Chapitre 9 :
Et voilà le lemon ! Bon, c'est mon premier et j'espère grandement qu'il va vous plaire. En tout cas, il a beaucoup plu à ma beta, Sevy Dyan (c'est la plus meilleure, personne ne me la pique ) ).
Merci à vous qui laissez des reviews, c'est toujours un plaisir d'avoir vos avis. Alors n'hésitez surtout pas à en écrire une, même toute petite, même négative et surtout si elle est positive ^^
C'est l'avant-dernier chapitre mais d'autres joyeusetés sont en préparation. Ca vous intéresserait ?
Bonne lecture à tous !
Je vous embrasse
Maya
Le chemin jusqu'à l'hôtel fut assez compliqué : leurs bouches refusaient de se séparer maintenant qu'elles s'étaient trouvées tandis que leurs mains apprenaient le corps de chacun. Les manteaux étaient défaits, les cheveux ébouriffés, les gorges malmenées. Heureusement, l'heure tardive leur laissait un peu d'intimité : le spectacle de ces deux corps entremêlés, se poussant contre les porches, s'arrêtant au milieu de la rue pour pouvoir s'embrasser, auraient fait rougir n'importe quel passant. Lorsque le dos de John cogna contre la porte du palace, il s'arrêta, repoussant légèrement Sherlock tout en gardant ses mains agrippées aux revers de son manteau.
- On devrait… peut-être…
Son regard était captivé par les pommettes rougies de son ami, ses lèvres gonflées et son regard fiévreux.
- Oui... Oui. Tu as raison, dit Sherlock dans un souffle. Embrasser John était la plus belle des expériences, tout comme de pouvoir regarder son médecin l'admirer, lui, les cheveux décoiffés, se mordant les lèvres. Sherlock adora, en cet instant, pouvoir lire en John aussi facilement la nuit promettait d'être merveilleuse. Il le tira par la main.
- Viens. Pour ce que j'ai envie de faire, le pas de la porte d'un hôtel, aussi luxueux soit-il, n'est clairement pas approprié.
- Et qu'est-ce que tu as prévu ? demanda innocemment John. Ils étaient au comptoir du réceptionniste qui cherchait leur clé. Leurs mains étaient scellées le détective se pencha et murmura à l'oreille du médecin :
- Te faire l'amour jusqu'à ce que tu oublies comment tu t'appelles.
John rougit et se détourna.
- Je t'avais imaginé plus timoré.
Il récupéra les clés puis mena Sherlock jusqu'à l'ascenseur. Leur impatience était palpable. Le détective s'esclaffa.
- Et je t'avais imaginé moins gay. Timoré ? Pourquoi ça ?
Il semblait sincèrement étonné.
- Parce que tu n'aimes pas les gens, qu'ils t'ennuient et que ta connaissance des relations sociales est minime. Et cette fois, au café, lors de notre première enquête ensemble, tu m'as donné l'impression que ce genre de choses ne t'intéressait pas. Je pensais donc que… Pas que ça t'était inconnu mais presque… Que tu en parlerais avec moins d'aplomb surtout... Mais ne crois pas que je sois déçu ! Bien au contraire !
Le sourire que fit John à son futur amant (Il est bien lent cet ascenseur !) était plein de luxure. Sherlock rit.
- John. John. John. Ce n'est pas parce que je n'ai aucune envie d'interagir avec les idiots qui constituent notre société que je n'en profite pas pour mes besoins les plus primaires, lorsque je ne suis pas occupé par le Travail et que l'ennui se fait trop fort. Sache que j'ai même perdu ma virginité avant toi… Le son d'une cloche retentit. Mais je te raconterai la suite bien plus tard. Pour l'instant, nous…
Et il tira John devant la porte de leur chambre, recommençant à l'embrasser dans le cou, ouvrant son manteau alors que le médecin, lui, essayait d'ouvrir la porte en grognant. Ils entrèrent dans la pièce.
La porte claqua, Sherlock enleva d'un geste son long manteau tandis que John jetait le sien sur la table. Leurs regards se croisèrent, enflammés, chacun désirant l'autre au plus profond de son âme. Le brun fit glisser sa veste de costume et commença à déboutonner sa chemise, les yeux plantés dans ceux de son John. Ce dernier ne résista pas longtemps à cette tentation faite homme en face de lui : il s'approcha, arrêta les mains de Sherlock et déboutonna lui-même le dernier cercle de nacre. Ses mains caressèrent le ventre plat, presque trop, mais finement musclé et définitivement appétissant que les pans ouverts de la chemise dévoilaient. Il les remonta jusqu'aux épaules, flattant chaque coin de cette peau si blanche, agaçant au passage les tétons rosés. Il fit glisser délicatement la chemise, effleurant les bras tendus de son ami. Sherlock profitait de ces caresses mais, une fois débarrassé du vêtement gênant, il se mit à le déshabiller à son tour : le pull puis la chemise furent enlevés, révélant le torse marqué du médecin. Sherlock pouvait lire toute l'histoire de John dans ses cicatrices, ses marques, sa peau dorée il pouvait lire son courage, sa détermination et sa générosité. Il le trouva beau encore plus beau que dans ses rêves.
Gêné, l'ancien soldat baissa les yeux et tenta de cacher sa cicatrice : il ne pouvait supporter la comparaison avec le détective. Il était parfait. Pas lui. Toutefois, remarquant la tension qui s'était emparée de son ami, Sherlock mit sa main sur sa joue et releva son visage :
- Ne te cache pas, John. Jamais. Tu es parfait… pour moi. Et c'est tout ce qui compte non ?
John eut un petit rire puis embrassa légèrement son amant :
- Tu es sûr que tu es un sociopathe ? Tu as vraiment un cœur, en fait… Même si je n'en ai jamais douté.
- Je ne sais pas d'où te vient cette croyance concernant mon innocence et mon ignorance sur ce point-là.
- Mauvaises déductions.
Le médecin passa un bras autour de la taille de Sherlock, laissant l'autre jouer avec la ceinture.
- Et si tu me montrais de quoi tu es capable ?
Soudain, le détective parut un peu moins sûr de lui. Il se rapprocha de John, posant son front contre le sien, laissant ses paumes effleurer le torse viril en face de lui. Il ferma les yeux.
- John… Je peux te poser une question ?
- Oui, bien sûr. Vas y, répondit-il, sincèrement étonné de la tournure que prenaient les choses. La fragilité que Sherlock lui montrait en cet instant le déroutait.
- Est-ce que tu as déjà… Je veux dire, est-ce que tu as… Oh ! Bon sang !
Sherlock détestait ne pas pouvoir mettre des mots sur une idée.
- Calme-toi. Est-ce que j'ai déjà quoi ?
- Couché avec un homme. Parce que tu répètes sans cesse que tu es hétéro, parce que je ne t'ai jamais vu flirter avec un homme, parce que même si tu as des sentiments pour moi et que tu es clairement excité – ne lève pas les yeux au ciel, je t'en prie ! – je ne voudrais pas te contraindre à faire quoique ce soit.
Il se rapprocha un peu plus, leurs torses se touchant. John pouvait sentir les battements du cœur de Sherlock, preuve qu'il en avait bien un et plein de désir et d'amour (Oh mon Dieu ! J'espère, oui !) pour lui.
- Parce que, John, j'aimerais énormément fondre en toi, ne faire plus qu'un avec toi et te posséder entièrement. Mais je comprendrais aussi que tu ne veuilles pas. On pourrait…
- Sherlock ! Stop ! Arrête !
John souriait. La demande de Sherlock ajoutée à leur proximité avait augmenté son rythme cardiaque ainsi que la taille de son érection d'un seul coup. Les promesses contenues dans les interrogations de son colocataire confirmaient ce qu'il avait déjà décidé lors de leur premier baiser face à l'Arno.
- Je n'ai peut-être jamais fait l'amour avec un homme ni regardé un autre homme avant toi mais je suis sûr de ce que je veux. C'est-à-dire tout. Tout ce que tu me donneras et tout ce que tu voudras. Je suis amoureux de toi, Sherlock. De ton impatience, de tes excentricités, de ton impolitesse, de ton cynisme mais aussi de la douceur, de la tendresse et de la fragilité que tu laisses échapper parfois et seulement pour moi. J'ai confiance en toi, Sherlock. Alors, arrête de réfléchir.
Et il commença à défaire le pantalon de l'unique détective consultant du monde qui souriait, enregistrant les paroles si touchantes et belles que le médecin venait de lui offrir. C'est seulement lorsqu'il sentit son pantalon glisser de ses hanches que Sherlock commença à bouger, ouvrant des yeux brillants de détermination, de désir et de tendresse.
D'un geste habile, il se débarrassa du vêtement gênant ainsi que de ses chaussures et défit la ceinture de John, tout en le faisant reculer contre le lit. Le jeans du blond tomba. Sherlock fit asseoir son ami sur la couverture douce tout en embrassant ses cuisses puis ses jambes, il délassa ses chaussures puis lui enleva ses chaussettes. Son regard était planté dans celui de John, de son John. Il remonta vers son visage, montant à califourchon sur le corps si désirable, étendu sur le lit. Leurs érections se touchèrent, les faisant frissonner. John haleta lorsque la bouche de Sherlock déposa de légers baisers sur son visage et dans son cou. Il commença alors à caresser le dos si mince de son ami, apprenant les moindres recoins de ce corps qu'il convoitait. On entendait dans la chambre seulement les souffles et les soupirs des deux hommes. Les mots n'étaient plus utiles, seuls les corps parlaient.
Tout en continuant à s'embrasser, Sherlock tira sur le boxer noir de John, tentant de libérer son sexe. Le médecin grogna et enleva lui-même son sous-vêtement et en profita pour finir de dévêtir le détective. Ils se sourirent. Sherlock déposa un baiser sur les lèvres de John, sur sa gorge offerte, sur la cicatrice sur son épaule, sur son torse, sur ses os iliaques et enfin sur son sexe, suspendant la respiration du blond. Sa langue répertoriait chaque veine, chaque muscle qui se tendait. Il écoutait les borborygmes qui sortaient de la bouche de John, notant ce qui lui plaisait. Lorsque Sherlock le prit enfin dans sa bouche, John lâcha un « Putain ! » retentissant, ses mains allèrent d'elles-mêmes dans les boucles soyeuses. En revanche, une des mains du détective continuait de flatter le torse du docteur, jouant avec ses tétons, tandis que l'autre titillait les testicules pleins. John était à bout, les caresses données par Sherlock étaient un délicieux supplice mais il voulait plus, beaucoup plus. Il resserra donc sa prise sur les cheveux du brun, essayant de lui faire comprendre que c'était le moment. Sherlock releva ainsi la tête, profitant de ce qu'il voyait : John avait le souffle court, les joues rougies par l'excitation et le regard empli de luxure. Il l'embrassa puis lécha deux de ses doigts goulument. Le cœur du médecin eut un nouveau sursaut la vision du détective suçant ses doigts et la promesse de ce qui l'attendait étaient intenables.
Sherlock abaissa son visage et, front contre front, entre les genoux de John, débuta son exquise torture. Le blond ferma les yeux et haleta lorsque le premier doigt de son ami entra en lui. Sherlock se stoppa, lui laissant le temps s'habituer. Ce n'est que quand il put de nouveau voir le regard bleu de John le fixer qu'il commença à bouger, étirant, fouillant et cherchant sa prostate. Aux premiers halètements de plaisir, il inséra un deuxième puis un dernier doigt. Il voulait préparer John au mieux. Les mains de celui-ci étaient accrochées aux hanches pâles avec force, le désir et la douleur mêlés étant trop forts. Tout à coup, il poussa un cri de plaisir. Sherlock venait de trouver sa prostate et il jouait de ses longs doigts fins de musicien. Toute douleur oubliée, John prit en coupe le visage du détective, l'embrassa de toutes ses forces puis lui susurra à l'oreille :
- Putain ! Sherlock ! Je crois que je suis prêt.
Ce dernier, avec un sourire digne du chat du Cheshire, se redressa et escalada John pour essayer d'atteindre la table de nuit de son côté du lit.
- Mais qu'est-ce que tu fous, bon sang ?
- Je cherche… Ah ! J'ai trouvé ! dit-il en brandissant un préservatif.
- Je vois que tu avais tout prévu, rit John.
- Quand je te dis que je peux lire très facilement en toi, ce ne sont pas des conneries, répondit le détective en défaisant l'emballage. Il continua son geste, enfilant la protection, tout en se rasseyant entre les cuisses de John. Les mains de ce dernier trouvèrent leur place sur les hanches de Sherlock qui se penchait déjà, positionnant le blond, une jambe sur son épaule, pour qu'il soit prêt à le recevoir.
- Tu me dis si jamais…
- Oui, bien sûr, espèce d'idiot. Vas y maintenant.
- John. Tu es sûr que…
Pour toute réponse, le médecin mit les mains sur les fesses de Sherlock et le poussa à rentrer en lui. Le détective eut le souffle coupé : John était serré autour de son sexe et c'était bon, trop bon. Il se concentra pour éviter de jouir de suite et prit l'érection légèrement affaiblie, sous le coup de la douleur, de John en main. Ils s'embrassèrent, faisant passer par ce baiser tout l'amour qu'ils ressentaient l'un pour l'autre. Même si Sherlock ne lui avait rien dit, il savait, sentait qu'il tenait à lui plus que de raison. Les mots viendraient plus tard. Lorsque le baiser prit fin, John amorça un premier mouvement, donnant à Sherlock ce qu'il attendait depuis longtemps. D'abord très doux, les mouvements de bassin du brun s'accélérèrent, essayant de buter contre la prostate du blond. Il continuait à masturber John qui ne savait plus où donner de la tête : les sensations étaient tellement puissantes. Brusquement, John se tendit, contractant ses muscles et se déversa entre leurs deux corps emmêlés. La sensation du corps crispé de John, cette tension autour de sa verge, augmenta le plaisir du détective. Et il jouit à son tour, les yeux dans ceux de son amant.
Reprenant son souffle, il s'affala sur John, le nez dans son cou. Il sentait la sueur, le sexe mais aussi le thé, Londres, la pluie et les pulls de laine. Automatiquement, les bras du médecin se serrèrent autour de lui. Leurs respirations étaient haletantes mais ils souriaient.
- C'est le meilleur câlin post-coïtal que je n'ai jamais eu, ronronna Sherlock.
- Et tu en as eu beaucoup ? demanda John en riant.
- Hum… Non. Je n'aime pas ça habituellement, le taquina-t-il.
- Si tu veux que je…
- Je veux que tu restes exactement où tu es.
Sherlock se redressa, effleurant le visage de John. Il déposa un léger baiser sur le coin de ses lèvres.
- John… Moi aussi.
Et le médecin sourit de plus belle. Il agrippa le visage du détective et l'embrassa de toutes ses forces, lui montrant combien cette déclaration, aussi courte fut-elle, lui faisait plaisir. L'air ailleurs de Sherlock et ses lèvres gonflées firent rire John une fois le baiser fini. Il dit, d'un ton espiègle :
-Une douche, ça te tente ?
