Hello tout le monde :)
Un nouveau chapitre, encore un de passé ! On est déjà au septième, que ça passe vite !

Sinon, nous tenons à remercier tout spécialement notre beta-reader, notre chère amie Alizée.

Nos remerciements également à FolleDingue78 et Matt81095 pour leur review. L'une nous a fait beaucoup rire et nous donne très envie de connaître son auteure ... ^^ Et l'autre, plus technique, nous a permis de comprendre ce que les lecteurs attendent :)


Ice

Elle reconnu la voix de Theon, soupira et se leva. « J'avais besoin de calme, répondit-elle sans sourciller.

- Pourquoi dans les écuries et pas dans le château ?
- Parce que les chevaux ne vous dérangent pas. »

Elle a avait parlé sèchement. L'étrangère s'avança vers la porte qui fermait l'enclos et sortit. La jument grise voulut la suivre mais fut arrêtée. La jeune femme sourit à la brave bête et tourna les talons pour partir. Mais elle fut retenue dans son élan. Il avait attrapé son poignet et le tenait serré. Elle le sentit s'avancer dans son dos. Il se plaqua contre elle. Ils n'étaient séparés que par le poignet de l'étrangère, qu'il avait retourné dans son dos, tordant le bras de la jeune femme. Elle ne bougeait pas, ne disait rien. Le Fer-né passa sa main libre dans les longs cheveux de Talia, descendit dans sa nuque, puis encercla son cou. Il serra légèrement et murmura « Ne joue pas à ça avec moi l'étrangère.».

Il desserra son emprise sur le cou de la jeune femme, et glissa sa main sous la légère chemise. Il caressa du bout des doigts la peau blanche de la gorge, juste au dessus de sa poitrine. Lorsqu'il voulut descendre, ses doigts se heurtèrent au bandage qui tenait la poitrine de l'étrangère. Elle ne bougea toujours pas, ne voulant pas accroitre la douleur dans son bras. Elle sentit le souffle brûlant du jeune homme dans son cou, puis ses lèvres chaudes sur sa peau. Elle frissonna de dégout et serra les dents. Le Fer-né entreprit de déboutonner la fine chemise de Talia, mais la jeune femme, rassemblant son courage, murmura « Je ne pense pas que les écuries soient le meilleur endroit pour … ça ».

Elle avait hésité sur le dernier mot. Il eut un moment de silence, pendant lequel aucun des deux ne bougea. Puis finalement Theon s'éloigna de l'étrangère et lâcha son poignet. « Tu as raison. Nous verrons ça plus tard. ». Il eut un sourire malin et sortit du bâtiment. La jeune femme frotta son poignet, reprenant ses esprit. Cet homme lui faisait froid dans le dos. Elle se retourna vers l'enclos et caressa le chanfrein de sa jument. Elle soupira. Etait-ce finalement une bêtise que d'avoir suivi Robb à Winterfell ? Devait-elle se soumettre au Fer-né ou résister ? Elle soupira une seconde fois. La porte des écuries grinça, s'entrouvrit et laissa apparaitre Robb.

Il s'avança vers la jeune femme et caressa lui aussi la jument grise. Il avait l'air grave. « Tu veux aller faire un tour ? ». Sa voix était posée, et il avait souri. L'étrangère acquiesça silencieusement et sourit à son tour. Il partit dans un coin sombre de l'écurie et revint avec deux brides. Il tendit à Talia la bride en cuir noir de sa jument. En silence, ils harnachèrent leurs chevaux. Le jeune Lord partit chercher sa selle, mais lorsqu'il revint, la jeune femme était déjà à cheval, sans sa selle. « Qu'est ce que tu fais ? » demanda le jeune homme. Elle sourit doucement. « Vous savez, on peut monter à cheval sans selle. Vous devriez essayer !
Il hésitait. Jamais il n'avait fait ça, monter sans selle.

- Mais … Comment tu fais pour tenir à cheval sans ta selle ?
- Eh bien, il faut serrer les jambes !
- Et en cas d'attaque de sauvageons ?
- Si vous avez peur de ne pas vous en sortir seul, donnez-moi mon arc ».

Elle sourit fièrement. Le brun se laissa convaincre. Il repartit poser sa selle puis revint avec l'arc et le carquois de l'étrangère. Il les lui lança, elle passa son arc en bandoulière et attacha son carquois à sa ceinture. Robb sortit son cheval de l'écurie, Talia suivit. Dans la cour, il prit appui sur une grosse pierre et sauta à cheval. Cette façon de monter n'était pas confortable pour un homme, vraiment pas. Mais il se pencha légèrement en arrière et trouva sa position. Tous deux partirent dans le Wolf's Wood*. Il faisant bon, le soleil passait à travers les feuilles des arbres, éclairant à demi la forêt. Les deux jeunes gens restèrent un moment sans parler, sans se regarder. Robb prit finalement la parole. « Qu'est ce que tu faisais dans les écuries tout à l'heure ? La jeune femme leva la tête.

- Oh, j'avais besoin d'un peu de calme. Je ne suis pas habituée à autant de monde.
- Depuis combien de temps errais-tu dehors, comme ça ?
- Deux ans. » L'étrangère avait dit ça d'un ton triste et las, ce qui affecta Robb.

Néanmoins, ils continuèrent à discuter. Le jeune homme demanda d'où Talia venait et ce qu'elle avait fui, comment elle s'était retrouvée dans le Nord, si près de Winterfell. Et la jeune femme répondit calmement. Comme elle avait dit àSansa et Arya, elle venait du Reach**. Elle ajouta qu'elle avait fui ses parents, qui avaient voulu la remarier après la mort de son fiancé, ce qu'elle refusait obstinément. Enfin, si elle avait atterri dans le Nord, ce n'était que pur hasard. Depuis deux ans elle errait sur les routes de Westeros sans destination précise, elle allait donc où sa jument l'emmenait. Le jeune Lord fut satisfait de ses réponses et ne posa plus aucune question. Après un petit moment de silence la jeune femme, joueuse, fit pression sur les flancs de sa jument et la passa au galop. Le grand étalon noir de Robb suivit. Le jeune homme surpris, serra ses mollets, ce qui n'eut pour effet que d'accélérer le galop de son cheval. Bientôt ils doublèrent Talia et Jade. L'étrangère riait de la position plus que bancale du Stark. Il se rattrapa néanmoins et réussit à ralentir son destrier. Il trouva son équilibre et lorsque Talia l'eût rejoint, il se tenait droit et ne risquait plus de tomber. Il rit avec la jeune femme. « Alors, n'est-ce pas agréable de galoper sans sa selle ? » demanda-t-elle en souriant. Il reconnut qu'il était plaisant de sentir les muscles de son cheval, d'avoir ce contact rapproché avec l'animal. On se sentait libre. Finalement, ils repassèrent au pas et laissèrent leurs bêtes souffler. Ils se regardèrent et se sourirent. « Qu'est-ce que faisait Theon dans les écuries ? Il ne t'a pas importuné ?

- Non non, on ne faisait que discuter. Elle avait menti, elle ne pouvait rien dire, surtout pas à Robb.
- Bien, ne te laisse pas faire surtout. Il peut être très pénible et grossier parfois, mais tu n'as pas à subir cela. »La jeune femme acquiesça silencieusement. Maintenant elle était sûre qu'elle ne devait pas se soumettre au Fer-né, qu'il n'avait aucun droit sur elle. Elle se sentait soudain plus forte. Ils entreprirent de rentrer au château.

Un instant après avoir pris cette décision, Talia arrêta sa jument et s'immobilisa. Elle scrutait les alentours et tendait l'oreille. « Talia, qu'est-ce que tu fais ? Il faut rentrer. ». Elle lui fit rapidement signe de s'arrêter et de se taire. Elle prit son arc, sortit une flèche de son carquois et arma son tir. Tout se passait exactement comme quand elle avait rencontré Robb, mais ce qui se cachait des les buissons n'était pas noble. Elle banda son arc et décocha sa flèche. La corde vibra et la flèche fendit l'air dans un sifflement aigu. Lorsqu'elle atteignit sa cible, un cri retentit dans le bois. Les chevaux dressèrent les oreilles. Talia ne bougea pas et fit signe à Robb d'y aller. Le jeune Lord éperonna son étalon, qui s'avança au pas vers les fourrés. Au milieu il y trouva un sauvageon, l'épaule ensanglantée par la flèche qui l'avait transpercée. « Tu ne l'as pas tué, cria le brun à l'étrangère.

- Ce n'était pas le but. Qu'est ce que c'est ?
- Juste un sauvageon. » Le jeune Lord descendit de son cheval, dégaina son épée et posa la pointe de sa lame juste sous la mâchoire du sauvageon. Il fit signe à Talia de s'approcher, elle s'exécuta. « Tire-lui une flèche dans la cuisse, il faut le ramener à Winterfell ». Robb avait pris un ton grave.

Peu enchantée par cette idée, l'étrangère arma lentement son arc. Elle tira. La flèche atteignit parfaitement sa cible. Second cri de douleur. Le jeune homme profita du moment pour arracher ensemble les deux flèches plantées dans la chair du sauvageon. Il tremblait comme une feuille malmenée par le vent du Nord. Talia descendit de cheval et récupéra ses flèches que lui tendait le jeune Lord. Elle l'aida ensuite à mettre le sauvageon debout, puis à le hisser sur la jument grise, qui ne bougea pas. Elle défit la corde de son arc et attacha les mains du sauvageon ensemble. Robb prit les rênes et les passa par-dessus l'encolure. Il prit son élan et sauta à cheval. Il tendit une main à Talia, qui la saisit et s'élança. Lorsqu'elle fut confortablement installée sur l'étalon noir, le jeune Lord éperonna son destrier. L'étrangère s'accrocha au plastron de cuir du jeune homme. Ils chevauchèrent en silence jusqu'à l'immense bâtisse.

A une dizaine de pas de la grande porte, Robb arrêta son destrier et tira sur les rênes de Jade. « Je vais chercher des gardes. Ne bouge pas. ». Pour acquiescer elle lâcha le plastron de Robb et se recula. Il sauta à terre et courut en direction du château. Le sauvageon grognait dans son coin. Il fallut peu de temps au jeune Lord pour revenir avec quelques gardes. Ils descendirent le sauvage, rendirent la corde d'arc à Talia. Ils le trainèrent jusqu'aux portes et disparurent derrière les murs. L'étrangère se laissa glisser à terre et récupéra les rênes de sa jument. Les deux jeunes gens rentrèrent dans la cour et se dirigèrent vers l'écurie.

Robb héla un page et lui confia son cheval. Talia préféra s'occuper de sa jument elle-même. Elle la rentra dans l'enclos et lui enleva la bride. Jade secoua la tête et s'ébroua, retrouvant avec plaisir la paille fraîche. La jeune femme sourit. Finalement, elles seraient bien toutes les deux ici. Etre dame de compagnie n'était pas si horrible qu'elle l'imaginait, et Jade avait trouvé sa place. Elle flatta l'encolure de la brave bête et sortit ranger la bride. Elle entreprit ensuite de remettre la corde sur son arc, qu'elle rangea avec les harnachements. Lorsqu'elle voulut sortir de l'écurie et rejoindre discrètement l'intérieur du château, elle fut interrompue. « Alors tu n'es pas qu'une pauvre fille perdue. La jument grise donc la tienne. Et tu manies l'arc. Très bien. Je vois que l'héritier t'apprécie aussi. » La jeune femme avait reconnu la voix, toujours cette même voix pénible. Elle soupira. « Theon, s'il vous plaît, gardez le secret.

- Bien sûr. Mais qu'est-ce que j'y gagne ?
- J'aurai une dette envers vous. Nous réglerons ça plus tard.
- Non, pas plus tard. Paye ta dette maintenant. »


Fire

La foule était réunie dans la rue pour voir passer la famille royale et la Garde royale. Ser Gerold Hightower venait en tête avec Ser Barristan Selmy et Ser Lewyn Martell, suivis par le roi. Rhaegar avait l'air majestueux, monté sur son cheval, étincelant dans son armure. Daenys, qui venait en même temps que Viserys, après Ser Jaime Lannister et Ser Arthur Dayne, s'aperçu que les gens acclamaient son frère. Elle fit un signe à Viserys de se pencher vers elle pour lui glisser quelques mots. « Ils l'adorent… » Viserys lui sourit avant de jeter un rapide coup d'œil à leur frère aîné. Il pencha la tête vers sa sœur pour lui répondre sur le même ton. « C'est normal, après le règne de notre père, celui de Rhaegar doit leur paraître tellement… radieux. »

Ils étaient arrivés au RedKeep***, la grande porte principale était ouverte, ils la passèrent. Les gardes s'empressèrent de la refermer. Les dix chevaux s'arrêtèrent dans la grande cour principale, les cavaliers mirent pied à terre tandis qu'une foule d'écuyers les entouraient, les chevaux furent conduits aux écuries. Rhaegar se dirigea d'un pas royal vers les grands escaliers qui conduisaient à l'intérieur du RedKeep. Les gardes royaux avaient immédiatement reprit leurs postes habituels, seuls étaient restés Ser Gerold Hightower et Ser Arthur Dayne. Daenys était ravie d'être de retour chez elle. Rhaegar, sans même adresser un regard à son frère et sa sœur, continuait d'avancer le long du grand hall en direction de l'escalier royal. « Ser Arthur, reconduisez le prince Viserys et la princesse Daenys dans leurs appartements. »

Viserys fronça les sourcils mais il se laissa conduire jusqu'à ses appartements par Ser Arthur Dayne, celui-ci le laissa pour reconduire Daenys jusqu'à ses propres appartements. La jeune fille, une fois arrivée, remercia doucement le chevalier blanc avant de refermer la porte derrière elle. Sa chambre était restée la même, tout était à la même place que lorsqu'elle était partie, il y a cinq ans. Elle sourit doucement, ravie d'être de nouveau chez elle. Elle s'approcha de son miroir, examinant son reflet. Ses traits étaient fatigués, ses yeux semblaient plus ternes qu'à l'accoutumée. Elle se passa une main dans les cheveux, ils redevaient blancs. Elle se prit à rêver d'un bain bien chaud, de pouvoir se changer, échanger ses vêtements poussiéreux de voyage contre ne robe plus royale, plus délicate.

Elle vit, dans son reflet, la petite porte du fond s'ouvrir et une jeune servante entrer. La jeune Targaryen se retourna, souriante à la jeune fille. Elle était nouvelle ici Elle s'approcha de Daenys avec une certaine retenue polie, s'inclinant respectueusement devant la princesse. Daenys était intriguée. « Tu es nouvelle ici, n'est-ce pas ?

- Oui, ma Lady.
- Comment t'appelles-tu ?

- Allyria, ma Lady. Allyria Dayne, pour vous servir, ma Lady. » Daenys ne répondit pas, songeuse. Cette jeune servante faisait partie de la famille Dayne, une des maisons-liges de la maison Martell, à Dorne. Cette jeune fille était noble, cela sautait aux yeux : sa façon de s'adresser à elle, ses manières… Elle avait été dût être envoyée ici parce qu'un membre de sa famille était Garde royal. Était-ce là le destin qui attendait toute jeune fille de famille noble ? Servir dans une famille noble en attendant d'épouser le fils d'une autre famille noble pour permettre à sa famille de conclure une alliance avec cette autre famille ? Elle repensa à son frère Rhaegar, au mariage de celui-ci avec Cersei Lannister, la fille de Lord Tywin. C'était un mariage politique, il l'avait épousée pour sceller l'alliance entre les Targaryen et les Lannister. C'était ce qui pouvait leur arriver, à elle et Viserys, si jamais la nécessité s'en faisait sentir.

« Princesse Daenys ? » Allyria la tira de ses pensées, Daenys tourna la tête vers elle. La jeune Dayne avait préparé la cuve taillée dans le marbre du sol, dans la salle d'eau, un peu plus loin. Elle s'approcha de la princesse, lui faisant signe que l'eau était prête si elle souhaitait se laver. La princesse lui fit un signe de tête affirmatif avant de commencer à délacer son corsage tandis que sa dame de compagnie commençait à défaire sa natte. Lorsqu'elle fut entièrement nue, ses cheveux emmêlés et épars sur les épaules, elle traversa sa chambre, descendit les trois marches qui conduisaient à l'immense cuve taillée dans le sol, donnant sur la grande terrasse. Les fenêtres, ouvertes, laissaient entrer une légère bise qui faisait doucement voleter les légers rideaux. Daenys entra dans l'eau bouillante, appréciant le contact de la chaleur sur sa peau nue, les vapeurs l'enveloppant. Elle s'immergea complètement, se laissant emporter par les remous de l'eau. Lorsqu'elle sentit ses poumons sur le point d'éclater, elle remonta à la surface et regagna le bord de la cuve, là où l'attendait Allyria. Celle-ci lui tendit une brosse délicate et du savon pour que la jeune princesse puisse se frotter pour se laver. Daenys frotta énergiquement sa peau délicate, souhaitant enlever toute la crasse qu'elle avait pu accumuler depuis son dernier bain. Allyria l'aida ensuite à laver ses cheveux et lorsqu'elle fut enfin propre, l'eau était noire. Elle sortit de la cuve et s'enveloppa dans le drap que lui tendait Allyria avant de se précipiter devant le miroir. Elle constata, avec joie, que ses cheveux avaient recouvert leur couleur initiale : blanc filé d'or et d'argent.

Allyria releva ses cheveux mouillés avant d'achever de la sécher pour ensuite lui passer une robe taillée dans un tissu riche, noir et délicatement brodé de motifs floraux d'un fil rouge, rehaussé de quelques rubis. Elle ceignit sa taille d'une ceinture d'argent travaillé en arabesque et chaussa ses pieds de souliers délicats. Lorsqu'elle eut fini, elle fit asseoir sa maîtresse sur une chaise face au miroir avant de commencer à la coiffer. Elle brossa ses longs cheveux, leur redonnant de l'éclat avant de les arranger très légèrement. Lorsque Daenys fut prête, elle se leva et s'inspecta dans le miroir. Le résultat lui plaisait, elle avait perdu l'habitude de se voir ainsi, aussi… royale.

Un léger coup fut frappé à la porte, Daenys donna la permission d'entrer. Ser Jaime Lannister parût dans son manteau blanc dans l'encadrement de la porte. Il s'inclina légèrement devant la princesse. « Princesse, j'ai pour ordre de vous conduire dans la Salle du conseil afin que vous assistiez au conseil restreint. » Daenys hocha brièvement la tête. « Je vous rejoins de suite, Ser Jaime, veuillez patienter dehors, je vous prie. » Le chevalier s'inclina et sortit. Daenys se tourna vers la jeune Allyria Dayne. Elle était plus âgée qu'elle, plus grande aussi. « Je te remercie de ton aide, Allyria. Tu as été parfaite, j'aimerais que tu restes à mon service, qu'en dis-tu ?

- Oh ! Je… Merci, ma Lady. » Elle s'inclina profondément mais Daenys put voir ses yeux briller et même distinguer une larme perler au coin de son œil droit. La princesse se dirigea vers la porte de sa chambre. « Allyria, peux-tu t'assurer que la cuve soit nettoyée d'ici mon retour ? Et veille également à ce que la litière de mon dragon soit prête pour ce soir. » Allyria s'inclina sans souffler mot. Daenys, sur le point de sortir, se tourna vers sa dame de compagnie. Elle avait l'air si seule, loin de sa famille… Daenys se sentit touchée par la tristesse évidente de la jeune fille aussi marcha-t-elle en sa direction pour venir lui prendre les mains et les serrer affectueusement. La jeune Dayne leva ses yeux marron pour croiser le regard indigo de la princesse. « Je veux que nous soyons amies, d'accord ? Je sais que ça peut être très dur de se retrouver coupée de sa famille. Je veux que tu me considères comme ta famille la plus proche ici, d'accord ?

- Oui, ma Lady.
- Je veux également que tu m'appelles Daenys et que tu me tutoies lorsque nous sommes seules, d'accord ? Tu es plus âgée que moi, ça me fait étrange que tu sois si polie avec moi.
- Oui, ma… Daenys.
- Bien. » Daenys l'embrassa sous la joue et la laissa pour s'apprêter à sortir. Alors qu'elle allait ouvrir la porte, elle se retourna vers sa nouvelle amie. « Ah, et Allyria ?
- Oui, ma Lady ?
- Désormais tu partageras mes repas lorsque je les prendrais ici.
- Bien, ma Lady.
- Et désormais tu dormiras dans la chambre de ma sœur. Celle qui est contigüe à la mienne. » Daenys quitta sa chambre en laissant Allyria stupéfaite.

Daenys retrouva Jaime dans le couloir. Il ne fit aucune remarque sur le retard qu'elle avait prit, se contentant de la suivre le long du couloir. Daenys parcourut le grand couloir baigné par la lumière du soleil, descendit l'escalier principal, traversa la grande cour principale, une volée de couloirs et s'arrêta finalement devant la grande double porte qui la séparait de la Salle du conseil et du conseil restreint. Ser Barristan Selmy et Ser Arthur Dayne, qui montaient la garde la virent arriver et lui ouvrirent la double porte.


* Woolf's Wood = Bois-aux-Loups, le bois à côté de Winterfell.
** The Reach = Le Bief, région du Sud, entre Port Réal et Hautjardin.
*** Red Keep = le Donjon Rouge


Et voila, fin de chapitre. Petite review ? Merci à ceux qui en laissent, et merci aux followers ;)