Titre : Le destin sait toujours ce qu'il fait !

Auteure : Jes Cullen-Malfoy

Rated : M

Couple : Edward/Jasper

Genre : Friendship/Romance/Drame

Béta correctrice : Vivi64

Warning : Sexe, slash, violence, alcool, drogue et autres joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.

Disclaimer : Les personnages issus de la saga Twilight appartiennent à S.M. (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Character ») tandis que les autres sont de mon cru.


Note d'auteure : Bonjour ! Comment allez-vous ? Moi, ça va ! Il est très tôt et ne sachant pas quoi vous dire, ayant encore la tête dans le c**, Mdr, je vais juste vous dire : Bonne lecture !


Chapitre 15 : Pardon mon fils…


POV Jasper (Le dimanche 10 septembre 2000)

Je ne savais pas pourquoi mais je ressentais une douleur dans le bras droit. Je tentai de le bouger mais il était bloqué. Je me forçai donc à ouvrir les yeux et la clarté de la pièce m'agressa sans remords.

Il me fallut une bonne minute pour pouvoir garder mes paupières ouvertes et une fois que ces dernières purent regarder ce qu'il ce passait, j'eus un petit mouvement de recul.

Je ne l'avais même pas senti et pourtant il était là, à moitié sur moi.

- Ed' !

Rien. Je tentai de le secouer en bougeant mon corps mais rien, aucune réaction de sa part.

- Edward ! Dis-je plus fort.

Il se redressa d'un coup, regardant son réveil et il souffla. De quoi, ça je ne le savais pas !

- Bon sang, j'ai dormi aussi longtemps, me dit-il en passant au-dessus de moi comme si s'était naturel et en filant dans la salle de bains.

Je fixai la porte par laquelle il avait disparu.

Ce mec était vraiment atteint ma parole, me dis-je intérieurement.

Ne pouvant rien faire d'autre, je me rallongeai un peu mieux et me décalai même sur la droite pour profiter de la chaleur de son ancienne place. J'avais rarement aussi bien dormi depuis vendredi soir, même malgré mon sommeil entrecoupé et cela, je ne pouvais le mettre que sur le dos de mon ami.

Le fait qu'il soit là, près de moi, ou plutôt que j'étais chez lui, en sécurité loin de mon père, m'avait permis de vraiment dormir comme quand elle était encore là…

- Les garçons ? Vous êtes réveillés ?

C'était la mère d'Edward.

- Oui, on est réveillés, criai-je.

La porte s'ouvrit et je la vis pénétrer dans la chambre, un plateau rempli de nourriture en main.

- Je me suis dit que vous apprécieriez un petit-déjeuner au lit. Où est Edward ?

- Ici maman, dit ce dernier en sortant de la salle de bains une serviette enroulée autour des hanches.

Il lui fit la bise, lui prit le plateau des mains et le posa sur son bureau. Sa mère quitta la chambre et Edward, sans aucune gêne, retira la serviette qui entourait ses hanches, je tournai la tête mal à l'aise, et je pus entendre les portes de sa garde-robe s'ouvrir. Après un petit moment, je tentai de regarder à nouveau et je vis qu'il enfilait un jeans.

- T'as pas faim ? Me dit-il après quelques secondes en boutonnant la chemise qu'il enfilait.

- Si, si… mais …

- Ne me dit pas que… bon sang Jazz… je suis pareil que toi ! Tu faisais comment avant dans les douches après le cours de gym ?

- Cela fait longtemps que je les prends seul ! Dis-je mal à l'aise en allant prendre un toast de marmelade qui devait certainement être à l'orange.

- Ok, je prendrai mes habits la prochaine fois.

- La prochaine fois ?

- Ben oui…

- Ed', ce weekend était unique… mon père ne partira pas tous les weekends.

- Ah merde ! Comment va-t-on faire alors pour samedi prochain ?

- Aucune idée et là, je n'ai pas envie d'y penser…

Il ne me dit plus rien, prit le plateau, passa de nouveau au-dessus de moi et nous prîmes le petit-déjeuner en silence. D'ailleurs, si je réfléchissais bien, nous étions plus souvent silencieux entre nous. Et cela ne me dérangeait pas… j'aimais son silence… je me sentais bien avec lui.

Je devais aussi avouer que ce petit-déj' était excellent.

- Jazz, tu peux aller te laver tu sais ! Me dit Edward quand j'eus fini de manger mon dernier toast.

- Cool, merci !

Je me faufilai aussi vite dans sa salle de bains pour prendre une bonne douche !

POV Edward

Je le regardai partir vers la salle de bains et le temps qu'il prit pour se laver, je me décidai à descendre le plateau. Quand je fus dans la cuisine, je tombai sur mon père entre les cuisses de ma mère, qui était elle-même assise sur le plan de travail.

- Heu, dis-je ne sachant quoi dire d'autre.

Je restai aussi planté là, n'en croyant pas mes yeux. Cela faisait des années que je n'avais pas assisté à ça !

- Oh… Edward…

Ma mère se retira promptement et remit son chemisier ainsi que sa jupe convenablement. Elle était rouge de honte et sans pouvoir m'en empêcher, je me mis à rire.

Mon père jeta un regard à ma mère et il partit à l'étage. Ma mère me fit un sourire timide et me prit le plateau des mains. Je ne pus m'empêcher de lui faire une bise sur la joue tellement elle était adorable.

Toujours accompagné de mon fou rire, je repris le chemin de ma chambre, non sans choper un dvd au hasard au cas où. Quand je passai devant la porte du bureau de mon père, j'entendis un faible :

- Edward…

- Oui papa ?

- Pourrais-je te parler deux minutes ?

Ça y est, j'y étais. La fameuse conversation où j'allais enfin découvrir la face cachée de mon père.

Il allait certainement me demander de ne plus venir ici avec Jasper, voire même me proposer une cure pour redevenir normal. La chose qu'il ne savait pas, c'est que j'étais déjà normal et que je faisais ça pour le faire chier. Ni plus, ni moins.

Je soufflai pour me donner la force d'être déçu définitivement et je pénétrai dans la pièce. Il était assis sur son fauteuil de cuir hors de prix et me suivait du regard. Il m'indiqua le petit fauteuil devant son bureau où je pris place. Autant j'avais tout fait pour arriver à ça, autant là, je voulais reculer, garder mes illusions, mes espoirs cachés.

- Écoute mon fils, je n'ai pas été très présent à New York et aujourd'hui je le regrette…

Il se leva et vint se placer devant moi, une fesse sur son bureau et continua :

-… mais je veux me rattraper, je veux être un père pour toi, un bon père.

Sans m'y attendre, il me prit dans ses bras et me dit au creux de l'oreille ces trois petits mots qui me faisait autant souffrir dans mes cauchemars mais qui, ici, me firent chaud au cœur.

Les larmes coulèrent d'elles-mêmes sans mon accord, comme d'habitude, et après un petit moment d'étreinte, il me repoussa et essuya mes larmes.

- J'ai complètement raté mon rôle à tes côtés Edward et je compte me racheter. Je t'aime mon fils et à partir de maintenant, je vais te le prouver chaque jour.

Il repartit aussi vite derrière son bureau et ouvrit son tiroir. Je dirais même le tiroir où j'avais dérobé quelques trucs hier sans sa permission.

- Et sache que je t'aime comme tu es !

Il revint vers moi avec une petite pochette contenant quelques préservatifs et des petits sachets de lubrifiants.

- J'aimerais que tu te protèges avec ton petit-ami.

Il me mit la pochette dans les mains et je pus voir qu'avec, il y avait aussi une petite brochure « Comment s'unir en sécurité ? ». Là, je devais dire que j'étais sur le cul.

- Je tiens aussi à te présenter mes excuses pour mon comportement des derniers jours. Sache que je n'ai aucun souci face à ton homosexualité, c'est juste que j'ai eu un peu de mal à me faire à l'idée que tu l'étais.

- Papa…

- La seule chose que j'aimerais, c'est que tu te protèges toujours, à chaque rapport… on n'est jamais trop prudents.

- Papa, dis-je la voix plus forte.

- Quoi Edward ?

- Je… je ne…

Voir son regard si sincère dans le mien me fit perdre la tête. Tout ce qu'il venait de me dire était… trop beau.

- Oui ? Redemanda-t-il.

Je me détachai de lui et baissai la tête.

- Écoute papa, je ne suis pas exactement homo… Jazz et moi on est juste amis et vous êtes tombés sur nous à de très mauvais moments. Je… je faisais tout pour que tu montres réellement qui tu étais depuis hier matin. Tous les gestes avec Jazz était faits exprès et…

- Stop !

Je relevai la tête et vis que mon père était au bord des larmes.

- Mon Dieu ! S'exclama-t-il.

Il courut vers moi et me serra fort dans ses bras.

- Je suis tellement désolé… si seulement j'avais réalisé plutôt que j'étais un con fini… si seulement…

Il se mit à pleurer et je pus entendre la porte s'ouvrir. Une autre paire de bras s'enroula autour de moi et je sentis une bouche sur ma tempe.

- On va s'en sortir et combattre tes fantômes mon chéri…

Ma mère !

Avait-elle écouté notre conversation ?

POV Jasper

Mais où était-il donc passé ?

Je me sentais de plus en plus mal car je ne voulais pas rester seul dans sa chambre mais je n'avais pas le courage d'en sortir. Et j'étais bêtement là, assis sur le bord de son lit, comme si ce dernier allait me manger, et je me sentais pathétique.

Et puis ma culpabilité était pesante.

Comment avais-je pu faire ça ici, chez lui, sous son toit ?

Et d'abord, c'était quoi cette habitude de me masturber ces derniers jours ?

Avant, je n'en ressentais pas la moindre envie et là, sous cette douche, j'avais repensé, repensé à la falaise et cette bouche sur mon sexe, cette bouche chaude…

Merde !

Bon, fallait que je pense à quelque chose de radical. Mon père, oui voilà !

Merci papa, pensai-je ironiquement.

MON PÈRE !

Putain de bordel de merde !

Comment avais-je pu être aussi con ?

Je me levai en trombe et ouvris la porte en criant après mon ami. Il sortit d'une pièce les yeux rougis et je pus voir derrière lui ses parents.

- Quoi Jazz ?

- Je dois rentrer immédiatement chez moi, dis-je la peur dans la voix.

- Mince ! Putain, désolé !

Il m'empoigna le bras et m'entraîna dans les escaliers. Je pus entendre son père demander pourquoi être aussi pressés, mais il m'entrainait déjà dans le garage.

- Monte ! M'ordonna-t-il.

Je lui obéis. J'avais même oublié mon sac, mais je m'en foutais. Si mon père était à la maison, j'étais mort !

- Bordel de porte ! Grouille, explosa-t-il.

A peine la porte du garage fut ouverte qu'il démarra en trombe. Tout le long du chemin de terre conduisant de sa maison à la route, il s'excusa d'avoir oublié et je ne pouvais que lui pardonner. J'avais moi-même oublié alors je n'allais pas lui en vouloir.

Quand il tourna à gauche sur la quatre-voies, je pus me rappeler que j'avais vu qu'il avait les yeux rougis en sortant de cette pièce.

- Pourquoi tu pleurais ?

Il se mit à rire, mais pas un rire joyeux.

- Tu ne vas pas le croire mais mon père s'est excusé et m'a dit qu'il m'aimait… il a même poussé le truc à me filer une pochette pour que l'on baise en sécurité.

Je ne dis rien pendant une bonne minute et quand il me jeta un regard en coin avec un petit sourire d'excuse, je lui souris en retour.

- Je suis ravi pour toi… mais leur as-tu dit…

- Ils savent pour nous deux… et sont un peu en colère d'avoir été bernés mais nous sommes déjà pardonnés !

- Cool, dis-je de plus en plus crispé car dans un virage, j'allais voir s'il était déjà là ou pas.

POV Sam

Je me garai et pris une grande inspiration. « Pour nous ma belle », dis-je prenant mon sac tout en sortant de la voiture.

Chaque pas que je faisais avec cette chose était un supplice mais je devais le faire. Je n'en pouvais plus et Jasper non plus. Je le voyais bien qu'il n'allait pas bien. C'était quand même sa mère !

Quand je fus chez moi, je pus me rendre compte que tout était en place et comme à chaque fois, je me rendis devant notre cheminée. Et elle était là, belle, souriante…

- Bientôt, bientôt, dis-je faiblement.

Je montai aussitôt à l'étage pour ranger mes affaires et cette chose. J'avais pris beaucoup de temps pour l'avoir et surtout beaucoup d'argent mais j'avais réussi. Certes, si j'étais passé par la voie légale, j'aurais eu moins de mal mais je ne voulais pas passer par cette voie-là.

Quand j'eus fini de tout ranger, je me dirigeai vers sa chambre. Quelle ne fut pas ma surprise de la trouver vide. J'en sortis et allai jusqu'à la salle de bains mais aucun bruit n'en provenait.

Mon fils avait-il quitté la maison, faussant ainsi mon plan ?

Si c'était le cas, il allait me le payer très cher !

Je serrai les mains et crispai les mâchoires. Tout devait pourtant se passer comme prévu, je m'étais donné une petite semaine pour avoir son pardon et puis, j'aurais enfin fini. Mais non, il devait tout faire foirer ce sale petit con.

Je redescendis au salon et pris place dans le divan. Je devais m'en tenir au plan à tout prix s'il revenait et s'il ne le faisait pas avant, eh bien tant pis. J'étais enfin près de mon but, je n'allais pas le gâcher !

En même temps, sans lui, cela ne prenait plus autant de force, de sens.

Elle n'aimerait pas le savoir seul.

Je me mis donc à la supplier de ramener notre fils à la maison.

OoOoOoOoO

Après avoir vidé quatre bières, un bruit de freinage me fit sursauter. Je me levai aussi vite que possible et vis que c'était encore cette voiture noire. Celle de son « ami ».

Je sortis sur le porche et il me vit. Je pouvais voir que son ami le disputait mais mon fils agit quand même en homme et sortit de la voiture. Je pouvais au moins lui reconnaitre ça ! Il était courageux.

Il marcha vers moi et son ami sortit à son tour de sa voiture.

- Jazz, reviens ici !

- C'est bon Ed', à demain, lui dit-il sans se retourner.

Il passa près de moi et quand je fus sûr qu'il était à l'intérieur, je marchai vers ce gosse.

- Demain, à 18 heures pour souper !

Il me regarda comme si j'avais deux têtes au lieu d'une et sans lui laisser le temps de dire quoique se soit, je repris le chemin de ma maison.

POV Jasper

Ne me demandez pas pourquoi j'étais sorti de cette voiture, je n'en savais rien mais une chose était sûre, je ne m'attendais pas à ça.

Quand j'étais rentré dans la maison, j'avais hésité à attendre ses coups ou à essayer de les fuir. Je m'étais alors dirigé vers la cuisine où j'avais commencé à serrer les bords de la table, le dos tourné à la porte, les mâchoires serrées dans l'attente. Autant faire comme ça, j'aurais peut-être moins de coups !

Je ne voulais pas lui faire le plaisir de fuir devant lui, de fuir ses coups de ceinture. J'allais être un homme dans quelques mois et je voulais mériter ma liberté. Alors, quand j'avais entendu la porte d'entrée se refermer et ses pas venir vers moi, je ne m'attendais pas à sentir deux bras m'enlacer. Je ne m'attendais pas non plus à être serré dans ses bras et non étouffé. Je ne m'attendais pas à ce geste de sa part, ce geste si absent de ma vie depuis sa mort à elle.

- Me pardonneras-tu un jour mon fils ?

Je restai silencieux. Les pères s'étaient-ils donné le mot pour se racheter aujourd'hui ?

- Si tu savais comme je m'en veux, je m'en veux tellement de t'avoir fait endurer ça, tous mes coups ! Mais je t'aimais et je t'aime encore aujourd'hui et on va recommencer une vie normale. Toi et moi ! Pour elle, en sa mémoire…

Je pouvais sentir qu'il avait déjà bu et cela me fit peur.

Me disait-il ça pour mieux me frapper ensuite ?

Était-il sincère ?

Je ne pouvais pas y croire, j'étais en plein rêve ou bien j'étais mort sous ses coups. Je pouvais aussi entendre une personne pleurer et je me rendis vite compte que cette personne, c'était moi.

Je pleurais !

- Pardonne-moi mon fils… pardonne-moi… j'ai perdu la tête à sa mort et je veux vraiment me racheter. S'il te plait mon bébé, pardonne-moi et reprenons une vie comme avant. J'ai bien réfléchis ce weekend et je m'en veux si tu savais…

OoOoOoOoOoO

(Plus tard dans la journée)

Je me réveillai dans ma chambre, sous ma couette et là, je me posai vraiment beaucoup de questions.

Avais-je tout rêvé ?

Mais faute était de ne sentir aucune douleur dans mon dos ni autre part.

Je me levai encore un peu endormi et après quelques hésitations, je me décidai à descendre pour voir si tout était redevenu comme avant ou si j'allais encore recevoir ses coups.

Chaque marche de notre escalier était un vrai supplice pour mes nerfs, mais quand je fus à la moitié du chemin, je pus sentir une délicieuse odeur. Une odeur que je n'avais plus sentie ici depuis très longtemps.

Je courus sans même m'en rendre compte jusqu'à la cuisine où je vis mon père aux fourneaux.

- Tu es enfin réveillé ! As-tu faim ?

Je restai sans voix car sa voix avait été si douce, si gentille… que je croyais même être dans un rêve.

Rêve qui pouvait se transformer en cauchemar d'un moment à l'autre, me souffla une petite voix.

- Écoute Jasper, je sais que cela peut te paraître impossible, mais jamais plus je ne te frapperai. Je te le promets sur sa tête à elle.

Il arrêta ce qu'il faisait et vint me prendre dans ses bras. Je me laissai faire sans pour autant lui rendre car j'étais peut-être jeune, mais je n'étais pas con non plus.

Comment avait-il pu changer si rapidement ?

Redevenant le papa dont j'étais fier, le papa qui avait joué avec moi au baseball quand j'avais cinq ans, le papa qui venait me border chaque soir pendant des années…

- Le repas est prêt !

Il me lâcha et mit la table. Je pris place quand il me le dit, et j'attendis qu'il mange en premier de peur qu'il ait empoisonné le repas. Mais encore une fois, il me surprit car il mangea de tout et je pus me rendre compte que son rôti était divinement bon ainsi que ses pommes de terre qui étaient des plus mangeables.

OoOoOoOoOoO

Ma joue me brûlait encore de son baiser de bonne nuit. Je fixais ma porte comme si cette dernière allait exploser d'une seconde à l'autre pour me montrer que cette journée était un rêve absurde.

Le diner s'était bien passé, mon père m'avait ensuite demandé si je voulais regarder la télévision avec lui et de peur qu'il ne se fâche, j'avais accepté. Nous avions regardé un vieux film qui passait sur une chaine et je venais juste de monter pour lui échapper. La plupart du temps, il me frappait le soir et j'appréhendais sa venue.

J'étais assis contre ma tête de lit, les jambes ramenées contre mon torse et mon menton posé sur mes genoux, et je faisais tout pour ne pas m'endormir.

POV Edward

Pourquoi me faisait-il ça !

Pourquoi était-il sorti de la voiture en sachant que son père allait le battre encore une fois ?

Mais j'avais promis et quelle promesse !

J'étais revenu chez moi et j'avais longuement hésité à en parler ou non à mes parents, mais quand les pour et les contre me donnèrent tort pour mon envie de l'aider, j'étais resté muet, muet dans mes peurs et dans mes questions.

Et qu'est-ce que son père avait voulu dire par là ?

M'avait-il invité à souper avec eux ?

Je ne comprenais pas et je regrettais vraiment que Jazz ait oublié mon portable.

OoOoOoOoOoO

(Le lendemain – le lundi 11 septembre 2000)

Je fixai mon visage dans le miroir et je pensai avec certitude que tout le monde pourrait voir aujourd'hui que j'avais passé une mauvaise nuit.

On pouvait même rajouter à cela que je n'avais pas fermé l'œil de la nuit, guettant un signe qui n'était jamais venu.

Mon subconscient était vraiment fou car qu'est-ce que cela aurait changé si j'avais dormi ?

Mais bon, je n'allais pas me prendre la tête avec toute cette histoire !

J'allais aller le chercher chez lui comme d'habitude et j'aurais enfin le fin mot de l'histoire. J'espérais juste très fort qu'il ne se soit pas fait frapper.

Je pris quand même le tube de pommade au cas où et sans même prendre la peine de petit-déjeuner, je pris le chemin de chez lui.

Mon cœur battait la chamade en se souvenant du cauchemar où je le retrouvais mort, battu par son père. S'il lui arrivait quelque chose, je pense que je ne me pardonnerai jamais de l'avoir écouté et laissé sortir de ma voiture hier !

POV Sam

Je devais tout faire pour avoir son pardon et j'espérais ne pas avoir trop de mal à arriver à mes fins.

J'avais décidé de me lever plus tôt pour lui faire son petit-déjeuner. En fait, en lui faisant de simples œufs brouillés mais bon, le geste était là.

J'avais aussi demandé un congé toute la semaine depuis un petit moment, et j'avais bon espoir que cette semaine arriverait à son but : son pardon !


Voilà, le chapitre 15 est publié ! Il fait 12 pages, 3.832 mots.

J'espère qu'il vous a plu ! Je dois dire que j'avais hâte d'en arriver à ce chapitre. Pour la plupart d'entre vous, vous avez deviné que Sam est le père de Jasper ! Pas dur en même temps :-)

Je ne pense plus écrire de POV de sa part ou peut-être un seul au bon moment mais j'espère qu'il vous a plu !

Sinon, l'histoire prend enfin forme et j'ai hâte (encore ce mot) d'entrer dans le vif du sujet, façon de parler.

Avec ça, que pensez-vous de Carlisle ? De Sam ? Cette fiction vous plait-elle toujours autant ? Vous déçoit-elle ?

Merci d'avoir « lu jusqu'ici »,

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 15 republié corrigé le 08 mai 2012