il pas à se lever et à attraper Kagami par le cou pour plaquer sa bouche contre la sienne ? Après tout, il l'avait déjà fait une fois, non ? Et ça n'avait pas eu l'air de dégoûter Kagami, au contraire. Il suffisait juste de recommencer... Mais le contexte était totalement différent. Il avait profité de la crédulité de l'as de Seirin et il s'en voulait. Il regrettait. C'était sûrement le premier baiser de Kagami (il ignorait les habitudes d'Alex à ce niveau) et il l'avait... volé.
Et merde ! Pourquoi il culpabilisait comme ça, à la fin ? Ca ne lui ressemblait pas ! Et puis, c'était un tout petit bisou innocent ! Sans compter qu'il n'avait pas forcé Kagami, c'était LUI qui avait abordé le sujet ! LUI qui était venu le trouver pour avoir des explications ! Pourquoi n'avait-il pas demandé à quelqu'un d'autre ? Pfff... c'était EVIDENT qu'il l'avait cherché ! Et n'avait eu que ce qu'il méritait... Ouais, c'était lui le seul coupable, il n'avait qu'à pas être aussi naïf et tentant...
« … du jus d'orange ou autre chose ? »
« Quoi ? »
« Je te demandais si tu voulais une bière ou du jus d'orange. Ou autre chose » Répéta Kagami, mains sur les hanches.
Heu ouais je veux bien autre chose, genre de prendre sauvagement sur ton sofa, par exemple ! Mais ça ne figurait sûrement pas dans les options... Enfin, à force de lui tendre de telles perches, l'as rouge allait finir par le regretter amèrement... parce qu'à un moment donné, Aomine n'allait plus parvenir à se contenir...
« Ah heu... une bière ça ira, merci. » Répondit-il distraitement, sans oser le regarder.
« T'es vraiment bizarre ce soir... »
« Et toi t'es la seconde personne à me le dire aujourd'hui, alors je suppose que ça doit être un peu vrai... »
Kagami revint vers lui avec une bière et un café et il les posa sur la table basse, avant de s'asseoir près d'Aomine. Le silence s'installa entre eux. Ce n'était pas la première fois. D'une manière ou d'une autre, c'était toujours ainsi et Aomine ne semblait rien pouvoir y faire. C'était tellement frustrant ! Il avait tant de choses à lui dire ! Tant de choses desquelles il aurait aimé parler avec lui pour avoir son avis... Mais...
Brutalement, une main se posa sur son genou. Bon, il aurait préféré que Kagami le touche un peu plus au nord, mais il n'allait pas se plaindre pour un début... L'as de Toho tourna la tête vers Kagami, interloqué.
« Bon, c'est quoi le problème ? Y a encore cinq minutes, t'étais prêt à me coller ton poing dans la tronche et à présent, tu dis plus rien. Si... »
Il inspira profondément et détourna le regard, le rouge aux joues. Si adorable... il était... embarrassé ?
« … si t'as un souci, tu peux m'en parler, tu sais... »
DANGER.
DANGER.
ALERTE ROUGE
LES FEMMES ET LES BASKETTEURS D'ABORD !
CECI N'EST PAS UN EXERCICE !
Le cerveau d'Aomine venait d'entrer en surchauffe ! Kagami était tellement irrésistible et c'était en partie dû au fait qu'il ne s'en rendait pas compte. Et en plus, il venait d'avouer qu'il s'en faisait pour lui ! C'était tellement mignon et inespéré que le brun commença à trembler. Il se sentait fébrile, sur le point de craquer et de commettre l'irréparable. Il savait qu'il n'allait pas arriver à se maîtriser encore longtemps... Alors...
« Ta gueule... » Lâcha t-il, exaspéré.
C'était la seule échappatoire qu'il avait trouvée.
« QUOI ?! »
Heu ok ! Il lui proposait gentiment de l'aide et voilà ce qu'il récoltait ! Ah ben sympa, cool le Aomine ! Ce mec était décidément un connard fini... et cela avait le don de mettre Kagami en rogne... Le ganguro savait toujours aussi bien sur quel bouton appuyer pour lui faire péter un câble et tout gâcher. C'était inné chez lui.
« Nan mais dis donc ! Je te propose mon aide et toi tu m'envoies chier, dans ma propre demeure en plus ? Si c'est comme ça, démerde-toi tout seul, abruti ! »
Tsss... « chante à l'âne, il te fera des pets », comme disait le dicton. Ca lui apprendrait à essayer d'être amical, tiens. Aomine avait eu l'air si vulnérable... mais ce type restait un démon quoiqu'il arrive et Kagami ne devait pas l'oublier ni se laisser attendrir, sous aucun prétexte. S'il baissait la garde, c'était la fin des haricots.
« Pourquoi t'as pas répondu à mon message... ? » Osa finalement interroger la panthère en lui attrapant le poignet, pour que la main de l'Américain reste posée sur son genou. Cette question le taraudait depuis trop longtemps et avait pourri son sommeil.
Son regard s'était radouci et le ton de ses paroles aussi. Sa voix était suave telle une caresse. Il venait de passer en mode « chasse », comme quand il avait menti à Kagami sur les habitudes japonaises concernant les baisers. Ne souhaitant pas effrayer sa proie, il devait se montrer extrêmement prudent, sinon c'était l'échec assuré. Et il n'aurait pas de deuxième chance, donc, la moindre erreur serait fatale. La biche pourrait profiter de son hésitation pour fuir. Quoique... qualifier Kagami de biche était un sacré euphémisme... Dire qu'il était un buffle par rapport à son poids, sa force de charge et sa capacité à se défendre, serait plus juste. Aomine savait mieux que quiconque que s'il sous-estimait sa proie, un coup de corne mal placé le ramènerait cruellement à la réalité...
« Ton message ? » Kagami ne semblait pas du tout voir de quoi il parlait.
Une délicieuse odeur sucrée se dégageait de la cuisine et vint chatouiller les narines du fauve sombre. Il venait tout juste de la remarquer comme Kagami venait de se lever.
« Ouais tu sais... la photo de Mai-chan avec son tout petit bikini bleu. » Précisa Aomine.
« Heu... j'ai rien reçu de tel, juste une nana avec les seins à l'air ! Elle portait rien sur ta photo ! »
« Si, elle portait bien un bikini. Mais juste le bas, normal que tu l'aies pas vu, puisque je t'ai juste envoyé une image du haut de son corps. »
« Mouais... J'aurai du me douter que c'était toi l'expéditeur de ce message bizarre... »
Le roux alla enfiler un tablier – rose, avec une mignonne petite tête de tigre dessinée sur le poitrail – et il sortit du four un plateau parsemé de cookies Leur parfum vanillé, qu'Aomine avait senti un peu plus tôt et qu'il identifia à présent parfaitement, embauma tout le salon. Il pourrait vite se projeter dans ce genre de vie... Kagami en cuisine, mitonnant de bons petit plats pour lui, quand il rentrerait de l'entraînement... Puis, ils se blottiraient l'un contre l'autre, sur ce canapé, devant la télévision (le roux avait sans doute le câble, donc ils pourraient se mater des matchs de NBA!) et ensuite ils... se câlineraient...
« Et la photo du mec torse nu ? C'était qui ? » S'intéressa l'Américain en décollant les cookies de la plaque de cuisson.
Les préférés de Tatsuya. Ils en faisaient ensemble pratiquement tous les samedis quand ils étaient gosses...
« Heu... le torse ? Quel torse ? »
Le brun haussa un sourcil, alors Kagami vint exhiber la photo dudit torse devant ses yeux, comme pour lui rafraichir la mémoire. Et Aomine redescendit bien vite de son petit nuage de douceur, se vautrant sévèrement même !
« Kise... sale petite fouine... » Comprit l'as de Toho. Le kitsune avait du profiter de son sommeil pour s'amuser avec Kagami...
Putain... il en loupait pas une celui-là... Mais d'un autre côté, c'était l'occasion REVEE pour sonder davantage Kagami. Leur baiser de la dernière fois ne l'avait de toute évidence pas traumatisé, il était donc temps de faire un pas de plus dans sa direction.
« Pourquoi ? C'est plus ton genre ou tu préfères la fille ? »
« Heu... pour faire quoi ? » Il étrécit les yeux, ne comprenant vraiment pas le but de la question.
OH. NOM. DE. DIEU. C'était tout juste s'il ne pouvait pas voir une auréole de pureté briller au dessus de la tête de l'innocent Kagami ! Ce mec était irrécupérable... Définitivement. Au moins autant que lui, mais dans le sens inverse...
« A mon avis, elle doit avoir des difficultés à se déplacer rapidement sur le terrain avec une telle poitrine. Alex m'a souvent dit à quel point elle avait mal au dos quand elle était chez les pros à cause de cela. Elle devait constamment porter des brassières de sport adaptées pour pouvoir jouer. Donc, à choisir, je préfère le garçon. Il doit être bien meilleur ! »
« Attends là... t'as cru que je parlais de... BASKET ?! »
« Ben oui. De quoi d'autre ? »
PUTAIN. Mais cette tête de chat n'avait donc QUE CA en tête ?! Il avait un ballon à la place du cerveau ! Et sûrement dans son pantalon aussi ! Quel con ! Mais... Aomine éclata de rire. Instinctivement. Automatiquement. Il était aussi consterné par le manque de libido de Kagami, qu'il appréciait sa naïveté touchante et infantile.
Les anges n'ont pas de sexe, parait-il...
Et lui, il était vraiment accro pour laisser passer des trucs pareils ou juste pour trouver cela charmant...
Heureusement, Bakagami ne prit pas la mouche, loin de là.
« En tous cas... maintenant que tu as mon numéro, j'espère que tu n'en profiteras pas pour m'appeler à 3 heures du mat' et me raconter des blagues cochonnes ! »
Il ne chercha même pas à savoir comment Aomine avait obtenu ses coordonnées téléphoniques. Tout ce qu'il demandait, c'était juste que le brun ne le harcèle pas pendant son sommeil...
Le tigre lui tendit même un cookie encore chaud.
Un véritable ANGE tombé du ciel...
Aomine se sentit ROUGIR (oui, oui... même lui en croyait pas cela possible!) et il attrapa un gâteau, se demandant qui de Kagami ou du cookie était le plus à croquer...
Les esprits s'étaient calmés et l'ambiance était plus sereine. C'était agréable et Aomine ne s'en plaignait pas, bien au contraire. C'était plus reposant ainsi, même s'il aimait taquiner le tigre et ne manquait jamais de le défier. Mais cela rendait les moments paisibles encore meilleurs...
Et cerise sur le gâteau, ce foutu amerloque n'avait pas juste le cul le plus bandant de la galaxie, c'était également un éminent CORDON BLEU !
Ses papilles se réveillèrent en dégustant le chocolat fondant et la pâte sablée bien beurrée.
« Tu crois que ça plaira à Tatsuya ? »
« Non, il va détester, c'est certain. Mais comme j'suis un gars plutôt sympa, je propose de te débarrasser de toute ta fournée de cookies, parce que j'ai horreur du gâchis ! » Annonça t-il en se suçant les doigts avec gourmandise.
Bon... à défaut d'un orgasme au pieu, il se contenterait d'une orgie culinaire pour cette fois !
Tout était décidément bien trop beau et idyllique pour que cela dure. Il ne manquait plus que la tisane et les charentaises pour faire d'eux des papys avant l'heure !
« Ca va, t'es pas trop jaloux qu'il se soit tiré avec Kise, au fait ? »
Arf. Il voyait déjà la réponse du roux se profiler... alors il s'empressa de préciser sa pensée.
« Je veux dire... c'est pas ton mec, si ? »
« Mon mec ? »
Il cligna des yeux pendant dix bonnes secondes en fixant Aomine d'un air hébété, comme s'il cherchait le sens caché de cette question... ou juste sa signification. Il pencha même la tête sur le côté !
« Ah non... nous ne sommes pas... enfin... ce n'est pas comme cela... entre lui et moi. Tatsuya est mon grand-frère. » Exposa t-il en souriant ingénument.
Bon ! Au moins, il semblait avoir capté le sens des paroles d'Aomine, puisqu'il avait écarté d'emblée toute relation romantique entre lui et l'as de Yosen. Mais cette réponse était bien loin de satisfaire Aomine. Tout au plus, elle le rassura.
« Et alors ? Ca existe l'inceste ! »
« L'inceste ? C'est quoi comme bestiole ? »
*SBAF !*
Gifle mentale.
…
« ...fais-moi penser à te faire mater la série Game of Thrones... »
Aomine pouvait presque entendre les Lannister « send their regards » face à l'ignorance de Kagami.
« You know nothing Taiga ! »
Bon, normalement, c'était la sauvageonne rousse qui balançait ça au brun un peu bourru et coincé du derche, mais pour cette fois, ils inverseraient les rôles.
Son regard s'attarda alors sur la table basse face à eux et il aperçut des bouquins de... C... (nan pas de cul, dommage, bien que cela commençait par la même lettre!) COURS ! En l'occurrence, il était question d'un manuel d'histoire...
LA matière forte d'Aomine !
Celle dans laquelle il régnait sans partage, tel un empereur divin !
« Il paraît que tu as demandé à Midorima de t'aider à étudier... »
« Il doit m'aider sur une matière, mais je sais pas encore laquelle... »
« Laisse-moi te prévenir que ce type est un sadique de première... Il ne me laissait aller pisser qu'une seule fois de toute la journée, quand on révisait ensemble. »
Parfait, il allait pouvoir marquer des points au détriment de son rival ! Kagami ne montra aucune méfiance...
« Vraiment ? Ca ne m'étonne pas de lui... mais bon... ça ne me changera pas trop de Riko-san et puis... je ne savais pas qu'il avait été ton tuteur. »
« Ouais... c'était au collège. Il m'avait menotté au bureau et il gardait la clé dans la poche intérieure de sa veste, putain ! Autant dire que j'avais envie de lui faire bouffer sa lime à ongles... ou que j'aurai encore préféré me couper le poignet AVEC, plutôt que de devoir le toucher pour choper la clé ! »
« Ahaha ! J'vois ce que tu veux dire ! Mais comment ça se fait qu'il en est arrivé à te donner des cours de soutien ? J'te vois mal lui demander ce genre de choses... et lui, encore moins accepter... »
« C'est Akashi cet enfoiré qui nous y a forcés. Il balisait que je me fasse virer de l'équipe titulaire à cause de mes résultats scolaires merdiques... »
Personne ne disait NON à Akashi. Aucune personne tenant à rester en vie, pour être exact.
Aomine savait que c'était à son tour de briller ! Il pouvait impressionner Kagami et le rendre redevable s'il s'y prenait correctement. Il inspira profondément et bomba fièrement le torse.
« Quoi qu'il en soit... je pourrai te filer un coup de main... sur... hmm... l'histoire du Japon, si tu veux. C'est ma matière forte. »
Il se frotta un peu le crâne, gêné et il s'attendait à tout, sauf à ce que Kagami lui rit au nez ! C'était vexant !
« Hein ? Tu veux m'aider ? Mais ça sert à rien, t'es aussi bête que moi ahahaha ! »
« OI ! FERME-LA ! C'est la vérité ! T'as qu'à me poser une question si tu me crois pas ! Et au passage, si tu avait été bon en histoire, tu aurais su le sens du mot « inceste » tout à l'heure !»
Il était à deux doigts de se jeter sur lui pour l'assommer avec le plateau de cookies !
« Ben voyons ... » Il croisa les bras sur sa poitrine et il attrapa le manuel scolaire, l'ouvrant à une page au hasard, avant de lire à voix haute. « De quelle manière Oda Nobunaga persuada t-il le seigneur de guerre Asai de former une alliance avec lui ? »
« Facile. » Sourit Aomine. « Il arrangea un mariage entre Asai et sa jeune sœur Oichi. »
Il avait donné la bonne réponse, sans hésiter ! Dans ta face, Bakagami ! Le roux n'en revenait pas et il soupira de désarroi.
« On dirait que les cours de Midorima t'ont été utiles finalement. »
« N'importe quoi... ça n'a rien à voir avec Quatre Yeux ! J'ai toujours aimé l'histoire de mon pays. Les guerres, les grands seigneurs, les ninja, les rônins, les samurais, le rite du seppuku... c'est tellement classe ! Je crois que j'aurai adoré vivre à cet époque où l'honneur avait plus de valeur que la vie. Et puis, les geisha étaient bonnes... »
« Je préfère les indiens et les cowboys, perso... les scalps ! Les braquages de diligences, les duels de tirs au colt ! Les chercheurs d'or et les danseuses de french cancan dans les saloons ! Mais bon, si tu le dis... »
« Raaaah tu connais rien ! Comme d'habitude, t'as des goûts de merde... pas étonnant que tu galères en classe... »
« Connard ! » Pesta Kagami.
« Bon... trêve de plaisanterie : parlons peu, parlons bien. Qu'est-ce que je gagne à t'aider ? J'te préviens tout de suite, je ne bosse pas pour la gloire, moi ! Je m'en tape de ta réussite... donc, si tu me veux comme prof, tu vas devoir raquer. »
Ca n'allait pas être gratuit cette histoire là ! Même si c'était l'alibi indétectable pour voir Kagami à volonté, il fallait que cela lui rapporte un petit bonus supplémentaire. Après tout, il avait casqué, lui, pour obtenir le numéro de Kagami ! Et ça lui avait coûté 300 milkshakes ! Il était donc normal que Kagami passe à la caisse également.
SES HONORAIRES ETAIENT CHERS (crise, inflation, tout ça, tout ça...)
A vrai dire, ils le seraient encore davantage si Aomine savait que Kagami se donnait tout ce mal pour pouvoir se faire accepter comme partenaire d'entraînement par Midorima...
Mais laissons cette révélation cruciale de côté pour le moment – qui sera sûrement à l'origine d'une bonne crise de couple dans un prochain chapitre – pour nous intéresser à la requête d'Aomine. Il avait à présent toutes les cartes en main pour « coucher » son adversaire. Et il serait trop con de s'en priver...
Un véritable tapis rouge venait de se dérouler sous ses pieds.
Il devait saisir la balle au bond et mettre le panier décisif.
Celui de la victoire.
Celui qui achève l'espoir et la résistance de l'équipe adverse...
« Sors avec moi. »
Voilà. C'était dit. La demande fatidique avait été faite. Et honnêtement, Aomine n'aurait pu désirer meilleur contexte. Oui, c'était du gros pervers tout craché que de profiter ainsi du fait que sa proie soit acculée et ne puisse refuser. Mais même s'il n'en tirait aucune fierté, Aomine était tout de même content de sa prestation. Kagami ne pouvait PAS refuser.
« Oi ! J'suis pas une gonzesse, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué ! » Rougit-il fortement.
« Ah ouais ? Pourtant, tu portes un tablier ROSE, tu cuisines DES PETITS GATEAUX, ton appart' est PROPRE, BIEN RANGE, SENT BON et... »
Il fouilla dans les recoins du sofa, sous les coussins, pour en sortir... des REVUES DE BASKETBALL !
« … TU NE PLANQUES MEME PAS DE PORNO ICI ! Donc, OUI, EXCUSE-MOI, mais tu ES bel et bien une GONZESSE ! »
Il feuilleta l'une des revues, sourire agressif aux lèvres.
« A moins que tu ne te touches le soir en matant ces grands gaillards... »
Son rictus ne quittait pas son visage et il s'approcha de Kagami, soufflant sensuellement à quelques centimètres de son visage.
« Parce que si c'est ça qui te fait bander... fallait le dire tout de suite... je me serai fait une joie de réaliser tes fantasmes... Tu veux que je vienne te faire réviser en portant mon maillot de basket ? »
Ne recevant plus aucune réponse de la part de la lumière de Kuroko – qui était à présent aussi rouge que ses cheveux – il répéta à nouveau de sa voix si profonde et émoustillante :
« Sors avec moi, Kagami... »
Et voilà, c'est fini pour le moment ! J'espère que vous avez apprécié ce chapitre. Aomine a fait un pas de géant ! On verra bien si Kagami se montre réceptif. N'empêche, je suis sûre que pendant ce temps-là, Kaijo et Yosen ont du se faire un beau match amical sous les draps ! (je devrais peut-être l'écrire, d'ailleurs...?)
Je vous laisse en prime avec un petit bonus de fin de chapitre. Si il vous plaît, j'en ferai d'autres !
Enjoy et merci encore pour vos reviews !
Takao : « Bon c'est à notre tour je crois ! »
Se place au centre de la table ronde.
Takao : « Bienvenue à ce premier meeting des Prétendants de la Génération des Miracles ! Je serai votre hôte et administrateur de cette réunion ! Takao Kazunari ! »
Applause.
Takao : « Aujourd'hui, je vais vous présenter les membres de ce club très fermé ! Un amoureux transi par équipe, pour la parité ! Veuillez donc accueillir comme il se doit... »
Trie ses fiches
Takao : « Le Prétendant numéro 1 : Ryo Sakurai, de l'Académie Toho ! »
L'adorable champignon pleureur sort la tête de derrière le rideau des coulisses, peu rassuré.
Sakurai : « Ano... su... sumimasen ! Je suis en retard... »
Takao : « Ne t'en fais pas, personne n'avait remarqué ! Bon en même temps, tu es le premier arrivé... A présent, faites un maximum de bruit pour... Himuro Tatsuya, le Prétendant numéro 2 ! »
Il sortit sous les cris de la foule en délire – composée au 90 % de public féminin – et envoya des baisers en sa direction.
Himuro : « Je suis ravi d'être ici ! »
Il prit place à côté de Sakurai.
Takao : « Notre prochain invité est l'un des héros de ce chapitre... le Prétendant numéro 3 ! Kouki Furihata ! »
Le jeune brun sortit des coulisses et se vautra lamentablement. Il était tellement stressé qu'il tremblait comme une feuille.
Furihata : « B... bonsoir... »
Takao : « Et enfin, le dernier prétendant et doyen de cette réunion secrète : Yukio Kasamatsu ! »
L'étudiant de faculté fit son entrée et s'assit face à Takao, boudant.
Kasamatsu : « Bon, qui a eu cette idée stupide pour que je lui torde le cou ? »
Tous se tournèrent vers Takao comme un seul homme !
Takao : « Du calme, du calme ! Puisque nous sommes tous au complet, je déclare officiellement ouverte la première réunion du Club des Prétendants de la Génération des Miracles, qu'on appellera CPGM pour que ce soit plus facile à retenir. »
Kasamatsu : « Une minute ! J'ai une réclamation à faire... Non, deux. Tout d'abord... QU'EST-CE QUE JE FOUS LA ? J'ai des partiels à préparer et pas de temps à perdre avec vos idioties! Et deuxièmement, c'est quoi ce nom pourri ? »
Takao : « Je me suis dit qu'il faudrait un petit nom de code pour désigner notre société secrète, notre secte, notre groupe d'admirateurs de l'ombre ! Mais si vous n'êtes pas contents, on pourrait trouver ensemble une meilleure dénomination. Ce sera l'ordre du jour de cette première réunion, tiens ! Quant à la raison de ta présence ici, elle est dans le titre provisoire de notre club ! »
Kasamatsu : « QUOI ? Mais je ne suis pas un prétendant ! J'en ai déjà marre, je me tire... »
Mais l'espiègle faucon le força à s'asseoir.
Takao : « Reste sage senpai, ou la prochaine fois, je demanderai qu'on t'enchaîne à ton siège. »
Kamasatsu : « Parce qu'il y aura une prochaine fois ?! Tu comptes nous faire perdre notre temps comme ça souvent ? »
Takao : « Ouip. A chaque fin de chapitre, si l'auteure est d'accord ! »
L'ancien capitaine de Kajio soupira d'effroi et d'exaspération à la fois. Le shooter de Toho leva une main tremblante.
Sakurai : « Je suis désolé mais... »
Takao : « Ca va, tu n'es pas obligé de demander la permission pour prendre la parole. Tu peux poser ta question Ryo-chan ! »
Sakurai : « Ryo-chan ? Heu... d'accord heu... désolé... cependant... je voudrai bien savoir ce que je fais là, moi aussi... »
Furihata : « C'est vrai. Quel rapport avec nous ? C'est Kagami-kun le héros de cette histoire, pas nous... »
Takao : « Ralalala, vous êtes franchement pas doués ! Pas étonnant que vous n'arriviez pas à vos fins avec vos Miracles respectifs ! Nous ne sommes que des figurants pour le moment dans cette histoire ! Alors en attendant notre heure de gloire, l'auteure a décidé de nous donner une chance de briller ! Elle veut permettre aux lecteurs de mieux nous connaître et nous apprécier, parce que nous sommes rarement mis en avant dans les histoires de fans... J'ai donc eu l'idée de créer ce club pour y parvenir. Chacun de nous admire un des membres de la Team Skittles ! »
Himuro : « Skittles ? Ohhh ces bonbons de toutes les couleurs qu'Atsushi aime tant... Ah oui... je vois, je vois... c'est vrai que ça fait penser à la Génération des Miracles... »
Takao : « Mon cœur ne bat que pour mon adorable Tetsu-chan. Quant à toi Ryo-chan, c'est Aomine qui te plaît. Pour toi Tatsu-nii, Murasakibara est le meilleur choix. Kou-chan craque complètement pour l'Empereur Akashi et enfin... »
Kasamatsu : « Ne. Dis. Pas. Un. Mot. De. Plus. »
Takao : « Oh allez ! On sait tous que tu aimais bien regarder Kise prendre sa douche quand tu jouais encore à Kaijo ! »
Kasamatsu piqua un fard.
Kasamatsu : « N'importe quoi ! »
Himuro : « Bon... alors c'est quoi le but de ce fake groupe d'étude ? Parler de notre chéri et vanter ses mérites ? »
Takao : « Exactement ! Je vois qu'il y en a au moins un qui suit ! »
Himuro : « … au lit ou sur le terrain ? »
Takao : « Les deux ! Mais les fangirls aiment les infos croustillantes alors... ne vous privez pas ! »
Himuro : « D'accord ! Ca me semble sympa ! »
Les autres étaient mortifiés de honte et de gêne...
Takao : « On pourra aussi répondre aux questions des lectrices, dans les reviews ! N'hésitez pas à nous demander ce que vous désirez ! »
Himuro : « Ca va être marrant, on va bien rigoler ! »
Furihata : « Je veux partir... je... je n'aime pas Akashi-kun ! Il me fait peur ! »
Sakurai : « Et moi heu... désolé... mais c'est trop intime pour que je parle de ma relation avec Aomine-san ! »
Kasamatsu : « Quant à moi, je ne supporte pas cette blondasse de Kise ! Ne confondez pas cela avec de l'attirance ! »
Himuro : « On pourrait s'appeler les Quatre Mousquetaires de l'Amour ! »
Sakurai : « Mais... nous sommes cinq ! Ca ne va donc pas... »
Furihata : « En vérité, D'Artagnan ne devient un mousquetaire qu'au cours du livre... »
Kasamatsu : « On s'en moque ! Ce nom de club est ridicule ! Je propose « Les Personnages de Seconde Zone qui n'ont Aucune Importance ! »
Takao : « Pas question ! L'auteure m'a promis que chacun de nous aurait un rôle à tenir ! »
Himuro : « Pas celui de tenir la chandelle j'espère ! Parce qu'au prochain chapitre, en rentrant chez Taiga, je risque de le surprendre un fâcheuse posture avec Aomine ! »
Takao : « Ahaha propose un plan à trois, on ne sait jamais ! En plus, ça nous apporterait des lecteurs ! »
Sakurai : « Désolé Himuro-san... ne... ne fais pas cela s'il te plaît ! »
Himuro : « Ne t'en fais pas... je ne compte pas sauter sur ce pervers d'Aomine... »
Furihata : « On pourrait s'appeler le Cercle des Poètes Disparus... »
Takao : « Il me semble que c'est déjà pris ça... »
Kasamatsu : « Le Club des Cinq ? Simple et efficace ! »
Takao : « Déjà pris aussi ! Bon ben... on va rester sur le Club des Prétendants de la Génération des Miracles alors ! »
Kasamatsu : « Trop original waouh... »
Himuro : « On pourrait demander aux lectrices de choisir ! »
Takao : « Bonne idée ! A vos claviers les filles ! Et n'oubliez pas de nous poser vos questions ! D'ailleurs, on en a eu une dernièrement... MocchiFR voulait savoir si Tai-chan mettait la langue lors de ses baisers amicaux ! »
Himuro : « …..je confirme que non, hélas ! »
Takao : « Ah toi aussi il t'a embrassé ? »
Furihata : « Moi aussi... j'en ai encore des frissons de peur... »
Takao : « Nan mais en même temps, même ton ombre te fait peur Kou-chan ! »
Furihata : « …. avec moi il a mis la langue... ça doit dépendre des gens... »
GROS DOSSIER !
Kasamatsu : « Si on a fini avec ces idioties, je retourne réviser ! »
Il se leva, furieux.
Himuro : « Au fait, très sympa le décor ! »
Takao : « Hihi je sais, c'est le club de théâtre de Shutoku qui m'a prêté sa salle de répétitions ! Enfin bref, à la prochaine alors.»
Sakurai : « Je n'ose même pas imaginer pour quelle raison tu leur as dit qu'on avait besoin de la salle... »
