Titre : Le destin sait toujours ce qu'il fait
Auteure : Jes Cullen-Malfoy
Rated : M
Couple : Edward/Jasper
Genre : Friendship/Romance/Drame
Warning : Sexe, slash, violence, alcool, drogue et autres joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.
Disclaimer : Les personnages issus de la saga Twilight appartiennent à S.M. (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Character ») tandis que les autres sont de mon cru.
Béta correctrice: Vivi64
Note d'auteure : Bonjour chers lecteurs et lectrices. J'espère que vous allez bien. Je ne sais pas quoi dire, à part « Merci à ceux qui reviews » et « bonne lecture ».
Chapitre 10 : Entre mecs !
Je venais de stopper le moteur et fixais mes parents qui étaient devant la porte d'entrée.
- Tu es sûr que tes parents ne vont rien dire ? Me demanda Jasper mal à l'aise.
- T'inquiète !
Je ne sus pas par quelle pulsion débile je fis cette chose, mais je lui pris la main et la serrai très fort.
- Tais-toi et fais comme moi, lui murmurai-je au creux de l'oreille.
Je lui lâchai ensuite la main et sortis pour faire face à mes parents.
- Tu n'es pas au lycée Edward ? S'exclama mon père.
- Non… Je souhaitais parler à mon pote Jasper alors je suis passé chez lui. Je dois me confier à quelqu'un, ajoutai-je en fixant ma mère, alors s'il vous plait ne dites rien et laissez-nous tranquilles !
Je les vis hocher la tête, je pris donc comme devoir d'ouvrir la porte à Jasper qui était toujours dans la voiture.
OoOoOoOoOoO
Je refermai la porte de ma chambre et me tournai pour voir un mec paumé en plein milieu de celle-ci. Je marchai pour m'installer contre la tête de lit en position assise.
- Viens, encourageai-je Jasper en tapotant mon lit.
Je le vis prendre place au pied du lit, dos contre le mur. Il grimaça et je me rappelai soudain des coups dans son dos. Je pris un de mes oreillers et lui tendis :
- Tiens, pour ton dos.
- Merci.
Il le mit entre lui et le mur, puis me regarda et dit :
- Tu n'es pas obligé de me le dire, enfin je veux dire que je vois que tu as du mal alors ne te sens pas obligé de tout me raconter… nous sommes amis maintenant alors j'attendrai.
Ce qu'il me dit me fit du bien, mais je lui dis avec franchise :
- Étrangement mec, j'ai envie de tout te dire… je me sentirai libéré. Mes parents ne connaissent pas l'histoire en détail, c'est égoïste mais j'ai envie que tu saches car toi, tu me comprendras peut-être, murmurai-je la fin en baissant la tête.
- Alors c'est pour ça, tu veux te confier et devenir mon ami car je souffre comme toi !
- En quelque sorte, dis-je en relevant la tête. Mais je ne sais pour quel raison, j'ai vraiment envie qu'on devienne amis…
- …
- Mec ! L'appelai-je face à son silence soudain.
- Ramène-moi chez moi s'il te plaît.
Je le vis se relever et marcher jusqu'à la porte.
- Jasper, attends, lui dis-je en me relevant à mon tour.
- Attendre quoi ! Depuis la mort de ma mère, je n'ai plus personne et quand je pense trouver enfin quelqu'un qui se soucie de moi…
Il laissa sa phrase en suspens.
Putain, je devais faire quoi pour qu'il reste. Je ne voulais pas qu'il parte mais comment faire.
- Attends, je dois faire quoi pour que tu restes ici ? Demandai-je après quelques secondes de silence.
Il ne me répondit pas et posa sa main sur la poignée afin d'ouvrir la porte.
Bordel, je ne voulais pas qu'il parte ! Je tentai alors le tout pour le tout et dis :
- Écoute, je… Allez quoi, au moins j'ai été franc avec toi et puis je veux vraiment être ami avec toi. Je ne vais quand même pas te supplier putain, m'écriai-je en colère sur la fin.
D'ailleurs pourquoi étais-je en colère ?
Peut-être parce que je sentais au fond de moi que je devais l'aider autant qu'il m'avait aidé. Je voulais être là pour lui et je voulais étrangement qu'il soit là pour moi. Je ne me comprenais pas.
- Ok je reste…
Sur ces mots, il fit demi-tour et s'assit à la même place qu'avant au pied du lit. Je repris donc la mienne et étrangement, le silence fut le seul compagnon dans la chambre pendant une bonne demi-heure.
Silence qui fut brisé quand j'entendis :
- Edward ?
- Hein, répondis-je surpris mais en même temps content qu'il parle.
- Ca fait un petit moment que mon cerveau est en ébullition… je me sens comme attiré par toi, c'est comme si nous devions être amis et cela me perturbe.
Je le regardai et vis qu'il me regardait aussi. Il ressentait donc la même chose que moi. Et cette chose, je ne me souvenais pas l'avoir ressentie envers Kyle et Luke…
- Heu, débutai-je avant qu'il ne me coupe.
- Je pense que nous ne devrions pas être amis Edward… j'ai peur.
Peur ?
Mais peur de quoi !
Il dut voir mes interrogations car il reprit la parole :
- Je ne veux pas… enfin tu vois, mais tu prends possession de ma tête depuis tantôt et… et je ne suis pas gay ! S'exclama-t-il. Enfin je crois, continua-t-il plus bas.
Ok, j'étais dans un film d'horreur et j'allais me réveiller.
- Moi non plus je ne suis pas gay ! M'exclamai-je après un temps. Mais tu as peur de quoi exactement ? Que je te viole ? Demandai-je en rigolant.
- Je ne sais pas…
Encore plus étrange sur le fait que la conversation que nous avions eue se soit clôturée sur son « je ne sais pas », sans compter sur le silence qui durait depuis deux heures maintenant, ce bouffon m'avait mis des trucs en tête que je n'aurais jamais dû avoir. Et l'étrangeté était là. Parce que je n'étais pas gay, point à ligne. Alors, exit les images horrible de ce mec et moi en train de…
Je me donnai une claque mentale et me demandai ensuite pourquoi je me voyais l'embrasser ! Je n'étais pas gay… alors pourquoi ?
- Putain, fais chier ! Dis-je tout haut face à mes pensées incohérentes.
- Quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ! Paniqua Jasper en sursautant.
- Tu m'as mis tes trucs de PD en tête et maintenant je me vois t'embrasser et je ne veux pas ! Dis-je avec colère.
Je me relevai et commençai à faire les cent pas dans ma chambre. J'avais besoin de me calmer sinon, je risquais de m'en prendre à lui. Et je ne voulais pas lui faire de mal. Bizarre ça aussi, pensai-je.
- Écoute, entendis-je.
Je me stoppai pour attendre la suite mais rien ne sortit de sa bouche. La patience n'étant pas mon fort je demandai sèchement :
- Quoi ?
- As-tu envie de m'embrasser ? Balança-t-il en regardant ma garde-robe.
- Quoi ? Répétai-je.
Je restai ensuite silencieux une paire de seconde avant de répondre :
- Non ! Non, non, non et non !
- Ok, moi non plus alors on fait quoi pour… enfin… pour…
- Pour éviter de penser à ça, dis-je en terminant sa phrase et en reprenant ma place sur le lit.
- Hum hum, répondit-il en hochant la tête.
Je le vis ensuite fermer ses yeux et poser sa tête contre le mur derrière lui.
Putain pourquoi la vie était si compliquée ? Pourquoi d'ailleurs je voulais et avais besoin d'un ami ?
Parce que ta petite copine t'a fait cocu avec ton pote, me rappela une petite voix.
En effet. Et si j'étais gay en fait ? Et si c'était lui que je devais aimer ? Lui ne me ferait pas souffrir.
Comment je le savais ?
Je n'en savais rien, mais je le sentais.
Je me rapprochai alors de lui tout doucement. Mon visage était maintenant juste à quelques centimètres du sien et même si je savais ce qui allait se passer, une partie de moi en était excitée et l'autre était complètement dégoûtée et horrifiée.
- Si tu veux m'embrasser fais-le maintenant ou jamais, car je suis à deux doigts de te foutre une droite.
Je ris à sa réplique car j'étais dans le même état. Mais j'avais un souci, je n'arrivais pas à franchir les derniers centimètres.
Pourquoi ?
C'était un baiser ! Juste un simple baiser… pourquoi tant de difficultés ?
- Si on doit le faire, on doit le faire à deux, lui expliquai-je en fermant les yeux.
Je l'entendis soupirer et rouvris donc les yeux.
- Ok, dit-il, mais cela reste entre nous quoiqu'il se passe. Et si on le fait, on fait la totale pour être sûrs, je ne veux pas ensuite me torturer le cerveau avec des « si » !
Pas con ! Pas con du tout même.
- Mais dis-moi l'abruti à la pluie, t'es pas con, dis-je en riant pour certainement me détendre.
A cet instant, nous étions vraiment très proches mais encore une fois, je ne pouvais pas me dire d'avancer vers lui. Je ne voulais pas embrasser un mec.
- Tu sais, si on doit le faire, faut avancer, me dit-il en vrillant son regard au mien. Un regard bleu comme je n'en avais que rarement vu.
- Je sais mais laisse-moi du temps… c'n'est pas facile, réussis-je à articuler.
- Pour moi non plus alors merde, ou on le fait ou on…
Je le coupai en plaquant ma bouche sur la sienne. Plus vite on y passait, plus vite on était fixés.
Mes lèvres contre les siennes restèrent immobiles, ne pouvant me décider à les faire bouger. Je plaçai ma main sur sa nuque pour le maintenir afin qu'il ne stoppe rien. On devait aller jusqu'au bout.
Ni lui ni moi ne bougeâmes pendant un temps qui me sembla long et franchement je n'avais qu'une envie… vomir. J'avais ma bouche contre celle d'un mec ! Mais Jasper avait raison, nous devions faire la totale. Et puis je ne voulais pas non plus me torturer avec des « si » comme il l'avait dit.
Jasper Pov
Putain, il aurait pu attendre au moins que je me prépare mentalement. Mais bon, au moins, nous n'avions pas reculé.
Si jamais j'étais gay ? Si jamais j'étais amoureux de lui ? Et…
Eh ben non… je n'étais ni gay, ni amoureux de lui et je voulais qu'il retire sa bouche de la mienne !
J'allais m'éloigner quand je sentis sa langue sur mes lèvres. Devais-je ouvrir ? Je savais que l'idée du roulage de pelle venait de moi mais là, je voulais juste arrêter ce truc. Je ne voulais plus continuer.
- Putain ouvre ta bouche, m'ordonna-t-il contre cette dernière.
Sans tergiverser, je l'ouvris. Pourquoi ? Peut-être parce que c'est lui qui me l'avait demandé. Ou peut-être que j'étais trop choqué pour réfléchir par moi-même. J'embrassais un garçon… que je connaissais à peine.
Une fois ma bouche ouverte, je me rendis compte que sa langue ne venait pas. Il voulait peut-être que…
Eurk !
Je sentis un truc tiède venir toucher ma langue…
Et ce que je sentais en cet instant était sa langue contre la mienne, et je pouvais dire, même affirmer, qu'à son mouvement il ne voulait pas continuer, tout comme moi.
Je m'écartai donc de lui et frottai ma bouche. Je ne pus faire sans ressentir un soulagement face au fait que l'embrasser m'avait dégoûté plutôt que plu.
Edward Pov
Une fois sa bouche loin de la mienne, je ne pus que me frotter au moins pendant une bonne minute.
- Ca reste entre nous mec, dis-je ensuite.
Je ris car je vis qu'il avait reposé sa tête contre le mur et qu'il avait aussi refermé ses yeux. Comment pouvait-il rester aussi…zen après ce que nous venions de faire ?
- Pas de problème, je suis du même avis. Alors ce baiser ? Me demanda-t-il d'une voix calme, confirmant mes pensées.
Je fus incapable de répondre immédiatement, tellement j'étais scotché par sa question. Comment j'avais trouvé ce baiser ? Il osait me le demander, comme ça, comme si on parlait sport ou autre connerie dans le genre ? Une fraction de seconde, je repensai au baiser et ne pus que dire en grimaçant :
- Dégueulasse mec !
- Même chose ! Dit-il sans bouger ou me regarder.
Savoir qu'il ressentait la même chose que moi vis-à-vis de ce baiser me réconforta.
- Bon alors si on résume, nous pouvons être amis, constatai-je.
- Ouais… mais bon vu l'heure, je devrais rentrer chez moi avant que mon père n'arrive. Je ne voudrais…
Il laissa sa phrase en suspens. Je me rappelai alors ce que j'avais vu la veille. Son dos, le sang, les marques…
- Il va recommencer, murmurai-je.
Il hocha la tête. Je ressentis un poids s'installer sur mes épaules et je lui dis, tout sérieux :
- Tu sais, tu peux demander de l'aide aux adultes.
- Et j'irai où ? Me questionna-t-il. Non, je veux rester à Forks, là où ma mère a vécu, elle me manque et si je perds ses souvenirs, je… je…
Il ne finit pas sa phrase et se mit soudain à pleurer comme plus tôt sur la falaise. N'ayant plus peur de lui et de cette envie de le consoler, je me plaçai à ses côtés et l'attirai à moi.
Si maman venait à mourir, moi, je ne savais pas si je le supporterais, alors en plus si mon père me frappait, je péterais un câble à coup sûr.
- Si tu veux, tu peux venir vivre ici, dis-je sans réfléchir essayant de trouver une solution.
- Dis pas n'importe quoi mec… on se connait depuis quoi ? Trois-quatre heures, dit-il entre ses larmes.
Me prenait-il pour un con ?
- Je sais ça, répliquai-je, mais comment veux-tu que je me regarde dans un putain de miroir alors que ton père te frappe… je ne te connais pas, certes, mais…
- Ca fait quatre mois que je vis ça Edward, alors quelques mois en plus. Et puis je serai bientôt libre, j'aurai 18 ans fin février. Je pourrai vivre seul.
Je ne dis plus rien. Il resta contre moi le temps de calmer ses pleurs puis il se redressa et me dit dans un sourire :
- Je suis ravi de t'avoir sauvé les miches sur cette falaise.
- Je suis ravi que tu l'aies fait, dis-je en le pensant vraiment.
OoOoOoOoOoOoO
Je mis le contact et repris le chemin vers chez moi.
Après que nous ayons discuté, Jasper et moi, nous avions tout simplement joué à la console. Jasper m'avait mis la pâtée et ce même s'il n'y avait jamais joué avant. J'avais passé un bon moment avec lui. Et en plus, mes parents ne nous avaient pas fais chier.
Maintenant, je voulais juste arriver chez moi, manger et dormir. Ma journée avait été éprouvante mentalement et émotionnellement.
La seule chose de positive maintenant était que, pour demain, j'avais convenu avec Jasper que je passerai le prendre afin d'éviter qu'il ne doive se rendre au lycée avec son vélo de plouc. Et j'espérais pouvoir le faire chaque jour. Maintenant que je m'étais avoué à moi-même que je ne voulais plus être seul, j'avais besoin de lui.
Et ce besoin de lui me procurait de la peur. Peur que son père le frappe, le blesse gravement. Mais Jasper m'avait convaincu qu'il ne le touchera plus avant deux à trois jours. Je ne pouvais qu'espérer que cela soit vrai.
Putain, comment pouvait-il ne pas réagir !
Je n'arrivai pas à comprendre comment il pouvait subir et laisser faire ça ! Moi, je savais que je me battrais et j'aurais même quitté la maison. Mais non, lui, il restait là, jour après jour. Depuis quatre mois en fait. Quatre mois qu'il subissait ça tout seul.
Serrant le volant et les mâchoires, je me promis intérieurement qu'il ne serait plus seul désormais.
OoOoOoOoOoO
Je venais de quitter mes parents pour rejoindre mon pieu.
Là maintenant, au chaud dans mon lit, je repensais à toute ma journée et tout ce qui s'était passé.
Étrangement, le baiser que j'avais donné à Jasper ne m'écœurait plus autant que ça, car je ne le voyais plus comme une horreur mais plus comme une preuve d'amitié. Comme un lien ou un pacte. Je me souvins du pacte de sang que j'avais fait tout petit avec Kyle et Luke et ressentis une colère mêlée de tristesse. Ils m'avaient tout deux trahi et ça me faisait mal, quoique j'en dise ou pense.
Je fermai les yeux et tentai de repenser aux bonnes choses qui m'étaient arrivé dernièrement. Cela fonctionna un peu et la seule chose vraiment qui me faisait plaisir était que demain serait un nouveau départ pour moi.
J'allais passer ma première journée au lycée avec mon pote Jasper, l'abruti à la pluie, et je sentais que notre amitié allait être plus forte que tout. Il le fallait…
Voilà, chapitre 10 publié. Il fait 10 pages, 2.979 mots.
Comme vous l'avez compris, une solide amitié va naître de cette journée. Edward n'a pas encore raconté son histoire mais peu importe, il a un ami ! Et Jasper aussi (^-^)
(^-^)
Jes Cullen-Malfoy
Chapitre 10 republié corrigé le 08 avril 2012
