Titre : Le destin sait toujours ce qu'il fait !
Auteure : Jes Cullen-Malfoy
Rated : M
Couple : Edward/Jasper
Genre : Friendship/Romance/Drame
Béta correctrice : Vivi64
Warning :Sexe, slash, violence, alcool, drogue et autres joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.
Disclaimer : Les personnages issus de la saga Twilight appartiennent à S.M. (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Character ») tandis que les autres sont de mon cru.
Note d'auteure : Voici la suite et fin du chapitre 13. J'espère qu'elle vous plaira. On en apprend un peu plus dans ce chapitre et l'ambiguïté ne cesse de croître. Mais je n'en dis pas plus et vous souhaite bonne lecture.
Chapitre 13.2 : Le nirvana ? Partie 2/3
Arrivé devant leur porte, je frappai trois coups brefs et un simple « entre » se fit entendre. Je soufflai et ouvris la porte.
- Je viens prendre un oreiller pour Jazz, dis-je en avançant dans leur chambre.
- Avant ça, explique-nous pourquoi tu es parti de la maison, aussi tard dans la nuit, dit mon père avec une colère contenue dans la voix.
- Son père est parti pour le weekend et je m'inquiétais pour lui, seul chez lui, répondis-je en ouvrant le meuble et en prenant un oreiller ainsi qu'une taie.
- Tu nous prends vraiment pour des imbéciles ! S'exclama mon père.
- Carlisle ! Rugit ma mère.
- Quoi ? Tu ne vois qu'il se fout de nous ! Je suis sûr qu'il nous mène en bateau depuis toujours !
Je vis mon père sortir du lit et partir dans la salle de bains en claquant la porte. Là je devais dire que je ne comprenais plus rien. J'avais fait quoi au juste ?
- Qui était-ce ?
Je lançai un regard vers ma mère. De qui parlait-elle ?
- De qui et de quoi parles-tu là ? Demandai-je perdu.
- Du garçon avec qui tu sortais à New York bien sûr.
Je ne vis pas mon visage mais j'étais sûr qu'il devait être passé au blanc cadavérique. Je ne pus réagir que quand je sentis ma mère me prendre dans ses bras.
- C'est Luke n'est-ce pas ? J'ai toujours vu que tu étais bizarre mais je ne pensais pas que tu aimais les hommes mon chéri ! Ton père s'y fera et ton petit copain est le bienvenu ! Ne le fais pas attendre plus longtemps.
Je me fis pousser en dehors de la chambre et tout en prenant le chemin de la mienne, j'entendis mes parents se crier dessus. Je pris la direction non plus de ma chambre mais de la cuisine.
Jasper allait peut-être avoir faim ou soif.
Je pris un paquet de biscuits trainant dans le meuble ainsi qu'une bouteille de soda. Je remontai ensuite et plus je marchais, plus les paroles de ma mère firent mouche.
Elle, ou plutôt, ils croyaient que j'étais une pédale, un PD…
Non mais ils étaient fous ou quoi !
Jamais !
Mais voir mon père péter un câble à cette idée me fit sourire. Il se croyait parfait avec son calme de médecin mais j'étais sûr qu'il allait sortir de ses gonds et ma mère serait au moins libérée d'un poids. Je ne faisais peut-être pas attention à elle, mais j'avais vu très clairement qu'à New York, elle avait été malheureuse.
En plein dans mes pensées, je pénétrai dans la chambre et vis que Jazz venait de sortir de ma salle de bains. Il prit d'ailleurs place au bord du lit.
- Si cela ne te dérange pas, j'aimerais dormir près du mur, dis-je en lui passant son oreiller.
- Non, c'est ton lit après tout.
J'allais me mettre au lit quand il grimaça en plaçant son dos contre la tête dudit lit. Je repensai soudain à son dos et fis demi-tour vers la salle de bains. Je devais bien avoir un truc pour son dos dans cette satanée pharmacie que mon père avait toujours pris soin de mettre à ma disposition. Je dus au moins farfouiller deux minutes avant de trouver un tube. J'éteignis ensuite les lampes de la pièce et me faufilai dans mon lit.
- Mets-toi sur le ventre, je vais te passer de la pommade !
- Ca ne peut pas attendre demain ? Demande-t-il.
- Hun hun, dis-je en faisant un mouvement négatif de la tête. C'est pas en une application que tes plaies infectées seront propres… alors bouge-toi, j'ai envie de finir ou plutôt de commencer ma nuit !
Il me lança un regard noir mais s'exécuta. Il enleva le t-shirt que je lui avait passé. Voir encore une fois de plus son dos me fit frémir. Il devait souffrir le martyr avec de tels coups ! Je pris position à côté de lui et m'appuyai sur un bras pour pouvoir lui passer la crème.
Un silence prit alors place.
Je prenais tout mon temps de bien lui passer la crème et je pouvais voir et entendre que sur certaines blessures, il avait mal.
- J'suis désolé, Jazz !
Dieu qu'utiliser ce surnom devenait naturel !
- Pas grave, marmonna-t-il.
Je fis courir mes doigts sur chaque cicatrice, chaque trace de coup.
- C'est moche, hein ? Demanda-t-il.
- Non, murmurai-je.
J'étais hypnotisé par toutes ces traces blanches, roses et autres… il y en avait des centaines…
- Je voudrais tellement toutes les effacer, entendis-je.
Je stoppai mes gestes et m'allongeai sur le côté pour lui faire face. Il se tourna alors à son tour vers moi.
- Tu sais Jazz, ton dos n'est pas si horrible, dis-je sérieusement.
- J'sais pas… tu sais la beauté ce n'est pas important pour moi mais tous les matins, quand je vois mon dos, je vois plus les cicatrices.
Je levai la main et allai lui remettre une mèche de cheveux derrière l'oreille.
- Qu'est-ce que tu vois, dis-je en retirant ma main me rendant compte de mon geste.
- Son abandon, le fait que personne ne m'aime, la cruauté de mon père… mais aussi ma lâcheté à me défendre, à subir sans rien dire, sans me rebeller.
- On a tous un jour des problèmes, le rassurai-je. Mais une chose est sûre, quelqu'un t'aime… et bien d'autres personnes t'aimeront !
- Qui m'aime ? Mon père me bat chaque jour que Dieu fait, je n'ai pas de petite-amie, ma mère a bien démontré par son geste qu'elle n'en avait rien à foutre de moi !
- Moi je t'aime… plus qu'un ami même…
Je le vis faire de grands yeux et cela me fit rire.
- Pas comme ça sombre crétin. Plus comme un frère, j'sais pas moi, je me sens lié à toi de plus en plus et savoir ce que tu subis me rend malade, dis-je les larmes me venant aux yeux.
- Ed' calme-toi…
Je sentis son corps me prendre dans ses bras.
- Chut, pleure pas… c'est ma faute, pas la tienne et bientôt, je serai tranquille… il faut juste patienter quelques mois.
- J'suis un ami minable… et toute cette foutue ville est minable !
Il me serra encore plus et je sentis tout à coup son souffle près de mon oreille.
- Tu sais, pour un mec qui ne voulait pas d'amis, t'es mal barré…
Je souris me souvenant de mes propres mots.
- Pouf, tu parles, avoir pour seul ami un abruti à la pluie qui se prend pour Dieu…
- P'tit con, me dit-il en s'écartant. Bon, faut dormir mec, je suis crevé moi !
- Hum, dis-je me souvenant tout à coup de son activité avant mon arrivée.
- Quoi ?
- Tu te branles souvent ? Demandai-je.
Je le vis passer rouge pivoine et je ne comprenais pas pourquoi, car avec Kyle et l'autre con, on en parlait souvent, il nous était même arrivé pendant des soirées de se masturber l'un l'autre pour savoir ce que cela faisait avec une autre main. J'en frissonnais car on avait été cons, à faire ça, l'alcool nous avait vraiment fait faire des conneries à douze ans !
- Alors ? Dis-je voulant une réponse.
Est-ce que mon ami était un adepte de la main ?
- Ben, à vrai dire, c'était la première fois que je faisais vraiment … surtout devant un film.
Je pense que si j'avais été debout, je me serais effondré. Ce mec était vraiment à part ! Je décidai de ne faire aucun commentaire sur cette révélation mais lui dis seulement :
- Demain, mec, tu vas devenir un homme !
- Pas sûr, entendis-je tout bas.
- Tu as peur ? Demandai-je.
- Oui et non… je n'ai jamais touché une fille et si je le faisais mal… et si je lui faisais mal ! Je ne sais même pas rouler une pelle sans trembler, bordel !
Je mis ma main sur ça bouche car il avait crié la dernière partie.
- Chut, Jazz… j'ai pas envie que mes parents rappliquent !
- S'cuse-moi ! Marmonna-t-il.
- Pas grave, dis-je en enlevant ma main. Tu veux… je veux dire… est-ce que tu…
- Hein ?
- Laisse tomber ! Dis-je.
J'avais vraiment besoin de dormir moi !
J'avais été à deux doigts de lui proposer de l'embrasser pour lui apprendre. Certes, je n'étais pas une pédale mais bon.
En même temps, nous nous étions déjà embrassés et il n'y avait rien entre nous.
- Bonne nuit, entendis-je.
Je sentis le corps de mon ami s'éloigner de moi.
- Tu veux qu'on s'embrasse pour que tu … enfin que tu …
Je n'entendis bien sûr rien à mes bafouillages et je n'osais plus ouvrir mes yeux, que j'avais fermés sans même m'en rendre compte.
- Laisse tomber, redis-je me traitant d'idiot d'avoir eu cette idée. Bonne nuit !
Je me positionnai dos à lui et faisais désormais face à mon mur. J'espérais que cette proposition faite sans réfléchir n'allait pas changer notre amitié.
- Mon premier baiser était vraiment maladroit. La fille s'en est moquée pendant un petit moment, entendis-je. Les mecs du coin se sont foutus de ma gueule. J'ai alors pris sur moi et j'ai réinvité cette fille et ce n'était pas mieux selon elle. Et puis ma mère s'est faite violée et j'avais d'autres trucs à faire que de sortir avec des filles.
- Tu dois me prendre pour un gars coincé mais, continua-t-il, j'arrive pas à penser au sexe sans avoir cette image qui m'a hanté de ma mère se faisant violer par quatre mecs dans une ruelle… et je cale depuis ! J'avais même jamais joui avant aujourd'hui… et je me sens… bizarre.
Tout à coup, j'eus de la pitié pour lui.
Pas pour ce qu'il vivait mais pour ce qu'il avait vécu. Cela ne devait pas être super excitant d'imaginer sa mère subir ça… et cette fille avait en plus créé une autre peur en lui sans le vouloir !
- Tu sais, dis-je à mon tour, avant de… avant de sortir avec Judith, j'étais un vrai con. C'est elle qui m'a appris la douceur et d'autres trucs. Avant, je fonçais, je baisais et j'embrassais assez violemment, sans douceur… mais il ne faut pas s'arrêter sur ses peurs.
Je me retournai alors et ajoutai :
- Cette fille embrassait-elle bien ?
- J'sais pas, me dit-il assez bas.
- Alors c'est elle le problème… peut-être aussi qu'elle était amoureuse de toi et qu'elle voulait que tu la réinvites pour l'embrasser à nouveau.
- J'suis pas convaincu mais bon… n'en parlons plus !
- Ok… mais… demain, lâche-toi, écoute tes désirs et tes envies et laisse tes peurs au placard…
- Pas possible Ed'… j'ai aucune expérience et surtout avec toi, à proximité, je ne sais même pas si je vais venir en fait.
- Haaa non, tu viens ! Je n'ai pas fait une minette à cette pouffiasse pour rien, dis-je en plongeant mes yeux dans les siens.
- Ben au moins, tu t'es amusé !
- Ben non, dis-je, j'ai pas l'habitude de donner sans rien en retour et j'ai rien eu en retour !
Il me regarda l'air de dire qu'il ne me croyait pas et je dis :
- Mouais, bon, on a enfin notre salope pour passer du bon temps mais…
- Arrête d'appeler toute les filles des salopes Ed' !
- Mais c'est la vérité, dis-je en un peu plus fort.
- Non ! Ton ex l'était peut-être mais pas toutes…
J'allais argumenter quand il me coupa la parole.
- Attends, si je t'écoute, ta mère et la mienne sont aussi des…
- C'n'est pas la même chose, le coupai-je tout piteux voyant où il voulait en venir.
- Si c'est la même chose, Ed'… et si toi tu te donnes pour mission de me faire connaître les joies du plaisir, moi, j'aimerais vraiment que tu arrêtes de dire ça des femmes !
Il me fallut au moins cinq bonne minutes pour me rendre compte qu'il avait peut-être raison. La plupart des femmes étaient des salopes, sauf les mères !
- Tu as raison Jazz, dis-je. Mais demain, tu baises Laureen en te lâchant, compris ?
- Non ! Je veux bien l'embrasser, la peloter, me faire…
Je le vis déglutir et rougir.
-… mais je ne la « baiserai » pas ! Dit-il décidé.
Je ris car il avait mimait les guillemets à la dernière partie de sa phrase.
- Pourquoi tu dis toujours « baiser » et pas « faire l'amour » ? Me demanda-t-il après un petit moment.
- Parce que si tu fais l'amour à une fille, tu en souffres, dis-je en ancrant mon regard au sien de nouveau.
- Et où tu mets la tendresse et l'amour là-dedans… les gestes tendres et les câlins… la paix intérieure et tout le tralala.
- Il n'y pas de place pour ça Jazz… je n'ai pas besoin de tout ça, dis-je en me rappelant que je les avais vécus avec Judith et que cela me manquait mais seulement avec elle.
- Tu sais, je suis peut-être encore puceau et autre, mais ce que je sais, c'est que tous ces trucs me manquent à moi et que cela doit te manquer à toi aussi, il faut seulement que tu te l'admettes Ed'.
- Non, murmurai-je sachant qu'il avait raison.
- Si… et je vais te le prouver !
Tout à coup, je vis Jasper se pencher sur moi et il me prit dans ces bras. J'étais tendu mais quand je sentis sa bouche dans mon cou, m'embrasser tendrement, je laissai mes larmes couler silencieusement, laissant sortir mon besoin, mon manque d'elle, de ses bras, de ses baisers, de sa douceur et de son amour.
- Tu vois, entendis-je, tu as besoin de tout ça… et c'est ça que tu dois rechercher Edward et pas seulement le plaisir sexuel.
Je m'écartai de lui et vis qu'il avait aussi les yeux brillants. Je passais alors un doigt sous ses yeux et sentis que c'était humide.
- Toi aussi cela te manque, murmurai-je.
Je le vis fermer les yeux. Depuis quand une personne à part moi ne lui avait-elle pas montré de l'affection ? Il devait lire dans mes pensées car il me dit dans un murmure :
- La veille de son suicide, ma mère est venue dormir avec moi… au début, j'étais content de la sentir me caresser les cheveux, mais après, j'ai eu un refus.
Il ouvrit ses yeux et si je comprenais ce qu'il essayait de me dire, il devait s'en vouloir.
- Je l'ai envoyée balader sans remords lui disant que j'étais grand maintenant et que je n'avais plus besoin de « ça ». Elle m'a juste dit que si mais elle est partie quand même et le lendemain, elle n'était pas là au petit-déjeuner…
Il pleura sans retenue en répétant qu'elle était partie, de son lit, de sa chambre, de sa vie… Et encore une fois, je ressentis ce besoin, besoin de le consoler, besoin de le rendre heureux, besoin de lui faire oublier. Alors, cette fois-ci, en étant bien conscient de mon geste, je déposai ma bouche sur la sienne. Je savais que c'était un garçon mais c'était autre chose pour moi, il était un ami, un véritable ami et je ferai tout pour qu'il soit heureux.
Au début, il ne répondit pas mais ensuite, je me sentis être serré dans ses bras et sa bouche s'appuya plus fort sur la mienne.
- Je ne suis pas gay Ed', entendis-je murmurer contre ma bouche.
- Moi non plus !
Je sentis sa langue contre ma lèvre et sans dégoût, sans amour et sans rien d'autre qu'un mécanisme, je répondis à cette langue.
Toute personne extérieure à nous pourrait voir en cet échange un baiser amoureux ou autre, mais c'était tout autre, nous étions juste deux amis en manque d'affection, de tendresse, et là nous nous en donnions mutuellement.
Une de mes mains alla contre sa joue et machinalement, je fis bouger mon pouce contre sa peau si douce et humide due à ses larmes.
Lui, il avait juste une de ses mains derrière ma nuque.
Nos corps se touchaient mais sans plus.
Ce baiser était si différent des autres, même ceux de mon amour, ma moitié. Il était simple et apaisant. Je n'éprouvais pas le besoin de cesser ou de m'écarter. Je ne bandais même pas… je me sentais juste heureux et apaisé.
Je n'étais définitivement pas gay et j'embrassais juste amicalement la seule personne qui comptait pour moi depuis quelques jours.
- Hum hum, entendis-je au loin.
Je me séparai de cette bouche si généreuse et vis avec surprise que mon père se trouvait sur le pas de ma porte.
- Désolé de vous « déranger » mais il est tard Edward, vous devriez dormir à cette heure-ci !
Je connaissais mon père pour voir que derrière cette façade, il n'était pas content du tout. Je n'eus de nouveau pas le temps de répondre qu'il éteignit ma lampe et referma la porte.
Je me trouvais alors là, dans mon lit, contre mon ami, ma main sur sa joue à fixer une porte fermée, et mes méninges tournaient à fond. Si maintenant je voulais vraiment leur dire la vérité, c'est-à-dire que je n'étais ni gay, ni en couple avec mon ami, j'étais mal barré.
- Je suis désolé Ed'.
- Pas grave, dis-je sans même le regarder.
J'avais toujours mes yeux fixés sur la porte.
- Si tu veux, je peux dormir au sol ?
Je revins sur terre et le regardai. De quoi parlait-il là ?
- De quoi parles-tu ? Demandai-je.
Haaa !
- Ben c'est à moi de m'excuser en fait, affirmai-je en me redressant et en me penchant sur lui pour allumer la lampe sur ma table de nuit.
- Mais tu n'as pas… c'est moi qui…
- Ta gueule Jazz, dis-je en revenant à ma place.
- Demain Jazz, on en reparlera demain ! Ajoutai-je quelques minutes plus tard vu qu'il n'avait pas osé reparler.
- Ok !
- Bonne nuit, dis-je en lui faisant un bisou sur la joue.
- Bonne nuit. Ed' ? Entendis-je.
- Oui ?
- Merci !
- De rien…
M'étant retourné entretemps pour faire face au mur, je vis la lumière s'éteindre. Une chose me vint alors à l'esprit et je me dis que demain, beaucoup de choses devaient être réglées.
Mais là, je voulais m'endormir sur ce sentiment que je n'avais plus ressenti depuis longtemps. Je n'allais peut-être pas faire de cauchemar cette nuit.
POV Jasper
Je fixais son dos depuis un petit moment et je me posais sans cesse des questions.
Quand je l'avais laissé m'embrasser, je n'avais rien ressenti à part cette émotion que je ressentais étant petit quand ma maman me câlinait. Et puis, je m'étais senti de nouveau vivant, important pour quelqu'un. Je n'avais pas une minute pensé à ce qu'Edward aurait pu me reprocher. J'avais demandé à approfondir ce baiser, j'avais moi-même sorti ma langue pour en sentir plus, me fondre en lui et me laisser aller.
Je m'étais senti aimé, voulu !
J'avais caressé cette langue tiède, j'avais touché cette nuque douce mais à aucun moment je m'étais souvenu que tout cela appartenait à mon ami !
Et là, il ne m'avait ni foutu dehors ou casser la gueule. Il m'avait juste remercié pour un truc que je n'avais même pas dirigé moi-même. C'était un autre, une autre personne qui avait pris les rênes de notre échange et maintenant que j'étais de nouveau moi-même, je ne pouvais empêcher ce sentiment de culpabilité et de remords. Je ne voulais pas qu'il croie que j'étais amoureux de lui, ni autre attirance. J'aimais les filles, je voulais faire comme dans ce film, je voulais vivre ça, encore et encore… et demain, j'allais lui montrer que je n'étais pas pour les garçons, j'allais baiser, purement et simplement Laureen !
OoOoOoOoO
Ayant le sommeil léger depuis que mon père déboulait dans ma chambre pour me montrer son amour par ses coups, je me réveillai assez rapidement pour me rendre compte qu'Edward pleurait dans son sommeil. Il murmurait des mots d'amour suivis de « Judith » et le voir, là, comme ça, me fit du mal.
J'allais le réveiller quand il se redressa d'un coup en hurlant comme un damné. Il se tourna ensuite vers moi et sans même avoir le temps de lui demander ce qu'il n'allait pas, j'entendis :
- Prends-moi dans tes bras Jazz, fais-moi oublier s'il te plait !
Je fis ce qu'il me dit et même si cette chose contre ma cuisse me gênait plus qu'autre chose, l'érection d'Edward, je me fis violence pour le tenir contre moi et lui faire oublier.
Quoi ?
Ça je le saurais peut-être demain mais là, je fis ce qu'il me demandait.
Je ne sus pas quand il se rendormit mais quand j'entendis un petit ronflement, je le repoussai gentiment et me laissai à nouveau tomber dans le sommeil.
Voilà, le chapitre 13.2 est publié. Il fait 12 pages, 3.670 mots.
J'espère qu'il vous a plu et vous donne envie de connaître la suite. Comme ce qu'il va se passer au réveil pour Edward et Jasper, mais aussi avec les parents du premier. Sans oublier le moment sur la falaise. Que de bonnes choses !
Je vais vous laisser ici, merci d'avoir lu,
(^-^)
Jes Malfoy-Malfoy
Chapitre 13.2 republié corrigé le 05 mai 2012
