Titre : Le destin sait toujours ce qu'il fait
Auteure : Jes Cullen-Malfoy
Rated : M
Couple : Edward/Jasper
Genre : Friendship/Romance/Drame
Warning : Sexe, slash, violence, alcool, drogue et autres joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.
Disclaimer : Les personnages issus de la saga Twilight appartiennent à S.M. (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Character ») tandis que les autres sont de mon cru.
Béta correctrice : Vivi64
Note d'auteure : Hello ! Je suis au rendez-vous et j'espère que ce chapitre vous plaira. Il m'aide à poser encore quelques bases pour le personnage d'Edward. Sinon, ben, je vous laisse découvrir ce lendemain de la rencontre divine, lol.
Chapitre 6 : Un weekend pourri - Partie 1
Pov Edward
Je ne savais pas si j'étais mort mais j'avais un mal de crâne horrible et tout mon corps n'était que douleur. Je me décidai tout de même à ouvrir un œil et ce que je vis me donna envie de vomir. J'étais littéralement affalé sur Jasper. Nous étions avec toute vraisemblance habillés mais quand même.
Je voulus me relever, mais comme un con, vu que mes mains étaient posées sur son torse, en me redressant, je m'appuyai sur lui.
Jasper se réveilla et vrilla un regard inquiet sur moi. Quand il vit que j'étais habillé et que lui aussi, il laissa retomber sa tête et ferma les yeux.
- Encore un réveil comme ça et je meurs d'un infarctus, bougonna-t-il dans sa barbe.
- J'aimerais en dire autant, dis-je en me mettant sur le dos à ses côtés.
- Putain ! J'ai mal au crâne ! Cria-t-il.
Je le tapai sur le bras en lui disant :
- Putain, arrête de crier vieux, moi aussi j'ai mal au crâne.
Je vis qu'il faisait déjà nuit. Bon sang, j'avais dormi tout ce temps ?
- Bordel, vu que je ne suis pas mort, je devrais rentrer, dis-je.
Je me relevai et remarquai qu'il voulait en faire autant. Je lui tendis donc la main dans un pur automatisme, mais en plein milieu du mouvement pour le tirer vers moi, je le lâchai.
Je ne voulais pas me lier aux gens, je ne le voulais pas.
- AIHEEEEEUU ! Cria-t-il en tombant sur le cul.
Je me tins le visage entre les mains et après quelques secondes d'hésitation, je pris le chemin de la voiture et me plaçai au volant pour finir par partir en vue d'une bonne engueulade.
Je ne fis attention à rien sur la route tellement je cherchais une bonne excuse afin d'expliquer mon absence. Quand je bifurquai dans le sentier de terre menant à notre villa, je commençai à avoir envie de vomir tellement j'avais le trac.
Bordel, il y avait moins de vingt quatre heures, je voulais mourir et là, mes parents me faisaient peur.
Je freinai devant l'entrée et à peine fus-je sorti de l'habitacle de la voiture que je vomis toutes mes tripes. Je m'appuyai sur la carrosserie pour m'aider car je n'étais pas en grande forme, et le fait de vomir, me vidant ainsi de toutes mes forces, ne m'aidait pas à tenir debout.
Je sentis, après quelques secondes pendant un énième effort de ma part, une main se poser sur mon épaule.
Rendre le contenu de mon estomac faisait tellement mal que j'en pleurais.
Je ne boirai plus jamais de Whisky, ni de Cognac au matin sans rien avoir avalé avant.
- Ca va aller mon chéri, me rassura ma mère.
Je ne savais pas quoi lui répondre.
Je voulais m'excuser d'être parti car Jasper avait raison : ils auraient souffert de ma mort.
Ma mère ne dit plus rien du tout après ça, mais elle resta près de moi. Sa présence me réconforta, je n'étais pas seul et le pire c'était que je le voyais seulement maintenant.
OoOoOoOoOoO
J'étais désormais dans mon lit, bien au chaud.
J'avais un mal de gorge pas possible.
Je fermai les yeux et revis les yeux inquiets de ma mère quand je m'étais redressé. Elle m'avait pris dans ses bras en me disant tout l'amour qu'elle avait pour moi. Elle m'avait ensuite conduit dans le salon où était mon père. Sur le coup, j'avais fermé les yeux attendant les reproches et les engueulades mais rien à part deux bras fermes qui m'avait encerclé. Mes parents m'avaient alors remercié d'être revenu car ils avaient eu peur que je ne fasse en réalité ce que j'avais voulu faire. Ils ne m'avaient rien demandé, aucune explication et ils souhaitaient que cela reste comme ça.
Mon avis était qu'ils voulaient faire comme si tout allait bien et pour une fois, j'en étais heureux.
Après ça, j'étais monté dans ma chambre et maintenant, j'étais là, à m'en vouloir d'avoir laissé Jasper là-bas tout seul. C'était quand même lui qui m'avait empêché de me tuer… car s'il n'avait pas été là, j'aurais sauté sans remords.
En plus, plus je repensais aux derniers événements, plus j'étais sûr qu'il avait dit « Maman ». Était-ce possible que sa mère se soit suicidée ? Cette question resterait sans doute sans réponse car je ne comptais pas lui demander, je voulais garder mes distances avec tout le monde, même avec lui.
Je me mis sur le côté et tentai tout pour m'endormir. J'avais mal partout, mal d'avoir dormi sur le sol de la falaise et mal au ventre à cause de mon vomissement qui m'avait achevé. Et avec tout ça, je voulais encore la voir, juste un peu.
Je ne le pouvais qu'en rêvant d'elle, de nous.
Zzzzzzzzzzzz
Nous courrions tous les deux dans les rues de New York. La pluie tombait sur nous et faisait de nos vêtements des bouts de tissus humides et sans formes.
Nous pénétrâmes chez elle. Ma main toujours dans la sienne, je la suivis jusque dans la chambre. Une fois à l'intérieur, elle souleva mon t-shirt. Je levai les bras pour qu'elle puisse me l'enlever entièrement. J'en fis de même avec son petit chemisier que je déboutonnai sans lâcher ses yeux des miens. Arrivé au bout, je fis glisser ce dernier sur ses bras et il tomba de lui-même à terre.
Voir sa peau si blanche et humide par la pluie la rendait incroyablement sexy. Et je ne parlais pas de son soutien-gorge nacré. Elle enleva elle-même ce dernier avec une lenteur à m'en faire mourir.
Une fois ce dernier au sol, j'eus le plaisir de pouvoir contempler ses tétons sortis par le froid, ou le désir. Je ne pus alors m'empêcher de m'approcher pour en saisir un avec ma bouche. Judith plaça ses mains sur ma nuque pour m'honorer de quelques caresses. Je prenais un plaisir incommensurable à savourer ses pointes durcies. Je les suçais, les léchais et les parsemais de baisers mouillés.
Quand ses seins devinrent trop rouges à cause de mon acharnement, je remontais la bouche vers la sienne où nos langues rentrèrent dans un combat singulier que nul ne gagna.
Mes mains, elles, étaient parties à l'aventure dans ses cheveux rendus indomptables par l'humidité.
Je quittai après un long moment sa bouche pour amener la mienne dans son cou puis sur sa clavicule. Je me rendis compte qu'elle était glacée. Tout doucement, sans quitter sa peau de ma bouche, je nous dirigeai vers son lit où sa couette allait nous accueillir.
Une fois sous cette dernière, je pris un plaisir à lui enlever sa petite jupe ainsi que sa culotte. Mon jeans et mon boxer suivirent de près ses vêtements.
Nous étions désormais entièrement nus et bien au chaud. Je repris sans attendre possession de sa bouche en me mettant au-dessus d'elle. Je pris un malin plaisir à emprisonner sa langue dans ma bouche, la faisant gémir.
Après un petit moment, je me décidai enfin à faire bouger mes mains sur ses formes si sensuelles. Elle n'était pas de taille mannequin mais elle n'était pas en surpoids. Et je pouvais sentir son ventre rencontrer de plus en plus le mien à cause de ses respirations de plus en plus accélérées.
- Veux-tu réellement que je te fasse l'amour Jud ? Dis-je contre sa bouche.
- Oui, couina-t-elle.
Je m'emparai d'un de ses seins que je pétris avec amour, tout en douceur. Douceur que m'avait apprise ma chérie.
Impatiente comme elle était, elle donna un coup de bassin faisant ainsi se frotter nos sexes ensemble. Je me fis alors rouler sur le dos pour qu'elle se retrouve à califourchon sur moi. Elle adorait cette position. Elle disait qu'elle ressentait mieux mon sexe en elle.
Sans plus attendre, elle me guida en elle et commença des mouvements qui me firent révulser les yeux de plaisir. Qui aurait cru que cette fille si réservée serait une diablesse au lit ? Elle me comblait de plus en plus à ce niveau-là. Elle était gourmande et moi j'étais généreux, une combinaison parfaite.
Quand j'allais atteindre mon paroxysme, je lui saisis les hanches pour accélérer ses mouvements. Nous gémirent ensemble plusieurs fois et je ne pus m'empêcher de lui redire comme à chaque fois, entre deux gémissements :
- Je t'aime Jud...
Elle donna un coup de bassin un peu plus violent en hurlant son plaisir. Je lâchai ses hanches pour me saisir de ses mains où s'entrelacèrent nos doigts. Je la sentis se resserrer autour de moi et éjaculai en elle au même moment. Après cette montée au septième ciel, elle se laissa tomber sur mon torse pour me donner un tendre baiser. Elle était encore mouillée de la pluie mais je pouvais discerner de la sueur. Elle avait mis dans notre étreinte toutes ses forces.
- Je t'aime… Je t'aime tant Luke...
Je me réveillai une fois de plus en sursaut. Sauf qu'en plus des larmes qui commençaient à montrer le bout de leur nez, un groupe de hard métal jouait dans ma tête. Je jetai un coup à mon réveil et vis qu'il était déjà 9h45 du matin. On pouvait dire que j'avais dormi plus que d'ordinaire. Malheureusement, je pouvais aussi constater que ma bite était encore en action.
Fait chier !
Je me levai en prenant soin de ne pas faire de mouvements brusques. Je me glissai ensuite jusque dans ma salle bains pour me rafraichir. Je puais à dix kilomètres et j'avais encore un goût affreux en bouche.
OoOoOoOoO
Je me savonnai le plus vite possible et quand ce fut chose faite, je fermai la vanne d'eau chaude pour être frappé de plein fouet par de l'eau très très froide. J'eus au moins le plaisir de constater que ma bite s'était ramollie. Je refermai ensuite la vanne et sortis de la douche. Je pris le plus vite possible la serviette pour tenter de me réchauffer. Je me séchai frénétiquement car plus vite je serai sec, plus vite j'aurai chaud.
Une fois mon corps entièrement essuyé, j'enfilai un boxer et un jogging suivi d'un sweet-shirt. Je me brossai ensuite les dents avec acharnement pour tenter d'enlever tout résidu qui pourrait, juste par sa présence, me refaire vomir. Une fois mes dents brossées, j'étudiai mon visage dans le miroir.
Mes yeux étaient toujours aussi rouges, et des cernes plus que visibles étaient aussi présents. Je soufflai de lassitude.
Ma belle gueule me manquait.
Je sortis de ma salle de bains en prenant soin de l'éteindre. Je jetai un coup d'œil à mon lit et un autre à la porte.
Je pris la décision de descendre au salon juste par curiosité.
Mes parents allaient-ils revenir sur leur décision de ne pas savoir ce que j'avais fait hier ?
Je pris mon courage à deux mains et descendis les escaliers. Mes parents étaient dans le salon, en train de regarder la télévision. Et puis, cela me fit tilt : mon père n'était pas au travail ? Je les rejoignis et m'affalai dans un fauteuil. Je les regardai comme un con sans rien dire.
- Quelque chose ne va pas fiston ? Me demanda mon père.
- Eh bien… Tu ne travailles pas aujourd'hui ?
- J'ai demandé un congé d'une semaine pour être près de vous.
- Oh, laissai-je échapper.
C'était bien la première fois que mon paternel prenait un congé pour nous. Généralement, même le jour de nos anniversaires, il travaillait tard.
- Écoute Edward, reprit mon père, nous savons que tu voulais faire quelque chose de stupide hier et je peux te dire que nous sommes heureux que tu aies changé d'avis. Mais sache aussi que nous allons faire plus attention à toi car il est clair que tu n'arrives pas à remonter la pente que cette fille t'a imposée. Nous t'aimons et nous voulons ton bonheur.
Je ne sus pas pourquoi mais je me mis à pleurer comme une fille. Ma mère fit un mouvement pour se lever mais je la stoppai de la main. Quand j'eus repris mon contrôle, je leur dis :
- Écoutez, effectivement, hier, j'allais faire un truc stupide…
Je vis leur visage devenir livide.
-… mais un truc s'est passé et je n'ai pas…
Je laissai en suspens ma phrase et repris quelques secondes plus tard :
-… disons que je ne vais pas essayer de remonter la pente… mais je vais essayer de ne pas tomber plus bas.
OoOoOoOoOoO
Je venais de terminer mon sandwich. Je fis une bise à mes parents et montai me coucher.
Après mon petit discours, nous avions regardé la télévision ensemble. Voyant aussi mes cernes, mon père m'avait donné un somnifère léger pour m'aider à reprendre des forces. J'avais d'abord refusé mais il m'avait dit que je ne pourrais reprendre une vie normale que quand j'aurais récupéré toutes mes forces.
Quoi lui répondre d'autre que « oui papa, tu as certainement raison ».
Bref, je montais à présent les escaliers qui menaient à ma chambre. Je ne pris pas soin de me déshabiller et me jetai sous la couette pour m'endormir.
Demain, le lycée recommençait et je ne voulais toujours pas y aller.
Je ne fis que repenser à la veille, la réaction de Jasper…
Certes il m'avait sauvé mais que venait-il faire là ?
Avec la fatigue et le somnifère, mon sommeil ne fut pas long à venir.
Voilà, le chapitre 6 et publié. I fait 7 pages, 2.360 mots.
J'espère que malgré sa taille « petite », vous avez aimé !
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 6 republié corrigé le 08 avril 2012
