Auteur : Jes Cullen-Malfoy

Titre : Everything can change in a few seconds

Information supplémentaire : Ceci est la version sans saut temporel de l'histoire "Tout peut changer en quelques secondes"

Genre : Romance / Family / Drama.

Couple principal : Jasper/Bella.

Couples secondaires : Vous les connaitrez au fur et à mesure.

Rated : M pour scènes de sexe explicites et violence.

Warning : Au fur et à mesure de la lecture, certaines scènes pourront choquer les âmes sensibles. Il y aura aussi la présence d'une relation homosexuelle entre hommes.

Disclaimer : Il est évident que les personnages issus de Twilight ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de Stephenie Meyer, je les lui emprunte juste pour m'amuser un peu. Seuls quelques personnages seront de moi et je préviendrais en temps voulu.

Mise en situation : Tout ce qui se passe dans le tome 1 et 2 s'est déroulé ici… Les changements vont commencer un peu après le début du tome trois pour complètement changer le cours de l'histoire d'Edward/Bella en Jasper/Bella.

Résumé : Depuis leur retour d'Italie, les choses se passent bien pour Bella et Edward. Mais cette dernière souhaite mettre les choses en ordre avec Jasper et Jacob. Edward accepte pour le premier et il ne sait pas que cela changera leur vie en quelques secondes.

Béta correctrice : Vivi64


« Je croyais que tu avais enlevé les sauts temporels et autre flash back ? Tu m'as perdue sur le POV d'Alice... J'ai plus rien compris :-S » Désolée, on a dû mal se comprendre. J'ai enlevé les sauts temporels mais j'ai gardé les flash back dans le présent de la fic. Donc, il y en aura deux trois.


Merci pour vos reviews, mises en alerte et favoris ^^ Bonne lecture *-*


Chapitre 3


Alice Pov (Début septembre)

Je préparais nos valises et je sentis l'anxiété de Jazz m'atteindre. Je vins me placer à côté de lui sur le sofa et demandai :

- Qu'y a-t-il mon amour ? Je sens ton anxiété. Dis-moi, je veux savoir ce qui ne va pas.

- Je n'y arrive pas Alice, je n'en peux plus.

C'était donc ça, il n'arrivait plus à rester végétarien.

En effet, c'était un immense problème, mais je pouvais l'aider.

« Bella toujours humaine, avec un enfant au soleil sur une plage »

- Eh bien, celle-là je ne l'ai pas vue venir.

Une vision troublante, me dis-je à moi-même.

- Quoi Alice, qu'y a-t-il ?

Tiens, il se réveille, pensai-je en le regardant.

- Rien, rien, m'empressai-je de dire. Je vais téléphoner à Edward pour savoir comment se déroule le retour pour nous, mentis-je ouvertement.

Jasper Pov

Je venais de lui dire que je n'en pouvais plus et la seule chose que j'avais ressentie venant d'elle était du soulagement.

Elle n'avait donc pas compris.

Je n'en pouvais plus de souffrir, je n'en pouvais plus de rester près d'elle, je voulais oublier, je voulais redevenir l'être que j'étais avant tout ça, celui qui souffrait moins que maintenant.

Elle ne le quittera jamais, elle me l'avait dit et demain soir elle serait à lui pour l'éternité et je ne pourrais pas le supporter. Je devais quitter Alice, Emmett, Rosalie, Esmée, Carlisle, Edward et Bella pour mon salut, pour mon bien. Je devais aussi quitter le végétarisme, je devais quitter cette vie. Et je devais le faire avant de prendre l'avion pour retourner « chez moi ».

Alice étant partie dehors pour appeler son frère, ayant quand même compris que je ne supportais plus de l'entendre lui, elle s'était assez éloignée pour ma tranquillité. J'avais là ma chance. Elle.

Je ne cherchai pas à réfléchir plus longtemps, me levai et courus dehors, loin de tout, loin d'ici pour partir ailleurs. Dans un monde où je n'aurais jamais couché avec une humaine, où je ne serais pas tombé amoureux d'elle, où je n'aurais pas souffert de cette distance entre nous depuis le jour où j'aurais tout abandonné pour elle.

Ce jour où on avait failli se faire prendre la main dans le sac, ce jour où Edward avait perdu toute mon affection par sa remarque. C'était là que j'avais mis toute la distance entre Bella et moi.

Après mon départ, j'avais rejoué la scène dans ma tête et toutes les émotions que j'avais ratées m'étaient apparues petit à petit. J'avais ressentis sa haine envers moi. Haine méritée d'ailleurs, je venais de frapper Edward, son cher et tendre. J'avais ressenti du regret aussi, certainement celui de m'avoir suivi sur cette moto, et pour clôturer, son soulagement quand j'étais monté sur la moto. Ce sentiment là avait été le plus dur, car j'avais compris à ce moment qu'elle avait choisi mon frère plutôt que moi.

Normal me diriez-vous… mais moi mon cœur était mort une deuxième fois quand j'en avais pris conscience.

Et maintenant, je courais pour éloigner ça de moi : son rejet.

Edward Pov

Je chassais pour boire plus que nécessaire, car même si je ne m'occupais pas de la transformation de Bella, je voulais être présent, être là pour elle.

Je venais de repérer un troupeau de cerfs : deux mâles et trois femelles, près d'une rivière.

Je courus et sautai sur le plus massif des mâles. Je plantai ensuite mes crocs dans son cou et aspirai cette ambroisie qui apaisa ma gorge en quelques secondes.

Je le vidai entièrement, et me rendis compte que les autres cerfs qui n'avaient pas eu le temps de s'apercevoir ce que je faisais regardaient encore de là où j'étais apparu. Je me lançai donc sur la femelle la plus proche.

J'entendis les trois autres cerfs fuir, mais cela ne servait à rien.

Je les aurais aussi, pensai-je pour moi-même.

La femelle gisant au sol quelques minutes plus tard, je me mis à regarder le ciel et me dis que bientôt, je chasserai avec ma femme.

Je laissai mon imagination tourner, ce que je m'étais entièrement interdit depuis que je la connaissais pour ainsi dire, fermai les yeux et soupirai.

« Nous courrions tous les deux, main dans la main, à allure vampirique. Elle était sublime dans une robe bleu nuit en soie, ses cheveux volant dans les airs et ses yeux d'un rouge cramoisi mais néanmoins sublime.

Nous tombâmes sur un puma que je lui laissai. Elle déchira sa robe dans le combat mais je ne l'aidai pas, elle n'en avait pas besoin, elle était bien plus forte que lui à présent.

Après qu'elle l'eut vidé de son sang, elle se redressa et je remarquai que sa robe était en lambeaux. Je pus voir un de ses seins, nu, à travers une déchirure. Je lui sautai dessus littéralement à cette vue enchanteresse.

Je lui arrachai ce qui lui restait de sa robe, elle en fit de même avec ma chemise et mon jeans. Je lui couvris ensuite le corps de baisers passionnés, et caressai sa poitrine si parfaite, ni trop petite ni trop grande. Puis je suçai ses tétons, les mordillai sans faire attention puisque c'était un vampire.

Je roulai aussi des hanches et la serrai plus contre mon corps. Je la retournai quelques minutes plus tard et la pénétrai brutalement. De plus en plus fort, de plus en plus loin… et elle hurla de plaisir. Moi je grognai comme jamais et la pénétrai encore et encore. Après cette position, elle me plaqua dans l'herbe et me chevaucha telle une amazone sur son cheval. Je grognai encore plus à cette vue, car elle était parfaite.

Je pus voir le plaisir sur son visage, ses traits. Je me vidai en elle à cette vue, une fois encore et ensuite, je la retournai et me plaçai au-dessus d'elle. J'installai ses jambes sur mes épaules et la pénétrai plus tendrement, lui caressant les mollets, embrassant ses chevilles. Je fermai les yeux et pus entendre ses pensées pour la première fois depuis le début de nos ébats : « hum… oui... oui… hum… encore, plus fort, plus vite, … »

Puis, je n'entendis plus rien à part Muse et je revins sur terre.

Je me retrouvais de nouveau au pied du cadavre de cette femelle que j'avais vidé de son sang plusieurs minutes plus tôt et je pus sentir une gêne me parcourir le corps, dont une partie était au garde-à-vous.

Bon sang, il fallait vraiment que me concentre, je ne pouvais pas penser à ma Bella comme ça, me sermonnai-je intérieurement.

Mais j'en avais tellement envie… Et puis j'avais peut-être plus de cent ans, mais j'étais toujours un adolescent qui avait découvert l'amour.

Entendant toujours mon portable sonner, je le pris et décrochai :

- Oui, dis-je.

- Hello frangin, comment vas-tu, du nouveau?

- Eh bien, je peux te dire que je vais plus que bien…

Je venais de vivre mon premier fantasme, alors oui… j'allais très bien.

- Et toi ? Demandai-je.

- Oh… pas la forme mais je tiens le coup, je sens que cela va s'arranger. Bella est prête, je veux dire, elle n'a pas changé d'avis ? M'interrogea Alice.

- Non, elle veut toujours le faire et franchement Alice, j'ai hâte. Je l'aime et je regrette même de ne pas l'avoir mordue à ce fichu bal de fin d'année quand elle me l'avait demandé. Pense à tout ce qui aurait pu être évité, finis-je avec une voix coupable.

- Oh oui… car de par ta faute, je perds peu à peu l'homme que j'aime, dit-elle avec de la rage présente dans la voix.

- Désolé Alice. Je regrette tellement de lui avoir dit cela, mais comprends moi, j'aime Bella et je ne réfléchis plus quand elle est en danger, expliquai-je.

- Elle n'est et ne sera jamais en danger avec Jasper… Enfin cela ne sera plus le cas car elle sera comme nous, dit-elle. Par contre, et garde ça pour toi, je crois que le problème de Jasper est qu'il rechute. J'aurais dû m'en rendre compte car il évitait le lycée comme tu le sais, et il évitait Bella.

Elle fit une pause et reprit ensuite :

- En fait Jasper n'arrive plus à tenir le végétarisme, mais quand on sera de retour à Forks, on va tous l'aider, surtout toi Edward. Tu as rechuté alors tu devras être là pour lui, tu l'as blessé.

Sa dernière phrase sonnait comme une accusation. Je l'entendis respirer, même si c'était inutile, puis elle continua :

- Edward, Jasper est malheureux, et je crois que tu en es la cause. Sache que je t'en veux moi aussi, parce je suis malheureuse...

- Alice, je suis désolé, la coupai-je. Je te promets que dès que vous atterrirez, je lui présenterai des excuses et ferai tout ce qu'il faudra pour qu'il redevienne comme avant. Mais sache aussi que je devrai m'occuper de Bella alors je ne serai pas très disponible, tentai-je de lui faire comprendre.

- Ok, je te laisse, j'ai un double appel.

- Ok, bisous sœurette, à demain… Alice ? Ajoutai-je.

- Oui ?

- Merci de m'avoir toujours soutenu avec Bella, merci de me l'avoir amenée en Italie, merci pour tout. Je t'… je t'aime Alice.

- Moi aussi je t'aime Edward. C'est la première fois que tu me le dis, alors je vais raccrocher car je suis très émue…

Je raccrochai, Alice ayant coupé la conversation.

C'était la première fois que je disais à Alice que je l'aimais ?

D'ailleurs en y réfléchissant, je n'avais jamais eu de marque d'affection envers ma famille.

En fait, envers personne sauf Bella, ma Bella.

Esmée Pov

Je venais juste de raccrocher d'avec Carlisle et j'avais peur… mais je sentais au fond de moi qu'il ne me mentait pas, il ne me quitterait pas. Pas maintenant alors qu'on venait juste de renouveler nos vœux.

Je m'assis sur le divan et pris une grande respiration « inutile » car je devais à présent demander à mes enfants de rester en Écosse. Leur avions ne décollait que dans quelques heures… ils pouvaient encore annuler.

Une fois le numéro du portable d'Alice composé, je tombai sur une mise en attente. Alice restera toujours Alice, pensai-je.

- …

Cela devait au moins faire une minute mais cela me sembla être une éternité.

- Oui allo ?

- Ah ! Alice c'est maman. Écoute, comment allez-vous tout d'abord ?

- Bien et vous, ça va ? Le voyage de noce c'est bien passé ? Demanda-t-elle curieuse.

- Oui. Comment va Jasper ? Va-t-il mieux depuis ton dernier appel ? M'enquis-je.

- Oui et non. Je viens de découvrir ce qui ne va pas, je ne vois rien dans son avenir en rapport à notre aide. Mais puisque je ne lui ai rien dit, c'est normal. Je vous expliquerai tout ce soir.

- En fait ma chérie, c'est de ça que je voulais te parler. Carlisle aimerait que vous restiez là-bas pour votre sécurité. Est-ce que cela vous dérange?

- Non mais je pense qu'il vaut mieux revenir près de vous pour que Jazz aille mieux, insista-t-elle.

- Je ne peux vous obliger en rien, dis-je, résignée. Mais j'aimerais que vous restiez là-bas jusqu'à nouvel ordre. Il y a quelque chose de pas clair là-dessous. Tu vois quelque chose d'anormal dans l'avenir Alice ? Demandai-je.

- …

- Alice, il se passe vraiment quelque chose ? Paniquai-je.

Elle monta en moi en quelques secondes.

Et si Carlisle me quittait pour une autre ?

Mon Dieu, je ne pouvais même plus mourir s'il le faisait !

Si… je pourrais aller en Italie comme mon fils l'avait fait, mais je devrais abandonner mes enfants pour cela. En étais-je capable ?

- Non, je ne vois rien maman et calme-toi, s'il te plait ! Carlisle ne te quittera pas, donc pas besoin de partir en Italie. D'ailleurs, continua-t-elle avec une voix plus dure, je ne suis pas contente. Tu allais nous abandonner… nous, tes enfants, qui t'aimons d'un amour pur. Esmée, que se passe-t-il dans ta tête pour penser que Carlisle te quitte ? Finit-elle sur une note interrogative.

Je ne savais pas quoi lui dire, mais je ne pouvais lui dire la vérité. Je soufflai donc :

- Rien, un doute. On en a tous un jour ou l'autre. Bon, vous restez là-bas oui ou non ? Demandai-je pour changer de sujet.

- Oui, mais je ne promets pas d'y rester longtemps, il n'y a pas beaucoup de centres commerciaux dans le coin et vous me manquez beaucoup. Je te laisse, je vais l'annoncer à Jazz.

- Au revoir ma chérie, remets-lui mon bonjour et dis-lui que je l'aime très fort.

Quand j'entendis qu'elle avait raccroché, je ne savais plus où me mettre.

Alice m'avait vue partir en Italie, elle avait vu ma lâcheté, elle avait vu ma faiblesse.

Je devrais me racheter auprès d'elle dès son retour. Je lui construirais sûrement un dressing supplémentaire pour me faire pardonner et irais faire les magasins avec elle ensuite.

Edward Pov (Après l'appel d'Alice)

J'étais sur le chemin de la villa et courais à allure humaine. Bientôt, après la transformation de Bella, je pourrais vivre normalement et je voulais profiter des derniers instants d'humanité de ma Bella, comme si elle était avec moi, là, à marcher à mes côtés.

Je souris en pensant que si Bella était ici avec moi, je serais à l'affût pour la retenir d'une chute probable.

Une fois près de la maison, j'entendis les pensées de ma mère.

Mais qu'est-ce qu'il lui prenait de vouloir aller en Italie ?

Oh mon Dieu, je n'en revenais pas !

Pourquoi voulait-elle mourir ?

Je restai figé sur place au milieu des arbres.

NON, NON, NON, NON ET NON !

Elle ne pouvait pas nous quitter, pas elle. Mais pourquoi, pourquoi ?

Puis, le choc. Carlisle ? Serait-il arrivé quelque chose à mon père, mon mentor, mon tout, mon créateur ?

Je voulais savoir, mais mes jambes ne bougeaient plus.

Je m'écroulai au sol et je n'entendis plus rien.

Pourquoi quand tout allait bien, quelque chose devait venir tout gâcher ?

Mon père… était mort, mais comment ?

Une explosion peut-être, mais ce n'était pas possible.

Je me rendis compte que je sanglotais, dans la forêt. Je venais de perdre la deuxième personne au monde que j'aimais et je n'avais même pas pu le lui dire.

Mon Dieu, quel fils indigne j'étais. Je ne lui avais jamais dit que je l'aimais, et je ne pourrais plus jamais lui dire.

Et ma mère… elle ne croyait quand même pas que j'allais la laisser faire. Si oui, elle se mettait le doigt dans l'œil ! Je ne pouvais pas la laisser faire.

Je me relevai avec un sentiment de colère mais aussi de détermination sans oublier la douleur de la mort de Carlisle. Je courus vers la villa à toute jambe et je la vis, là, quelques secondes plus tard. Je ne pris pas la peine d'écouter ses pensées, cela m'anéantirait.

Je la pris par les épaules et la secouai vivement tout en criant :

- TU CROIS RÉELLEMENT QUE JE VAIS TE LAISSER FAIRE ! TU CROIS QUE JE VAIS TE LAISSER ALLER TE TUER ? ON NE TE LAISSERA JAMAIS PARTIR TU M'ENTENDS ! JAMAIS. NON MAIS TU PENSES À NOUS ? ON T'AIME, JE T'AIME ! EMMETT T'AIME, ROSALIE T'AIME, BELLA T'AIME ET JASPER ET ALICE T'AIMENT AUSSI…

Je lui en voulais en cet instant, car je voyais dans son geste l'égoïsme que j'avais eu quelques mois plutôt et je ne pouvais rien faire contre mes erreurs.

Mais une chose était sûre, je pouvais empêcher celle-là.

Esmée ne se tuera pas, même si ce sera difficile de vivre sans lui, cet homme si bon, je l'aiderai avec les autres et Bella.

Nous allions y survivre !

Esmée Pov

Je venais de raccrocher d'avec Alice. Je n'en revenais toujours pas.

Je me sentais horrible d'avoir pensé à abandonner mes enfants, même dans le cas où Carlisle me quitterait pour une autre.

J'étais là, dans mon salon, à m'en vouloir d'avoir pensé de la sorte, car si j'étais une épouse, j'étais aussi la maman de cinq vampires et même bientôt six en comptant Bella. Même si je la considérais déjà comme ma fille depuis le jour où Edward l'avait ramenée chez nous.

Perdue dans mes pensées, je revins à moi en me sentant secouée.

- TU CROIS RÉELLEMENT QUE JE VAIS TE LAISSER FAIRE ! TU CROIS QUE JE VAIS TE LAISSER ALLER TE TUER ? ON NE TE LAISSERA JAMAIS PARTIR TU M'ENTENDS ! JAMAIS. NON MAIS TU PENSES À NOUS ? ON T'AIME, JE T'AIME ! EMMETT T'AIME, ROSALIE T'AIME, BELLA T'AIME ET JASPER ET ALICE T'AIMENT AUSSI…

Mon Dieu, Edward… mon fils m'avait entendue, mon Edward était là avec cette colère dans le regard. Je me laissai secouer, le méritant. Mon garçon avait le droit d'être en colère alors qu'il n'y avait pas deux minutes, je pensais les abandonner tous.

- Que lui est-il arrivé maman ? Je veux savoir ! Une explosion ? Un accident de voiture ? Les Volturi ? QUOI… DIS-MOI ?

- Mais rien, de quoi parles-tu Edward ? Et surtout de qui ? Demandai-je n'y comprenant rien.

Le silence fut tout ce qui sortit de sa bouche.

Que lui arrivait-il ?

La pression sans doute et le stress. Bella allait devenir comme nous.

Je le pris donc dans mes bras et le berçai. Je tentais de le rassurer par mes gestes.

- Désolé maman, je viens de lire tes pensées. J'ai cru que Carlisle était mort, s'excusa-t-il.

« Oh » fut tout ce que je pus penser.

Bella Pov

J'étais dans la voiture de Carlisle et il ne disait rien.

Il devait me haïr… moi je me haïssais bien. Je faisais du mal à mon entourage et d'ailleurs, j'en avais toujours fait quand j'y repensais. A mon père en refusant de venir les étés chez lui car je détestais Forks, à Mike Newton, à Angela, à Jacob, à ma mère ainsi qu'à Phil et même à Carlisle. Je venais de lui apprendre que j'avais réussi à coucher avec un de ses fils qui était marié depuis au moins une bonne cinquantaine d'années à Alice. Et le plus important, j'allais faire du mal à Edward, car ce dernier était persuadé que je l'aimais. Mais ce n'était plus le cas et je m'en voulais pour ça, car il méritait d'être heureux.

Il y arriverait peut-être si je disparaissais. S'il me croyait en vie, il ne voudrait certainement pas en finir avec son existence. Mais comment le tenir éloigner de moi sans lui dire que je ne l'aimais plus ?

GRRRRRRR…

J'avais besoin de réfléchir à tête reposée, je n' arrivais à rien dans cet état.

Je venais d'apprendre ce matin même que j'étais enceinte d'un homme qui ne voulait pas quitter sa femme pour moi, moi qui voulais être assez méchante pour quitter l'homme qui m'aimait mais qui n'y arrivais pas. Edward avait aussi le droit au bonheur. Il avait quand même voulu renoncer à sa vie ou plutôt non-vie pour moi, alors je ne pouvais même pas imaginer sa peine s'il apprenait un jour que j'aimais son frère. Celui-là même qui m'avait fait l'amour, qui faisait battre mon cœur depuis ce baiser échangé dans le placard du lycée… car c'était bel et bien là que je m'étais rendue compte que je l'aimais, lui.

- Bon sang, je veux mourir sur le champ, murmurai-je sans même m'en rendre compte.

- Bella, je ne te laisserai pas te suicider, tu dois vivre, la vie mérite d'être vécue. Tu dois oublier, tout oublier et ne penser qu'à toi et à ton enfant … Car j'ai beau calculer, tu es enceinte de plus de trois mois et vu que tu n'es pas en mauvaise santé, que ton cœur bat normalement et que ta respiration est correcte, si tu souhaites le garder, je veillerai à ta santé et procéderai à l'accouchement moi-même. Je t'aiderai financièrement comme étant le père de l'homme qui t'a mise enceinte. Lui ne le pourra, je me dois de le faire. Souhaites-tu lui dire, au fait ?

- Non, je ne veux pas gâcher son couple. S'il est père, cela voudrait dire qu'il a trompé Alice et ça la détruirait, et je ne le veux pas. Vous comprenez ?

Je ne voulais pas rendre malheureuse Alice, je savais que quand elle avait ouvert les yeux à sa nouvelle naissance, elle avait vu son avenir avec Jasper et je ne voulais pas lui enlever son bonheur à elle aussi. D'ailleurs Jasper était parti loin, ne m'avait plus parlé, ni touchée, aucun sms depuis la fuite en moto. Et c'était avec elle, Alice, qu'il était parti alors cela avait un sens, il ne la quitterait jamais pour moi, une insignifiante humaine.

Plus je repensais à nous, plus je me demandais s'il ne m'avait pas utilisée comme cobaye. Il n'avait pas parlé pendant l'acte en lui-même, et ensuite il était parti. Puis il m'avait embrassée dans le placard et ensuite, encore, plus une seule nouvelle de lui. Si Edward ne lui avait pas demandé de venir me surveiller, il ne serait jamais venu, jamais il ne m'aurait dit qu'il m'aimait, jamais je n'aurais eu son numéro de portable.

J'étais lasse et fatiguée de toutes ces réflexions.

- Tu devrais dormir Bella, je te réveillerai si tu le souhaites dans deux petites heures, me proposa gentiment Carlisle.

- Merci, merci Carlisle et encore désolée, dis-je piteuse.

Carlisle Pov

Elle était désolée ?

Mais cette petite humaine était complètement folle ma parole.

Je secouai la tête face à cette prise de conscience et me dis que cela faisait maintenant vingt bonnes minutes qu'on roulait vers je ne savais où.

Je ne savais pas où j'allais, mais nous devions aller dans un endroit où Edward n'irait pas chercher Bella au cas où il ne suivrait pas les consignes de la lettre. D'ailleurs, nous ne devions pas non plus aller dans un endroit où ma famille irait.

Je réfléchis quelques minutes quand un endroit tout désigné m'apparut soudain.

Mais bien sûr, l'île d'Esmée, pensai-je intérieurement.

Je fis alors demi-tour vers l'aéroport, mais me ravisai aussi vite car j'oubliais un détail : les passeports. Je ne pouvais prendre le risque de rentrer à la villa et Bella n'avait certainement pas son passeport sur elle.

D'ailleurs, en avait-elle un ?

Je me rendis compte qu'il ne me restait plus qu'à rouler jusqu'au port d'attache du bateau et le reste serait du gâteau…

Ce fut la première fois que j'appliquais cette expression et je me rendis compte que la situation n'était même pas comique. Je perdais mon flegme.

Mais je devais le garder à tout prix, car je devais veiller sur Bella qui était enceinte d'un vampire, et cela n'était présent dans aucune de nos légendes, ce qui faisait que je devais avouer que je voguais vers l'inconnu.

Alice Pov

Je venais juste de raccrocher d'avec Esmée et je courais désormais vers Jazz, il allait être content, lui qui ne voulait pas rentrer tout de suite.

Je pénétrai dans le salon mais ne vis personne. Je n'allais pas commencer à jouer à cache-cache alors je fermai les yeux et reniflai mais étrangement je ne le sentais pas. Il y avait bien son odeur, mais pas aussi forte que s'il se trouvait dans la maison.

Était-il sorti ?

Bref, il reviendra, pensai-je.

Je décidai de lire quelques magazines de mode et autres en attendant son retour, il devait être certainement parti chasser.

OoOoOoOoOoO

Cela faisait trois bonnes heures et toujours pas une seule nouvelle de Jazz. Je décidai donc de l'appeler sur son portable, ce que je m'étais retenue de faire afin de le laisser respirer. Enfin, façon de parler.

Mais je me rendis compte avant la première sonnerie que son téléphone était sur la table basse du salon.

Jazz ne changera jamais, me dis-je à moi-même, il resterait toujours un homme bordélique et tête en l'air.

Soudain, j'eus une vision.

« Jasper assis au sommet d'une montagne pendant le coucher du soleil qui criait « je t'aime » avec un air triste »

Je n'avais jamais vu quelqu'un d'aussi triste, à part mon frère Edward quand il avait quitté Bella. Et je me demandais ce qui rendait Jazz aussi triste.

Mais Esmée n'avait-elle pas dit que nous devions rester ici par sécurité !

Est-ce qu'il allait m'arriver quelque chose ?

Pourquoi serait-il si triste sinon. Et je n'étais même pas près de lui en plus.

A cet instant, j'aurais aimé que Jazz rentre, car je ressentais le besoin de me calmer. Et seul lui pouvait le faire aussi bien.

Je montai dans notre chambre et fermai les yeux pour oublier cette vision qui me perturbait. D'après mon don, cela se passait dans un peu plus d'un mois alors j'avais le temps de changer ça.

Jazz… grouille-toi, j'ai besoin de toi mon amour, pensai-je.

- Tu me manques comme ce n'est pas permis depuis ces quelques mois où tu as disparu, murmurai-je ensuite pour moi-même.

Je ne me souvenais plus du moment exact où je m'étais rendu compte que Jasper s'éloignait de moi, mais je me souvenais du jour où moi je m'étais rendu compte qu'il allait mal, très mal.

Flash back

« J'étais en train de trier mes vêtements et ceux de mon homme quand Jazz rentra sans un regard pour moi et qu'il partit dans la salle de bains attenante à notre chambre.

- Ça ne va pas mon amour ? Demandai-je troublée par son entrée.

- Va-t-en Alice, j'ai besoin d'être seul… Demande à Edward d'aller faire du shopping avec toi, j'ai besoin d'intimité, dit-il sèchement.

Quand Jazz me demandait ça, c'est qu'il voulait se morfondre dans sa douleur et sa peine tout seul, alors je décidai de l'écouter et partis chercher mon frère qui accepta après un long discours sur le fait que s'il ne venait pas, je prendrais Bella à sa place.

Je marquais donc en plein but : il ne supportait pas Bella loin de lui très longtemps.

En chemin dans la voiture, j'eus une vision en quasi direct de Jazz sanglotant contre les murs de la douche et croyez-moi, Jazz prenait rarement une douche. Les vampires ne suaient pas, alors à quoi bon, me disait-il souvent. Il sanglotait et tomba à genoux. La vision s'arrêta et Edward me regarda et demanda :

- Il y a de l'eau dans le gaz, tu l'as disputé ?

- Non, rien. Il était parti tantôt en rogne pour aller chasser et il est revenu en rogne aussi, remarquai-je tout haut.

- Si tu veux, je peux lire ses pensées pour voir ce qui ne va pas… si tu veux.

- Non et je te le demande comme un service personnel, évite de les lire jusqu'à nouvel ordre. Tu sais à quel point il n'aime pas montrer ses faiblesses, dis-je.

- Je vais essayer mais je ne te promets rien. Au lycée cela est facile mais à la villa c'est très dur, me dit-il avec un regard d'excuse.

- Je vais l'éloigner le temps qu'il se reprenne. Je ne sais pas ce qu'il y a avec lui mais je trouverai. Je n'aime pas le voir comme ça Ed'.

- T'inquiète, je suis là. Je vais vous aider. J'irai lui parler.

- Merci »

Fin flash back

Et mon mari n'était toujours pas revenu. C'était comme si une part de lui-même était restée dans cette douche. Il me manquait et quand il reviendrait, je lui dirai que je savais tout et que j'allais l'aider à surmonter cette épreuve. Il était ma raison d'être.

Je n'avais aucun souvenir de ma vie en tant qu'humaine et il était la seule chose que je savais être sûre, il était ma raison d'être, c'est lui que j'avais vu le premier jour de ma nouvelle vie et se serait lui le dernier.

OoOoOoOoOoO

Cela faisait maintenant 24 heures que Jasper n'était pas rentré et j'avais peur, car je pensais qu'il avait sûrement succombé au sang humain et qu'il n'osait pas rentrer.

Je descendis, sortis de la maison et le pris en piste.

Mais je n'avais pas de chance car en Écosse il pleuvait comme à Forks et je perdis sa trace après une vingtaine de kilomètres depuis la maison.

Je me mis à paniquer car s'il avait besoin de moi, je n'arriverais pas à le retrouver. Je décidai alors d'appeler Edward car après Jazz, il restait mon port d'attache.

Je ne dus attendre que deux sonneries avant qu'il ne décroche.

- Allo, Ed c'est moi. Jazz a disparu, je l'ai perdu et j'ai peur qu'il fasse ou qu'il ait fait une bêtise. Et je suis toute seule.

- Depuis combien de temps Alice ?

- Depuis notre conversation téléphonique.

Mon Dieu, il m'avait entendue et il était parti !

Mon corps se figea et je raccrochai le téléphone.

La vision me revint.

Il devait être malheureux de penser que …

Les mots ne voulaient même pas sortir.

Il pensait certainement qu'il me rendait malheureuse, mais il avait tort. Certes j'étais malheureuse mais parce qu'il allait mal et cela n'était pas de sa faute.

Je devais le retrouver mais comment, j'avais perdu sa trace !

Edward Pov

J'avais attendu que mon père revienne avec ma Bella mais cela n'était pas arrivé. Alors je courais désormais vers chez elle pour savoir ce qu'il se passait. Une fois arrivé, je grimpai dans sa chambre.

Là où d'habitude je voyais Bella, je vis une lettre. Sur celle-ci y était écrit :

« Edward,

Je pars, ne me cherche pas, je veux prendre un temps de vie avant de te rejoindre. Tu avais raison, je dois vivre des choses et cela ne peut se faire avec toi. Ne pars pas en Italie, attends-moi, je t'en prie.

Bella »

Je n'en croyais pas mes yeux alors je relus la lettre lentement.

« Edward. C'est bien moi,

Je pars,

Où et sans moi ?

ne me cherche pas,

Impossible, je t'aime !

je veux prendre un temps de vie

Elle regrette, elle s'est rendue compte de ce qu'elle allait sacrifier avec moi, pensai-je avant de continuer à lire.

avant de te rejoindre.

Je fus soulagé ? Mais quand ?

Tu avais raison,

Je le dis depuis notre première discussion ma chérie.

je dois vivre des choses

Ca aussi je t'avais prévenue, mais pourquoi maintenant et sans moi ?

et cela ne peut se faire avec toi.

Mon cœur mort mourut une nouvelle fois à ces mots « sans moi ».

Ne pars pas en Italie,

Elle lisait en moi comme dans un livre ouvert. Mais je ne pouvais plus, pas depuis que je m'étais rendu compte du geste égoïste envers ma famille.

attends-moi,

Toute l'éternité ! Mais combien de temps, un jour, une semaine, un mois, un an, dix ! Dis-moi !

je t'en prie.

Ne supplie pas, je ferai tout pour toi mon ange, ma vie, ma Bella.

Bella »

Je tombai à terre après la deuxième lecture et réfléchis à ses mots mais aussi aux sentiments qu'elle avait ressentis en les écrivant.

Ces mots ne me disaient pas qu'elle m'aimait, certainement pour ne pas me rendre encore plus triste mais elle aurait dû, car ces trois mots manquaient dans sa lettre.

Mais elle m'aimait, c'était sûr. Sinon pourquoi me demander de l'attendre ?

Elle voulait certainement vivre…

Je ne voulais même pas y penser, mais elle me l'avait demandé si souvent. Cette chose qu'elle avait désirée de moi. Elle avait souhaité connaître le plaisir de la chair avant de devenir comme moi.

Je sortis directement de sa chambre, abattu, et fonçai en forêt. Dès que je fus assez loin, je déracinai une dizaine d'arbres rien qu'à l'idée qu'un autre homme pouvait la toucher de la façon dont moi je n'avais pas eu le courage.

Mais j'aurais aimé les voir : devoir faire l'amour pour la première fois, que ce soit en tant qu'homme ou en tant que vampire et donc aller vers l'inconnu des sensations et tout cela avec une humaine.

Non.

Personne ne pouvait se mettre à ma place.

Et en définitive, elle avait raison d'être partie car je tuerais quiconque touchait à ma Bella. Mieux valait que je sache rien.

J'étais donc dans cette forêt, à dégommer les troncs à coup de poing quand mon portable sonna. Je décrochai en sachant pertinemment qui c'était.

- Allo, Ed c'est moi, Jazz a disparu. Je l'ai perdu et j'ai peur qu'il fasse ou qu'il ait fait une bêtise. Et je suis toute seule.

Lui aussi ? Eh bien c'était la journée des départs, pensai-je avec ironie.

- Depuis combien de temps Alice ? Demandai-je la voix rauque.

- Depuis notre conversation téléphonique, lâcha-t-elle.

Je n'eus même pas le temps de lui dire qu'il reviendrait certainement qu'elle avait raccroché.

Pourquoi serait-il parti de toute manière ?

Je savais qu'il n'aimait pas montrer ses faiblesses, mais à Alice cela ne l'avait jamais dérangé. Il devait vraiment être mal en point et je pensais vraiment que c'était ma faute. Je l'avais envoyé dans ses retranchements le jour où je l'avais suivi à la chasse, de retour du shopping avec Alice.

Ca avait été moi ou Bella pour cette virée avec Alice, mon choix avait été vite fait, Bella n'aimait pas le shopping.

Flash-back

« Une fois rentrés, ma sœur et moi, de la virée shopping, Alice monta directement à l'étage pour rejoindre son mari. Comme me l'avait demandé Alice auparavant, je n'écoutai pas les pensées de Jasper et me concentrai sur celles d'Emmett qui regardait la télévision. « Ce soir je vais lui montrer qui c'est l'homme, elle va me le payer ! Ouais, je vais lui faire prendre son pied dans le garage, dans la salle de bains, dans la forêt et au lycée demain… ». Je bloquai aussi les siennes, elles étaient trop personnelles à mon humble avis. Je me dis aussi que mon frère ne changerait jamais.

Je pus voir Jasper sortir par la porte de la cuisine et Alice me dit en pensée « Essaie de savoir ce qu'il a de manière normale s'il te plaît, tu sais bien qu'il t'apprécie énormément ».

Je lui fis un hochement de tête et sortis rejoindre mon frère qui allait vraisemblablement mal.

- Jasper, attends.

Il était loin déjà mais je savais qu'il m'entendait.

- Merde, dit-il.

Tiens, il ne veut pas me parler, remarquai-je.

Je courus le plus vite possible et le rejoignis.

- Qu'y a-t-il Jasper. Dis-le-moi.

- Rien Edward … Et tiens-toi éloigné de ma tête s'il te plaît, je ne veux pas que tu souffres, me dit-il tête baissée vers le sol.

Je ne l'écoutai pas et lus ses pensées. Seulement, il dut savoir que je le ferais car il récitait mentalement les tables de multiplications.

- Dis-moi Jazz, le priai-je.

Je ne l'appelais que très rarement comme ça, seulement quand j'avais besoin d'un énorme conseil mais ici je voulais le mettre en confiance.

- Non Edward, laisse-moi, va-t-en, tu ne peux rien pour moi. Seule elle peut et cela n'est pas possible.

Je ne savais pas quoi répondre. Et puis, comment Alice pouvait l'aider s'il ne lui disait pas ce qui n'allait pas.

- Va-t-en ! Cria-t-il tout à coup.

- Non, rétorquai-je. On peut t'aider Jasper, laisse-nous t'aider, m'énervai-je contre lui.

Sans m'y attendre, il me sauta dessus et vu que je ne lisais pas ses pensées, je ne pus esquiver son corps et nous tombâmes tous les deux.

Il commença ensuite à m'étrangler.

- Tire-toi Ed', sinon tu vas le regretter, me lança-t-il les yeux remplis de colère et noirs.

- Jasper, laisse-moi t'aider, dis-moi ton problème ou laisse-moi le voir dans ta tête, plaidai-je.

Il ne pouvait tout de même pas me tuer en m'étranglant. Il était juste en colère.

- SORS DE MA TETE OU JE TE TUE EDWARD, hurla-t-il.

- D'accord. Lâche-moi et je te laisse tranquille, mais dis-toi bien une chose, Bella est toute ma vie mais Alice aussi alors si tu fais du mal à ma sœur en étant malheureux, c'est moi qui tu tues, compris ! Le menaçai-je en ancrant mon regard au sien.

- …

- Et cela n'est pas de la lâcheté de demander de l'aide, ajoutai-je. Je reste là si tu as besoin. Tu es mon frère Jasper et je te veux dans ma vie, je veux toute ma famille près de moi quand Bella nous rejoindra.

- …

- Très bien, reste silencieux, fais comme tu veux mais Alice t'aime comme une folle alors prends sur toi pour régler le problème au plus vite, car si elle m'a demandé de l'aide c'est que pour elle c'est grave.

Sur ces mots, j'enlevai ses mains encore serrée autour de mon cou, me relevai tel un chat et courus vers la villa.

Que devrais-je dire à Alice ?

Qu'il allait très mal ? Que cette passade allait cesser d'elle-même ?

La vérité qui la ferait souffrir ou un mensonge qui la soulagerait ? »

Fin flash back

Maintenant, je savais que j'aurais dû lui dire la vérité, elle aurait fait plus attention à Jasper. Je devrais probablement aller la rejoindre au plus vite en Écosse.

Mais Bella, si elle revenait et que je n'étais pas là ?

Je devrais demander conseil à ma mère, seulement elle ne savait même pas que Bella était partie.

Partie, Bella était partie. Elle m'avait abandonné si près du bonheur éternel.

Cette constatation me fit mal une fois de plus.

Je me mis à courir vers notre clairière et tombai au sol en position fœtale. Je me laissai bercer par ma peine comme je l'avais fait il y avait quelques mois de cela dans un immeuble au Brésil, quand je m'étais éloigné d'elle pour son bien.

La plus grande erreur de ma non-vie.


Merci d'avoir lu jusqu'ici.

Si jamais au cours de votre lecture, quelque chose clochait suite à cette adaptation en version temporelle continue, dites-le moi, je me ferais un plaisir de le changer.

Un petit mot aussi sur votre lecture est le bienvenu.

Je vous laisse et vous dis à dans un mois ou deux semaines,

Bisou,

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 3 publié le 25 avril 2013