Titre : Le destin sait toujours ce qu'il fait !

Auteure : Jes Cullen-Malfoy

Rated : M

Couple : Edward/Jasper

Genre : Friendship/Romance/Drame

Béta correctrice : Vivi64

Warning : Sexe, slash, violence, alcool, drogue et autres joyeusetés au rendez-vous. Relations sexuelles explicites.

Disclaimer : Les personnages issus de la saga Twilight appartiennent à S.M. (sauf au niveau du caractère pour cette histoire car la plupart de ses personnages sont ici OOC « Out Of Character ») tandis que les autres sont de mon cru.


Note d'auteure : Bonjour ! J'espère que vous allez bien, comme d'habitude. J'espère aussi que ceux qui passaient des examens s'en sont bien sortis. Je vous laisse lire la suite et vous retrouve en bas.


Chapitre 17.2 : La perte d'un ami…


POV Jasper (Retour à la veille - le mardi 12 septembre)

Je tremblais tout en refermant la porte. J'avais eu un mal de chien à sortir de la voiture sans me rabaisser à présenter mes excuses une fois de plus. Je savais qu'il m'en voulait mais je n'aurais jamais pensé que c'était au point de ne pas accepter lesdites excuses. Mais cela était le cas.

Rien, du vent, le silence depuis.

Je croyais que nous étions amis, même plus... comme des frères ou quelque chose de plus fort, mais voilà, il m'avait ignoré, ramené et même pas un « Hey Jazz, à demain ! » avant que je ne parte de sa voiture.

- Alors mon garçon, comment s'est passé ta journée ? Demanda mon père.

- Bien, dis-je en montant dans ma chambre.

Une fois à l'étage, je ne perdis pas de temps et filai sous la douche. Je me sentais sale depuis l'épisode de la voiture sur le temps de table et là, je voulais tout effacer, comme si Edward allait oublier lui aussi ce qui s'était passé, par mon geste.

Après ma douche rapide, je m'enfermai dans ma chambre, me ruant sous ma couette où après quelques minutes dans le silence pesant, je me mis à pleurer. Je ne savais même pas pourquoi le fait qu'il réagisse comme ça avec moi me faisait aussi mal mais le fait était là.

Avant qu'il ne débarque dans mon quotidien, j'étais seul, sans personne pour moi, pour me comprendre, rire et me faire rire… et là, je venais de perdre tout ça.

Sans même m'y attendre.

J'avais juste fait une erreur, juste une toute minuscule erreur et il me faisait la gueule. Ne me parlant pas, même arrivé chez lui. Il s'était contenté de tirer une tronche jusque par terre, ne jouant que par automatisme.

OoOoOoOoO

(Le lendemain - le mercredi 13 septembre 2000)

Je me réveillai sans vouloir sortir de mon lit, me demandant ce qui allait se passer aujourd'hui.

Allait-il venir me chercher comme les autres matins ?

Allait-il m'ignorer ?

Autant de questions qui me donnaient un mal de crâne et c'est tout ce que je ne voulais pas.

Je soufflai et m'extirpai de sous ma couette bien chaude mais si froide sans lui. J'avais un goût de solitude dans cette chambre. J'avais eu peur encore cette nuit que mon père vienne mettre fin à ce simulacre de « Père aimant » mais rien n'était venu.

Je me sentais parano et je me demandais si ce n'était pas moi qui m'opposais à cette nouvelle vie qui s'offrait à moi.

Mon père était gentil, compréhensif. Hier soir, il n'était pas venu une seule fois me frapper et pourtant, j'étais sûr qu'il avait dû entendre mes pleurs. Mais rien. J'avais aussi senti une bonne odeur mais encore là, quelques coups à ma porte pour me donner mon repas sans rien faire d'autre, même devant mon refus. Il n'était pas rentré sans mon accord et mon appétit étant aux abonnés absents, je n'avais pas voulu mettre un pied à terre pour aller manger.

Et le plus important, il ne m'avait pas battu à sang pour le coup que je lui avais donné et ça, j'en étais reconnaissant. Mais j'avais tellement vécu dans un cauchemar que j'avais constamment peur de me réveiller. J'en étais même venu à penser cette nuit que tout ceci était faux. Que je devais être mort sous ses coups et que j'avais tout inventé : Edward, Laureen, mon nouveau père.

Seulement, je ne me pensais pas capable d'imaginer autant.

- Jasper… je ne sais pas quel est ton problème mais je refuse que tu rates les cours, entendis-je durement venant de derrière ma porte.

- J'me lève, j'me lève ! M'exclamai-je en sautant hors de mon lit comme une flèche.

OoOoOoOoOoOoO

- Allez, on y va ! Dit mon père en vidant son café.

- Où ça ?

- Au lycée… je dois faire une course alors je t'y emmène.

- Mais Ed' vient me chercher…

Enfin j'espère, pensai-je.

- Quand il verra que tu ne sors pas, il ira au lycée et tu l'y verras là-bas… ce n'est pas la fin du monde !

La fin de sa phrase fit revenir en moi les centaines de moments où il m'avait parlé comme ça… juste avant de me frapper dans les tous débuts. Alors, sans répliquer, je me levai, laissai à l'abandon mon bol de céréales et pris mon sac-à-dos.

Je dus fermer moi-même la porte car il était déjà devant la voiture. Cela me faisait bizarre qu'il m'amène au lycée, et encore plus de ne pas voir la Mercedes de mon ami.

L'était-il encore d'ailleurs ?

- En route !

- En route, dis-je me forçant à sourire tout en montant à bord.

OoOoOoOoOoOoO

J'étais juste aux portes, l'attendant. Je voulais être sûr vis-à-vis de notre amitié mais il ne les passait pas. Je voyais chaque élève les passer en courant, voulant fuir la pluie mais aucune trace de mon ami.

Était-il toujours devant chez moi ?

Avait-il décidé de ne pas venir aujourd'hui ?

A force d'attendre, je devenais une vraie boule de nerf et plusieurs garçons comme filles me regardaient bizarrement avant de rire de moi. Je pus même entendre :

- Ta moitié n'est pas là aujourd'hui ?

Mais je ne savais pas de qui cela venait. Et puis, Ed' n'était pas ma moitié… enfin, pas dans ce sens-là.

Les cours allaient commencer, et toujours aucune trace de lui. J'eus un élan d'espoir quand, les couloirs à présent vides, je vis les portes bouger mais ce n'était que Laureen. Quand elle me vit, elle me fit un maigre sourire mais passa sans rien me dire d'autre. Je remarquai qu'elle avait un col roulé et un jean « non moulant ».

Mais rien ne pouvait me tenir éloigné de mon attente, alors je repris mon impatience et je fixai de nouveau mon regard sur ces maudites portes.

Après dix bonnes minutes où personne ne les franchit, je me décidai à sortir jeter un œil sur le parking, me disant qu'il était peut-être passé par une autre entrée… même si cela était presque impossible.

Je me plaçai sous le préau, à l'abri de la pluie qui tombait et après un rapide coup d'œil, je vis sa voiture. Sauf que je pouvais voir qu'une personne se tenait au volant. Je me mis alors à courir, plaçant mon sac au-dessus de ma tête pour éviter au maximum les trombes d'eau qui tombaient. Forks resterait toujours Forks pour ça.

Une fois devant la portière côté passager, je ne pris même pas une seconde et je l'ouvris pour m'engouffrer au sec, lui jetant d'office un regard.

Et après un temps infini, il tourna sa tête et ses yeux fixèrent les miens.

POV Edward

Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais resté là, le regard vide sur ces gouttes de pluies tombant, mourant, s'unissant sur mon pare-brise mais le bruit de ma portière m'informa qu'une personne était rentrée dans ma voiture.

Inconsciemment, je savais que c'était lui.

Ma nuque et mon visage me brûlaient de sentir son regard sur moi, car même si je ne le voyais pas, il me regardait. La question que je me posais était la suivante : Pourquoi était-il là ?

Venait-il profiter de mon état de tristesse, de sentiment d'abandon au fait qu'il n'était pas monté dans ma putain de bagnole ce matin, comme chaque jour, que nous n'avions pas écouté la radio sur le chemin du lycée, comme à chaque fois ? Car cette saloperie de routine, celle qui était née d'elle-même, je l'aimais plus que tout, comme une bouée de sauvetage à mon état d'avant, une main tendue et forte, me relevant de plus en plus.

Je pris bien le temps de me créer un visage froid, impassible, même si je ne rêvais que d'une chose, me tourner vers lui et lui demander pourquoi tout ça, pourquoi notre amitié si solide s'était-elle évanouie sur une seule journée, pour une seule fille qui n'en valait pas la peine ?

Quand j'eus décidé que j'avais réussi à rester neutre, sans montrer que j'avais besoin de lui bien plus que lui de moi, je tournai mon visage vers lui, ne prenant même pas la peine de bouger mon corps avec. Et toutes mes rancœurs, tout ce que j'avais accumulé depuis qu'il était parti de la voiture la veille, tout partit en fumée car dans ses yeux je voyais ce que j'avais aussi durement caché dans les miens.

Sans rien dire, je démarrai en faisant crisser les pneus, il ne demanda même pas où nous allions et cela était le cadet de mes soucis. Cette ville était quand même pourrie et ce n'était pas un jour de raté au lycée qui allait foutre notre avenir en l'air.

Je savais que je roulais bien trop vite, le compteur allant jusque cent alors que j'étais dans une ville où les routes étaient de petite taille mais je devais faire disparaitre cette petite excitation en moi qui me disait que je n'avais rien perdu, que tout allait revenir comme avant, avant tout ce que je regrettais.

Comment en étais-je venu à parler d'un avant alors que depuis ce fameux jour où je m'étais pris la plus grosse gifle de ma vie, l'avant signifiait « avant Judith », « avant le nouveau moi », celui qu'elle m'avait permis d'entrevoir petit à petit auprès d'elle, et qui à présent, n'était plus... car sans elle, mon vrai moi n'avait plus de sens.

Quelquefois, quand je regardais Jasper jouer avec ma console, je me disais que nous étions encore jeunes mais je ne me trompais pas, Judith était ma moitié, mon tout, et perdre cette partie-là m'avait foutu en l'air irrémédiablement. Et Jasper était une pâle copie de cette moitié mais il était aussi important pour moi qu'elle l'était à sa manière.

Je revins à moi quand je faillis rentrer dans le pare-choc d'une voiture et sans penser à vérifier mon rétroviseur, je la doublai à toute allure. Je pouvais entrevoir du coin de l'œil Jazz se tenir comme un malade à la portière et je pus aussi me rendre compte qu'à un moment précis, il avait même poussé le vice à mettre sa ceinture.

Rigolant comme un enfant, j'allumai la radio et montai le son. Je m'amusais à zigzaguer entre les voitures peu présentes sur la route, croisant même quelques camions transporteurs d'arbres. Et pour moi, ce moment était bien !

Je m'en foutais de mes parents qui me tueraient en sachant que j'avais fait « l'école buissonnière », je me fichais de la retenue que j'allais avoir, je me fichais même de tout ce qui m'entourait à part Jasper, ma voiture et ma bonne humeur soudain revenue.

La seule chose que je ne compris pas, c'était pourquoi il ne me demandait rien. Il voyait très bien que je n'allais pas chez moi, et j'avais déjà dépassé la falaise alors, pourquoi ne disait-il rien ?

Certes, cette route ne menait qu'à un seul vrai endroit, survolant des bleds pourris qui feraient de Forks une capitale, mais il devait se douter que je ne roulais pas vers ces villes mais bien vers Seattle.

Je voulais revoir des taxis jaunes, je voulais revoir la circulation, je voulais un instant revivre mon passé avec mon présent et me dire qu'un futur était ouvert, un futur qui, je l'espérais, avec des années, serait une illusion de mon bonheur perdu à 17 ans.

Sur le chemin, je voyais défiler les centaines d'arbres à une vitesse folle, me rendant compte que j'aimais la vitesse.

Je m'imaginais beau, près de la trentaine, habitant une somptueuse maison, vivant comme un roi, papillonnant de femme en femme mais gardant toujours pied grâce à lui, car il serait là. Près de moi comme maintenant. Je nous imaginais même vivre ensemble dans un petit deux pièces pendant nos études, chose plus réaliste. Devant nous battre entre quelques boulots et nos études, mes parents m'ayant lâché financièrement à force de faire des conneries.

Mais une partie de moi, celle qui s'était à peine éveillée, était loin d'ici. Je m'imaginais, heureux, dans Central Park avec ma femme et une petite fille. Je ne savais pas pourquoi, mais je ne voulais pas d'un garçon, je ne voulais pas voir en mon fils ma pâle copie, voir comment j'avais été immonde avec les autres.

Cette vision d'une famille heureuse me fit mal. Je me voyais prendre Judith dans mes bras, l'embrasser, oubliant les enfants autour, et puis sans m'en rendre compte, je me revoyais lui courir après avec de l'eau, la faisant tomber dans l'herbe. Je pouvais revoir son regard brillant, celui qui m'avait envoûté au fur et à mesure de nos moments intimes, celui pour lequel mon cœur battait la chamade n'importe où, celui qui réveillait d'une seule seconde mon appétit sexuel, celui que je voyais avant de fermer les yeux en l'embrassant. Je pouvais encore sentir ses lèvres contre les miennes, ses mains dans mes cheveux, son corps tout en formes contre le mien. J'avais encore la sensation, là, de sentir ses jambes me laisser un passage pour mieux me placer entre elles et en y pensant encore plus, je pouvais même m'imaginer comment dans ce parc, j'avais été loin dans mes gestes. Passant ma main sous sa jupe, je l'avais portée au plaisir sans penser à moi, je l'avais regardée jouir sous mes doigts, je l'avais goûtée à la toute fin et j'en avais presque joui.

- Ralenti s'il te plait…

Je levai le pied et un instant, je pris en compte le fait que nous ne devrions pas être ici, à mi-chemin de Forks. Je pensai tout à coup à la réaction du père de Jasper, et soufflant contre mon idiotie, je me garai sur le bas-côté. Je baissai la musique et tapai mon front contre mon volant.

POV Jasper

Quand il se gara enfin, cessant de rouler comme un malade, je décrispai mes muscles tendus et repris mon souffle. J'avais cru mourir mille fois depuis le parking du lycée, me voyant foncer dans chaque véhicule croisé mais rien de tout cela n'était arrivé.

- Putain, j'fais tout de travers, hein ?

Je me retournai vers lui et vis qu'il se tapait le front contre son volant. Je m'imaginai une seconde la douleur d'un tel geste et laissai vite tomber quand il y mit plus de volonté. Je le tirai alors en arrière et je vis qu'il affichait cette moue du « J'ai fait le con et je m'en veux ».

Je me souvins un bref instant de ce garçon sur le bord de la falaise, celui qui avait été à deux doigts de se tuer et sans m'en rendre compte, ma main glissa dans ses cheveux pour venir frotter son front rougi par les coups.

- Ton père va te tuer et tout ça pour quoi ? Pour un con comme moi !

- Mon père ne me fera rien… je crois qu'il a réellement changé, dis-je redevenant sérieux.

- Pourquoi es-tu parti avec lui ce matin ? Demanda-t-il.

- Il m'y a obligé… il devait faire un truc alors…

- Tu es en train de me dire que tu serais venu avec moi si ton père…

- Bien sûr, le coupai-je.

Le regard qu'il me lança me fit perdre la tête en cet instant et ici, dans la voiture, j'avais envie de lui… pas pour des besoins sexuels et une envie de jouir, mais comme une présence, un réconfort, une maman.

Il aurait pu me repousser, me traiter de tous les noms, se moquer de moi car je pleurais sans même le savoir, mais j'avais écouté mon corps et je m'étais déplacé pour être sur lui, comme un petit garçon dans les bras de son père.

Au lieu de me repousser, il passa ses bras autour de moi et me serra contre lui. Et ma tête reposée sur son épaule, je me dis que mon monde n'aurait pas été le même si ce fameux jour, je ne m'étais pas rendu là où il avait voulu perdre la vie.

- J'ai eu très mal hier… je ne voulais pas faire ça, je ne voulais pas qu'elle vienne… je ne voulais pas l'entendre crier aussi différemment d'elle…

- J'ai paniqué, je n'aurais pas dû lui demander de venir, je n'aurais pas dû passer sur la banquette arrière et encore moins l'abandonner après qu'elle m'ait…

Je laissai ce qu'elle m'avait fait en suspend et n'entendant plus rien, je me reculai pour le dévisager. Ma position me sauta aux yeux et rougissant, me traitant d'idiot, je me rassis à ma place.

- Je pense que l'on peut dire que nous sommes deux beaux idiots, me dit-il.

- Moi je suis beau, toi, faut pas rêver non plus, dis-je en riant.

Il me frappa l'épaule et redémarra, fit demi-tour en évitant un semi-remorque ainsi que son chargement, roulant bien trop vite par ce temps de pluie. Le chemin de retour fut plus lent, avec la musique plus basse.

C'était étrange comment, là, regardant la nature défiler sous mes yeux, je me sentais mieux. Nous étions comme avant, et je ne savais pas comment définir notre amitié.

Il était plus qu'un ami, pas tout à fait un frère… et même si cette partie me faisait peur, ne la trouvant pas vraiment normale, nous étions presque amants. La frontière de toutes ces appellations créait un tout et c'était « nous ». Une amitié solide, excepté les malentendus, du plaisir tabou mais au combien bienvenu dans mon quotidien, une fraternité trop rapide qui me laissait croire à plusieurs moments que nous nous connaissions depuis des lustres alors que cela faisait si peu de temps que nous nous connaissions.

Et ce besoin de l'autre. Il se servait de moi pour échapper à ce gouffre que son ex petite-amie avait ouvert sous ses pieds, et moi je me servais de lui pour oublier mes coups, la mort de ma mère mais aussi pour vivre tout simplement.

Quand je le voyais lui, je me disais que j'avais trop d'années de retard alors que j'étais plus vieux de lui de quelques mois.

- Je vais passer chez moi pour voir si mon père accepte de nous faire une ordonnance pour notre absence de ce matin.

- Je te suis, dis-je en changeant la station de radio pour tomber sur du country.

- Putain Jazz, change moi cette merde !

- Non !

Il me jeta un regard mais je lui fis une moue des plus attendrissantes que j'avais en stock et il grogna en laissant toutefois la musique envahir l'habitacle.

Il nous fallut une bonne heure pour atteindre le devant de sa villa, où sa mère sortit en colère. Je décidai de rester dans la voiture, me faisant tout petit.

D'après ce que j'avais entendu, l'école avait appelé et Ed' se faisait crier dessus. Quand son père sortit de la maison à son retour, je ne pus rester à l'abri plus longtemps et quand ses parents me virent, ils se radoucirent mais je pouvais deviner que dès mon départ, Edward allait devoir en baver et une seconde, je pris peur de ce que mon père ferait.

- Vous avez de la chance tous les deux que je sois trop con ! Cria le père d'Edward.

- Chéri, calme-toi, s'il te plait, pria Esmée.

- Que je me calme ! Non mais faut vraiment évoluer « ma chérie » ! Ton fils se fout de notre gueule, profite de ta gentillesse pour sécher les cours quand il veut, il joue même les gays, et encore d'autres trucs que je ne veux même pas imaginer et toi, tu me demandes de me calmer !

Son père était hors de lui et sans réaliser, je fus tiré dans la maison. Je pouvais encore entendre les deux adultes se crier dessus mais je montais déjà les escaliers à une vitesse folle.

- On peut oublier les certificats pour le lycée.

- Ils vont en passer aux mains ? Demandai-je en me faisant pousser dans la chambre.

- Non… mais là, tu es bon pour une heure de cris dans ce genre-là.

- Ça arrive souvent ? Demandai-je en prenant place sur le lit.

- Ici, c'est bien une première mais à New York, ça arrivait souvent.

- On fait quoi ? Laissai-je échapper.

- J'sais pas, mais je n'ai pas envie de redescendre et encore moins d'aller au lycée, me dit-il en passant au-dessus de moi et en s'allongeant.

Il prit ensuite la télécommande et alluma la télévision. Il zappa jusqu'à tomber sur une émission de tuning qu'il laissa. Je pris la même position et regardai ces gars modifier une poubelle en une splendide bagnole qui devait coûter les yeux de la tête.

- Un jour, j'ai vu une concentration à New York… les flics ont fait une descente comme dans les films, entendis-je.

- Ça a dû être bien…

- Tu parles, les bagnoles étaient peut-être supers, mais les nanas, elles étaient pas du tout canons, elles !

- Tu penses toujours avec ta queue, ne pus-je m'empêcher de dire.

- Pas avec toi.

Je me redressai et regardai ses yeux.

- Tu sais… maintenant que j'y pense, je besoin de ton aide Ed'.

- Pourquoi ?

- J'ai peur avec les filles… j'ai peur de mal faire.

- Pourtant…

- Laisse-moi finir, le coupai-je. Je disais qu'hier, j'ai eu peur de mal faire avec elle… je voulais le faire mais j'avais cette sensation oppressante que j'allais tout faire de travers.

- Pourquoi tu as peur ?

- J'ai peur qu'elle se foute de moi, que je m'y prenne comme un manche.

- Tu arrives bien à me… enfin, tu vois quoi.

- C'n'est pas pareil, tu es un mec… tu es comme moi, je n'ai pas de mal.

- Samedi, on réglera ça Jazz !

- OK

POV Edward

J'avais passé une journée super, regardant des trucs débiles à la télé, jouant comme un malade à la console, me faisant encore et toujours battre par ce minus de Jasper. Sauf que cette journée devait bien se finir et j'étais désormais sur le chemin du retour pour rentrer chez moi.

J'avais été inquiet en rentrant avec lui, mais après être resté une bonne demi-heure, l'avoir forcé à garder mon portable avec lui, j'avais pris le chemin de la villa où j'allais devoir subir la colère de mes parents.

Je le savais pourtant que j'allais devoir y passer mais j'avais mis ça de côté et j'avais seulement profité de cette journée comme celle que je passais avant avec Kyle et Luke.

Ils me manquaient ces deux cons, même avec ce que l'autre enfoiré de fils de pute m'avait fait. On n'effaçait pas autant d'années comme ça et quelquefois, j'avais l'envie de me retourner et de piquer un joint à mon pote tout en parlant de sexe et des soirées organisées. Seulement, je ne pouvais que demander son stylo à Jazz et parler des arbres qui n'étaient pas encore couverts de mousse ici.

OoOoOoOoOoO

J'étais dans mon lit et je serrais contre moi le portable de mon père. J'attendais comme un con une réponse à mon message, me trouvant idiot. J'avais aussi eu du mal à piquer le portable de mon père mais braver mes parents était jouissif au possible.

Ils m'avaient puni de sortie pendant une semaine, je devais rentrer immédiatement du lycée « sans ton ami » dixit mon père, je devais faire tous mes devoirs, mettre la table, faire la vaisselle.

J'avais bien sûr tout envoyé balader par une insulte avec un geste obscène en plus. J'avais bien grandi sans eux, je n'allais pas les laisser foutre en l'air mon amitié et ce besoin de me rassurer avec leur punition à deux balles.

Je vais bien, mon père a bien réagi à ton départ. Je dois juste passer mon dimanche avec lui. Encore un truc « Père/fils ». Il me laisse même venir dormir chez toi samedi car il doit repartir jusque dimanche midi. Je te laisse, je suis crevé… à demain. Biz

Je soufflai de soulagement et répondis :

« Oki, bonne nuit ! Super pour samedi, on baisera comme des bêtes cette salope de Laureen qui pourra gémir pour de bon. A demain matin. Ps : Je suis sensé être puni là, lol »

Je déposai le téléphone sur ma petite table de nuit, et après quelques minutes à me retourner, je tentai de me caresser.

Les jours précédents, j'avais dormi comme un loir et la seule différence était que j'avais joui avant… alors, fermant les yeux, une fois de plus, Judith me sourit et ma main se faufila dans mon caleçon pour atteindre mon sexe qui commençait à se gorger de sang, le faisant doucement se dresser.


Voilà, le chapitre 17.2 est bouclé ! Il fait 13 pages, 4.243 mots.

J'espère qu'il vous a plu.

Les chapitre 17.1 et 17.2 servaient à placer les manières de voir leur relation, chacun de leur côté. De voir plus en profondeur l'importance que l'un et l'autre ont.

Je vous remercie de me suivre et merci d'avoir lu jusqu'ici,

(^-^)

Jes Cullen-Malfoy

Chapitre 17.2 republié corrigé le 08 mai 2012