Titre : Le destin sait toujours ce qu'il fait !
Auteure : Jes Cullen-Malfoy
Rated : M
Couple : Edward/Jasper
Genre : Friendship/Romance/Drame
Warning : Sexe, slash, violence, alcool, drogue et autres joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.
Béta correctrice : Vivi64
Disclaimer : Les personnages issus de la saga Twilight appartiennent à S.M. (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Character ») tandis que les autres sont de mon cru.
Note d'auteure : Bonjour cher lectorat ! Ravie de vous retrouver. Voici la suite de cette série de chapitre surnommés « Le nirvana ? ». J'espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture !
Chapitre 14.1 : Le nirvana ? Partie 3/3
POV Edward (Le lendemain - le samedi 09 septembre 2000)
Je sentais un corps chaud contre le mien et j'espérais vraiment que ce corps soit celui de Judith, et que tout ceci, tous ces mois de détresse, soient juste un cauchemar.
Je me blottis à ses pensées encore plus contre cette chaleur.
Sauf que petit à petit, plusieurs détails me frappèrent. Je ne sentais pas la tendre poitrine voluptueuse que j'aimais tant cajoler, je ne sentais pas cette odeur de fraise qui était une conséquence de son gel douche.
Pourtant, je me sentais bien, je me sentais heureux en cet instant. Je me laissais alors envahir pleinement, même si petit à petit mon cerveau me disait que c'était ce moment le rêve et que la réalité était le cauchemar que je venais de faire quelques minutes avant. Je ne sentis pas les larmes mais je sentis très nettement deux bras me serrer très fort.
- Ca va passer, il faut aller de l'avant…
Je reconnus immédiatement cette voix. Je me redressai et ouvris les yeux. Et j'avais raison, c'était lui, mon ami, mon seul ami. Et je devais dire que le voir au réveil avait un côté assez marrant vu ses cheveux ainsi en désordre.
- Tu vas mieux ? Me demanda-t-il.
Je hochai la tête, ne voulant pas lui envoyer ma mauvaise haleine du matin.
- Les garçons, le petit-déjeuner est prêt, entendis-je crier ma mère.
- Allez, viens, dis-je en passant au-dessus de lui.
J'allais sortir de ma chambre quand je sentis une main me retenir par le bras.
- Minute ! Il faut que l'on parle Ed' !
- Parler de quoi ? Dis-je sachant très bien de quoi il voulait parler.
- Tu… tu te fous de moi là ?
- Non, dis-je un sourire aux lèvres.
C'était si facile de le faire courir ! Et j'aimais sa tête dans ces moments-là.
- Bordel, tu fais chier ! S'exclama-t-il.
J'allais dire que je plaisantais mais trop tard.
- Tu ne me laisses pas le choix !
Et sa bouche fut sur la mienne.
Le petit salaud !
Sa langue passa sur mes lèvres et caressa la mienne quelques secondes plus tard avant de se séparer et de me regarder avec un regard noir.
Gloups.
J'avais peut-être été trop loin ?
- Et là, tu vois de quoi je veux parler ?
- Oui !
- Et ? Demanda-t-il.
- Eh ben quoi ?
- Putain Ed' ! Hier soir on s'est embrassés ! Nous, deux mecs ! Et ensuite, j'ai dû te calmer pendant la nuit parce que tu faisais un cauchemar. Merde, parle-moi, explique-moi !
J'ouvris la bouche mais rien ne sortit.
- Tu es gay Ed' ?
Je fis non de la tête. J'étais peut-être en manque d'affection et de tendresse, et peut-être que cela ne me faisait rien de l'embrasser mais je n'étais pas attiré par lui, ni par aucun autre mec ! J'en étais certain ! J'en avais vu des mecs nus baiser des filles devant mes yeux et jamais je n'avais bandé à leur vue !
- Alors… tu crois que moi je le suis ? Me demanda-t-il d'une petite voix.
Je vis ses joues rougir et là, je me sentis con ! Moi, j'avais déjà essayé le sexe mais pas lui. Et le fait de m'embrasser lui donnait peut-être des doutes.
- Ben, je ne sais pas Jazz, dis-je en retournant m'assoir sur le lit. Je veux dire, moi je ne ressens rien en t'embrassant, enfin si, mais pas « ça ».
- Et, tu crois que moi… enfin…
Il était venu s'assoir à côté de moi.
- Je suis sûr que tu n'es pas gay, dis-je.
- Pourquoi ?
- Hier, pendant le baiser, tu n'as pas… enfin tu n'as pas eu de réaction physique.
- Et alors, je ne suis pas un gars porté sur le sexe comme toi, me dit-il les yeux brillants.
- Eh bien, on peut régler ça ! As-tu déjà bandé à la vue des mecs dans les vestiaires ?
- Ed' j'ai jamais bandé à la vue de qui que se soit avant le film d'hier soir.
- Ha ! Je ne savais pas qu'un mec comme toi pouvait exister, dis-je en ébouriffant ses cheveux.
Il se laissa tomber en arrière et dit :
- Ed', tu sais ce matin, j'ai beaucoup réfléchi à nous, tout ça et mon problème.
- Tu…
- Laisse-moi finir !
- Ok, continue.
- Je disais que j'ai beaucoup réfléchi à tout ça et j'en suis venu à la conclusion…
Je retins ma respiration en repensant à la veille.
-… que je ne sais absolument pas si je suis gay ou pas !
Je ne disais de nouveau rien. Il m'avouait, là, sur mon lit qu'il était peut-être gay.
Et si c'était le cas, nous ne pourrions plus être amis, en tout cas pas aussi proches !
Pas que je sois homophobe, hein ! En fait si, quand même un peu !
J'eus une nausée mais elle fut interrompue par un murmure.
- J'ai peur.
Je portai alors mon regard sur lui et je vis qu'il avait fermé ses yeux où perlait de l'eau. J'eus de la peine pour lui. En plus, j'étais certain qu'il ne s'était jamais posé la question avant mon arrivée.
- Pardon, dis-je en venant m'allonger près de lui. Pardon, pardon, pardon…
- C'est pas ta faute ! J'ai toujours été différent mais là…
Il pleura et me dit :
- Ed', j'veux pas gâcher notre amitié, j'veux pas !
- Chut, chut…
Je le pris dans mes bras en oubliant tout. Je voulais qu'il arrête de pleurer.
Il continua de sangloter un petit moment avant de redresser la tête et de me regarder dans les yeux. Les siens étaient rouges d'avoir trop pleuré.
- Embrasse-moi… embrasse-moi comme tu le ferais pour une fille…
Une supplique… murmurée.
J'allais lui dire que je ne pouvais pas faire ça, mais il ne me laissa pas le temps de répondre que cela était impossible, car il avait déjà posé sa bouche contre la mienne.
Je ne lui laissai pas l'accès et tentai de le repousser quand je pus sentir ses larmes contre ma joue.
Il pleurait par ma faute !
Cette constatation me fit mal, alors je fermai les yeux et vraiment pour lui rendre service, j'ouvris ma bouche pour laisser passer sa langue.
J'étais un peu dégoûté, comme la première fois car là, c'était différent mais quand je me mis à penser à elle, mon corps perdit totalement le contrôle.
POV Jasper
J'étais perdu et je ne savais plus quoi penser.
Mais même s'il m'avait refusé l'accès, il m'avait ensuite rendu ce service, et là, il m'embrassait à présent comme jamais et j'étais bien heureux de ne sentir aucune excitation.
J'allais d'ailleurs le repousser pour lui dire quand il monta sur moi en ondulant des hanches. Je pus sentir un certain membre bien dur contre mon aine et cela me fit frissonner.
De peur ou de dégoût, je n'en sus rien.
Quand il lâcha enfin ma bouche pour s'aventurer dans mon cou, j'allais m'apprêter à lui dire de stopper, que c'était bon, que j'avais ma réponse, que j'étais fixé… mais sa mère débarqua dans la chambre.
- Les garçons, le déj… oh… pardon !
Mais Ed' était toujours en train de… putain il me faisait quoi là !
POV Edward
Je m'appliquais à lui faire un splendide suçon quand elle me repoussa avec une certaine force.
- Bordel Ed', tu m'fais quoi là ?
Je secouai la tête car ce n'était pas elle, elle n'était pas là.
Je me souvins brusquement de tout, de mon geste. De la demande de mon ami et de mon emportement.
Je jetai un coup d'œil à mon œuvre et j'eus un coup en plein cœur. Elle l'aurait adoré mon suçon, elle les aimait toujours, elle était heureuse que je montre à tout le monde qu'elle était avec moi.
- Ed' ?
- Elle aimait les suçons, dis-je piteux en me posant à côté de lui.
-…
Je posai les mains sur ma tête pour tenter de revenir dans mon semi-rêve où nous étions tous les deux mais mon ami m'en empêcha en me disant :
- Ta mère vient de nous voir… si on rajoute à ça ton père, on est morts !
- Ca t'a fait quoi ? Demandai-je en changeant de sujet.
Il monta sur moi, se plaçant de ce fait à califourchon. Il enleva ensuite mes mains. Je pus voir que son visage s'ornait d'un magnifique sourire mais moi, je n'en connaissais pas la signification et cela me fit soudain peur.
- Tu sens quelque chose ? Me demanda-t-il.
Sentir ? Sentir quoi ?
- C'est qui l'abruti maintenant ? Dit-il avec un sourire goguenard.
- Heu… commençai-je.
Il m'embrassa rapidement sur la bouche et me dit ensuite à l'oreille :
- J'ai hâte d'être à ce soir !
Je compris immédiatement ce que cela signifiait et le serrai dans mes bras.
- Tant mieux car sinon, on n'aurait pas pu être amis, lâchai-je avec soulagement.
- Tant mieux alors, murmura-t-il.
- Allez, on va déjeuner, j'ai faim moi ! M'exclamai-je.
- Ok, moi aussi d'ailleurs.
Deux minutes plus tard, nous étions tous à table, autour d'un plat de pancakes et d'œufs brouillés. Mes parents étaient muets depuis notre arrivée, mais je pouvais voir que mon père me jetait des regards noirs.
Je soufflai car maintenant, je devais régler cette histoire une bonne fois pour toute. Mais il fallait avouer que je n'avais pas franchement une bonne explication pour ce qu'ils avaient vu dans ma chambre.
Le repas venait de se terminer et j'allais me lever pour rejoindre ma chambre, échappant ainsi aux explications que je ne voulais pas donner à mes parents, quand je reçus un coup sur mon pied.
- Aieeeeeuuuuu !
- Qu'y a-t-il ? Demanda ma mère.
- Rien, marmonnai-je en jetant un regard noir à mon ami tout en me massant le pied.
- Bon, quand alliez-vous nous le dire ? Demanda ma mère trop sérieuse à mon goût.
- Dire quoi ? Demandai-je en fourrant dans ma bouche un bout de pain trainant sur la table pour me donner un peu de temps.
- Que vous étiez ensemble !
- Nous ne sommes… commença Jasper mais je le coupai.
- Parce que je ne voulais pas vous le dire !
Sans aucune autre explication, je quittai la table et partis dans le jardin.
Ne me demandez pas pourquoi j'avais répondu ça, car je ne le savais pas moi-même. Mais le regard de mon père quand ma mère avait posé sa question m'avait poussé à répondre ça. Et là, je regrettais mon geste mais j'étais trop fier pour revenir à table et répondre la vérité.
Je marchai d'un pas décidé vers la petite balancelle et y pris place. J'avais de la chance qu'il ne pleuve pas.
Je fermai les yeux et inclinai la tête en arrière. Il y avait une petite chaleur créée par un rayon de soleil, chose rare ici, qui me fit du bien. Je me balançai alors tout doucement, me délectant du moment.
Je pouvais entendre la nature autour de moi et ce petit moment de calme me permit de réfléchir à ce que je venais de faire. J'avais menti et cela sur le dos de mon seul ami. Ami que je venais d'abandonner auprès de mes parents en ayant laissé planer le doute sur une probable relation plus qu'amicale.
Je me redressai à cette constatation et allais repartir mettre les choses au clair quand je vis mon ami venir vers moi. Je pouvais clairement voir qu'il n'était pas content mais alors pas content du tout. Je déglutis car j'avais vraiment foiré au repas, et dire ce que j'avais dit n'était pas intelligent.
Je m'attendais à recevoir un coup mais quand il fut près de moi, il s'assit et ne dit rien. Je pris donc mon courage à deux mains et me lançai :
- Je regrette mais voir la tête de mon père m'a fait perdre la mienne.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Faire quoi ?
- Tout gâcher ! Tu as des parents aimants qui font attention à toi et toi, tu fais tout pour perdre ce que moi je t'envie !
- Alors je t'arrête tout de suite, dis-je en me tournant vers lui. Tu as raison pour ma mère et j'ai enfin ouvert les yeux sur elle, mais mon père n'est rien de tout ça !
Je me levai et en le surplombant je repris :
- Je n'suis son fils que pour regarder les matchs de baseball et pour bien se faire voir par ma mère ! Avant d'être ici, il ne me regardait même pas et c'est pas en une semaine qu'on devient un père parfait et s'il veut vraiment que je le considère comme tel, il va en baver !
POV Jasper
Je regardai Edward qui était rouge de colère, debout devant moi.
Là, j'eus des remords.
Je l'avais une fois de plus jugé sans comprendre.
La terre était quand même mal faite en définitive, car moi j'avais un père trop présent, m'aimant par ses coups et je voulais juste disparaître à ses yeux et Edward, lui, avait un père pseudo présent dont il ne demandait qu'une seule chose : exister à ses yeux.
- Pardon, dis-je en me levant et en le prenant dans mes bras.
Je pouvais sentir son corps tendu et tremblant contre moi. Je ne savais pas quoi dire ni quoi faire d'autre, alors je le serrai très fort.
- J'veux qu'il se rende compte que je suis son fils et pas un étranger à qui on doit se faire bien voir… ou alors, je veux qu'il disparaisse de nos vies, nous n'en serons que mieux sans lui.
J'allais lui dire qu'il s'y prenait peut-être mal quand la pluie se mit à tomber tout à coup. Je lui pris sa main et l'entrainai à l'intérieur de la villa. Le peu de temps que nous étions restés sous la pluie nous avaient complètement trempés et quand nous fûmes enfin à l'abri, Esmée nous ordonna de nous déshabiller pour lui donner nos vêtements et de nous sécher.
POV Edward (Un peu plus tard)
- Tu es sûr que ton père en a ? Me demanda Jazz.
- Oui, répondis-je tout bas pour éviter de me faire choper par mes parents.
- Ok alors, je te couvre, me dit-il pendant que je pénétrais dans le bureau de mon père.
Une fois la porte fermée, je marchai droit vers le bureau où j'ouvris tous les tiroirs afin trouver ce que je recherchais. Au bout de quatre tiroirs, je trouvais enfin le coin « Prévention » de mon père où je pris quelques préservatifs ainsi que des petits sachets de lubrifiant.
Je remis ensuite tout le reste en place pour éviter que mon cher père ne me tombe dessus, car même si je jouais au couple avec Jasper, je ne voulais pas que le fait que nous étions aussi intimes lui effleure l'esprit. D'ailleurs, rien que d'y penser, un frisson de dégoût me traversa le dos.
- Ed', quelqu'un monte ! Entendis-je de derrière la porte.
Je ressortis en vitesse et emportai avec moi dans ma chambre un Jasper paniqué !
OoOoOoOoO
J'étais sous le jet d'eau chaude et je repensais sans cesse à cette journée. Si Jasper n'avait pas été là pour me soutenir dans ce que j'avais révélé sur mes propres attentes vis-à-vis de mon père, je ne savais pas si j'aurais eu le cœur à sortir. Mais il avait été là, il m'avait soutenu et compris. Il avait même accepté de jouer au petit-ami pour faire chier mon père.
J'étais déjà tout excité de vivre le futur pétage de plombs de ce dernier, lui et ses bonnes paroles. Bon, je ne pensais pas trop profiter de mon ami, seulement quelques petites allusions et quelques petits gestes de tendresse devant mon père et certainement que ce dernier ne tiendrait pas plus d'une semaine.
Je passai ma tête sous le jet et pris le shampoing. Plus le temps avançait et plus je me détendais rien qu'à penser que j'allais goûter de nouveau au sexe et en plus, anal. La seule expérience que j'avais vécue était mon petit moment avec Jane, Judith n'ayant jamais voulu essayer en disant que cette position était avilissante. Moi je trouvais cette position très excitante au contraire !
- Ed', tu t'es noyé ?
- Encore 5 minutes ! Criai-je.
Mon petit Jazz était aussi excité qu'une puce à l'idée de vivre sa première expérience et même toutes les parties de PlayStation n'avaient pas réussi à le calmer.
Autant hier soir il avait eu peur, ne voulant pas venir avec moi, autant depuis le diner, il me tapait sur les nerfs avec toutes ses questions débiles du genre « Et si je jouis trop vite ? » « Et si elle refuse ? » « Et si je ne sais pas m'y prendre ? ». Mon Dieu, même moi, je ne m'étais pas posé autant de questions pour ma première fois.
Oui, mais tu as stressé la première fois qui a suivi les règles de Judith, me souffla une petite voix.
- Ta gueule !
Je me rendis compte que j'avais répondu à cette petite voix interne tout haut et je me sentis idiot. Ne voulant plus penser à elle, je me lavai rapidement, en colère contre cette constatation qui faisait revenir en tête des souvenirs trop douloureux.
Après un bon savonnage, je me rinçai et sortis de la douche. Je pus voir dans le miroir, qui surplombait mon lavabo, que mon corps était rouge tomate tellement j'avais frotté.
POV Jasper
Je ne tenais plus en place et je tournais en rond dans cette chambre trop petite tout à coup. Et ce petit con qui trainait ! Il était déjà presque 16H45 et si mes souvenirs étaient bons, le rendez-vous était fixé pour 17H00. J'avais hâte de vivre ce que j'avais entraperçu hier soir et entendre toutes les phrases rassurantes qu'Ed' m'avait dites m'avait donné de plus en plus envie de passer le pas. En plus, je ne serai pas seul, il sera là si cela se passait mal et ça, je lui en étais reconnaissant.
- Me voilà !
Je le vis tout pimpant devant la salle de bains et j'eus un sourire.
- Oh mon chéri, tu es magnifique, dis-je avec une voix féminine.
Il rit à gorge déployée et je le suivis sans mal. Après quelques minutes, il s'avança vers moi et me dit entre deux éclats :
- Toi aussi mon mignon !
Il explosa à nouveau de rire et nous nous engouffrâmes dans les escaliers tous deux pris dans notre fou rire, main dans la main, pour jouer le jeu du couple.
OoOoOoOoO
Je voyais les arbres défiler à toute allure vu qu'Ed' roulait bien trop vite pour ne pas être trop en retard, et plus les arbres passaient devant mes yeux, plus je paniquais. Je voulais retourner dans mon lit ou plutôt le lit d'Edward où je me sentais étrangement en sécurité.
Ce fut le bruit des pneus sur la terre qui m'alarma encore plus.
- J'veux pas y aller, dis-je en le faisant sursauter.
- Pourquoi ?
Il stoppa aussi la voiture et j'en fus heureux.
- Parce que je fais une erreur, je ne devrais pas être ici, je ne veux pas que cette fille me fasse toutes ces choses et… et…
- Respire… voilà… calme-toi mon vieux.
Il avait posé sa main sur mon épaule et y appliquait une légère pression.
-…
- Tu veux vraiment rentrer ? Me demanda-t-il.
Je réfléchis à sa question et je pus me rendre compte que non, je ne voulais pas rentrer, j'avais juste peur et comme à chaque fois que j'avais cette sensation, je voulais fuir.
- Bon, la question est réglée ! On va baiser ce soir, dit-il tout enthousiaste en redémarrant.
- Tu vas baiser, moi je vais juste me faire…
- Te faire ?
- Tu sais très bien ce que je veux dire, dis-je en colère qu'il joue avec mes nerfs déjà à rude épreuve.
- Si tu ne sais pas le dire, comment veux-tu le vivre ?
- Jevaismefairesucer, dis-je à toute vitesse.
- Quoi ! J'ai rien capté Jazz !
Je pris une grande bouffée d'air et dis d'une voix assurée :
- Je vais me faire sucer !
- Parfait !
POV Edward
Il n'aurait pas fait long feu à New York avec sa retenue sur ce sujet mon petit Jazz.
J'en revenais pas qu'il avait du mal à dire « Je vais me faire sucer ».
Moi, je n'avais aucun mal à le dire, et j'en avais encore moins à le vivre.
J'avais d'ailleurs hâte car l'air de rien, je n'avais plus rien fait depuis…
- Ed'…
- Hum ?
- Parle-moi s'te plait…
- Très bien… alors cher Jasper…
Je fis une pause et dis, tout piteux :
-… ben désolé mais là, rien ne me vient, j'suis trop excité !
- Pas grave… mets la radio ! Me dit-il.
- Ok.
La seconde suivante, Stan « D'Eminem et Dido » remplissait l'habitacle.
Pourquoi il avait encore fallu que je pense à elle alors que j'allais enfin recommencer à vivre ?
Mais je ne pus réfléchir sur cette question plus longtemps car nous étions arrivés. Laureen était d'ailleurs déjà là !
Je devais bien l'avouer, elle n'était pas des plus moches. Elle était d'ailleurs jolie avec sa petite jupe en jeans et ses hautes chaussettes noires. Mais elle n'était pas elle, et rien que pour ça, elle n'avait aucune valeur à mes yeux.
Pour moi, c'était juste un vagin et une bouche sur pattes ou le cas échéant, un petit cul à fourrer !
- Dis-moi Ed', on va faire ça où exactement ? Me demanda Jazz en faisant un geste autour de nous.
Effectivement, à part nos voitures, si je pouvais appeler l'épave de Laureen « voiture », je n'avais pas prévu d'endroit et même si j'étais pour le faire en voiture, à deux c'était déjà assez étroit mais avec trois personnes…
- Eh bien, on verra bien avec Laureen si elle a une idée, répondis-je en éteignant le moteur et en sortant de la voiture.
- Vous êtes en retard, j'ai bien cru que tu m'avais posé un lapin, dit Laureen de très mauvaise humeur.
- La faute à qui, dis-je en regardant Jasper.
- Hé ! Ce n'est pas moi qui ai passé tout ce temps dans la salle de bains à me pomponner…
J'éclatai de rire en m'approchant de Laureen pour me faire pardonner mais aussi parce que je devais lui glisser à l'oreille de ne faire aucune remarque à Jazz.
- C'est Jasper ton copain ?
- Oui, dis-je en la défiant de dire quoi que se soit.
- Eh bien, si je m'attendais à ça de lui, murmura-t-elle.
Je regardai derrière moi et vis que Jazz était de nouveau perdu dans ses pensées alors j'attaquai. Je vins me placer tout près d'elle et je lui glissai à l'oreille :
- Ne fais aucune remarque à propos de Jazz sur ce qui va suivre car il n'a aucune expérience…
Je la sentis hocher la tête et elle me demanda :
- Je dois lui… enfin, je veux dire…
- Fais-lui au moins une pipe… pour le reste je ne peux t'obliger à rien.
-…
- Pourquoi au fait, repris-je me détachant d'elle mais en murmurant. Pourquoi te pose-t-il un problème ? Il n'est pas malade tu sais !
- Ben… il est bizarre depuis que sa mère est morte et j'sais pas… il me fait froid dans le dos !
Je serrai les mâchoires et vis très bien qu'elle l'avait remarqué. Je voulais lui foutre mon poing dans sa gueule à cette pétasse !
- Ed'… alors, on reste ou on part ?
- Comment ça partir ? S'exclama Laureen.
Vu sa tête déconfite, j'eus envie de lui jouer un petit jeu.
- Eh bien vu qu'il te pose problème, nous repartons…
Je tournai les talons et sans avoir le temps de dire « ouf », je vis Laureen aller vers mon ami et sans le prévenir, elle lui roula une pelle magistrale.
Voilà, le chapitre 14.1 est publié. Il fait 14 pages, 4.160 mots.
Que dire ? A part que j'espère que votre lecture vous a plu !
Bon, je pourrais aussi dire que Jasper se pose les bonnes questions, au contraire d'Edward qui reste campé sur ses positions d'hétéro.
Merci d'avoir lu jusqu'ici,
(^-^)
Jes Malfoy-Malfoy
Chapitre 14.1 republié corrigé le 05 mai 2012
